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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma propriété.

Genre : Policier/ Tranche de vie.

Lectrice 01 : Arlia Eien.

Acteurs : Heero, Duo, Wufei, Lady Une, Trowa, Catherine, Hilde, Quatre, Marie-Meiya, Zechs, Lucrézia, Dorothy. En personnage original récurrent : Kay Louis

Note de l'auteur :Fic inspirée par la chanson de Florent Pagny du même titre.


Chapitre 9


Vendredi

Heero regardait le calendrier qu'il s'était construit dans un des livrets de mots croisés. Si son kidnappeur ne l'avait pas induit en erreur avec des extinctions des lumières irréelles, on devait être vendredi.

Il avait hâte que son ravisseur prenne contact avec lui, il avait de plus en plus de difficultés à mettre ses idées au clair sur de simples morceaux de papier toilette. Il avait aussi envie de contact.

Il se demandait également si on avait trouvé son mot, si les secours viendraient prochainement le libérer. Pour toutes ses raisons, il était impatient de recevoir son colis alimentaire, il en était à quatre semaines de complète captivité.

Il arrête sa série de pompes qu'il fait le long de son lit dans l'angle mort de la caméra, ses réflexions prenant plus de place dans son cerveau. Il espérait recevoir encore la revue 'L'univers', est-ce qu'il pouvait la réclamer ? Est-ce que s'il la demandait, il se ferait supprimer ce privilège ? Il souhaitait qu'elle lui soit mise d'office de manière à pouvoir continuer à se tenir informé.

Il reprend sa série de pompes, il venait de prendre une décision, autant la réclamer et demander à l'avoir chaque fois et ne plus insister par après, si son ravisseur ne prend pas contact avec lui, il l'appellerait demain dans la matinée pour en faire la demande. Arrivé, à la fin de sa série de pompes, il met ses jambes sur le lit pour effectuer cinquante abdominaux.

Sa gymnastique finie, il décide de faire l'inventaire de ce qui lui reste en alimentation et en produits d'entretien. Autant être prêt si le kidnappeur lui demande ce qui lui manque, le cas échéant pouvoir lui dire quand il l'appellera demain matin avant qu'il ne tombe à court.

µµµ

Il est 21 heures quand l'homme se rend dans la salle de contrôle en s'étirant les muscles du dos, sa semaine avait été épuisante. Autant prendre contact avec son prisonnier maintenant qu'il puisse faire les courses qui pourraient manquer demain matin. Il aurait pu prendre contact plus tôt mais il a manqué cruellement de temps, il était tard tous les soirs quand il venait regarder les bandes enregistrées de la journée, trop tard pour le déranger et puis autant le laisser mariner.

Le ravisseur pousse sur le bouton de l'interphone.

-« Je viens t'amener ton colis demain, tu as des demandes raisonnables ? »

Il voit Heero quitter le lit, une forme déposer quelque chose sur le lit à moins qu'il ne s'appuie pour se relever. Il vient vers la caméra en regardant le sol. Il jette juste un regard pour trouver le bouton rouge.

-« Je vais tomber à court de lames de rasoir, de gel douche, d'huile ainsi que du produit vaisselle. Je pourrais avoir des pâtes, des cubes de bouillon de poule ? »

-« Tu auras ça. » Affirme l'autre.

Yuy pousse à nouveau sur le bouton rouge avant que son ravisseur s'en aille.

-« J'aimerai aussi avoir toutes les semaines le magasine « L'Univers » » Tente-t-il en se retenant de se mordre la lèvre inférieure dans un moment d'angoisse alors qu'il se sait dans le champ de la caméra.

-« C'était prévu. Tu l'auras aussi. Rien d'autre ? » Demande-t-il afin de savoir s'il allait reformuler sa demande de mercredi.

-« J'ai toujours besoin de quoi écrire. » Rappelle le métis.

-« Un bic ? Un crayon ? » Interroge le ravisseur.

-« Surtout du papier. » Admet Heero, c'est de ça qu'il avait le plus besoin quoi qu'un bic ou crayon ça ne serait pas de refus, les siens diminuaient.

