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Auteur
: Shini-cat
Base
:
Gundam Wing
Disclaimer
:
ils ne sont pas à moi malheureusement TT
Note : Je
ne ferais pas de suite à cette fic ! La raison pour laquelle je l'ai
écrite,
c'est pour l'anniversaire de ma sœur ! Ca fait longtemps que je l'ai
finie ! Mais
je lui offre ! A tes 22 ans ma grande !!
Azalée
Devant
une petite maison, une ombre remua. Elle entra, sans faire de bruit, il
ne
fallait surtout pas que les autres occupants l'entendent. Elle revenait
de
mission, elle était épuisée. Tel un félin, elle se faufila à l'étage,
quelque
chose dans la main. L'ombre le serra contre son cœur. Elle l'avait
trouvé dans
un jardin sur le chemin du retour. Elle connaît le langage des fleurs,
et celle
qu'elle tient, révèle à merveille ses sentiments.
Elle
s'arrête devant une porte. Elle hésite. Elle a peur que le propriétaire
de la
chambre ne dorme pas, mais elle n'entend pas de bruit, alors elle
entre. Elle
ferme la porte. La chambre, qui est aussi la sienne, est plongée dans
le noir
et elle doit attendre quelques secondes pour que ses yeux s'habituent à
l'obscurité atténuée par les rayons de la lune qui passaient par les
stores.
Elle
s'approche du lit où un corps repose. La respiration est faible et
lente. Il
dort. Elle regarde une dernière fois la fleur avant de la déposer sur
le
matelas, à côté de l'oreiller. L'ombre ne sait pas comment réagira le
dormeur
en se réveillant, mais tant pis, il ne saura pas que c'est elle.
Elle
se déshabilla, s'allongea sur son propre lit et s'endormit épuisé.
Un
jeune homme d'environ quinze ans se réveilla. Il se releva. Sur le lit
voisin,
un autre jeune homme était encore en train de dormir. Il était rentré
de
mission la veille. Il avait eu peur pour lui, c'était une mission
plutôt
dangereuse. Il avait voulu veiller, mais il s'était finalement endormi.
Il
sentit son cœur se serrer quand il vit le bandage qui entourait son
épaule. Il
aurait voulu le prendre dans ses bras. Etre affectueux avec lui, mais
il ne
pouvait pas. En sortant ses jambes de sous la couette, ses yeux se
posèrent sur
le rebord du lit, où une petite fleur reposait sagement. Il la prit
entre ses
doigts et regarda son compagnon de chambrée.
Ca
ne pouvait pas être lui ? ! Pourquoi aurait-il fait ça ?
Quatre,
jeune homme blond, se réveilla et se leva sans faire de bruit, pour ne
pas
déranger l'autre occupant de la chambre. Encore dans le brouillard, il
s'habilla et descendit.
Il
n'était pas un lève tôt, mais aujourd'hui, il avait une mission et il
devait
faire quelques révisions sur Sandrock et il en avait pour un moment. Il
se
servit un café. Il n'avait pas été étonné de voir Heero et Duo déjà
debout.
L'un
des deux avait été en mission, mais il ne prit pas la peine de demander
comment
ça s'était passé.
-
Bonjour, vous deux !
-
Coucou, Quatre !
-
'lut.
Duo
regarda Heero. Il n'était pas très bavard, mais il ne pouvait empêcher
ses
sentiments envers le jeune homme d'accroître chaque jour. Il espérait
d'ailleurs qu'il ne le remarque pas...
Le
brun n'était pas branché sentiment, mais il n'était pas non plus totalement
insensible ! Ceux qui croyaient ça, étaient stupide ! S’il était si
insensible,
se soucierait-il des civiles qu'il pourrait tuer pendant une mission ?
Non,
toutes les missions qu'il faisait étaient faites et programmées pour
faire le
moins de victimes possibles ! Heero avait un cœur en or.
