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Titre : Destinée

Auteurs : Bernie et Arlia

Acteurs : Heero, Duo, Hilde, autres personnages de la série

Disclaimer : Pas à nous ! On ne gagne pas d'argent grâce à cette fic !


Chapitre 6 : Bébé comme la vie


Le 30 avril AC197

Duo n’eut pas à attendre longtemps pour savoir quel serait le prénom de son enfant. Les contractions prirent la future mère, dans la soirée. Tout compte fait ça arrangeait tout le monde que ça se passe le soir, même si rien n’avait été planifié. On aurait pu dire que l’enfant était conciliant, parce que le natté, étant nouveau dans la place, aurait eu dur de prendre un jour de congé sans solde, mais il aurait préféré se faire virer que de ne pas assister à l’accouchement de sa compagne et manquer la venue au monde de son premier enfant.

Quand Hilde avait eu des contractions toutes les cinq minutes, Heero avait conduit le couple jusqu’à la clinique. Il était seulement 19 heures quand ils poussent les portes du deuxième étage de l’hôpital, l’aile de la maternité. Pendant que le natté accompagnait la jeune femme dans la chambre de préparation.

Yuy commence à remplir toutes les formalités, pour s’occuper et surtout que son ami ne doive pas le faire, il est déjà assez stressé sans lui demander ça en plus. Dans ce moment qui peut toujours être critique pour la mère, Duo a peur que sa malédiction ne le rattrape et il craint pour la vie de sa compagne. Il se sentait moins nerveux que les parents. Il était intrigué également. A quoi allait ressembler ce petit bout d’homme ? Est-ce que ce serait un garçon ou une fille ? Pour toutes ces raisons et une autre beaucoup plus pécuniaire, le brun décide de ne pas retourner à leur appartement. On ne sait jamais que ça vienne à l’oreille de l’huissier qu’Hilde est en train d’accoucher, autant qu’ils soient là tous les deux.

Il est deux heures du matin, quand on pousse le lit de la primipare dans sa chambre, Maxwell marchait derrière le lit et avait son regard rivé sur sa femme et un minuscule bébé. Voyant le brun dans le couloir, il vient vers lui.

-« C’est un petit garçon, elle a décidé de l’appeler Hugo. »

Heero écarquille des yeux, il ne voyait pas la raison et s’en étonnait, mais il était persuadé qu’il y avait une raison, en posant son regard sur son ami, le brun constate que ce dernier ne sait pas plus que lui pourquoi la jeune femme à choisi ce prénom là. Le petit bonhomme était donc né un 1er mai, le jour de la fête du travail, permettant à son papa et son ami de venir le voir, et de profiter de ses premières heures.

-« Ro’, viens avec moi, viens le voir. »

Emboîtant le pas à son mari, Yuy entre dans la chambre de la jeune femme, cette dernière sommeillait le bébé dans les bras. L’infirmière entre dans la pièce avec un petit lit.

-« Seul les parents peuvent rester en dehors des heures de visite ! »

-« Nous reviendrons demain pendant les heures de visite. » Dit le natté en déposant un baiser sur le front de la jeune femme.

Le brun suit le mouvement et fait de même. Il n’avait pas vu longtemps le bébé, mais il avait été émerveillé de voir cette petite reproduction humaine.

Rentré chez eux, Duo est le premier à passer sous la douche, puis il se dirige vers sa chambre dans un état semi-euphorique. Couché sur le dos dans le lit, les deux mains sous la tête, il sourit aux anges, tout c’était bien passé, Hilde n’avait pas trop souffert, comme elle avait réclamé sa présence, il avait pu assister à la naissance de son fils.

Un petit coup sur la porte et cette dernière s’ouvre sur le métis.

-« Ho, excuse-moi, j’ai oublié ton coussin, c’est toujours Hilde qui le fait. » S’excuse le natté en se redressant dans le lit.

-« Je vais dormir ici, c’est plus sûr, on ne sait jamais que quelqu’un nous ait vus à la clinique. » Répond Yuy en se couchant près de son ami.

