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Titre
:
Les plaisirs de
l'équitation
Auteur
:
co-production de
Arlia Eien et Bernie Calling
Rating
: T
(s'il est là
ce n'est pas pour rien !)
Genre
:
TWT, Amitié, Délire
fait à partir d'une image trouvée sur le net,
Disclaimer
:
L'image n'est pas de nous, on se base juste sur elle pour écrire
cette...
histoire dirons-nous.
Les acteurs ne nous appartiennent pas non plus (les pauvres).
Acteurs
:
Heero, Quatre, Noin,
Pagan, Relena, Zechs et Dorothy
Les
plaisirs de
l'équitation
Royaume
de Sank AC195 :
Relena
venait de créer son école en septembre et y rassemblait des élèves pour
les
protéger de la guerre, mais aussi pour pouvoir plus facilement faire
passer son
message de paix. Convaincre les gens que seule la discussion pouvait
régler les
problèmes, voilà son but.
Parmi
les nouvelles arrivantes se trouvait Dorothy. C'était assez étonnant
car quand
on connaissait mieux la jeune fille on pouvait se demander ce qu'elle
faisait
dans une école qui prônait la paix sans les armes, à part espionner,
puisque
elle-même adorait la guerre.
µµµ
Un
mois plus tard, Quatre Raberba Winner et Heero Yuy avaient aussi
intégré
l'école pour la plus grande joie de Lucrezia Noin et de Relena.
De
son côté, Dorothy suivait Relena partout dans ses déplacements la
vénérant, la
mettant sur un piédestal. Tout ce qu'elle faisait n'était que réussite
à ses
yeux. Et bien que la plupart du temps la blonde fasse en effet du mieux
qu'elle
pouvait, l'attitude de Catalonia pouvait paraître superficielle. Après
tout à
la Romefeller on savait bien lécher les bottes des personnes que l'on
jugeait
utile puis les jeter au loin sans préavis.
Cependant
ce n'était pas le cas. La jeune fille admirait véritablement Relena.
Même si
leurs idées différaient souvent, la souveraine essayait toujours de
défendre son
point de vue du mieux qu'elle pouvait et son courage ainsi que sa
fraîcheur
n'avaient pas laissé Dorothy indifférente. Plus tard, Relena ferait une
fameuse
politicienne. C'est ainsi que la blonde décolorée avait décidé de
devenir
loyale envers la princesse voir même de devenir amie avec elle.
Mais
plus les jours passaient depuis l'arrivée des deux garçons, plus
Catalonia se
rendait compte que son amie avait aussi une perte de goût, qu'elle
était moins
vivante, qu'elle perdait de l'entrain dans ses motivations. Cela ne
pouvait
être dû qu'à l'ennui, c'est vrai qui survivrait à cet amas d'idées
pacifistes
débitées plusieurs heures chaque jour ? Personne assurément ! Il lui
fallait un
peu de divertissement !
Ravie
par son idée, elle se demande ce qu'elle va pouvoir lui proposer, parce
que ce
n'est pas tout de trouver quelque chose qui plaise à Mademoiselle
Peacecraft,
il faut aussi que ça plaise à Dorothy. Mais surtout, il faut qu'elle
ait
l'autorisation de Lucrezia pour la mettre en pratique, parce qu'entre
Noin et
Pagan, il n'y a presque pas moyen d'approcher la jeune fille tellement
elle est
protégée et couvée par ses sbires.
Avec
une longue liste de ce qu'elle pourrait proposer, Dorothy se présente
chez
Lucrezia pour savoir si elle pouvait, oui ou non, le proposer à son
amie ! Ça
ne sert à rien de lui présenter quelque chose si c'est pour lui refuser
cette
joie par après.