-« Je passerai avec ton colis dans l'après-midi, que tout soit prêt ! » Rappelle également le kidnappeur.

-« Ca le sera. » Répond le brun avant de repartir vers son lit.

L'homme ne s'en va pas directement autant regarder maintenant la bande de la journée. Il avait l'habitude de ne voir apparaître le métis dans le champ de la caméra que pour cuisiner ou se rendre dans le coin salle de bain dont il fermait la tenture directement. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire de ses journées ? Il se le demandait.

Le ravisseur revient en arrière et regarde l'écran plus attentivement. Même si Yuy essaye de le dissimuler dans sa main, c'est bien du papier WC qui dépasse. Qu'est-ce qu'il peut bien en faire ? Il a peut-être un rhume, ce serait pour se moucher ? Il faudra qu'il lui rajoute des mouchoirs en tissus et quelques-uns en papier.

Il prend une feuille de papier et note sa liste de course pour demain, ça l'énervait un peu de devoir sortir demain au matin pour ça mais bon, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même, il aurait pu lui sonner jeudi soir, il l'aurait ajouté à sa liste de vendredi.

Après avoir tout noté, il se gratte la tête avant d'avoir un sourire, il n'a pas de rhume, il fait des aides mémoires sur du papier WC en attendant du vrai papier. Qu'est-ce qu'il peut bien noter ? Parce qu'il se rappelle l'avoir vu se rendre plus fréquemment aux toilettes depuis mercredi.

µµµ

Heero reprend son roman, un petit sourire aux lèvres qu'il perd rapidement. Pourquoi est-il heureux pour si peu ? Savoir que son ravisseur va lui fournir ce qu'il a envie lui met du baume au cœur, savoir qu'il va le voir furtivement demain également. Tout ça n'était pas normal. Il n'avait jamais eu besoin des autres, de contact. Mais il n'avait jamais été vraiment seul.

Il secoue la tête et dépose son livre, il devait repartir au combat, il devait chercher un moyen de sortir d'ici, pas seulement attendre qu'on le trouve ou que son ravisseur le délivre. Il était en train de s'endormir sur ses lauriers. Qu'est-ce qu'il pourrait bien faire d'autre que ce qu'il avait déjà entrepris ? Il n'avait aucun contact avec l'extérieur et encore moins de possibilités de prévenir quelqu'un.

Le métis soupire, il devait tenter une action. Est-ce que son ravisseur faisait le linge lui-même ? Peut-être qu'il pourrait laisser un message sur un vêtement.

Ragaillardi par son idée, il se rend à la salle de bain et sort un pantalon, il prend un bic pour écrire quelque chose sur l'envers de la poche de son jeans, avant de le mettre dans le linge sale là où il l'avait pris. C'était visible, mais pas trop, il fallait espérer qu'on le verrait avant de le mettre à la machine parce qu'il n'était pas certain que ça résiste au lavage, il espérait parce que le repassage s'effectuait souvent à l'envers.

µµµ

Samedi

Le kidnappeur vérifie si tout est dans la caisse, puis il rajoute avec un petit sourire, un papier sur le tout.

Après avoir prévenu sa complice d'un signe de tête, il regarde si Heero est bien en position contre le mur, puis il passe sa cagoule et s'en va avec sa caisse sous le bras.

L'échange se fait en moins d'une minute, Yuy l'observant le regard mauvais. Tout en reculant, le chef rouspète intérieurement sur son système d'observation de son prisonnier, il aurait voulu voir sa réaction lors de la lecture de sa note.

µµµ

Comme à chaque fois, depuis la première livraison, Heero prend la caisse pour la mettre sur son lit dès que la porte se referme. Il va pouvoir découvrir ce qu'on lui a préparé.

Yuy fronce des sourcils en voyant un papier sur le dessus de la caisse. Est-ce de nouvelles règles ? Avec un peu d'impatience, il dépose la caisse sur son lit pour pouvoir regarder. Il prend le papier, le retourne et ses traits se décomposent.

Je ne sais pas si je dois me sentir vexé ou honoré que tu fasses ce genre de tentatives.