-« Tu as sûrement raison. » Admet-il en haussant les épaules, il était trop heureux pour réfléchir vraiment.

-« Duo, tu sais pourquoi elle l’a appelé Hugo ? » Questionne le métis en se tournant vers le châtain.

-« Non, on lui demandera tout à l’heure. »

-« Hn. »

Ca tracassait quand même un peu le brun, depuis qu’il avait dit au couple que ça serait mieux que Duo ne reconnaisse pas son fils, la jeune femme n’avait plus abordé le sujet. Il avait l’impression d’avoir dit une grosse bêtise, il se sentait de plus en plus coupable vis-à-vis d’eux, d’entraver leur bonheur.

µµµ

Le 1er mai AC197

Les deux jeunes gens dormirent une partie de la matinée. Duo était impatient d’être à 13h30 et de pouvoir être près de sa compagne. Quand le natté avait prévenu qu’il partait pour la clinique, Heero s’était levé pour l’accompagner, même s’il devait encore travailler pour la faculté, il voulait revoir le bébé et surtout comprendre la signification du prénom.

Maxwell avait très dur de masquer sa joie quand il marchait vers la chambre de sa femme, il avait eu peur que Hilde ne meure en couche et de la perdre, comme il avait perdu déjà auparavant d’autres êtres chers.

Devant la porte les jeunes gens doivent attendre, la lumière ne pas entrer est allumée. Duo commence à se ronger l’ongle du pouce pris par une angoisse stupide. Heero lui retire doucement le pouce de la bouche et lui sourit.

-« Ne te tracasse pas ! »

-« Oui mais ! »

-« Tu n’as pas dit qu’elle allaiterait ? C’est peut-être ça la raison de la lumière. » Essaye de rassurer le métis.

-« Oui peut-être. » Admet Maxwell sans pour autant être moins nerveux.

La lumière vire au vert, le natté pousse la porte pour trouver la jeune femme en train de changer le lange du bébé.

-« Tu vois, ce n’était rien. » Ajoute le brun en lui mettant une main sur le dos.

-« Tiens, Duo tu peux le prendre un petit peu, le temps que je range tout ça. » Demande la jeune femme, le châtain ne se fait pas prier pour s’exécuter, les yeux brillant.

Après avoir tout remis en place, Hilde sort son appareil photo et prend son homme avec son fils.

-« Heero, tu veux bien ? » Interroge la brune. Duo ayant compris sa femme tend le bébé au métis qui le prend délicatement dans les bras, le flash immortalise l’instant.

-« On demandera à une infirmière de prendre une photo de nous trois. » Dit-elle en se réinstallant dans le lit. Sur la table de chevet trônait un cadre digital dans lequel, elle télécharge déjà les deux photos, il y en a déjà une d’Hugo faite au matin.

-« Tu peux sortir quand ? » Demande le natté en reprenant son fils dans les bras du brun au grand damne de ce dernier.

-« Demain si le petit à repris un peu de poids. »

-« Il ne va pas bien ! » S’inquiète directement Maxwell.

-« Duo, tous les enfants perdent dix pour cent de leur poids après la naissance. » Sourit la jeune femme.

-« Hilde pourquoi l’as-tu appelé Hugo ? » Questionne le natté en berçant le bébé. Autant demander parce qu’il sait bien que Yuy ne le fera pas.

-« Parce que quand on aura notre petite fille, elle s’appellera Hélène et nous aurons tous les trois un prénom qui commence par H, en plus ce prénom me plait bien ! » Répond en souriant la jeune femme, surtout devant la bouche ouverte du natté. Après avoir attendu un peu que sa réponse fasse son effet elle ajoute. « En plus il y a deux lettres des prénoms de deux hommes merveilleux qui me permettent d’être pleinement heureuse. »

Duo se lève du fauteuil pour venir s’asseoir sur le lit de la jeune maman, au moment où ce dernier veut l’embrasser, Heero se racle la gorge, on ne sait jamais qui peut entrer.