C'est
avec une figure jusque par terre, les sourcils tombant que la blonde
sort du
bureau de Noin. Elle ne pourra pas proposer une promenade en ville, ni
du
lèche-vitrine dans les rues du quartier chic de Sank. Elle avait voulu
proposer
une longue ballade dans la forêt avoisinante qui lui a été tout aussi
radicalement interdite. Sauf sous haute escorte, Relena ne quittera pas
l'enceinte de l'école. Mais ça cette dernière ne devait surtout pas le
savoir.
Ça
n'arrangeait pas le problème de Dorothy, toute sa liste était rayée
maintenant
de rouge ou de réalisable avec d'autres personnes or elle avait envie
d'avoir
son amie pour elle seule. Elle devait la partager pendant le plus clair
de son
temps, alors elle voulait être son petit rayon de soleil dans sa
détresse grâce
à elle seule, qu'elle lui rende le sourire, enfin que son visage
s'illumine
comme elle illuminait le sien.
Et
puis comment s'amuser quand on est entourée de garde du corps plus
rustres les
uns que les autres ? Ils n'étaient même pas de véritables soldats qui
connaissaient la guerre. Encore la faute de la politique de sa chère
Relena.
Pourtant
tous ses refus n'ôtaient pas l'envie de la blonde de trouver une
solution. Elle
savait bien que tout ce qu'elle pourra trouver n'égalera jamais un peu
d'attention d'Heero Yuy. Dès qu'elle les avaient vus dans la même pièce
elle
avait parfaitement compris que Relena aimait beaucoup le brun si ce
n'est plus.
Malheureusement cela n'avait pas l'air réciproque.
Mais
ça aussi, Dorothy pouvait le comprendre, le brun était totalement voué
à sa
cause et n'avait pas le temps de s'occuper de Relena, c'était donc son
devoir à
elle, Dorothy Catalonia, de trouver une occupation ludique et
distrayante à son
amie pour qu'elle ne se dessèche pas avant l'heure.
Deux
jours plus tard, une idée lumineuse lui vient en tête, comme ça se
passe dans
l'enceinte de l'école et même dans l'école même, Dorothy n'a pas besoin
de demander
l'autorisation. Il ne fallait plus que trouver le moment idéal pour la
réaliser...
µµµ
Tard
le soir, Catalonia sortait de sa séance d'escrime, après son
entraînement elle
avait revu ses positions toute seule devant la glace, pour qu'on ne
puisse plus
parer à ses coups. Et puis elle était tellement belle, ce serait
dommage de ne
pas s'admirer !
Au
détour d'un couloir un peu sombre, elle croise Relena qui fait une
promenade
nocturne dans le hall.
-«
Vous n'êtes pas encore couchée ? » Demande Dorothy toute prévenante.
-«
Non, je réfléchissais. Le sommeil me fuit depuis quelque temps. » Avoue
Relena
heureuse mais aussi un peu confuse.
Cela
lui faisait plaisir mine de rien d'avoir un peu de compagnie malgré
tout elle
aurait préféré quelqu'un d'autre que Dorothy. Pas qu'elle trouva la
blonde
désagréable, seulement elle ne se sentait pas toujours très à l'aise
avec elle.
-«
Je vous trouve très en beauté, cette tenue vous va beaucoup mieux que
les
tenues d'écolières qui vous font un peu trop sage, je trouve. »
Complimente
Catalonia en découvrant la tenue, quelque chose d'assez chic mais tout
en
douceur, des bas blancs avec des chaussures classiques, un corsaire
beige serré
aux genoux, un chemisier blanc avec par-dessus un gilet sans manche
prune et
enfin une longue veste blanche.
Mademoiselle
Peacecraft rougit légèrement. Ah ! Si quelqu'un d'autre pouvait avoir
ce genre
de compliments pour elle, mais c'est à peine s'il la regarde...
-«
Peut-être qu'en vous changeant les idées vous dormirez mieux ! »
Propose Dorothy
se rendant compte que toutes les conditions sont réunies pour rendre un
vrai
sourire de bonheur à son amie.
