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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer. En tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma propriété.

Genre : Policier/ Tranche de vie.

Lectrice 01 : Arlia Eien 01.

Acteurs : Heero, Duo, Wufei.

Date d'écriture : Août 2011


Le prince du silence.


Wufei observe son collègue depuis une heure, à la dérobée et pas continuellement, il n'est pas fou. On n'épie pas Heero sans pour finir attirer ses foudres.

Cependant à chaque fois qu'il l'observe, il le voit morose. N'y tenant plus, il finit par lui demander.

-« Qu'est-ce que Maxwell a encore fait ? »

-« Pourquoi aurait-il fait quelque chose ? » S'informe Yuy sur la défensive.

-« En général quand il te joue un tour, tu as cette tête là. » Rétorque Chang.

-« Il ne me parle plus. » Soupire le brun.

Voyant une étincelle dans le regard de son vis-à-vis Heero reprend beaucoup plus agressivement.

-« Ne me dis pas que tu paries aussi pour savoir quand notre couple va casser ? »

-« Il y a un an que les collègues se sont rendus compte que ça n'arrivera pas, du moins rapidement. On mise sur le temps entre vos disputes, le temps entre vos réconciliations. Ceux qui ont voulu créer des paris sur la raison des disputes, ont abandonné. Duo a trop d'imagination. » Rétorque Wufei un sourire pincé sur les lèvres.

-« C'est pour ça que je l'aime. Il me secoue, me bouscule, me rappelle que j'ai des sentiments en dehors du travail et il les met à mal. Au moins, je sais que j'existe. » Gronde presque Heero.

-« Et pourquoi ne te parle-t-il plus ? »

-« Si je savais. »

-« Ca doit te faire des vacances ! Parfois, c'est à se demander comment tu le supportes ? » Raille le Chinois.

-« J'aime le son de sa voix, ce qu'il dit, chante, n'a pas d'importance. Quand je l'entends, je sais qu'il est là, qu'il est bien dans sa peau, qu'il ne se sent pas en danger. » Explique-t-il.

-« Il n'a pas inventé un nouveau jeu ? Quand je veux que ma fille se taise un peu, on joue au roi du silence. » Yuy fronce des sourcils, alors Wufei s'explique. « Le premier qui parle a perdu. Te connaissant, tu es resté silencieux à côté de lui. »

-« C'est vrai. Mais il donne toujours les règles avant d'en commencer un. » Affirme Yuy en se remettant au travail.

Demain, ils ont un homme à convoyer. Il est le témoin d'un procès. Chang doit partir d'ici une grosse heure pour aller le chercher. A deux, ils seront son escorte avant et après son audition. Il ne peut pas laisser son esprit divaguer sur un autre sujet.

Il espère simplement que Duo a un souci dont il n'a pas voulu lui parler et que tout sera revenu en ordre dès ce soir. Il n'a pas vu son homme au matin, ce dernier étant sur un dossier également.

µµµ

Au soir, Heero rentre à son appartement, il est impatient. Cependant, il reçoit comme une douche froide en réalisant qu'il n'y a pas de musique, que Maxwell ne circule pas dans l'appartement en fredonnant. Il sait qu'il n'y a pas eu d'accident aujourd'hui en mission. Yuy n'est pas vraiment inquiet, il est simplement effondré de se rendre compte qu'il n'aura pas la chaleur du son de la voix de son compagnon pour éclairer sa soirée et lui faire oublier les tracas de la journée. Il se ronge les sangs en se demandant ce qui peut apeurer Duo au point de lui faire rechercher le silence pour se calmer et s'y trouver en sécurité, car son homme à un air serein sous son silence.

C'est aussi pour ça qu'hier, il l'a respecté et qu'il n'a pas lancé la discussion, qu'il n'a pas posé des questions. Si son amant avait eu une ride d'angoisse, une pointe de panique dans le regard, il l'aurait interrogé.

Dans un silence quasi cérémonieux, les deux jeunes gens mangent. Après le repas, le natté embrasse son homme sur les lèvres avant de débarrasser la table et de faire la vaisselle.

Yuy reste stoïque en repassant ses doigts sur ses lèvres. Si Duo était fâché, il ne lui sourirait pas, il ne l'embrasserait pas. Est-ce que pour finir Wufei aurait raison ? Son homme a commencé une partie du roi du silence sans le prévenir et sans en donner les conséquences pour le perdant.

