
| Accueil | Qui suis-je ? | Fanfictions | Fictions originales | Fictions en commun | Autres auteurs | Liens |
Disclaimer
:
Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye
de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais
plaints. Les
autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma
propriété.
Genre
:
Policier/ Tranche de vie.
Lectrice
01 :
Arlia Eien.
Acteurs
:
Heero, Duo, Wufei, Lady Une, Trowa, Catherine, Hilde,
Quatre, Marie-Meiya, Zechs, Lucrézia, Dorothy. En personnage original
récurrent
: Kay Louis
Note
de l'auteur :Fic
inspirée par la chanson de Florent Pagny du
même titre.
Chapitre
9
Vendredi
Heero
regardait le calendrier qu'il s'était construit dans un des livrets de
mots
croisés. Si son kidnappeur ne l'avait pas induit en erreur avec des
extinctions
des lumières irréelles, on devait être vendredi.
Il
avait hâte que son ravisseur prenne contact avec lui, il avait de plus
en plus
de difficultés à mettre ses idées au clair sur de simples morceaux de
papier
toilette. Il avait aussi envie de contact.
Il
se demandait également si on avait trouvé son mot, si les secours
viendraient
prochainement le libérer. Pour toutes ses raisons, il était impatient
de
recevoir son colis alimentaire, il en était à quatre semaines de
complète
captivité.
Il
arrête sa série de pompes qu'il fait le long de son lit dans l'angle
mort de la
caméra, ses réflexions prenant plus de place dans son cerveau. Il
espérait
recevoir encore la revue 'L'univers', est-ce qu'il pouvait la réclamer
? Est-ce
que s'il la demandait, il se ferait supprimer ce privilège ? Il
souhaitait
qu'elle lui soit mise d'office de manière à pouvoir continuer à se
tenir
informé.
Il
reprend sa série de pompes, il venait de prendre une décision, autant
la
réclamer et demander à l'avoir chaque fois et ne plus insister par
après, si
son ravisseur ne prend pas contact avec lui, il l'appellerait demain
dans la
matinée pour en faire la demande. Arrivé, à la fin de sa série de
pompes, il
met ses jambes sur le lit pour effectuer cinquante abdominaux.
Sa
gymnastique finie, il décide de faire l'inventaire de ce qui lui reste
en
alimentation et en produits d'entretien. Autant être prêt si le
kidnappeur lui
demande ce qui lui manque, le cas échéant pouvoir lui dire quand il
l'appellera
demain matin avant qu'il ne tombe à court.
µµµ
Il
est 21 heures quand l'homme se rend dans la salle de contrôle en
s'étirant les
muscles du dos, sa semaine avait été épuisante. Autant prendre contact
avec son
prisonnier maintenant qu'il puisse faire les courses qui pourraient
manquer
demain matin. Il aurait pu prendre contact plus tôt mais il a manqué
cruellement de temps, il était tard tous les soirs quand il venait
regarder les
bandes enregistrées de la journée, trop tard pour le déranger et puis
autant le
laisser mariner.
Le
ravisseur pousse sur le bouton de l'interphone.
-«
Je viens t'amener ton colis demain, tu as des demandes raisonnables ? »
Il
voit Heero quitter le lit, une forme déposer quelque chose sur le lit à
moins
qu'il ne s'appuie pour se relever. Il vient vers la caméra en regardant
le sol.
Il jette juste un regard pour trouver le bouton rouge.
-«
Je vais tomber à court de lames de rasoir, de gel douche, d'huile ainsi
que du
produit vaisselle. Je pourrais avoir des pâtes, des cubes de bouillon
de poule
? »
-«
Tu auras ça. » Affirme l'autre.
Yuy
pousse à nouveau sur le bouton rouge avant que son ravisseur s'en aille.
-«
J'aimerai aussi avoir toutes les semaines le magasine « L'Univers » »
Tente-t-il en se retenant de se mordre la lèvre inférieure dans un
moment
d'angoisse alors qu'il se sait dans le champ de la caméra.
-«
C'était prévu. Tu l'auras aussi. Rien d'autre ? » Demande-t-il afin de
savoir
s'il allait reformuler sa demande de mercredi.
-«
J'ai toujours besoin de quoi écrire. » Rappelle le métis.
-«
Un bic ? Un crayon ? » Interroge le ravisseur.