-«
Oui, me dépenser me ferait du bien également ! » Admet Relena en
souriant à la
jeune fille.
-«
Une petite promenade à cheval ça vous dit ? » Demande La Catalonia.
-«
Ho ! Ca me ferait grand plaisir, mais il faut réveiller Pagan qu'il
nous
prépare nos montures. »
-«
Mais non voyons, ce ne serait pas très correct de le déranger à cette
heure-ci,
et puis nous n'avons pas besoin de sortir de l'école vous savez. »
Expliqua
Dorothy en retenant un sourire espiègle. La naïveté de la princesse
était
parfois étonnante.
-«
Ah ? »
-«
Mais oui princesse, regardez tout l'espace qu'il y a dans le hall de
l'école »
Dit Catalonia avec un enthousiasme non dissimulé après avoir désigné
ledit hall
du bras contenant sa visière.
-«
Oui, il y a beaucoup d'espace, mais que va-t-on faire ? »
-«
C'est un jeu très amusant auquel je jouais avec les enfants des
servantes dans
la demeure de mon grand-père, c'était très amusant, quand il pleuvait
et que
nous ne pouvions pas sortir. » Explique frénétiquement Dorothy les
joues
rougies par les souvenirs. Son cousin Treize Khushrenada et Zechs
Merquize ne
voulaient pas souvent jouer avec la petite fille qu'elle était à leurs
yeux,
surtout quand tous deux avaient réellement intégré l'armée.
Devant
l'exubérance de son amie, Relena pense bien qu'elle va tenter le jeu.
Elle se
sent tellement seule, désespérée que ça ne peut que lui faire du bien
de se
changer les idées.
-«
Et ça se joue comment, ma chère Dorothy ? »
-«
On va circuler à quatre pattes dans le hall en imitant des chevaux ! »
Avoue la
blonde décolorée.
La
princesse regarde le sol et plisse un peu le nez avant de regarder son
corsaire.
-«
Je ferais mieux d'enlever mon pantalon ! » Dit la blonde.
Dorothy
venait de faire des compliments sur sa tenue, elle n'allait pas
l'abîmer, si
cet ensemble la mettait tellement en valeur, elle le passerait de
nouveau sous
peu pour qu'Heero la voit dedans. Peut-être qu'il penserait à autre
chose que
la guerre une fois qu'il l'aurait aperçue portant ces vêtements. Mais
si elle
est salie et irrécupérable, ses chances que Cupidon touche le cœur du
brun
deviendraient nulles.
Dorothy
n'en demandait pas tant, rendre le sourire à son amie était la seule
récompense
qu'elle espérait, mais avoir l'aubaine de voir l'héritière de Sank en
petite
tenue, elle se sentait déjà heureuse comme une gourmande devant
l'étalage d'un
pâtissier.
Par
contre elle se sent moins en joie en voyant ce qui se présente devant
ses yeux
amourachés. Ce n'est pas ce qu'elle supposait une jolie culotte en
dentelle de
couleur pastelle, ni même un charmant string qui lui laisserait voir
deux
hémisphères convoités, non devant ses yeux apparaissaient une chose
grise, à la
forme étrange et qui plus est en métal !
N'étant
pas née de la dernière pluie elle comprit de suite de quoi il
s'agissait : une
ceinture de chasteté. Mais pourquoi donc sa si précieuse Relena portait
un tel
instrument moyenâgeux ?
-«
Vous portez ce genre de chose ! On ne s'en douterait pas ! Cela vous
gêne de me
parler de la raison de sa présence ? »
Relena
rougit légèrement, Lucrézia lui avait fait croire que toutes les filles
en
portaient à partir d'un certain âge. Au vu de la réaction de Dorothy ça
n'a pas
l'air d'être le cas.
-«
Mademoiselle Noin m'a dit que c'était mieux d'en mettre une, surtout
depuis
qu'il y avait des garçons dans l'école ! » Avoue en rougissant encore
plus la
princesse.
