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Genre: Romance, Schoolfic
Couple: 1x2x1
Disclaimer: Les bishos ne sont pas a moi, mais l'histoire si
NDA (1): Cette fic est la suite de "Amour sans retour" et de "Amour impossible" !
NDA (2): Je tiens à préciser que tout ce qui est dans cette fic est vrai!
Bonne Lecture
Cache cache
Tu as enfin compris
La
journée passa très lentement pour Heero et Duo.
Heero
se faisant réprimander parce qu'il n'écoutait pas et Duo se faisant
charrier
méchamment par ses camarades.
Les
deux avaient les yeux fixés sur l'étendue bleue du ciel qui s'offrait à
leurs
yeux. Leurs pensées étaient près de l'être aimé qu'ils mouraient
d'envie de
revoir. Ils n’attendaient qu'une seule chose, pouvoir être avec lui.
Duo
avait beau être méfiant, il n'empêchait qu'il était amoureux et qu'être
seul
avec Heero l'enchantait au plus haut point, et paradoxalement, il
stressait.
Heero
aurait voulu avancer les aiguilles de sa montre pour que le temps aille
plus
vite. Il voulait être avec Duo et seul ! Il se sentait euphorique !
Excité
comme un enfant qui va faire un tour au Zoo ! Il avait plein de petits
papillons dans le ventre.
Les
autres le regardaient sourire sans comprendre. Depuis la veille, Heero
était
bizarre, bien qu'avant, il l’était aussi, mais là, on avait
l'impression qu'il
avait trouvé le grand amour. Toujours la tête dans les nuages, le
regard
rêveur, un petit sourire niais sur les lèvres. Les autres élèves
commençaient
sérieusement à se faire du souci !
Pour
Duo, personne ne se faisait du souci, les élèves de sa classe
préféraient écouter
le cours plutôt que de s'occuper de lui. Plusieurs fois dans les
couloirs il
avait bousculé quelqu'un sans même s'excuser parce qu'il ne s'en était
pas
aperçu. Il avait failli tomber dans les escaliers, une marche ayant été
démolie
par les internes l'année d'avant.
Il
n’avait aucun intérêt pour ce qui se passait autour de lui.
Ce
ne fût que lorsqu'il monta dans son car qu'il reprit un peu ses
esprits, ayant
croisé les yeux de Heero.
Ce
dernier avait appelé sa mère pour qu'elle vienne le chercher, étant
mardi,
c'était son jour de congé. Il monta dans la voiture, ne lâchant pas du
regard
le jeune homme qu'il pouvait voir d'ici, assis au fond du bus, la tempe
appuyée
contre la vitre, plongé dans un livre.
-
Tu retournes chez le garçon où tu es allé hier ? Demanda sa mère.
-
Oui. Répondit Heero.
Elle
mit le contact et prit le même chemin que la veille au soir. Arrivé à
destination, il descendit de la voiture et dit:
-
Rentre, je t'appellerai quand j'aurai fini ! Merci de m’avoir
accompagné.
Sa
mère opina de la tête et partit.
Heero
s'installa sur un petit muret d'où il pouvait voir le car arriver de
loin. Il
patienta un long moment avant que ce dernier ne décide de montrer le
bout de
son pare-chocs.
Dans
le car, Duo eut un sursaut en voyant Heero sur le muret de ses voisins.
Il
descendit du car et s'approcha de lui. Arrivé à sa hauteur, il vit
Heero sauter
du mur et lui sourire. Lorsqu'il avait rejoint Heero, le car avait déjà
tourné
à l'angle de la rue.
-
Viens, on rentre ! Proposa Duo.
Il
l'emmena chez lui. Quand il introduisit la clef dans la serrure, il fut
étonné
de constater que la porte était ouverte. Il était pourtant sûr que sa
mère la
fermait toujours à clef, peut-être était-elle déjà là ? Mais un détail
lui
revint en mémoire:
-
Je termine mon service plus tard ce soir, je ne rentrerai pas de bonne
heure !
Sa
mère était serveuse dans un bar et une de ses collègues était malade et
elle
devait la remplacer. Alors qui cela pouvait-il être. Puis un flash lui
revint,
c'était quelques minutes après que sa mère lui ait dit:
-
Mais à midi, ton père rentre, son patron lui a accordé des congés payés
!