S'il parle pour le questionner, il aurait perdu mais perdu quoi ? C'est surtout cette conséquence qui lui fait se taire également. Il y a six mois, il s'est retrouvé à ne plus pouvoir faire l'amour à Duo durant trois semaines en perdant un jeu stupide. Il aime faire l'amour à son homme bien plus que recevoir son amour.

Une tasse de café noir vient se poser devant lui. Heero réalise qu'il ne s'est pas levé pour donner un coup de main à son compagnon.

Au moment où il veut le remercier, il réalise qu'il va parler alors il hoche simplement la tête. Et devant le sourire radieux du natté, il croit avoir raison en pensant qu'ils sont dans une partie du roi du silence. Il n'en connaît pas les conséquences mais Wufei lui a laissé un assez gros indice pour ne pas vouloir être le perdant dans l'histoire. Le silence ne lui fait pas peur. Duo craquera avant lui.

En y réfléchissant encore plus, il est même persuadé que son amant ne lui a rien dit pour ne pas s'enliser dans la monotonie. S'il connait les règles à l'avance, il y a moins d'attrait. Maintenant qu'il sait, ça va être facile de gagner. Il y aura aussi la surprise du cadeau. Il aime les surprises et ce jeu met encore plus de piquant dans leur vie.

Comme il peut l'aimer son homme pour l'énergie qu'il met à toujours le surprendre. Il faudra qu'il trouve un moyen de lui montrer de façon aussi originale qu'il est heureux avec lui et lui inventer un jeu pour toutes les fois où c'est lui qui innove dans leur relation.

Maxwell sort à nouveau de la cuisine pour se rendre dans le salon. Il s'installe avec une tisane sur le canapé. Yuy ramasse sa tasse de café et va le retrouver. Il prend la télécommande de la télévision pour regarder le journal.

Le natté expulse bruyamment l'air de ses poumons par le nez et se lève. Il s'abaisse pour embrasser le métis sur les lèvres et prend sa tasse de tisane afin de disparaître vers la chambre à coucher. Heero ne peut s'empêcher de sourire, son compagnon doit avoir peur de craquer et préfère s'isoler.

Vers la fin du journal, il se penche un peu sur le canapé et plisse des sourcils. Il n'y a pas de rai de lumière sous la porte, Duo se serait déjà couché ?

C'est fort probable étant donné qu'il était déjà levé quand lui s'éveillait à 5h30 du matin. Yuy coupe la télévision, il est 20h40, il ressent la fatigue d'une longue journée de travail. Il décide d'aller rejoindre son compagnon dans le lit.

Après être passé par la salle de bain, il vient se coucher dans le dos de Maxwell. Vu la fréquence respiratoire du natté, le brun sait qu'il ne dort pas encore. Heero a envie de lui, alors il vient l'embrasser dans le cou. Il laisse ses mains courir sur le corps musclé couché sur le côté près de lui. Yuy doit bien admettre qu'il a également une petite idée derrière la tête pour amener son amant à une petite faute dans le jeu. Il va l'exciter jusqu'au moment où il lui demandera de le soulager.

Au bout d'une dizaine de minutes de caresses et de baisers sur le corps alangui du châtain. Heero finit pas se dire que c'est lui qui va craquer avant son amant et qu'il va finir par le supplier de pouvoir lui faire l'amour. Il n'a jamais pris le corps de son homme sans son accord. Il aurait l'impression d'être un être abject.

Au moment où il ouvre la bouche pour lui demander l'autorisation, Duo prend la main de son amant qui se situe sur son ventre et la dépose sur son postérieur à la limite de son âtre chaud.

Yuy renverse un rien son homme pour l'embrasser tendrement pendant qu'il le prépare pour l'accueillir. Pourquoi a-t-il fait ça ? Pourquoi ne pas avoir gardé l'avantage de la situation et le faire perdre ? Le brun sent son cœur se gonfler encore plus d'amour, si c'est possible.

En silence entrecoupé de grognements de plaisir, ils ne font plus qu'un. En sueur, Heero cherche à reculer de leur étreinte amoureuse pour permettre à son homme de dormir. Maxwell glisse sa main sur le fessier de son amant et l'autre il maintient la main du brun sur son ventre. Yuy embrasse son homme dans son cou et se laisse bercer par la respiration du natté. Ils s'endorment uni l'un à l'autre.

C'est pourtant dans un lit froid et seul qu'Heero se réveille. Il a pourtant le sourire sur les lèvres tellement il se sent bien et aimé. S'il connaissait au moins l'enjeu cette fois-ci, il briserait le silence pour le remercier.