-«
Vous pouvez l'enlever, il n'y a que nous deux ici ! » Insiste Dorothy.
-«
Je ne sais pas ! Parce que j'ai reçu une fessée parce que je ne l'avais
pas, il
y a deux jours ! » Murmure Relena.
Le
sang de la Catalonia ne fait qu'un tour, ce n'est pas possible !
Qu'est-ce
qu'elle vient d'entendre, quelqu'un a osé lever la main sur sa douce
princesse.
Délicatement Dorothy prend le bras droit de la jeune fille et la fait
tourner
sur elle-même, parce qu'elle ne l'avait encore vu que de face.
Pour
finir Dorothy ne savait pas si elle préférait la vue de cette ceinture
de
chasteté ou ce qu'elle voyait sur le postérieur royal. Celui qui
l'avait
fessée, n'y était pas allé de main morte. On aurait même dit des
marques de
cravaches.
-«
Qui vous a fait ça ! » S'indigne la blonde décolorée.
-«
C'est Mademoiselle Noin, je n'ai pas vraiment compris pourquoi... »
Voyant
l'air de Dorothy elle entreprit de la rassurer : « Ce n'est pas grand
chose, ne
vous inquiétez pas, je n'ai presque plus mal maintenant. »
-«
Vous devez garder ceci jour et nuit ! » S'outrage de plus belle Dorothy
réalisant l'état dans lequel a été mise sa douce pour un non port de
l'objet de
torture devant ses yeux.
-«
L'autre jour, j'ai voulu aller poser la question à Heero » Commence
Relena en
rosissant légèrement. « J'étais en nuisette avec mon peignoir par
au-dessus, je
voulais comprendre pourquoi je devais mettre ce genre de culotte depuis
qu'il
était là. Il est si intelligent qu'il aurait su m'expliquer. » Avoue la
princesse en mettant une main sur sa joue pour en masquer la rougeur.
Et puis
elle doit bien s'avouer à elle-même, puisqu'elle ne l'avouera à
personne,
qu'elle espérait avoir la chance de voir Heero torse-nu.
Mademoiselle
Peacecraft marque une pause avant de reprendre son explication, parce
que
Dorothy la regarde l'air de ne rien comprendre, la bouche légèrement
ouverte.
-«
Je marchais donc dans le couloir, quand la porte de Mademoiselle Noin
s'est
ouverte, elle m'a regardée de la tête au pied, m'a tiré par le bras et
m'a
répété, gestes à l'appui que je devais mettre cette culotte en
remplacement de
ma culotte. » Avoue en rougissant à nouveau la blonde.
Dorothy
lui sourit, elle comprend d'où vient le problème. La chambre de Noin se
situant
à la jonction entre l'aile des filles et l'aile des garçons. Il ne
fallait pas
avoir une licence de psychologie pour comprendre où se rendait la
princesse si
légèrement vêtue.
-«
Comme vous ne portez rien sous vos nuisettes, vous n'y avez pas pensé !
»
-«
C'est cela même ! » Avoue Relena heureuse que quelqu'un la comprenne si
facilement.
-«
Pour notre jeu, vous auriez meilleur si vous l'enleviez. Il n'y a
personne
d'autres que nous ici » Insiste Dorothy pour en revenir à son idée
première.
Mademoiselle
Peacecraft hésite, il n'a pas envie de recevoir une deuxième correction
en
s'entendant dire que c'est pour l'honneur de la famille, que
Mademoiselle Noin
la surveille, qu'il est inconvenant pour une jeune femme de bonne
famille de
circuler près d'un jeune homme sans cette ceinture. Lucrézia a bien
insisté
qu'elle ne voulait plus surprendre la princesse sans cette protection.