µµµ

Dès le lendemain, la brune regagnait ses pénates, une nouvelle organisation se faisait également. Pour plus de précaution, dès la troisième nuit le couffin est mis dans la pièce qui allait devenir la future chambre du bébé.

Hilde avait d’abord voulu le mettre là que la journée pour le garder près d’elle la nuit. Mais elle devait constater que le matin, elle réveillait son enfant en transportant le couffin d’une pièce à l’autre. Après avoir changé les coussins de place, elle s’occupait du couffin qui ne pouvait pas rester dans la chambre qui était censée être d’Heero et Duo. Le métis parti à la faculté, les deux autres se levaient pour ne pas se faire surprendre dans une position douteuse.

Hilde n’avait pas eu d’autres choix, son fils avait le sommeil léger. Le premier matin, il se réveille durant le transport ce qui le met de très mauvaise humeur, il pleure durant une demi-heure à fendre l’âme. La jeune maman pensait qu’elle avait été un peu trop brusque, elle décide de rééditer l’expérience le lendemain de façon plus tendre.

Le lendemain, l’enfant se réveille à nouveau et pleure pendant plus d’une demi-heure avant de se calmer comme la veille. C’est pour ça qu’elle décide de mettre le couffin dès la tétée de nuit dans sa chambre en branchant le baby-phone pour surveiller son sommeil.

µµµ

Le 19 mai AC197

Quinze jours ont passé, un soir en revenant de la faculté, Heero entre dans l’appartement aussi mouillé que s’il avait pris sa douche tout habillé.

-« Va te doucher, je vais te chercher des vêtements secs. » Sourit la jeune femme.

-« Duo est rentré ? » Questionne le métis en se dirigeant vers la salle de bain. Parce qu’il avait vu la voiture dans le garage en rentrant la mobylette.

-« Non j’avais besoin de la voiture pour me rendre chez le pédiatre. » Explique-t-elle de sa chambre, elle revient rapidement avec un boxer, un jean, une chemise ainsi qu’une paire de chaussettes. Le brun était déjà à moitié déshabillé.

-« Je prends une douche rapide et je vais le chercher. » Dit-il en disparaissant dans la douche en boxer. Ce dernier arrive sur le sol alors que Hilde sort de la pièce.

La douche avait été rapide, c’est certain, Yuy sort complètement habillé après dix minutes.

-« Il finit à 17h30, tu as le temps tu sais Heero ! » Lui dit la brune en lui tendant un cacao chaud.

-« Merci ! »

Les mains autour du bol, le métis savoure la boisson chaude qui le réchauffe totalement. Il va chercher dans son armoire une autre veste qu’il passe pour partir.

-« Heero ! »

Celui-ci se retourne.

-« Qu’est-ce qu’il ne va pas ? Tu es bien silencieux depuis des jours… »

Le brun n’avait pas l’impression d’être aussi transparent, pourtant c’était vrai que quelque chose le tracassait.

-« Rien, ça va passer ! »

-« Ce n’est pas vrai que ce n’est rien, tu es taiseux, froid, taciturne, tu ne participes plus à rien ! Donc il y a quelque chose. »

-« On ne fait pas toujours ce qu’on veut ! » Admet Heero en haussant ses épaules.

-« Pourquoi dis-tu ça ? » Fronce des sourcils la brune en mettant sa main sur la porte pour l’empêcher de sortir.

-« Duo travaille bien dans un métier qui ne lui plaît pas, je ne vais pas faire des enfantillages parce que je crois que je n’apprécierai pas les études. »

-« Bien sûr que si c’est important que tu puisses faire des études qui te conviennent ! »

-« Mais que va dire Duo ! » S’inquiète le brun.

-« Il t’aime, ce qu’il veut c’est que tu sois heureux, alors discute avec lui, et ne t’inquiète pas de ça, tu ne vas pas faire des études de neuf ans qui ne t’intéressent pas, c’est pour ça que tu y allais en élève libre pour l’instant, pour faire ton choix. » Dit tendrement Hilde en ouvrant la porte pour le laisser sortir.