-«
Surtout du papier. » Admet Heero, c'est de ça qu'il avait le plus
besoin quoi
qu'un bic ou crayon ça ne serait pas de refus, les siens diminuaient.
-«
Je passerai avec ton colis dans l'après-midi, que tout soit prêt ! »
Rappelle
également le kidnappeur.
-«
Ca le sera. » Répond le brun avant de repartir vers son lit.
L'homme
ne s'en va pas directement autant regarder maintenant la bande de la
journée.
Il avait l'habitude de ne voir apparaître le métis dans le champ de la
caméra
que pour cuisiner ou se rendre dans le coin salle de bain dont il
fermait la
tenture directement. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire de ses journées
? Il se
le demandait.
Le
ravisseur revient en arrière et regarde l'écran plus attentivement.
Même si Yuy
essaye de le dissimuler dans sa main, c'est bien du papier WC qui
dépasse.
Qu'est-ce qu'il peut bien en faire ? Il a peut-être un rhume, ce serait
pour se
moucher ? Il faudra qu'il lui rajoute des mouchoirs en tissus et
quelques-uns
en papier.
Il
prend une feuille de papier et note sa liste de course pour demain, ça
l'énervait un peu de devoir sortir demain au matin pour ça mais bon, il
ne
pouvait s'en prendre qu'à lui-même, il aurait pu lui sonner jeudi soir,
il
l'aurait ajouté à sa liste de vendredi.
Après
avoir tout noté, il se gratte la tête avant d'avoir un sourire, il n'a
pas de
rhume, il fait des aides mémoires sur du papier WC en attendant du vrai
papier.
Qu'est-ce qu'il peut bien noter ? Parce qu'il se rappelle l'avoir vu se
rendre
plus fréquemment aux toilettes depuis mercredi.
µµµ
Heero
reprend son roman, un petit sourire aux lèvres qu'il perd rapidement.
Pourquoi
est-il heureux pour si peu ? Savoir que son ravisseur va lui fournir ce
qu'il a
envie lui met du baume au cœur, savoir qu'il va le voir furtivement
demain
également. Tout ça n'était pas normal. Il n'avait jamais eu besoin des
autres,
de contact. Mais il n'avait jamais été vraiment seul.
Il
secoue la tête et dépose son livre, il devait repartir au combat, il
devait
chercher un moyen de sortir d'ici, pas seulement attendre qu'on le
trouve ou
que son ravisseur le délivre. Il était en train de s'endormir sur ses
lauriers.
Qu'est-ce qu'il pourrait bien faire d'autre que ce qu'il avait déjà
entrepris ?
Il n'avait aucun contact avec l'extérieur et encore moins de
possibilités de
prévenir quelqu'un.
Le
métis soupire, il devait tenter une action. Est-ce que son ravisseur
faisait le
linge lui-même ? Peut-être qu'il pourrait laisser un message sur un
vêtement.
Ragaillardi
par son idée, il se rend à la salle de bain et sort un pantalon, il
prend un
bic pour écrire quelque chose sur l'envers de la poche de son jeans,
avant de
le mettre dans le linge sale là où il l'avait pris. C'était visible,
mais pas
trop, il fallait espérer qu'on le verrait avant de le mettre à la
machine parce
qu'il n'était pas certain que ça résiste au lavage, il espérait parce
que le
repassage s'effectuait souvent à l'envers.
µµµ
Samedi
Le
kidnappeur vérifie si tout est dans la caisse, puis il rajoute avec un
petit
sourire, un papier sur le tout.
Après
avoir prévenu sa complice d'un signe de tête, il regarde si Heero est
bien en
position contre le mur, puis il passe sa cagoule et s'en va avec sa
caisse sous
le bras.
L'échange
se fait en moins d'une minute, Yuy l'observant le regard mauvais. Tout
en
reculant, le chef rouspète intérieurement sur son système d'observation
de son
prisonnier, il aurait voulu voir sa réaction lors de la lecture de sa
note.
µµµ
Comme
à chaque fois, depuis la première livraison, Heero prend la caisse pour
la
mettre sur son lit dès que la porte se referme. Il va pouvoir découvrir
ce
qu'on lui a préparé.
Yuy
fronce des sourcils en voyant un papier sur le dessus de la caisse.
Est-ce de
nouvelles règles ? Avec un peu d'impatience, il dépose la caisse sur
son lit
pour pouvoir regarder. Il prend le papier, le retourne et ses traits se
décomposent.