Il
le regarda une dernière fois avant de retourner à sa tasse de café. Duo
été
quelqu'un de joyeux, mais pas trop, il savait taquiner les autres, mais
jamais
ça ne s'était terminer avec un Wufei lui courant après avec un sabre,
non ! Il
y avait certain sujet avec lesquels il ne s'amusait pas comme: le sens
de
l'honneur de Wufei, la froideur de Heero, les sentiments de Quatre pour
Trowa
et vice versa !
Il
discuta avec Quatre quelques minutes avant que le blond ne parte.
Il
se retrouva donc seul avec Heero.
-
Alors, ta mission, hier soir ?
-
Tout c'est bien passé, ne t'inquiète pas !
-
J'espère que ton épaule va bien ?
-Oui
! Juste une égratignure.
-
C'est bien, alors ! Je suis content !
Duo
se leva, clôturant ainsi la conversation. Heero le regarda partir. Il
espérait,
mais en vain ! Duo ne l'aimerait jamais. Il avait eu peur la veille,
peur comme
jamais, mais il ne l'avait pas montré, il ne montrait pas ses
faiblesses,
c'était interdit pour un soldat !
Il
finit son café et se calfeutra dans un fauteuil pour regarder la télé.
Contrairement à ce que tout le monde pouvait penser, il ne restait pas
planté
devant son ordi toute la journée. C'est vrai qu'il y passait un certain
temps,
mais là, il n'en avait pas besoin, et puis il n'avait pas beaucoup
dormi cette
nuit.
En
haut, Duo sortit quelque chose de son tiroir et le contempla quelques
secondes.
Il ouvrit son ordinateur portable et fit quelques recherches. Il était
quand
même possible de trouver la signification de ça ?
! Pensa Duo.
Quand
il trouva, il fut surpris.
"Amour
non avoué "! Voilà ce qui été écrit sur l'écran. Il regarda une autre
fois
la fleur puis l'écran. Qui avait pu déposer la fleur sur son oreiller ?
-
Heero: non, il n'aurait jamais fait un truc pareil, il est amoureux de
Réléna !
-
Quatre: il est amoureux de Trowa.
-
Trowa: il est amoureux de Quatre.
-
Wufei: il en pince pour Sally.
Alors
qui avait pu déposer cette fleur sur sa couche ? Il sentit les larmes
lui
monter aux yeux en serrant la fleur contre son cœur. Il espérait de
toutes ses
forces que la personne qui lui avait offert cette fleur se déclare. Il
voulait
la remercie, la remercier de l'aimer, d'aimer le pauvre garçon des rues
qu'il
était ! D'aimer celui qui représentait la mort. Elle avait du courage
et il ferait
tout pour la protéger ! Il ne voulait pas qu'il lui arrive malheur ! Il
ne
voulait pas que ses sentiments lui coûte la vie comme tant d'autres !
Une
larme tomba au cœur de la fleur. Il descendit prendre un petit verre où
il mit
de l'eau. Il remonta et mit la fleur dedans. Il la posa ensuite sur sa
table de
nuit. Il savait qu'il n'arriverait pas à la conserver, mais bon, il
pouvait la
garder quelques jours, au moins !
Il
resta toute la journée dans sa chambre. Il n'avait pas de révision à
faire sur
Deathscythe et il n'avait pas de mission. Il lut un livre, couché sur
son lit,
au rez-de-chaussée, il entendait la télévision. Il ne s'en soucia pas
plus que
ça. Plongé dans son ouvrage il ne vit pas le temps passer. En général,
il
n'aimait pas rester sans rien faire, il replongeait malgré lui dans ses
pensées
et elles n'étaient pas joyeuses !
Il
repensa à Hilde quelques secondes. Mais il ne connaissait pas cette
fille après
tout, il avait bien passé quelques jours chez elle mais sans plus ! Il
avait
perdu le contact avec elle depuis longtemps ! Il n'en était pas fâché,
cette
jeune fille était malgré tout un ange, il ne voulait pas qu'elle meurt
par sa
faute !
Il
s'était replongé dans son livre sur cette dernière pensée.