Mais
après quelques secondes Relena se dit qu'après tout Dorothy était une
jeune
fille tout comme elle. On ne pourrait donc pas la blâmer ! Heero ne
viendrait
pas jusqu'ici à cette heure, et elles étaient loin de la chambre de
Mademoiselle Noin.
-«
D'accord ! » Déclara-t-elle avec un léger sourire. « Je veux bien la
retirer
pour que nous puissions nous amuser, du moment que vous ne répétiez pas
à
Noin... » Dit Relena en détachant le désagréable objet.
-«
Que je ne lui répète pas ? » S'étonna passablement Dorothy en haussant
ses
énormes sourcils à la fois joyeuse et étonnée du revirement de
situation.
Elle
aurait cru que Relena aurait eu plus de mal à désobéir, surtout avec de
telles
punitions à la clef. Comme si une jeune femme aussi fantastique que la
Princesse Peacecraft avait besoin d'être punie... Sottises !
-«
Oui je ne voudrais pas recevoir une nouvelle fois la fessée... La
cravache de
Mademoiselle Noin fait mal vous savez... » Avoua la princesse en
passant
doucement une main sur son derrière délicat à présent dénudé.
-«
Je veux bien vous croire. Il est encore bien marqué, il faudrait penser
à
mettre de la crème dessus qu'il ne reste pas de cicatrice, ce serait
dommage. »
Avoue Dorothy en regardant les deux hémisphères de la blonde. « Je vous
en
mettrai quand nous aurons fini notre jeu. »
-«
Oui, expliquez-moi, que nous puissions commencer. » Dit joyeusement
Relena.
-«
Pour jouer à ce jeu, il faut se mettre à quatre pattes. » Commence à
expliquer
Dorothy.
-«
Comme ça ! » Demande la princesse en prenant position.
-«
Parfait ! » Avoue la Catalonia en ramassant la ceinture de velours sur
le
corsaire de soie blanc.
Sans
que Relena ne comprenne vraiment ce qui se passe, la blonde décolorée
lève une
jambe et se met à cheval par dessus son dos puis s'y assied légèrement
avant de
passer la ceinture dans sa bouche princière lui ôtant toute à fait la
possibilité de se rouspéter.
La
cavalière arbore un grand sourire, se souvenant des parties de jeux
qu'elle a
faites avec les fils du marmiton ou de la cuisinière de son grand-père.
De son
épée, elle donne une légère tape sur le postérieur de sa princesse, il
ne
faudrait pas le marquer plus qu'il ne l'est, agite la ceinture en guise
de
rênes et lance un retentissant :
-«
Hue ! »
Sans
trop comprendre pourquoi, Relena commence à avancer dans cette étrange
posture.
L'ordre était venu et elle l'avait exécuté sans réfléchir, maintenant
elle se
trouvait vraiment dans une drôle de situation... Sa raison la poussait
à se
demander ce qu'elle faisait ainsi à quatre pattes à circuler dans la
hall son amie
sur le dos. Dorothy avait parlé d'amusement, mais elle se trouvait
plutôt
grotesque. Le divertissement pour la princesse n'avait pas cette forme
là !
Prise
dans ses réflexions, Relena n'avait pas réalisé que sa cavalière rit,
son
timbre est si clair, ça lui fait plaisir que la blonde s'amuse, parce
qu'elle
se trouve toujours aussi ridicule, quoique maintenant qu'elle pensait
moins au
fait qu'elle était à quatre pattes, fesses à l'air avec une ceinture
dans la
bouche et Dorothy appuyée sur ses reins, il est vrai que cela
commençait à lui
changer les idées.
Son
bel Heero était passé au second plan, tout comme toutes ses
responsabilités et
préoccupations par rapport à la guerre qui faisait rage. Elle a enfin
d'un peu
de temps pour elle et pour faire quelque chose qui ne soit ni pour la
paix, ni
les autres. Et il faut bien l'avouer, elle ne s'était pas détendue
comme cela
depuis la mort de son regretté père, et tout bien considéré, elle se
sentait
très bien comme ça.