Duo
entra en trombe dans la maison, sous les yeux surpris de Heero qui le
suivait.
Arrivé au salon, il s'exclama:
-
Papa ! ! Avant de se précipiter dans les bras d'un grand homme et de le
serrer
dans ses bras.
Son
père était Agent de sécurité et toutes les semaines, il partait,
laissant Duo
et sa femme seuls. Dehors, un berger Allemand, Laïka, jappait
joyeusement !
Il
sortit pour la caresser, mais quand elle remarqua la présence d'Heero,
elle
montra les crocs, se mettant entre Duo et lui.
-
Laïka ! Ne t'inquiète pas, il ne me ferait pas de mal !
La
chienne s'assit, mais garda quand même un oeil sur l'étranger.
-
Alors comme ça, cette semaine tu ne travailles pas ?
-
Oui, mon patron m'a donné des congés !
-
Chouette, on va pouvoir aller à la pêche demain après-midi ! N'est-ce
pas ?
-
Si tu veux !
Duo
sourit, heureux. Ca faisait longtemps qu'il n'avait rien fait avec son
père. Il
était très rarement là et le peu de fois où ça arrivait, il était
exténué et
Duo préférait le laisser se reposer. Mais là, il avait une semaine
entière de
repos, alors il n'avait aucune excuse pour refuser de passer une
après-midi
seul avec son fils.
-
Bien, je monte ! Je vais faire mes devoirs. Tu viens Heero ?
Heero
hocha la tête et le suivit. Arrivé à la porte du couloir, Duo s'arrêta
et dit :
-
Bienvenue à la maison, Papa ! Et il continua son chemin.
Son
père fut surpris. Ca faisait longtemps qu'il n'avait pas vu son fils
d'aussi
bonne humeur et aussi rayonnant de joie. Il ne savait pas ce qui
s'était passé,
mais il remerciait tous les dieux.
A
l'étage, Duo referma la porte de sa chambre.
-
Bien, maintenant, j'attends de savoir pourquoi tu veux être mon ami ? !
-
Et bien, parce que si tu ne me fais pas assez confiance pour être ton
ami, tu
ne me feras jamais assez confiance pour être... ton petit ami... Les
trois
derniers mots furent à peine prononcés dans un murmure. Si bien que Duo
ne les
entendit pas.
-
Pour être... ? J'ai pas entendu !
Heero
prit une grande inspiration et répéta:
-
Ton... petit ami... !
Heero
ferma les paupières et attendit la gifle. Mais rien, sauf peut-être un
rire,
mais encore une fois, pas un rire joyeux.
-
C'est la plus belle connerie qu'on m'ait jamais dite ! Heero, si tu
crois que
je vais te croire, tu te fourres le doigt dans l’œil jusqu'au coude !
Tu veux
me faire croire que je te plais, alors qu'il y'a trois mois, j'étais
une merde
à tes yeux ? ! S'exclama Duo.
-
Je sais que c'est stupide, mais j'ai réalisé que je tenais à toi
pendant ton
absence ! Je te cherchais partout, mais tu n'étais jamais là, et puis,
un jour
une rumeur a dit que tu n'allais pas bien et que tu ne pouvais pas
encore
revenir ! Alors j'ai attendu, en espérant que tu reviennes ! Et tu es
revenu !
Tu n'as pas remarqué que je cherchais désespérément à te voir, mais toi
tu me
fuyais comme la peste ! Et puis, j'ai décidé de te suivre jusque chez
toi, mais
là aussi, tu m'as repoussé ! Je ne te veux pas de mal, Duo ! Je veux
simplement
être ton ami, à défaut de ton petit ami... S'il te plaît, maintenant
que tu
sais, ne te moque pas ! Tu avais dit que si je te le disais, tu
accepterais !
Heero,
qui avait jusque là le regard posé sur le sol, le releva vers Duo. Ce
dernier,
les yeux cachés par ses mèches de cheveux, avait de petites rivières
sur les
joues.
Doucement,
comme pour ne pas l'effrayer, Heero s'approcha et posa ses mains sur
son
visage. Avec tendresse, il les essuya avec ses pouces.