Heero
lui, s'occupa en regardant la télé, il voulait éviter de bouger. Duo
lui avait
demandé que quand il rentrait de mission et qu'il était blessé, de ne
pas trop
bouger. Heero, qui n'était pas idiot, avait parfaitement compris les
intentions
du jeune homme.
Il
savait que ce n'était pas pour le couver, mais simplement pour qu'il
soit
rétabli plus vite.
Le
fait qu'il aime le jeune homme l'aidait à se rétablir. Au début, les
missions
qu'il faisait, il s'en fichait de revenir vivant ou non, mais depuis sa
première autodestruction, il avait eu droit à une belle engueulade de
Duo.
Depuis, il faisait plus attention !
Duo
lui avait confié tenir à lui. Il avait trouvé quelqu'un qui ne le
voyait pas
comme une machine, mais comme une personne, qui avait des sentiments,
même s’il
ne le montrait pas ! Il ne les laissait jamais montrer, sauf de très
rare
moment où il se savait seul.
Chacun
de leur côté, ils arrêtèrent leur activité pour penser à l'autre. Duo
relisait
sans cesse la même ligne sans la comprendre, Heero écoutait la télé
sans
comprendre ce que les acteurs du film disaient. Ils pensèrent tous les
deux que
leurs amours étaient voués à l'échec !
L'un,
parce qu'un garçon aussi joyeux que Duo ne pourrait pas l'aimer.
L'autre,
parce qu'il pense qu'il aime déjà Réléna.
Heero
vit Quatre revenir dans le début de l’après-midi.
-
Heero je pars en mission ! Trowa et Wufei sont partis faire des courses
dans la
ville la plus proche il y a deux heures ! Ils seront de retour ce soir,
je
pense ! Bien, j'y vais ! Souhaite-moi bonne chance !
-
Reviens vivant, sinon, Duo serait capable d'aller te chercher parmi les
morts
pour te tuer à nouveau !
-
Je ne tiens pas à mourir ! Salut !
Heero
lui fit un signe de la main. Il espérait vraiment revoir Quatre vivant
! Il le
regarda monter les marches.
Dans
la chambre, Duo poussa un soupir, il avait fini son livre. Il était
très
intéressant ! Il entendit soudain quelqu'un frapper à sa porte. Il
répondit.
-
Duo, je viens juste te dire que je pars en mission !
-
Quatre !
Il
se leva et s'approcha de lui. Avec fraternité, il le serra contre lui.
-
Bonne chance, Quatre !
Il
lâcha le blond qui sortit de la chambre sur un dernier sourire.
Duo
retourna se coucher sur son lit, sans rien faire, ayant fini son livre.
Sur
une impulsion, il ouvrit le tiroir de sa table de nuit et en sortit un
calepin
avec un crayon incorporé. Il commença à dessiner une petite clairière.
Les bois
qui l'entouraient été tellement épais, que les profondeurs étaient d'un
noir de
geai. Sur le bord du papier, Duo dessina un petit ruisseau.
L'espace
blanc laissé par le fusain, qui représentait la clairière, fut
légèrement
utilisé pour y dessiner deux silhouettes, allongée côte à côte, mais se
tournant le dos. L'une des deux silhouettes avait une longue tresse qui
serpentait sur le sol. Cette dernière finissait dans la main de la
seconde
silhouette qui avait un bras dans son dos.
De
légère ondulation avait été dessinée le plus faiblement possible pour
donner
l'illusion qu'un vent paisible balayant la petite clairière.
L'une
comme l'autre, les silhouettes semblaient dormir.
Pendant
qu'il peaufinait les détails du dessin, il repensa à la manière dont il
avait
eu ce petit calepin, où, inconsciemment, il avait mis tous ses rêves.
Il
se souvenait que c'était un an exactement après que Solo l'aie
recueilli, le
soir de Noël. Il avait décidé de l'aider à veiller sur les plus jeunes.
Il
avait vu Solo se lever, quand tous les gamins s'étaient endormis. Il
l'avait vu
revenir avec la sacoche qui ne le quittait jamais. Il l'avait regardé
fouiller
dedans. Il avait été surpris de voir solo en sortir un petit calepin
avec une
petite boîte en bois.