Après une bonne douche, Heero se rend à la cuisine pour se préparer son déjeuner. Il a la surprise de voir que les viennoiseries sont préparées, le café est déjà dans le thermos, son bol et le beurrier. Sur son assiette il y a un mot.

Merci pour cette merveilleuse nuit

Je t'aime plus que tout.

Yuy sort son Gsm et rédige rapidement une réponse.

Mon amour pour toi grandit chaque jour.

Il envoie et commence à déjeuner. Il faudra qu'il prépare le souper pour son homme dans deux jours puisqu'il ne rentre pas ce soir. Il doit ramener le témoin sous haute surveillance. Wufei a fait l'aller, il fait le retour.

Réalisant qu'il ne verra pas son amant pour le prévenir, il prend une feuille du bloc et inscrit rapidement son horaire à son amant. Leur jeu ne lui a pas permis de lui signaler.

Il est un peu près 9 heures du matin quand Yuy se rend à la gare centrale de Sank.

Arrivé sur le quai où il doit attendre Wufei et le témoin. Heero sort son Gsm de travail pour appeler son collègue. Celui-ci décroche à la deuxième sonnerie.

-« Où en es-tu ? »

-« Le train a un peu de retard. Je serai là dans vingt minutes. On sera dans les temps. » Rétorque le chinois.

-« Bien, merci de m'avoir transmis les instructions de Duo sur le roi du silence. »

-« Je ne t'ai rien transmis. Je me suis juste demandé si lui n'aurait pas eu cette idée saugrenue. » Réplique Chang.

Le cœur d'Heero se fractionne en mille morceaux. Si ce n'est pas un jeu. Pourquoi Duo ne lui parle plus ? S'il lui en veut pourquoi avoir laissé ce mot et avoir fait l'amour de cette façon cette nuit ? Il n'y comprend plus rien.

-« Suite à des travaux, le train en provenance de Bruxelles pour Lille arrive sur la voie 12. Attention suite à des travaux, le train en provenance de Bruxelles pour Lille arrivera sur la voie 12. » Le message est répété en anglais, français en plus de la langue universelle.

Le brun n'en croit pas ses oreilles. Comme il a toujours Wufei au téléphone et qui veut en avoir le cœur net, il lui ordonne.

-« Arrête ce train. Je ne serai pas sur le quai ! ».

-« Il y a un problème ? »

-« Oui ! » Dit-il en raccrochant.

Heero sait que ce n'est pas du tout professionnel mais il doit savoir. Il arrête un homme du chemin de fer. Alors que la voix annonce en trois langues d'autres modifications

-« D'où sont faites ces annonces ? » Demande-t-il en sortant son badge.

-« Dans le bâtiment central de la salle des cent pas. » Répond l'homme en montrant une direction.

Heero remercie d'un hochement de tête et s'y précipite alors qu'un autre message d'une voix posée s'élève dans les haut-parleurs, encore un changement de voie.

Yuy ouvre la porte avec fracas, il se retrouve mis en joue par Maxwell.

-« Tu es fou ! J'aurai pu t'abattre. »

-« Pourquoi tu ne me parles plus ! »

-« Ro' tu as un problème là. Je travaille. » Il enclenche le micro et lit l'annonce de l'aiguilleur à côté de lui. « Attention, le train en provenance de Paris arrivera avec un retard de vingt-cinq minutes voie 10. » Il coupe le micro après l'avoir répété en trois langues. « Bon Dieu pourquoi ce train s'arrête en rase campagne. Comme si je n'avais pas assez d'annonces à faire comme ça ! » Gronde-t-il.

-« C'est ma faute, je l'ai arrêté ! » Devant le regard noir de son amant. Heero s'explique. « Je voulais savoir pourquoi tu ne me parles plus. »

-« Remets-moi ce train en route, on en cause ce soir. » Duo pousse sur le bouton du micro. « Attention, voie 6 le train en provenance de Berne va arriver voie 10 à la place de voie 6. » Le tout en trois langues une fois de plus.

-« Demain je suis absent. »

-« Tant mieux, je serai enfin en congé. Attention voie 8, le train en provenance d'Athènes à un retard probable de quinze minutes. Ro' mon train de Paris. » Peste-t-il les micros éteints.

Le métis ferme la porte et appelle Wufei.