-
Tu mens... Tu mens... souffla Duo, les épaules légèrement secouées.
-
Non, je ne mens pas, Duo. Murmura Heero avec un sourire, pour le
convaincre.
-
Prouve-le-moi ! Prouve-moi que ce que tu dis est vrai ! Demanda Duo,
pour se
rassurer.
Heero
glissa sa main sur la nuque du natté et le rapprocha de lui, scellant
leurs
lèvres. Ce ne fut au début qu'un simple frôlement, en attente de
l'accord de
Duo. Ce dernier, n'attendit pas et ouvrit légèrement la bouche. Il
sentit
quelque chose d'humide et de chaud passer ses lèvres. C'est presque
désespérément qu'il se colla à Heero pour pouvoir approfondir le
baiser. Il en
avait tellement rêvé, que pour lui c'était un cadeau que les dieux lui
faisaient, un cadeau pour se faire pardonner de tout ce qu'ils lui
avaient fait
endurer.
Les
deux langues se frôlaient, se câlinaient.
Duo
poussa un soupir quand il sentit les mains de Heero glisser le long de
son cou
pour ensuite descendre sur son torse, ses flancs, pour finir par passer
autour
de sa taille et le coller contre lui. De son côté, ses bras trouvèrent
leurs
places autour de son cou.
Par
manque d'oxygène, ils durent se séparer. C'est avec lenteur qu'ils
détachèrent
leurs lèvres pour respirer et se regarder. Les yeux à moitié clos, les
deux
améthyste fixaient Heero avec tendresse. Il n'arrivait pas à croire
qu'Heero
venait de l'embrasser. Il prit son courage à deux mains et réclama un
autre
baiser, qui lui fut accordé à son plus grand plaisir.
Ils
continuèrent à s'embrasser un petit bout de temps. Duo avait déplacé
ses mains
qui étaient désormais dans la tignasse hirsute de son "ami". Le
baiser passa par toutes les étapes, l'amour, la tendresse, la fougue,
la
passion, le désir !
Collé
l'un à l'autre, ils n’avaient plus conscience du temps qui passait,
leurs mains
commencèrent à s’égarer mais sans vouloir aller trop loin. Elles
caressaient
doucement les hanches, les petits cheveux de la nuque pour redescendre
plus bas
et finir sur le torse. Des petits gestes anodins pour un couple, mais
qui
prenaient une importance capitale pour Duo qui n'avait jamais connu ça
! Est-ce
que l'on pouvait faire de tels gestes avec une telle tendresse à une
personne
que l’on n’aime pas ? Se demanda Duo.
Ils
finirent par se séparer définitivement. A bout de souffle, Duo se
raccrocha à
Heero. Ce dernier resserra sa prise sur sa taille.
Ne
voulant pas rompre le moment de paix qui s'était installé, il murmura:
-
Alors, est-ce que tu peux encore croire que je te mens ?
Duo
garda le silence. Il ne savait toujours pas s’il devait croire Heero.
Pour une
personne extérieure, qui connaîtrait les sentiments des deux, il serait
facile
de dire "Mais putain, t'es aveugle, il est raide dingue de toi !
Qu'est-ce
que tu attends pour lui sauter dessus ?" Mais lorsque l'on ne sait pas,
et
que l’on n’a aucun moyen de savoir ! On hésite, et puis, il est si
facile de
mentir, de prendre les autres pour des cons, mais c'est en revanche
beaucoup
plus difficile de dire la vérité !
-
Je... je sais pas... Heero, je te comprends vraiment pas... Murmura Duo.
-
Je ne me suis pas plus compris sur le moment ! Je n'ai pas compris la
tristesse
que j'avais ressentie en ne te voyant pas au collège et puis, j'ai fini
par me
renfermer, je suis devenu pratiquement muet et je ne parlais plus à
personne.
Tu dois l'avoir remarqué puisque avant tu me voyais toujours entouré,
et là,
j'étais tout seul. Les seuls qui m'approchaient, je les faisais dégager
! Quand
j'ai appris que tu étais de retour, j'ai tout de suite voulu te voir,
mais
comme je te l'ai déjà dit, tu me fuyais comme la peste ! La suite tu la
connais
!