Mais
la plus grande surprise de Duo, c'est quand Solo lui avait tendu en lui
disant:
-
Joyeux Noël, Duo !
Les
larmes aux yeux, Duo avait tendu les mains pour le prendre.
-
Comment as-tu su ?
-Je
t'ai vu dessiner sur un morceau de carton avec un morceau de crayon
ridicule
que tu avais sûrement trouvé dans une poubelle. Et je me suis dit que
pour un
cadeau de Noël, ce ne serait pas mal ! Avait répondu Solo avec un
sourire.
-
Et les autres ?
-
Les autres ont déjà eu quelques choses l'année dernière ! Certain avait
eu
quelque chose l'année d'avant ! Ils ont tous eu au moins un
cadeau,
alors que toi, non.
Les
larmes avaient coulé sans qu'il ne le veuille. C'est ce soir là que
Solo lui
avait dit: "Boy's don't cry!". Il n'avait jamais vraiment respecté
cette phrase, parce qu'il avait constaté que tout le monde avait besoin
de
pleurer. En revanche, il essayait de pleurer le moins souvent possible.
Il
avait toujours gardé précieusement ce premier cadeau !
Il
revint au présent en constatant que son dessin était terminé. Après
l'avoir
regardé une dernière fois avec un sourire triste, il ferma le calepin
et le
rangea dans sa table de nuit. Avisant l'heure tardive, il descendit
pour
préparer à manger.
Il
trouva quatre sacs de courses pleins à craquer sur la table de la
cuisine. Il
continua son chemin et découvrit ses trois compagnons d'armes sur le
canapé en
train de regarder quelque chose qui semblait plus qu'ennuyeux.
-
Qu’est-ce que vous voulez manger ? Demanda Duo.
Les
trois pilotes haussèrent les épaules. Il retourna dans la cuisine et
mit à
chauffer des spaghettis, de la sauce tomate et de la viande hachée.
Pendant la
cuisson, il rangea toutes les courses dans les différents placards.
Quand les
spaghettis eurent fini de cuire, il les égoutta. Puis il remit de l’eau
dans la
casserole pour faire cuire deux sachets de riz. Il prit les pâtes
égouttées
dans un saladier avant d’y ajouter la sauce et la viande.
Il
posa le plat sur le plan de travaille. Il sortit deux boîtes de thon,
ainsi
qu’un autre saladier, des tomates, du poivron rouge, vert et jaune. Il
coupa
les légumes en petits morceaux et les mélangea avec le thon. Il prépara
de la
vinaigrette. Il sortit le riz de sur la gazinière et l'égoutta à leur
tour. Il
mit dans le plat avec les légumes et le thon. Il mélangea le tout avant
de
verser de la vinaigrette sur l’ensemble pour que ce ne soit pas trop
sec.
Il
posa les deux plats sur la table et appela les autres.
Durant
le repas, les quatre pilotes parlèrent calmement. Ils leur arrivaient
souvent
d'avoir des conversations sur Oz, surtout sur les moyens qu'ils
pouvaient
employer pour le faire tomber. Mais dans chacun de leur plan, il y
avait
toujours une petite faille, qui pouvait devenir extrêmement dangereuse
pour la
suite des opérations. Ils finirent par abandonner leurs investigations
pour ce
soir.
Duo
rangea la cuisine. Il fut surpris de voir Heero l'aider.
Discrètement,
Duo regarda le jeune homme aller et venir dans la cuisine pour la
ranger et
nettoyer.
De
son côté, Heero était resté pour être un peu seul avec le natté.
C'était rare
quand ils pouvaient parler ensemble et il savait que malgré ses dehors
extravertis de Duo, ce dernier n'arrivait pas a parlé facilement avec
les
autres, il engageait la conversation plus facilement quand il était en
privé.
En publique, il ne parlait pas sincèrement, il prenait toujours tous
aux
millièmes degrés, même les sujets extrêmement sérieux. En privé, les
sourires
qu'il avait, les paroles qu'il prononçait étaient sincères.