Plus
la princesse avançait, plus elle prenait plaisir à ce jeu étrange, mais
surtout
à l'amusement de sa cavalière, tout compte fait elle ne se referait pas
sourit
Relena, elle ferait toujours passer le bien être des autres avant le
sien.
Relena
ne comprenait pas très bien ce qui avait amusé son amie à cette
situation !
Quoi que Dorothy était une jeune enfant à l'époque et que les plaisirs
sont
souvent différents dans l'enfance ! Mais alors pourquoi s'amuse-t-elle
toujours
de ce jeu ?
Arrivé
au bout du hall, Relena se retourne et repart dans le sens inverse,
après avoir
senti qu'on tirait sur un des deux côtés de la ceinture toujours dans
sa
bouche. Elle commence à avoir un peu mal aux genoux, mais la cordelière
qu'elle
a dans la mâchoire l'empêche de le signaler à l'amazone.
Alors
que la princesse effectue son deuxième passage devant les escaliers,
elle
réalise qu'elle ne perçoit plus le rire de son amie, Relena s'en étonne
et s'en
inquiète également.
De
nouveau devant les escaliers, Dorothy tire sur les rênes en disant :
-«
Ho ! »
Relena
s'arrête, elle ne sent plus le poids de son amie sur son dos, la
pression de sa
ceinture se relâche sur sa bouche.
-«
C'était plus amusant quand j'étais enfant ! Est-ce que vous vous êtes
amusée au
moins ? » S'informe Dorothy en aidant la jeune fille à se relever.
-«
Je me suis surtout amusée de votre amusement ! J'ai un peu mal au dos,
mais ça
va passer ! » Sourit la princesse.
-«
J'ai de quoi vous soulager dans ma chambre si vous voulez bien
m'accompagner !
» Dit avec sollicitude Catalonia en ramassant le corsaire et l'horrible
culotte
en ferraille pour éviter à Relena de devoir se baisser, surtout si elle
avait
mal au dos.
Mademoiselle
Peacecraft emboîte le pas à son amie, celle-ci la guide jusqu'à sa
chambre, la
prie de se coucher sur son lit, ce que fait sans rechigner la princesse
après
avoir ôté sa veste blanche et son gilet prune.
Dorothy
revient rapidement avec deux tubes.
-«
Je vais commencer par soulager votre dos en le massant avec un gel
décontractant. Après je passerai une pommade nourrissante sur votre
fessier, si
vous me le permettez ! » Déclare poliment Catalonia tout en dévissant
déjà le
premier tube. Elle est persuadée que la blonde n'y verrait pas
d'inconvénient,
pour le deuxième tube c'était une autre paire de manches.
Mais
pour l'instant ça ne tracassait pas la jeune femme, elle savourait de
pouvoir
laisser courir ses mains sur les hanches de Relena, de lui faire un
massage qui
lui arrachait des petits gémissements de contentement.
Voulant
pouvoir continuer de caresser sa princesse Dorothy prolonge les soins
durant
une petite demi-heure. Puis elle vient mettre sa bouche près de
l'oreille de
Relena.
-«
Puis-je soulager votre fessier ? » Demande Dorothy en s'essuyant les
mains dans
un essuie qu'elle avait prévu à cet effet.
-«
Hm, pourquoi pas ! » Répond d'une voix enrouée la demoiselle.
µµµ
Comme
tous les matins, Lucrezia commence sa tournée par la chambre de
Mademoiselle
Peacecraft, son frère lui en a confié la garde, alors elle la surveille
comme
la prunelle de ses yeux.
C'est
en finissant de se coiffer qu'elle pousse délicatement la porte pour ne
pas
réveiller la princesse trop brusquement. Mais une vision d'horreur
s'offre à
ses yeux.