Il
reposa doucement ses lèvres sur les siennes, un simple contact, plein
d'amour.
Finalement,
Duo capitula ! Même si c'était un piège pour se moquer de lui, tant
pis, il
voulait prendre le risque pour avoir un tout petit peu Heero rien que
pour lui.
Il prit possession lui-même des lèvres de Heero.
-
Je... je veux bien être ton petit ami... murmura Duo contre ses lèvres
avant de
reprendre le baiser où il l'avait arrêté. Duo sentit Heero sourire
contre ses
lèvres.
Heero
était heureux, il avait la personne la plus chère à ses yeux dans ses
bras. Il
n'arrivait pas à croire qu'il avait réussi à convaincre Duo aussi
facilement.
Mais il n'allait pas s'en plaindre ! Il avait attendu si longtemps le
moment où
il pourrait enfin le tenir dans ses bras qu'il n'allait pas faire ce
genre de
remarque !
Duo
se serra plus contre Heero, les bras contre son torse. Dans ses bras,
il se
sentait en sécurité, à l'abri de tout. Il aurait voulu y rester pour
toujours,
mais il ne pouvait pas ! Il était tard et Heero devait rentrer chez
lui. Il
soupira lorsque Heero lui dit.
Il
le vit sortir son portable et appeler sa mère. Pendant la conversation,
il
testa la résistance de son nouveau petit ami en lui déposant des
baisers
papillons dans le cou puis de francs baisers, pour finir en suçon. Il
entendait
Heero tenter de garder une voix neutre, mais quand il raccrocha, il
poussa un
long soupir et plaqua à nouveau Duo contre lui, lui faisant comprendre
qu'il ne
voulait pas qu'il s'arrête.
Duo
ne se fit pas prier et continua son petit jeu en déplaçant sa langue
sur tout
le cou de son nouveau petit ami. Il entendit avec satisfaction, les
gémissements que poussait Heero sous la douce torture.
Heero
le repoussa gentiment. Duo surpris, se demanda s’il avait fait quelque
chose de
mal ? Il compris les intentions de Heero lorsque ce dernier se mit à
lui
infliger le même traitement. Sous les assauts du brun, Duo finit par
laisser un
long gémissement passer ses lèvres.
Les
mains dans le dos de Duo, Heero sentit des frissons lui parcourir le
corps.
Content du résultat, il remonta progressivement ses lèvres derrière
l'oreille,
là où il savait la peau fine et sensible. Les frissons redoublèrent.
Il
avait rêvé à de nombreuses reprises de pouvoir le toucher, l'embrasser
et il ne
savait quoi encore ! Il se souvenait même qu'une fois, il s'était
réveillé en
sursaut, trempé de sueur ! Il avait toujours son rêve en tête. Il lui
était
arrivé plusieurs fois de refaire ce même rêve et à chaque fois, la
douche
froide était de rigueur ! Ca se passait juste au moment où Duo avait
déserté
l'école. Il avait d’abord cru que c'était ses hormones qui lui jouaient
des
tours, mais les jours passaient, et plus les gestes qu'il avait envers
Duo dans
ses rêves étaient devenus tendres.
Il
poussa un grognement quand quelqu'un l'appela. C'était le père de Duo
qui lui
disait que sa mère était là. Il n'avait pas vu le temps passer. Il se
détacha
de Duo et demanda:
-
Dis Duo ? Tu crois que je peux venir avec vous demain à la pêche ?
-
Je ne sais pas, il faut demander ça à mon père, c'est lui qui nous
emmène !
Viens, on va lui demander !
Il
sortit de la chambre, suivi par Heero. En bas, il trouva son père en
pleine
conversation avec la mère de Heero.
-
Papa, est-ce que Heero peut venir avec nous demain à la pêche, s'il te
plaît ?
-
Bien sûr ! Répondit son père avec un sourire. C'est un de tes amis ?
Demanda-t-il.
Duo
tourna la tête vers Heero et lui sourit, avant de reporter son
attention sur
son paternel.
-
Oui. Répondit simplement Duo.
-
Bien, nous allons y aller ! Dit soudainement la mère de Heero.
Les
deux parents se saluèrent et Heero et sa mère sortirent. En doublant
Duo pour
sortir, il frôla doucement sa main. Les joues de Duo rosirent un tout
petit peu
sous le geste.