Je
ne sais pas si je dois me sentir vexé ou honoré que tu fasses ce genre
de
tentatives.
Je
dirais vexé d'être pris pour un bleu.
Le
tout écrit à la machine avec son SOS du livre collé sur le papier.
Heero
est vraiment déconfit, froisse le papier avant de le glisser dans sa
poche, il
le jettera dans le WC tout à l'heure.
Prenant
le livre qu'il a presque fini, le métis commence à entourer des lettres
au
crayon pour refermer son message d'appel à l'aide, il ne s'avoue pas
vaincu, il
trouvera un moyen de sortir d'ici.
Le
trait est léger, son ravisseur ne va pas tout lire, Heero espère
seulement que
la personne qui lira le livre après lui sera intriguée et arrivera à
décrypter
son message.
Yuy
dépose le livre et regarde ce qu'il y a dans la caisse. Les vêtements
propres,
le brun les range directement dans son sac sous le lit.
En
tout cas malgré sa tentative, son kidnappeur ne s'est pas moqué de lui,
ce
qu'il a demandé est présent. Il lui a même donné deux cahiers de deux
cents
pages de quoi mettre à jour ses notes. Sur le premier, Heero inscrit un
1, il
s'en servira comme journal de bord, il y glisse le livret de mots
croisés qui
lui servait pour ça avant.
Sur
le deuxième, il inscrit « Univers. » En code et y glisse les bouts de
papier
WC, il remettra ses notes à jour plus tard dans l'après-midi.
Il
met les deux cahiers dans la poche de son sac de voyage pour être sûr
de les
avoir en cas de tentative d'évasion. Sur sa table de nuit, le brun
dépose les
nouveaux DVD et livres pour ses occupations de la semaine. Il sourit en
voyant
le magasine « l'Univers » au moins il aura des nouvelles fraîches sur
l'extérieur.
Tout
ce qui est alimentaire et produits d'entretien, le brun les remet dans
la
caisse, il les rangera quand il se préparera son souper.
Le
dos bien calé contre le mur de béton, il commence la lecture de sa
revue.
µµµ
Le
kidnappeur devait se résigner, si Heero avait eu une réaction à son
mot, il ne
l'aurait pas en visuel. L'homme doutait que le métis ne ferait pas
réapparaître
une réaction par la poubelle, mais comme toutes les autres semaines
après avoir
mis des gants de chirurgien, il vidait le sac en plastique que lui
avait rendu
le brun dans son sac de poubelle personnel.
Il
sortait tout un à un en plissant du nez. Ce n'était pas ce qu'il
préférait
faire mais il savait qu'Heero n'aurait cesse de vouloir prévenir
l'extérieur
qu'il était prisonnier. Et lui serait stupide de ne pas faire attention
au
moindre détail. Il ne pouvait s'endormir sur leurs lauriers, aucun des
deux.
Le
sac vide et les gants dans la poubelle, il prend les vêtements pour les
préparer pour les laver. Il retourne les T-shirts et les pulls à motif
pour ne
pas les abîmer. Il fait pareil avec les pantalons, il a toujours
entendu dire
que c'était mieux pour laver les jeans.
Le
ravisseur cligne des yeux, puis sourit en voyant « Je suis prisonnier,
aidez-moi ! »
Encore
une fois, il ne s'était pas nommé, mais ça il pouvait le comprendre,
par la force
de l'habitude, il continuait à masquer son identité, espérant que le
mot
prisonnier soit suffisant pour attirer les gens et permettre sa
libération.
Il
savait déjà ce qu'il rédigerait comme message pour lui signaler qu'il
était à
nouveau démasqué. C'est presque de bonne humeur qu'il rassemble tout le
linge.
µµµ
Comme
à chaque fois qu'elle quitte le centre de revalidation, Lady est partie
samedi
dans l'après-midi. Dimanche, c'est une journée de repos où elles
dorment et
reprennent leurs habitudes au sein de leur domicile.
Lundi
Lady
Une embrasse Marie-Meiya sur la joue et lui caresse les cheveux.
-«
Tu es sage ma chérie, je dois absolument me rendre au QG, tu étudies
bien avec
ton précepteur, j'essaye de repasser à midi pour manger avec toi, sinon
Georgina
te conduira à la piscine pour 17 heures et nous nous y retrouverons
pour nous
amuser. »
-«
Oui maman, travaille bien. »
-«
Toi aussi, ma chérie. »
Lady
Une est à peine partie qu'une jeune femme blonde avec une tenue de
nurse vient
s'installer à la table au côté de la fillette pendant qu'elle termine
son petit
déjeuner.