Et
lui n'était pas muet, il savait parler, mais il n'aimait pas déballer
ses
sentiments devant tout le monde. Il aimait bien être au calme pour
parler. Il
avait parlé de temps en temps avec Duo, mais très peu de temps. Ils
n'avaient
pas eu le temps de se raconter leurs vies entre deux missions, mais
pour une
fois qu'aucune mission ne venait gâcher leur temps, ils pouvaient
prendre
quelques minutes pour parler.
Chacun
de leur côté, ils s'espionnaient en douce, ne s'apercevant pas que
l'autre
faisait la même chose.
-
Voilà, c'est fini ! S'exclama Duo avec satisfaction en regardant la
cuisine.
Heero
se tourna vers lui. Duo lui avait confié avoir eu une enfance
difficile, mais
que jamais il ne s'en était plaint. Que l'amour des personnes qui
l'entouraient
lui suffisait ! Il n'avait eu qu'un seul cadeau, qu'il avait toujours
avec lui.
Heero n'avait jamais demandé à le voir. Même lui qui avait été entraîné
pour
être un soldat avait eu des cadeaux pour Noël. Duo n'avait fait qu'une
vague
illusion sur son enfance dans les rues, même si pour les trois quarts,
Heero
n'avait fait que déduire certaines choses de ce qu'il disait.
Heero
aussi avait confié à Duo certaine chose sur son passé. C'était un soir
où Duo
était rentré de mission et où il avait fait un cauchemar. Quand Duo
était entré
dans leur chambre, Heero remuait dans tous les sens dans son lit. Duo
avait dû
le secouer à plusieurs reprises avant que le jeune homme ne se relève
en
sursaut dans son lit, en sueur. Au fond, Heero était un petit garçon.
Il ne le
montrait pas, mais quand il était seul, il se lâchait, il laissait
tomber son
masque de soldat parfait.
Duo
monta. Heero le regarda encore. Les yeux fixés sur lui, il continua à
le suivre
du regard jusqu’au moment où il ne vit plus que le haut de la porte
quand son
ami eut disparu dans les escaliers.
N'y
tenant plus, il le suivit et entra à sa suite dans la chambre.
Duo
se retourna vers lui. Avec un sourire, il lui demanda:
-
Tu veux que je change ton pansement ?
-
Pas de refus !
Duo
sortit de la chambre et entra dans la salle de bain. Il prit tout ce
qu'il
avait besoin pour soigner les plaies de Heero. Quand il revint, il lui
demanda
de s'asseoir. Heero obéit. Duo soigna sa plaie le plus doucement
possible. Il
savait que Heero pouvait supporter les plus horribles tortures, mais
s’il
pouvait éviter de lui faire mal, autant en profiter. Il le vit grimacer
au
contact du gel.
-
Désolé.
-
C'est rien, j'ai vu pire !
Duo
lui sourit tendrement. Quand il eut fini, il remit un pansement. Il se
demanda
comment Heero avait fait la veille pour le changer. Mais il ne demanda
pas. Il
ne voulait pas avoir l'air de le materner ! Heero n'aimait pas ça.
-
Comment t'es-tu fait cette blessure ? Demanda Duo.
-
Quand j'ai posé les bombes, je ne me suis pas aperçu, qu'un des hommes
que je croyais
avoir tués était simplement assommé, et quand je lui ai tourné le dos,
il m'a
tiré dessus. Quand je me suis aperçu de ce qu'il allait faire, j'ai
voulu
l'éviter, mais il était trop tard, il a réussi à me toucher à l'épaule.
Répondit Heero.
-
Je sais que c'est un peu stupide comme question mais...est-ce que tu as
eu peur
? Je veux dire, est-ce que tu as eu peur quand tu as vu l'arme pointée
sur toi
? Peur de mourir ?
-...oui.
Murmura Heero. Oui, j'ai eu peur, comme à chaque fois ! A chaque
mission !
-
Qu'est-ce qui te fait le plus peur dans les missions : mourir ?