Je dirais vexé d'être pris pour un bleu.

Le tout écrit à la machine avec son SOS du livre collé sur le papier.

Heero est vraiment déconfit, froisse le papier avant de le glisser dans sa poche, il le jettera dans le WC tout à l'heure.

Prenant le livre qu'il a presque fini, le métis commence à entourer des lettres au crayon pour refermer son message d'appel à l'aide, il ne s'avoue pas vaincu, il trouvera un moyen de sortir d'ici.

Le trait est léger, son ravisseur ne va pas tout lire, Heero espère seulement que la personne qui lira le livre après lui sera intriguée et arrivera à décrypter son message.

Yuy dépose le livre et regarde ce qu'il y a dans la caisse. Les vêtements propres, le brun les range directement dans son sac sous le lit.

En tout cas malgré sa tentative, son kidnappeur ne s'est pas moqué de lui, ce qu'il a demandé est présent. Il lui a même donné deux cahiers de deux cents pages de quoi mettre à jour ses notes. Sur le premier, Heero inscrit un 1, il s'en servira comme journal de bord, il y glisse le livret de mots croisés qui lui servait pour ça avant.

Sur le deuxième, il inscrit « Univers. » En code et y glisse les bouts de papier WC, il remettra ses notes à jour plus tard dans l'après-midi.

Il met les deux cahiers dans la poche de son sac de voyage pour être sûr de les avoir en cas de tentative d'évasion. Sur sa table de nuit, le brun dépose les nouveaux DVD et livres pour ses occupations de la semaine. Il sourit en voyant le magasine « l'Univers » au moins il aura des nouvelles fraîches sur l'extérieur.

Tout ce qui est alimentaire et produits d'entretien, le brun les remet dans la caisse, il les rangera quand il se préparera son souper.

Le dos bien calé contre le mur de béton, il commence la lecture de sa revue.

µµµ

Le kidnappeur devait se résigner, si Heero avait eu une réaction à son mot, il ne l'aurait pas en visuel. L'homme doutait que le métis ne ferait pas réapparaître une réaction par la poubelle, mais comme toutes les autres semaines après avoir mis des gants de chirurgien, il vidait le sac en plastique que lui avait rendu le brun dans son sac de poubelle personnel.

Il sortait tout un à un en plissant du nez. Ce n'était pas ce qu'il préférait faire mais il savait qu'Heero n'aurait cesse de vouloir prévenir l'extérieur qu'il était prisonnier. Et lui serait stupide de ne pas faire attention au moindre détail. Il ne pouvait s'endormir sur leurs lauriers, aucun des deux.

Le sac vide et les gants dans la poubelle, il prend les vêtements pour les préparer pour les laver. Il retourne les T-shirts et les pulls à motif pour ne pas les abîmer. Il fait pareil avec les pantalons, il a toujours entendu dire que c'était mieux pour laver les jeans.

Le ravisseur cligne des yeux, puis sourit en voyant « Je suis prisonnier, aidez-moi ! »

Encore une fois, il ne s'était pas nommé, mais ça il pouvait le comprendre, par la force de l'habitude, il continuait à masquer son identité, espérant que le mot prisonnier soit suffisant pour attirer les gens et permettre sa libération.

Il savait déjà ce qu'il rédigerait comme message pour lui signaler qu'il était à nouveau démasqué. C'est presque de bonne humeur qu'il rassemble tout le linge.

µµµ

Comme à chaque fois qu'elle quitte le centre de revalidation, Lady est partie samedi dans l'après-midi. Dimanche, c'est une journée de repos où elles dorment et reprennent leurs habitudes au sein de leur domicile.

Lundi

Lady Une embrasse Marie-Meiya sur la joue et lui caresse les cheveux.

-« Tu es sage ma chérie, je dois absolument me rendre au QG, tu étudies bien avec ton précepteur, j'essaye de repasser à midi pour manger avec toi, sinon Georgina te conduira à la piscine pour 17 heures et nous nous y retrouverons pour nous amuser. »

-« Oui maman, travaille bien. »

-« Toi aussi, ma chérie. »

Lady Une est à peine partie qu'une jeune femme blonde avec une tenue de nurse vient s'installer à la table au côté de la fillette pendant qu'elle termine son petit déjeuner.