La
brune se rend directement à son bureau.
-«
Jennifer, appelez-moi le sergent Louis. » Ordonne-t-elle en passant
dans le
bureau de sa secrétaire.
-«
Bien mon Général. »
Tout
en composant le numéro du jeune homme, elle se demande ce que lui veut
Lady
Une, surtout qu'elle n'a pas l'air de bonne humeur.
Le
blond arrive rapidement et interroge du regard la secrétaire qui ne
peut que
lever les épaules en signe d'impuissance, puis Kay entre dans le bureau
de son
supérieur après l'invitation.
Le
regard brun fixe dans les yeux le jeune homme.
-«
Revenons sur le dossier « Leviator » » Attaque le Général d'une voix
glaciale.
Louis
soupire subtilement.
-«
Si vous voulez Madame, mais je ne sais pas ce que je peux vous dire de
plus
dessus. »
-«
Nous sommes d'accord sur le fait que c'est le sergent Yuy qui a fait la
mission, mais je suis persuadée que vous me cachez quelque chose ! »
Affirme-t-elle sans le quitter des yeux.
Kay
avale sa salive et se lance.
-«
Je crois que le sergent Yuy a fait la mission et puis est parti en
infiltration
pour démanteler d'autres usines d'armes. »
C'est
tout ce qu'il pouvait dire sans compromettre le lieutenant Maxwell,
parce que
le blond y avait beaucoup réfléchi durant le week-end, et il ne voyait
pas
d'autres solutions en réalité. Le sergent Yuy travaillait sous les
ordres du
Lieutenant Maxwell et le mail du 8 avril n'était pas un faux.
Les
deux jeunes gens avaient certainement envie de retravailler ensemble.
Il ne
fallait pas être Einstein pour se rendre compte que Yuy et Maxwell se
connaissaient depuis un moment, qu'ils connaissaient la capacité de
l'autre et
qu'ils y avaient du respect l'un envers l'autre.
Louis
en était certain, surtout pour les avoir vus ensemble plus d'une fois à
leur
insu et puis sinon pourquoi Duo aurait résisté aussi longtemps dans
l'appartement de fonction de Yuy ?
-«
Je n'ai jamais autorisé une mission d'infiltration. » S'indigne Lady
Une.
-«
J'en suis certain, sinon vous ne chercheriez pas à savoir où est le
sergent
Yuy. » Admet volontiers Kay.
-«
Quand avez-vous eu un contact avec le Lieutenant Maxwell depuis son
départ et
pour quelle raison ? » Questionne froidement la jeune femme.
Et
la lumière se fait pour le blond, il s'était trahi en appelant Duo par
son
nouveau grade.
-«
Régulièrement au moins une fois la semaine et toujours d'ordre privé. »
Répond
Louis en soutenant le regard du Général.
-«
Vous pouvez disposer ! » Lâche Lady Une en lui montrant la porte de
sortie.
La
brune le regarde partir, elle savait que le jeune homme lui mentait,
cependant
pour l'instant, elle ne voyait pas de failles dans son histoire et elle
ne
pouvait pas se permettre de perdre encore un bon élément, surtout qu'il
irait
directement grossir les rangs de la section Américaine.
De
plus, Lady Une devait bien admettre que c'était une solution tout à
fait
envisageable. La jeune femme regarde l'avant dernier mail du métis,
trois jours
avant la date de l'opération « Leviator. »
J'ai
quelque chose d'urgent à vous transmettre de vive voix
Oui,
c'était possible qu'Heero n'ait pas eu le temps de la prévenir et
d'être en
infiltration sans aucun soutien, c'est tout à fait dans son style.
Le
Général soupire, rassurée, avant de pousser sur l'interphone qui la
relie à sa
secrétaire.
-«
Appelez-moi le sergent Noin. »
La
jeune femme enceinte de six bons mois fait son entrée, Lady Une ouvre
de grands
yeux, elle avait oublié l'état de son sergent.
-«
J'ai une requête à vous faire exécuter seule et rapidement. Du top
secret !
Vous comprenez le sens du mot top secret ? »
-«
Oui, mon Général ! » Affirme Lucrézia en claquant ses talons l'un
contre
l'autre.