-
Non, c'est pas vraiment ça. Mourir ne me fait pas peur, mais la peur
d'être
touché par une balle et ne pas en sortir indemne, avoir des séquelles à
vie. La
mort ne me fait pas peur parce que je ne peux pas la contrôler.
-
Tu as peur d'être handicapé, c'est ça ?
-
Oui. Je ne veux pas rester dans un fauteuil roulant, ne plus pouvoir
marcher.
Ou alors, recevoir un coup à la tête et avoir des problèmes qui
pourrait me
gâcher la vie et je ne sais quoi d'autre !
-
Je peux comprendre. Rester paralysé, ne plus pouvoir avoir d'autonomie,
être
toujours dépendant de quelqu'un, être un poids pour les autres, ça fait
peur,
mais des fois, ça peut venir d'une maladie, et non d'une blessure. Ou
d'une
blessure mal soignée, c'est pour ça que je tiens toujours à ce que tu
te
soignes correctement, bien que tu n'aimes pas que l'on te materne. Et
je sais
que tu es assez intelligent pour comprendre que je ne fais pas ça pour
te
rabaisser, mais pour que tu sois au meilleur de tes performances
pendant les
missions.
-
Je sais.
-
Et puis, ce n'est pas que pour toi que je fais ça. C'est aussi pour
moi. J'ai
perdu plusieurs des personnes que j'aimais, alors je prends soin de
vous et
j'essaye de vous protéger.
-Je
peux te poser une question ?
Duo
opina de la tête.
-
Comment et qui as-tu perdu comme être cher ? Si tu ne veux pas
répondre, tu
n'es pas obliger.
-
Et bien, j'ai d’abord perdu Solo. Il m'a recueilli quand j'avais un an,
il m'a
trouvé dans une poubelle. Il était comme mon grand frère. Je l'ai perdu
lors de
l'épidémie de peste qui a ravagé L2 quand j'étais enfant. Je suis resté
au près
de lui jusqu'à son dernier soupir. Plusieurs enfants étaient morts dans
les
jours précédents. Cette bande était ma famille. Il ne restait plus que
trois
garçons et deux filles, plus moi.
«
Alors que j'allais encore une fois voler de la nourriture pour les
gamins, Père
Maxwell m'a arrêté et m'a fait la morale. Je lui ai balancé tout mon
venin à la
figure, je savais parfaitement qu'il ne m'avait rien fait, mais ce
qu'il
m'avait dit m'avait mis hors de moi. Comment osait-il me dire ça
alors
que lui vivait dans le luxe et moi dans la misère ? Quand j'ai eu fini,
il m'a
proposé de venir à l'orphelinat qu'il dirigeait.
«
Au début, je n'ai pas voulu, mais quand l'entrepôt désinfecté où nous
étions a
été détruit, nous avons été obligés d'y aller. Il était impossible de
trouver
un autre endroit. Il y avait plus de mendiants et d'orphelins que de
place.
Alors c'est pendant la nuit que nous sommes arrivés à l'église Maxwell.
« Je
suis resté en tout six ans dans les rues, dont deux sans Solo. Au
début, quand
nous sommes arrivés, j'ai eu du mal à m'adapter. La nuit, je me
réveillais
toujours pour voir si tout allait bien pour les gamins. Je me suis
attaché au
Père Maxwell et Sœur Hélène. Je me souviens qu'elle avait voulu me
couper les
cheveux et que pour l'en empêcher, je lui avais pris les ciseaux des
mains et
que les avais jetés par la fenêtre !
Duo
fit une pause. Puis reprit tristement:
-
Tu dois sûrement te demander comment je les ai perdus, eux aussi ? Et
bien, un
jour, des résistants ont débarqué et ont menacé de tuer tout le monde
s’ils
n'avaient pas une armure mobile et tout de suite ! Je n'ai pas supporté
l'idée
de perdre une nouvelle fois ma famille, alors je suis parti pour aller
leur en
chercher une, mais quand je suis revenu, c'était trop tard, l'église
avait
était complètement rasée, il ne restait plus rien, sauf les fondations.