Quand
la porte fut refermée, il se retourna face à son père avec un sourire.
-
Tu ne m’avais jamais présenté ton ami !
-
C'est parce qu'à l'origine, ce n'en était pas un... Répondit doucement
Duo.
Son
père hocha la tête et retourna dans le salon. Dehors, Laïka jappait
pour qu'on
lui prête un peu d’attention. Ils jouèrent un peu tous les trois, et
finalement, vers 19h00, M. Maxwell alla préparer le dîner, voulant ôter
un peu
de travail à sa femme.
&
Le
lendemain, vers 10h00, Heero arriva chez le natté. Ce fut avec joie que
ce
dernier lui ouvrit. En attendant que son père finisse de tout préparer,
ils
montèrent dans la chambre de Duo. Dans celle-ci, Heero eut à peine
refermé la
porte qu'un boulet humain se jetait dans ses bras et l'embrassait à
pleine
bouche, lui coupant momentanément le souffle.
Il
accueillit avec amour le corps contre le sien. Il lui avait manqué
pendant
toute la nuit. Il n'avait pas arrêté de passer ses doigts sur ses
lèvres, comme
s’il pouvait encore sentir celles de Duo sur les siennes.
Ils
avaient de la chance, aujourd'hui, tous les profs' étaient en réunion,
donc,
pas cours, c'est pour ça qu'ils étaient chez Duo.
Il
cassa le baiser pour pouvoir respirer.
-
Tu m'as manqué ! Chuchota Duo contre ses lèvres.
-
Toi aussi, j'ai pas réussi à dormir ! Il posa son front contre le sien.
Il fit
descendre sa main sur ses reins, le collant à lui. Il lui caressa
doucement le
bas du dos. Il frotta son nez contre le sien et reprit possession de
ses
lèvres.
-
Alors, tu es prêt à passer toute la journée avec moi et mon père ?
Demanda Duo.
-
Oui, tant que je suis avec toi ! Répondit Heero.
-
Les garçons, vous descendez ! S'exclama le père du
rez-de-chaussée.
-
C'est parti pour une longue journée de pêche !
Et
il partit en courrant rejoindre son père. Heero, avec un sourire
mi-tendre,
mi-amusé, le suivit. Il ne savait pas si c'était grâce à lui, et il
n'aurait
jamais la prétention de dire une chose pareille, mais Duo paraissait en
meilleure forme qu'avant. Il avait un visage souriant et heureux, il
avait un
teint plus coloré, plus vivant. Alors qu'avant, son teint était blafard
et son
visage triste lui donnait l'impression de ne pas avoir vu le soleil
depuis des
lustres.
Duo
fut le premier dans la voiture.
Dans
l'entrée, son père regarda Heero.
-
Que s'est-il passé avec Duo ? Je le trouve plus heureux qu'avant !
-
Je ne sais pas, Monsieur. ! Mais j'espère le voir encore longtemps
comme ça !
-
Qui es-tu et pourquoi Duo m'a dit qu'à l'origine, tu n'étais pas son
ami ?
Demanda le père de Duo, suspicieux.
-
C'est parce qu'il y a moins de quatre mois, je le considérais comme un
moins
que rien, Monsieur. ! Je ne vais pas vous le cacher: je fais partie des
élèves
qui étaient désagréables avec votre fils, mais je me suis rendu compte
de
certaines choses, c'est ce qui fait que maintenant, je suis... l'ami,
de votre
fils !
-
Et quelles choses ?
-
Je ne peux malheureusement pas vous le dire, c'est à Duo de vous le
dire, s’il
le veut, et ne craint pas votre réaction ! Répondit poliment Heero.
-Bon,
vous venez ? ! S'exclama Duo de la voiture.
Ils
le rejoignirent. Tous les trois partirent pour une longue journée !
Ca
faisait à peine une heure qu'ils se trouvaient au bord d'un fleuve avec
plusieurs autres pêcheurs. Duo était tranquillement assis à côté de son
père,
surveillant sa canne.
Quand
soudain, elle bougea !
Duo
se releva d'un bond et la rattrapa. Pour qu'elle tombe de son socle, il
fallait
que le poisson soit gros ! Il crut plusieurs fois que la ligne allait
casser !