-«
Bien, faites-moi un rapport sur toutes les actions faites dans
l'univers pour
l'instant avec la section preventer qui s'y rattache. Et ça à dater du
mois
d'avril. »
La
future mère écarquille les yeux, on était début mai.
-«
Il y a les listings. » S'étonne Noin.
-«
Oui et bien vous prenez les pages des actualités et vous comparez avec
les
listings de chaque section preventer. Ce que vous ne pouvez pas
rattacher à une
section, vous l'inscrivez sur une feuille. Je ne dois pas le faire à
votre
place en plus ? » Demande Lady Une en mettant ses orbes bruns dans ceux
de son
sergent.
-«
Non, mon Général. Et il vous faut ça pour hier ? » Interroge-t-elle
sans
ciller.
-«
Ne soyez pas sarcastique. Dès que vous avez fini et avant votre repos
d'accouchement. »
-«
Je m'y attelle directement. »
La
jeune femme fait un salut militaire et se rend aux archives pour
consulter toutes
les revues de presse à leur disposition.
Son
époux vient la chercher au moment de rentrer chez eux. Il lui avait
téléphoné
pour lui demander où elle restait, il y a de ça au moins trois heures.
-«
Qu'est-ce que fais ma belle ? » Demande Zechs en entrant dans la pièce.
-«
Un travail confidentiel pour Lady Une. » Admet la jeune femme en
coupant
l'ordinateur qu'elle utilisait.
-«
Donc, tu as été retirée de la section préparation de mission. » En
conclut
Merquize en tendant les mains à son épouse pour l'aider à se relever.
-«
On dirait bien mon chéri. C'était à prévoir avec le retour de Louis
dans le
bureau. Tu n'as toujours pas découvert sur quel dossier il travaillait
? »
Demande-t-elle en passant son bras autour de la taille du blond pour
reprendre
le chemin de leur demeure.
-«
Non, j'ai beau être subtile, pas moyen de lui faire lâcher un mot. Il
est allé
chez Lady Une dans la matinée, je n'ai rien trouvé dans son bureau. »
Admet le
blond en glissant la clef dans la serrure de leur domicile.
µµµ
Duo
avait fini par opter pour la méthode de Trowa pour pouvoir suivre la
navette
d'approvisionnement de minéraux, il allait essayer de mettre un
mouchard dessus
à l'usine de L3.
C'est
Ronald qui a été choisi pour ça étant donné qu'il était déjà sur place.
Le
jeune homme devait juste trouver le bon créneau pour le faire, pour ça
Maxwell
lui avait donné carte blanche.
Le
natté n'attendait pas de résultat de ce côté là cette semaine. De toute
façon,
son équipe avait assez de travail pour l'instant. Ils avaient un seul
dossier
sur les bras mais ça occupait onze hommes à plein temps.
L'usine
de L2 venait une fois de plus d'être rasée, c'était déjà la troisième
fois
depuis début avril. Le Lieutenant commençait à se lasser, mais il était
têtu et
ce n'était pas lui qui perdait de l'argent bêtement, juste de l'énergie
qu'il
pourrait utiliser différemment.
Robert
soupirait aussi d'être employé à cette surveillance, alors que ses
confrères
partaient sur des missions bien plus excitantes, mais c'était comme ça.
-«
Si je te remplace, le nouveau va devoir refaire les repérages du
personnel, toi
tu es déjà engagé dans l'équipe de reconstruction. Patience, la tête
pensante
va bien finir par se lasser, tu seras affecté à un autre secteur. » Lui
avait
expliqué judicieusement le Lieutenant.
Alors
Robert patientait, aidait à la reconstruction et détruisait son travail
quand
il avançait de trop. Son désespoir n'était pas feint, seulement il
arrivait
surtout quand l'ordre de reconstruction arrivait.
Howard
avait fait un saut au bureau pour signer des documents et motiver un
peu les
troupes.
-«
Continuez comme cela, notre section est la première à égalité avec la
section
Européenne. C'est surtout grâce à votre enquête tout ça. Toujours pas
une idée
sur le nom de la personne qui est à la tête de tout ce réseau ? »
-«
Non, Howard. » Admet Duo un peu contrit.