La brune se rend directement à son bureau.

-« Jennifer, appelez-moi le sergent Louis. » Ordonne-t-elle en passant dans le bureau de sa secrétaire.

-« Bien mon Général. »

Tout en composant le numéro du jeune homme, elle se demande ce que lui veut Lady Une, surtout qu'elle n'a pas l'air de bonne humeur.

Le blond arrive rapidement et interroge du regard la secrétaire qui ne peut que lever les épaules en signe d'impuissance, puis Kay entre dans le bureau de son supérieur après l'invitation.

Le regard brun fixe dans les yeux le jeune homme.

-« Revenons sur le dossier « Leviator » » Attaque le Général d'une voix glaciale.

Louis soupire subtilement.

-« Si vous voulez Madame, mais je ne sais pas ce que je peux vous dire de plus dessus. »

-« Nous sommes d'accord sur le fait que c'est le sergent Yuy qui a fait la mission, mais je suis persuadée que vous me cachez quelque chose ! » Affirme-t-elle sans le quitter des yeux.

Kay avale sa salive et se lance.

-« Je crois que le sergent Yuy a fait la mission et puis est parti en infiltration pour démanteler d'autres usines d'armes. »

C'est tout ce qu'il pouvait dire sans compromettre le lieutenant Maxwell, parce que le blond y avait beaucoup réfléchi durant le week-end, et il ne voyait pas d'autres solutions en réalité. Le sergent Yuy travaillait sous les ordres du Lieutenant Maxwell et le mail du 8 avril n'était pas un faux.

Les deux jeunes gens avaient certainement envie de retravailler ensemble. Il ne fallait pas être Einstein pour se rendre compte que Yuy et Maxwell se connaissaient depuis un moment, qu'ils connaissaient la capacité de l'autre et qu'ils y avaient du respect l'un envers l'autre.

Louis en était certain, surtout pour les avoir vus ensemble plus d'une fois à leur insu et puis sinon pourquoi Duo aurait résisté aussi longtemps dans l'appartement de fonction de Yuy ?

-« Je n'ai jamais autorisé une mission d'infiltration. » S'indigne Lady Une.

-« J'en suis certain, sinon vous ne chercheriez pas à savoir où est le sergent Yuy. » Admet volontiers Kay.

-« Quand avez-vous eu un contact avec le Lieutenant Maxwell depuis son départ et pour quelle raison ? » Questionne froidement la jeune femme.

Et la lumière se fait pour le blond, il s'était trahi en appelant Duo par son nouveau grade.

-« Régulièrement au moins une fois la semaine et toujours d'ordre privé. » Répond Louis en soutenant le regard du Général.

-« Vous pouvez disposer ! » Lâche Lady Une en lui montrant la porte de sortie.

La brune le regarde partir, elle savait que le jeune homme lui mentait, cependant pour l'instant, elle ne voyait pas de failles dans son histoire et elle ne pouvait pas se permettre de perdre encore un bon élément, surtout qu'il irait directement grossir les rangs de la section Américaine.

De plus, Lady Une devait bien admettre que c'était une solution tout à fait envisageable. La jeune femme regarde l'avant dernier mail du métis, trois jours avant la date de l'opération « Leviator. »

J'ai quelque chose d'urgent à vous transmettre de vive voix

Oui, c'était possible qu'Heero n'ait pas eu le temps de la prévenir et d'être en infiltration sans aucun soutien, c'est tout à fait dans son style.

Le Général soupire, rassurée, avant de pousser sur l'interphone qui la relie à sa secrétaire.

-« Appelez-moi le sergent Noin. »

La jeune femme enceinte de six bons mois fait son entrée, Lady Une ouvre de grands yeux, elle avait oublié l'état de son sergent.

-« J'ai une requête à vous faire exécuter seule et rapidement. Du top secret ! Vous comprenez le sens du mot top secret ? »

-« Oui, mon Général ! » Affirme Lucrézia en claquant ses talons l'un contre l'autre.