«
Dans les décombres, j'ai trouvé Sœur Hélène. Elle m'a dit qu'il ne
fallait pas
que je pleure, qu'elle veillerait toujours sur moi. J'ai vu trois ans
de ma vie
s'envoler une nouvelle fois. Ce fut cette journée là que je suis
retourné dans
les rues. Alors que je volais, encore, de la nourriture sur une
navette, j'ai croisé
le professeur G et il m'a engagé pour être le pilote du Deathscythe. Il
ne m'a
pas expliqué pourquoi moi et pas un autre.
«
Je suis resté avec lui pendant à peu près cinq ans, le temps de ma
formation.
Il n'a pas eu grand chose à faire, mais il m'a appris à me servir de
tous mes
sens pour donner le meilleur de moi-même ! Je ne prétendrais pas être
le
meilleur, mais je dois dire que je suis assez doué ! Et quand je suis
descendu
sur terre, je vous ai rencontré ! La suite, tu l'as connais !
Heero
resta silencieux. Il ne lui avait jamais demandé ce qu'y s'était passé
en
détail. Il ne s'était pas imaginé que sa vie avait été aussi dure. Il
savait
qu'il avait perdu des personnes qu'il aimait, mais pour un enfant,
c'est dur et
pourtant, Duo était en face de lui, bonne santé et en pleine forme,
malgré
quelques séquelles !
-
J'ai répondu à ta question ? Ou tu veux savoir autre chose ? Demanda
gentiment
Duo.
-
Non, tu m'en as même dit plus que ce que je ne t'avais demandé !
Répondit
Heero, avec un faible sourire.
-
Et toi, comment es-tu devenu pilote ?
-
Depuis aussi loin que remonte ma mémoire, j'ai toujours été avec Odin
Lowe.
C'est grâce à lui que je sais manier les armes. Il m'a toujours appris
à suivre
mes émotions et de faire ce que me dictait ma conscience. Et puis un
jour, Odin
est mort et je me suis retrouvé dans les mains de J. Il semblerait que
J et
Odin se connaissaient. Odin savait que la mission qu'il allait
accomplir était
dangereuse et il a demandé à J de bien vouloir me garder si elle
tournait mal.
«
J'attendais Odin, mais quand quelqu'un est entré dans la maison, je me
suis
aperçu que ce n'était pas lui, mais quelqu'un que je ne connaissais pas
! J'ai
voulu me cacher, mais il m'a trouvé ! Il m'a expliqué que Odin voulait
qu'il
prenne soin de moi s’il lui arrivait quelque chose ! Je l'ai suivi !
«
Il m'a expliqué ce qu'il comptait faire de moi ! Il m'a dit que j'avais
des
capacités exceptionnelles pour mon âge et qu'il voulait que je devienne
pilote
de Gundam ! Je suis devenu un pantin pour lui, il ne s'est même pas
gêné pour
me brutaliser ! Quand il m'a jugé apte pour faire la guerre, il m'a
envoyé sur
terre pour me battre contre Oz ! C'est en arrivant sur terre que je
t'ai
rencontré ! La suite, tu la connais aussi !
«
Si ma vie a été dure, la tienne a été pire que la mienne ! Je crois que
pour
une fois, je ne regrette pas ma vie !
Duo
lui sourit gentiment.
-Tu
sais Heero, j'ai peut-être souffert physiquement de manque de
nourriture, mais
je crois que je préfère ma vie à la tienne ! Je préfère souffrir
physiquement
plutôt que moralement ! J'ai besoin d'amour ! La douleur de ne pas être
aimé et
pire que la douleur d'être battu !
Heero
le regarda bizarrement. La douleur morale était, pour lui, plus facile
à
supporter que la douleur physique ! Mais il est vrai qu'avec la vie que
Duo
avait eue, il avait besoin d'amour pour compenser la chaleur qui lui
avait été
arrachée et que la vie n’avait pas voulu lui donner.