-«
Ce n'est pas grave. » Rassure l'homme en mettant son bras sur l'épaule
du
natté. « Je vais voir les autres chefs de secteur. »
Maxwell
le regarde partir, puis se retourne vers ses troupes et claque dans ses
mains.
-«
Allez au boulot ! »
Le
natté s'assied devant son bureau, pourtant, il n'arrive pas à se
concentrer. Il
n'a pas encore eu le temps de compulser les dossiers ramenés de chez
Wufei,
néanmoins, Duo est persuadé que c'est important, cependant son enquête
personnelle devait être reléguée au second plan.
Surtout
que de ce qu'il avait lu dans la navette de retour sur L2, il aurait dû
en
discuter avec Heero et pour l'instant c'était totalement impossible. Le
châtain
sort la farde avec les dossiers et la glisse dans sa mallette pour
pouvoir
regarder ça le soir à son aise. Il faut qu'il travaille sur ces
dossiers sinon
un de ces jours, il va voir débarquer Wufei fou furieux pour avoir des
explications.
On
frappe au bureau et la porte s'ouvre sur Samuel.
-«
Vous pouvez venir, Doug croit avoir fait une découverte importante. »
-«
J'arrive. » Dit-il en se levant directement pour suivre le jeune homme.
L'homme
bien en chair souriait en tendant un document au natté que ce dernier
parcourt
rapidement avant de sourire également, enfin un peu de neuf dans cette
enquête.
µµµ
Trowa
regarde sa sœur présumée exécuter son numéro de lancé de couteaux, il y
a belle
lurette qu'il ne sert plus de cible puisqu'il ne suscitait pas la peur
dans le
public à être trop inexpressif.
La
cible humaine avait été remplacée par des ballons qui s'envolent et
qu'elle
doit toucher et faire éclater, certains étaient aussi fixés sur une
planche,
dans d'autres il y avait des confettis qui brouillait la vue de la
lanceuse au
moment où ils éclataient rendant le spectacle encore plus palpitant.
Tout
en regardant, l'esprit de Barton retourne auprès de Maxwell, il se
disait que
le jeune homme restait égal à lui-même, débordant de vie, réfléchi.
Lady Une le
soupçonnait de détournement de renseignements, de pactiser avec
l'ennemi, ça le
brun-roux en était moins sûr, au vu de ce qu'il avait observé.
Catherine
salue le public, Trowa rentre en piste pour son numéro d'équilibriste
sur un
fil tendu à dix mètres du sol.
Dans
deux semaines, il passerait à l'exécution de son plan, le cirque serait
tout
près de L2, il pourrait plus facilement observer le natté dans ses
déplacements
et le surveiller.
µµµ
Quatre
venait de prendre connaissance du dernier rapport, il le chiffonne et
le jette
dans sa poubelle. Une fois de plus l'usine de L2 avait été détruite,
c'est vrai
qu'il voulait occuper Duo avec ce bâtiment, mais il fallait se rendre à
l'évidence, ce n'était pas suffisant. Malgré ça une autre usine avait
été
détruite, la perte de ses disques durs était vraiment dérangeante.
Winner
avait dû réorganiser sa façon de procéder, ça en était fini de
travailler sur
ordinateur, tout se faisait sur clef USB, ça lui faisait perdre
beaucoup de
temps.
Par
contre, ayant perdu deux usines, le blond devait grossir la production
sur les
trois dernières usines en fonction. Le repérage des navettes cargo
n'était pas
un problème, elles avaient été construites avec les plans du
DeathScythe qu'il
avait trouvés dans le satellite de l'instructeur H.
Cependant,
il était persuadé que l'accélération du trafic finirait par poser
problème. Il
allait devoir prendre plus de risques et surtout augmenter la
production dans
les mines. Il était temps que Maxwell lâche du leste, sinon il serait
ruiné
avant que la guerre ne reprenne.
Quatre
se gratte la tête, il devait trouver une nouvelle action, Duo devenait
trop
dangereux. Il allait peut-être devoir l'éliminer, oh pas définitivement
parce
qu'il voulait avoir ses amis pour reprendre le combat et le chemin
d'une
victoire pas trop rapide cette fois, il l'espérait.
Les
caves de sa demeure étaient suffisamment grandes pour garder des
secrets. Ce
serait peut-être une solution qu'il y disparaisse un temps. Le plus dur
serait sûrement
de l'enlever, le natté étant continuellement entouré, lui.
A Suivre…
Si ça vous a plu, il y a l'option