-« Bien, faites-moi un rapport sur toutes les actions faites dans l'univers pour l'instant avec la section preventer qui s'y rattache. Et ça à dater du mois d'avril. »

La future mère écarquille les yeux, on était début mai.

-« Il y a les listings. » S'étonne Noin.

-« Oui et bien vous prenez les pages des actualités et vous comparez avec les listings de chaque section preventer. Ce que vous ne pouvez pas rattacher à une section, vous l'inscrivez sur une feuille. Je ne dois pas le faire à votre place en plus ? » Demande Lady Une en mettant ses orbes bruns dans ceux de son sergent.

-« Non, mon Général. Et il vous faut ça pour hier ? » Interroge-t-elle sans ciller.

-« Ne soyez pas sarcastique. Dès que vous avez fini et avant votre repos d'accouchement. »

-« Je m'y attelle directement. »

La jeune femme fait un salut militaire et se rend aux archives pour consulter toutes les revues de presse à leur disposition.

Son époux vient la chercher au moment de rentrer chez eux. Il lui avait téléphoné pour lui demander où elle restait, il y a de ça au moins trois heures.

-« Qu'est-ce que fais ma belle ? » Demande Zechs en entrant dans la pièce.

-« Un travail confidentiel pour Lady Une. » Admet la jeune femme en coupant l'ordinateur qu'elle utilisait.

-« Donc, tu as été retirée de la section préparation de mission. » En conclut Merquize en tendant les mains à son épouse pour l'aider à se relever.

-« On dirait bien mon chéri. C'était à prévoir avec le retour de Louis dans le bureau. Tu n'as toujours pas découvert sur quel dossier il travaillait ? » Demande-t-elle en passant son bras autour de la taille du blond pour reprendre le chemin de leur demeure.

-« Non, j'ai beau être subtile, pas moyen de lui faire lâcher un mot. Il est allé chez Lady Une dans la matinée, je n'ai rien trouvé dans son bureau. » Admet le blond en glissant la clef dans la serrure de leur domicile.

µµµ

Duo avait fini par opter pour la méthode de Trowa pour pouvoir suivre la navette d'approvisionnement de minéraux, il allait essayer de mettre un mouchard dessus à l'usine de L3.

C'est Ronald qui a été choisi pour ça étant donné qu'il était déjà sur place. Le jeune homme devait juste trouver le bon créneau pour le faire, pour ça Maxwell lui avait donné carte blanche.

Le natté n'attendait pas de résultat de ce côté là cette semaine. De toute façon, son équipe avait assez de travail pour l'instant. Ils avaient un seul dossier sur les bras mais ça occupait onze hommes à plein temps.

L'usine de L2 venait une fois de plus d'être rasée, c'était déjà la troisième fois depuis début avril. Le Lieutenant commençait à se lasser, mais il était têtu et ce n'était pas lui qui perdait de l'argent bêtement, juste de l'énergie qu'il pourrait utiliser différemment.

Robert soupirait aussi d'être employé à cette surveillance, alors que ses confrères partaient sur des missions bien plus excitantes, mais c'était comme ça.

-« Si je te remplace, le nouveau va devoir refaire les repérages du personnel, toi tu es déjà engagé dans l'équipe de reconstruction. Patience, la tête pensante va bien finir par se lasser, tu seras affecté à un autre secteur. » Lui avait expliqué judicieusement le Lieutenant.

Alors Robert patientait, aidait à la reconstruction et détruisait son travail quand il avançait de trop. Son désespoir n'était pas feint, seulement il arrivait surtout quand l'ordre de reconstruction arrivait.

Howard avait fait un saut au bureau pour signer des documents et motiver un peu les troupes.

-« Continuez comme cela, notre section est la première à égalité avec la section Européenne. C'est surtout grâce à votre enquête tout ça. Toujours pas une idée sur le nom de la personne qui est à la tête de tout ce réseau ? »

-« Non, Howard. » Admet Duo un peu contrit.

-« Ce n'est pas grave. » Rassure l'homme en mettant son bras sur l'épaule du natté. « Je vais voir les autres chefs de secteur. »

Maxwell le regarde partir, puis se retourne vers ses troupes et claque dans ses mains.