-Je
peux te poser une autre question ? Demanda Heero
Duo
acquiesça.
-
Comment fais-tu pour toujours sourire, ne jamais paraître malheureux ?
Je sais
juste que le soir, il t'arrive de faire des cauchemars, mais pendant la
journée, comment fais-tu ?
-
C'est compliqué ! Je n'ai pas spécialement de secret, je me contente de
prendre
ce que la vie m'offre. Lorsqu'une tuile me tombe dessus, j'essaye de
voir le
bon côté des choses ! Il ne faut pas voir toujours la vie en noir ! Il
faut se
dire que l'on a qu'une seule vie, et qu'il est stupide de la gâcher à
cause de
certaine chose qui n'en valent pas la peine ! Heero, regarde-moi dans
les yeux
et dis-moi si tu trouves que j'ai l'air malheureux !
Heero
plongea son regard dans le sien.
Au
fond des prunelles bleues de Duo, Heero pouvait voir une petite
étincelle de
joie et de bonheur qui ne pouvait être feinte. Il ne savait pas si Duo
jouait
encore la comédie, mais si oui, il était très fort pour dissimuler ses
sentiments ! Mais il était vraiment difficile de croire qu'il pouvait
mentir.
Si la petite étincelle était parlante, son sourire et son expression
aussi
hurlés sa joie de vivre. Les yeux sont le reflet de l'âme !
-
Non.
Duo
lui sourit. Bien sûr qu'il n'était pas malheureux ! Il était amoureux
de Heero
et ce dernier le considérait comme un ami. Etre près de la personne
aimée est
le plus beau cadeau que la vie puisse vous offrir, même si c'est un
amour à
sens unique. Mais Duo s'en fichait ! L'important pour lui, c'était
d'aimer,
pour être sûr de ne pas se renfermer sur lui-même, de ne pas devenir
insensible. Et puis, il avait une nouvelle famille. Heero, Trowa,
Quatre, Wu
fei étaient devenu un peu comme ses frères, bien que Heero soit bien
plus que
ça à ses yeux.
-
Non, en effet. Parce que j'ai trouvé une nouvelle famille ! Et cette
famille,
tu en fais partie ! Je tiens à toi comme à un frère. Mais ça, tu le
sais déjà !
Heero
hocha la tête. Ca lui faisait plaisir d'entendre ça. Cela lui prouvait
que tout
le monde ne le considérait pas comme une machine à tuer.
-
Moi aussi...je t'aime bien. Chuchota Heero.
Duo
sourit, les larmes aux yeux. Les personnes qu'il avait aimé l'avaient
toujours
aimés en retour, mais jamais il ne lui avait dit ! C'était la première
fois que
l'un d'entre eux lui disait tenir à lui ! Ca faisait plaisir de savoir
qu'une
personne tenait à vous, ça vous donnait une raison de rester ici bas !
-
Bien ! Il serait temps d'aller se coucher, tu ne crois pas ? Fit
remarquer Duo.
Il
était content de la petite conversation qu'il avait eue avec Heero. Il
ne
pensait pas que Heero puisse se confier autant à lui. Cela lui faisait
plaisir,
ça lui prouvait que Heero avait un minimum de confiance en lui.
Il
se leva. Il regarda Heero en faire de même. Il savait que Heero était
quelqu'un
de timide et que des fois si on voulait savoir quelque chose le
concernant, il
fallait lui tirer les vers du nez mais il arrivait des fois, que ce
soit lui,
qui demande à parler.
Heero
n'était pas venu pour qu'il lui change son pansement. Duo lui avait
proposé
cela pour le détendre. En général, c'était toujours Duo qui lançait la
conversation, qui faisait le premier pas, Heero n'avait jamais été de
lui-même
vers le jeune homme à la natte.
Donc,
pour l'aider, Duo prenait toujours les devants, l'initiative.
Il
vit Heero se changer. Pour ne pas passer pour un voyeur, Duo l'imita,
le
regardant du coin de l’œil
FIN
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d'indiquer pour quelle histoire vous écrivez ^____^