Devant l’air éberlué du métis, la jeune femme ouvre la porte encore plus en grand pour tomber nez à nez avec Monsieur Watchers. Heero regarde sa montre, s’il ne part pas maintenant Duo sera sous la pluie lui aussi.

-« Vous êtes attendu quelque part ? » Questionne l’huissier.

-« J’allais chercher mon mari au travail. » Admet Yuy.

-« Allez-y, je vais discuter un peu avec mademoiselle. »

-« Va, Heero va chercher ton mari, qu’il ne rentre pas dans le même état que toi. Je tiendrai le repas au chaud, à moins que Monsieur Watchers ne veuille manger avec nous. » Propose tout sourire la brune.

µµµ

Duo était ravi de trouver Yuy au volant de la voiture qui l’attendait à la sortie du travail, vu la pluie qui s’abattait sur la ville, il aurait été trempé avant d’arriver à l’arrêt du bus qui pourtant n’est qu’à cinq cents mètres de là.

Durant tout le trajet de l’aller, le brun avait réfléchi à comment présenter sa requête à son ami.

-« Merci Ro’. » Lâche Maxwell en se glissant dans la voiture.

-« Hn ! Ca été ta journée ? » Questionne le métis en mettant la première avant de démarrer.

-« Oui, aujourd’hui c’était un des deux meilleurs jours de la semaine. Je livrais ! » Explique souriant le natté.

-« Pourquoi ne changes-tu pas de profession ? » Interroge Yuy sans quitter la route des yeux.

-« Je cherche, mais je n’ai pas encore trouvé, alors c’est mieux que de rester sans rien faire et puis comment veux-tu que je continue à mettre de l’argent de côté si je ne travaille pas. » Répond le châtain en enlevant un peu de buée sur le pare-brise.

-« Je voudrais changer d’option ! » Lâche d’un coup Heero alors qu’il amorçait le virage pour entrer dans le parking du sous-sol de l’immeuble.

-« Qu’est-ce que tu voudrais faire ? » Demande naturellement le natté.

-« J’ai bien envie de tenter la psychologie. » Avoue Yuy en s’arrêtant devant le garage, Duo a déjà ouvert la porte passager pour ouvrir la porte.

Le brun se demande si son ami l’a entendu. Il attend après avoir sorti le cyclomoteur que son ami rentre la voiture puis en sort pour retrouver le châtain qui attend près de la porte après avoir replacé la mobylette à sa place.

-« Psychologie, je ne te vois pas trop dedans, mais pourquoi pas tout compte fait, si tu as envie autant que tu essaies. » Sourit le natté en passant son bras autour des épaules du brun.

-« J’ai envie de faire plus que d’essayer ! » Avoue un peu penaud le métis d’être pris si à la légère.

-« Bien sûr je te crois capable de réussir tout ce que tu entreprends. » Affirme le châtain. « Tu vas passer quand même tes examens ? »

-« Je ne sais pas. Ce serait un peu inutile, tu ne crois pas ? »

Arrivé devant la porte de l’appartement, Duo veut enlever le bras qu’il a sur l’épaule de son ami. Heero le maintient de la main.

-« Monsieur Watchers ! » Murmure Yuy

-« Oh ! »

Le brun introduit la clef dans la serrure et l’ouvre, avec soulagement, il constate qu’il n’y a plus que la jeune femme dans l’appartement.

-« Je crois qu’on va avoir un peu plus la paix, il a entendu notre conversation Heero. » S’exclame joyeusement la brune en venant vers eux.

Maxwell fronce les sourcils.

-« Oui, Hilde a dit que tu m’aimais. » Lâche le métis en refermant doucement la porte d’entrée.

-« Bien sûr que je t’aime, mais pas comme tu crois. Je t’aime d’amitié et j’ai envie de te protéger, de te savoir heureux, parce que tu es un type formidable et que tu mérites le bonheur. »

Heero sent le rouge venir à ses joues, ça faisait du bien de se savoir autant apprécié. Pour masquer sa gêne il se rend dans la cuisine pour aller chercher les assiettes et mettre la table.


A suivre… 

Chap 5 - Chap 7

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