Il dut demander de l'aide à son père. Heero, de son côté, avait pris
l'épuisette, très grande l'épuisette, et était parti à la recherche du
poisson.
Avec des cuissardes, il était descendu dans le fleuve légèrement en
pente et
cherchait le poisson pour le forcer à sortir. Duo, riant aux éclats,
tentait
par tous les moyens de sortir le poisson, mais ce dernier était coriace.
Son
père l'aidait tant bien que mal. Heero finit par le trouver, mais
l'épuisette
était encore trop petite. Il dut revenir et prendre la taille
au-dessus. Il
réussit à faire reculer le poisson jusque sur la berge. Les yeux
écarquillés,
ils regardèrent le poisson, encore sous l'eau, tenter de s'échapper.
Heero
se demandait s’il rêvait ou pas ! Il n'avait jamais pensé qu'une simple
carpe
pouvait avoir la corpulence d'un enfant de cinq ans ! Il n'avait jamais
pêché,
mais il avait déjà vu des poissons sur les étalages des poissonniers et
jamais
il n'avait vu un poisson de cette taille là !
Duo
n'en revenait pas non plus ! Tous les ans, il allait avec son père
pêcher dans
la Charente et jamais il n'avait pêché un poisson aussi gros !
Le
paternel, lui aussi était estomaqué, il pêchait depuis qu'il était tout
jeune,
et jamais il n'avait eu une aussi belle prise.
Duo
le regarda. Le sourire aux lèvres, ils finirent de remonter la
"bête". Les pêcheurs autour, s'étaient retournés et applaudissaient
maintenant les heureux propriétaires du magnifique trophée.
Ils
réussirent à le ramener sur la berge.
Quand
ils l’eurent mit dans un sac et dans la voiture, ils retournèrent sur
le bord
du fleuve, un grand sourire aux lèvres !
Quand
Heero partit pour aller chercher le pique-nique dans la voiture, son
père se
tourna vers lui. Il avait remarqué certains regards étranges entre
Heero et son
fils.
-
Dis-moi, qu'est-ce qui se passe entre vous ? Demanda-t-il.
-
Rien, pourquoi ? Demanda à son tour Duo, gêné et apeuré à l'idée que
son père
découvre la vérité.
-
Duo, ne me mens pas, j'ai vu les regards que vous échangiez ! S'exclama
son
père.
Pris
au piège, Duo détourna la tête et reporta son attention sur sa canne.
-
Allez, dis !
-
On... on sort ensemble !
-
Ba voilà ! Tu vois, ça ne t'as pas tué de me le dire ! S'exclama son
père.
Duo
ouvrit la bouche pour répliquer mais Heero arriva au même moment. Il
déposa
tout devant eux. Interloqué par le silence des deux Maxwell, il les
regarda
tour à tour.
Le
plus vieux avait un sourire satisfait et le deuxième avait les joues
légèrement
rouges. Soudain, après avoir jeté un regard à son père, Duo fit ce qui
le
tentait depuis qu'Heero et lui avaient quitté sa chambre: il lui prit
tendrement la main et l'embrassa. C'est à ce moment là que Heero
comprit: Duo
avait tout dit à son père !
Attendant
ça depuis longtemps également, il répondit avec ferveur au baiser. Il
sentit le
regard du père de Duo sur eux. Il ne semblait pas désapprouver la
relation des
deux jeunes hommes. Heero se promit de veiller autant que possible sur
Duo. Il
n'avait pas imaginé qu'il puisse avoir une famille si formidable. Il ne
pensait
pas que ses parents seraient aussi gentils, ils ne le rejetteront sans
doute
pas pour ses préférences sexuelles, mais ses parents se voyaient déjà
grands-parents avec plein de petits-enfants et une belle-fille. Quelle
serait
leur réaction quand ils apprendront qu'ils n'auront pas une
belle-fille, mais
un beau-fils ? Il savait qu'ils ne réagiraient pas mal malgré tout.
Ils
se séparèrent sous les yeux tendres de M. Maxwell. Duo posa ses yeux
sur son
père. Il le remerciait de ne pas entacher son bonheur en lui refusant
de voir
celui qu'il aimait par-dessus tout. Son père savait ce qu'il avait
vécu, tout
ce qu'on lui avait fait et il le remerciait.