Pas
de Relena dans le lit. Effrayée, Noin ouvre la porte en grand et se
précipite
dans la chambre, non elle n'a pas rêvé, il n'y a bien personne ici.
Réfléchissant
le plus rapidement qu'elle peut, elle décide d'aller réveiller Dorothy,
sachant
que la jeune fille vénère Mademoiselle Peacecraft, elle viendra
sûrement lui
donner un coup de main pour la retrouver.
Au
pas de courses, elle longe tout le couloir pour arriver devant
l'appartement
privé de Catalonia et là, sans même frapper, elle ouvre la porte en
grand pour
apostropher l'envoyée de la Romefeller.
Sa
tête échevelée sort de la couette et lui fait un « chut » en mettant
son doigt
sur ses lèvres, délicatement pour ne pas réveiller « la belle au bois
dormant
», Dorothy soulève un coin de la couverture pour lui montrer la
princesse
endormie.
Un
soupir de soulagement s'échappe des lèvres de Noin. C'est même plus que
de
l'apaisement. C'est une solution à ses tourments parce que Relena est
bien là
en tenue d'Eve, dans un demi-sommeil, elle reprend la main de Catalonia
pour la
remettre sur son ventre.
Tout
doucement Lucrezia referme la porte pour ne pas les déranger. Presque
en
sautillant, elle retourne dans ses appartements. Elle refait un peu son
maquillage avant d'allumer le visiophone pour appeler Zechs.
C'est
avec un sourire radieux qu'elle accueille le blond.
-«
Ma sœur a passé une bonne nuit ? » S'informe Merquize.
-«
Oui, et je crois que vous pouvez arrêter de vous tracasser, je viens de
découvrir quelque chose qui va vous faire grand plaisir. »
-«
L'horrible garçon dont elle est amoureuse a enfin quitté
l'établissement ? »
Demande Zechs déjà de bonne humeur.
-«
Non pas encore mais vous n'avez à vous tracasser de ça ! »
La
jeune femme voit l'homme en face d'elle froncer des sourcils, quand ils
parlent
ensemble et qu'ils sont seuls, le blond enlève toujours son masque.
-«
Qu'est-ce qui pourrait être mieux que ça ? » Finit par demander Zechs
puisque
sa plus fidèle amie le fait languir.
-«
Je viens de retrouver votre sœur entièrement déshabillée dans le lit de
son
amie Dorothy ! Vous croyez que je dois lui laisser cette ceinture, nous
nous
sommes trompés sur toute la ligne, elle ne doit pas apprécier Heero
pour son
physique, mais pour autre chose. »
-«
Oui, oui vous pouvez la lui enlever, c'est vraiment une bonne nouvelle
que
j'entends là. Il n'y a aucun risque qu'elle compromette notre famille
en
fréquentant un manant ou pire qu'elle se retrouve avec un bâtard sur
les bras.
Je crois que je vais passer une très bonne journée. Donc autant laisser
ce
petit emmerdeur surveiller ma sœur, cela évite de payer quelqu'un, il
n'y a
plus de problème. »
Pour
Lucrezia aussi ce serait une bonne journée, elle se sentait un peu
soulagée,
n'ayant jamais apprécié d'obliger Relena à mettre cet objet de torture
et de
devoir être dure avec elle comme deux jours auparavant. C'était une
jeune fille
si agréable... Mais elle ne savait rien refuser à Zechs, l'amour
pouvait
parfois jouer des mauvais tours...
Pour
la princesse aussi ce serait une grande journée, elle allait recouvrir
un peu
de liberté, ça ne devait pas être amusant de porter ça toute la
journée.
Dorothy était elle entièrement satisfaite : non seulement elle avait
rendu le
sourire à son amie et était plus proche d'elle que jamais, mais en plus
elle
l'avait débarrassée de la principale source de ses soucis !
Fin
Si
ça vous a plu, il y a l'option
Merci de
signaler pour quelle histoire vous écrivez ^____^