-« Allez au boulot ! »

Le natté s'assied devant son bureau, pourtant, il n'arrive pas à se concentrer. Il n'a pas encore eu le temps de compulser les dossiers ramenés de chez Wufei, néanmoins, Duo est persuadé que c'est important, cependant son enquête personnelle devait être reléguée au second plan.

Surtout que de ce qu'il avait lu dans la navette de retour sur L2, il aurait dû en discuter avec Heero et pour l'instant c'était totalement impossible. Le châtain sort la farde avec les dossiers et la glisse dans sa mallette pour pouvoir regarder ça le soir à son aise. Il faut qu'il travaille sur ces dossiers sinon un de ces jours, il va voir débarquer Wufei fou furieux pour avoir des explications.

On frappe au bureau et la porte s'ouvre sur Samuel.

-« Vous pouvez venir, Doug croit avoir fait une découverte importante. »

-« J'arrive. » Dit-il en se levant directement pour suivre le jeune homme.

L'homme bien en chair souriait en tendant un document au natté que ce dernier parcourt rapidement avant de sourire également, enfin un peu de neuf dans cette enquête.

µµµ

Trowa regarde sa sœur présumée exécuter son numéro de lancé de couteaux, il y a belle lurette qu'il ne sert plus de cible puisqu'il ne suscitait pas la peur dans le public à être trop inexpressif.

La cible humaine avait été remplacée par des ballons qui s'envolent et qu'elle doit toucher et faire éclater, certains étaient aussi fixés sur une planche, dans d'autres il y avait des confettis qui brouillait la vue de la lanceuse au moment où ils éclataient rendant le spectacle encore plus palpitant.

Tout en regardant, l'esprit de Barton retourne auprès de Maxwell, il se disait que le jeune homme restait égal à lui-même, débordant de vie, réfléchi. Lady Une le soupçonnait de détournement de renseignements, de pactiser avec l'ennemi, ça le brun-roux en était moins sûr, au vu de ce qu'il avait observé.

Catherine salue le public, Trowa rentre en piste pour son numéro d'équilibriste sur un fil tendu à dix mètres du sol.

Dans deux semaines, il passerait à l'exécution de son plan, le cirque serait tout près de L2, il pourrait plus facilement observer le natté dans ses déplacements et le surveiller.

µµµ

Quatre venait de prendre connaissance du dernier rapport, il le chiffonne et le jette dans sa poubelle. Une fois de plus l'usine de L2 avait été détruite, c'est vrai qu'il voulait occuper Duo avec ce bâtiment, mais il fallait se rendre à l'évidence, ce n'était pas suffisant. Malgré ça une autre usine avait été détruite, la perte de ses disques durs était vraiment dérangeante.

Winner avait dû réorganiser sa façon de procéder, ça en était fini de travailler sur ordinateur, tout se faisait sur clef USB, ça lui faisait perdre beaucoup de temps.

Par contre, ayant perdu deux usines, le blond devait grossir la production sur les trois dernières usines en fonction. Le repérage des navettes cargo n'était pas un problème, elles avaient été construites avec les plans du DeathScythe qu'il avait trouvés dans le satellite de l'instructeur H.

Cependant, il était persuadé que l'accélération du trafic finirait par poser problème. Il allait devoir prendre plus de risques et surtout augmenter la production dans les mines. Il était temps que Maxwell lâche du leste, sinon il serait ruiné avant que la guerre ne reprenne.

Quatre se gratte la tête, il devait trouver une nouvelle action, Duo devenait trop dangereux. Il allait peut-être devoir l'éliminer, oh pas définitivement parce qu'il voulait avoir ses amis pour reprendre le combat et le chemin d'une victoire pas trop rapide cette fois, il l'espérait.

Les caves de sa demeure étaient suffisamment grandes pour garder des secrets. Ce serait peut-être une solution qu'il y disparaisse un temps. Le plus dur serait sûrement de l'enlever, le natté étant continuellement entouré, lui.

A Suivre… 

Chap 8 - Chap 10

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