C'est
avec un sourire heureux et tendre qu'il reprit possession des lèvres de
Heero.
&
Aujourd'hui,
Dimanche, Heero avait invité Duo à venir chez lui. Il avait la ferme
intention
d’avouer à ses parents, la relation qu'il entretenait depuis peu avec
Duo. Il
appréhendait, il repassait dans sa tête le petit discours qu'il avait
prévu de
faire à ses parents. Il reporta son attention sur le natté qui se
reposait près
de lui. Il caressa doucement les mèches miel qui tombaient sur ses yeux
clos.
Il espérait que tout se passerait bien !
Il
secoua lentement le bel endormi. Il vit les deux Améthystes s'ouvrirent
avec
difficulté. Duo s'était endormi quand Heero avait commencé à le bercer
pour le
rassurer: lui aussi appréhendait la réaction des parents de Heero.
Il
était 16h25 et Heero avait décidé qu'il était grand temps d'aller voir
ses
parents ! Il entraîna le jeune natté dans son sillage. Ils trouvèrent
les deux
parents dans le salon.
-
Papa, maman ?
-
Oui, mon chéri, qu'y a-t-il ? Demanda sa mère.
-
Voilà, vous avez certainement remarqué qu’il n’y a pas si longtemps,
j'ai
changé de comportement ?
-
Oui, et ?
-
Et bien, je crois qu'il est temps que je vous dise la raison de ce
changement !
Il
constata que ses parents étaient toutes ouies. Il sourit, il n'avait
plus si
peur que ça finalement. Ses parents l'aimaient, ils ne le rejetteraient
pas par
rapport à son amour pour Duo ! Il se trouvait stupide d'avoir eu peur !
-
La raison vient de la disparition d'un être cher ! Mais vous avez pu
constater
que je suis redevenu comme avant, et bien c'est parce que cet être est
de
retour dans ma vie !
-
Et qui est cet être cher ? Demanda son père, surpris.
-
Il se trouve à côté de moi !
Deux
paires d'yeux se posèrent sur Duo, qui du coup, se trouva mal à l'aise.
Il
n'avait pas l'habitude de se retrouver dans ce genre de situation. Ce
n'est pas
tous les jours que l'on dit à ses parents que l'on est gay ! Ou en tout
cas que
l'on aime un homme. Il baissa les yeux.
-
Explique-nous, je ne comprends pas ! Insista sa mère.
-
Je... je suis amoureux de Duo et lui aussi !
Il
vit son père se lever et s'approcher de Duo. Ce dernier se colla malgré
lui un
peu plus à Heero. Ce geste ne passa pas inaperçu et le paternel sourit.
Il
regarda Duo sous toutes les coutures et poussa un soupir.
-
Ma chérie, nous n'aurons malheureusement pas de belle-fille, mais nous
aurons
une pseudo belle-fille ! Tu es vraiment efféminé pour un homme, je
n’avais pas
fait attention, ayant juste croisé ton regard. Fit remarquer M. Yuy.
-'
suis pas une fille ! Bouda Duo. Il croisa les bras sur sa poitrine et
détourna
la tête. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand il vit que le père
de Heero
leurs souriait tendrement.
Finalement,
tout s'était passé à merveille ! Il avait espéré que tout se passe bien
! Que
les parents de Heero ne réagissent pas mal ! Non seulement ils ne
l'avaient pas
mal pris, mais en plus, ils avaient fait de l'humour, preuve que cela
ne les
dérangeait pas du tout. Il n'arrivait toujours pas à réaliser que Heero
et lui
étaient ensemble ! Il avait passé tellement de moments solitaires et
abominables, qu'il n’arrivait pas à croire qu'enfin, il avait droit au
bonheur
et à l'amour !
Il
leva les yeux vers Heero et l'embrassa à pleine bouche sous les yeux
tendres et
protecteurs des parents de Heero.
-
Je t'aime, je t'aime, je t'aime... chuchota Heero.
-
Moi aussi ! Je ne m'étais pas rendu compte combien tu m'aimais,
excuse-moi !
-
Tu as enfin compris !
OWARI
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