-« Fausse alerte, tu peux faire repartir le train, je t'attends. »

Debout sur le quai 10, Heero a le cœur qui se broie à chaque fois qu'il entend la voix de son amant et ça ne s'arrête pas. Il ne doit pas faire une pause de deux minutes entre les annonces. Pourquoi travaille-t-il là ? Pourquoi y-a-t-il tellement de modifications dire qu'il n'aura pas le temps de faire des recherches pour essayer de calmer ses angoisses.

Le train avec le témoin arrive enfin. Quand tous les gens sont descendus et montés du train. Heero ouvre la porte du wagon près des machines. Un homme d'une cinquantaine d'années en descend. Wufei directement à sa suite.

-« Qu'est-ce qu'il y a eu comme problème ? » Demande Chang.

-« Attention, le train en provenance de Rome arrive voie 9, le train en provenance de Rome voie 9. » Le tout en trois langues.

Chang regarde son collègue.

-« Il n'y avait pas un vrai problème ? » Interroge le chinois.

-« Si mais personnel. » Répond Heero en se dirigeant vers une sortie de traverse où sa voiture est garée.

Le chinois ne relève pas et suit son collègue. Vingt minutes de retard, il n'y a pas mort d'homme, au moins il est sûr que Heero est plus concentré sur sa mission. Quoi que son visage fermé prouve que ses tracas ne sont pas réglés. En entendant une nouvelle annonce, une constatation frappe l'esprit de Chang. Il fallait un bavard comme Maxwell pour tenir la distance. Il n'est pas persuadé qu'il aurait pu le faire, ça n'arrête pas.

Wufei est presque heureux de quitter l'enceinte de la gare pour ne plus entendre cette voix annoncer des retards ainsi que des changements de voie continuellement.

µµµ

Quand les deux hommes reviennent trois heures plus tard pour reconduire le témoin jusqu'à son domicile secret. Ils entendent toujours la voix de Maxwell signaler les perturbations.

Heero soupire, dire qu'il ne sera de retour que demain matin. Il doit passer la nuit là-bas n'ayant plus de moyen de locomotion pour rentrer. Il doit aussi s'assurer qu'ils n'ont pas été repérés et suivi après le procès. Demain matin, il pourra laisser l'homme reprendre le cours de sa vie.

Yuy sait déjà qu'il va passer une longue nuit d'angoisse à se monter tout une série de plans puisqu'il ne comprend rien à la situation et au comportement de son amant.

µµµ

En arrivant à la gare, le lendemain matin, Heero se rend compte que c'est beaucoup plus calme, que les panneaux d'annonces n'ont plus des chiffres en rouge à côté de presque tous les trains.

Il se dirige vers le QG de manière à faire directement son rapport et pouvoir rentrer chez lui afin d'avoir une explication avec l'homme de sa vie.

Quand il pousse la porte de l'appartement, il a un pincement au cœur. Il n'y a toujours pas de musique. Il a tellement peur de se faire chasser de la vie de Duo qu'il partirait bien pour ne pas affronter le rejet et lui laisser du temps pour se calmer. Mais se calmer de quoi ?

Il n'a pas le temps de décider ce qu'il va faire que Maxwell arrive de la cuisine et lui sourit tendrement. Il est en short noir avec un débardeur mauve sur le torse. Le natté continue sa progression et vient embrasser tendrement son compagnon avant de lui passer un bras autour de la taille et de l'entraîner vers la cuisine comme s'il avait senti l'envie du métis.

Sur la table trône un thermos de café ainsi que deux tasses.

Quand le brun est installé, Duo attaque d'une voix calme et posée.

-« Qu'est-ce qui t'as pris ? »

-« J'ai cru que tu jouais au roi du silence. »

-« Qu'est-ce que c'est ? » Interroge le natté vraiment intéressé.

-« Le premier qui parle a perdu. » Répond Yuy sans oser affronter le regard de son homme.

Il se sent ridicule. Pourquoi n'a-t-il pas interrogé directement Duo ? Il aurait pu dire que c'était un coup pour du beurre, si son amant avait lancé un jeu sans l'avertir.

-« Je n'ai jamais commencé un jeu sans te prévenir. » Rappelle Maxwell.

-« Je sais mais ça me semblait tellement étrange ton silence. Je ne pouvais pas croire que tu m'en voulais pour quelque chose. » Soupire Yuy.

Le natté attrape la main de son homme pour qu'il le regarde enfin.

-« Ro' quand il y a un truc qui ne va pas, j'ai tendance à te poursuivre pour que tu m'écoutes, pas me murer dans le silence. Tu me connais si peu que ça ? » Demande le châtain.

-« Je me suis senti si perdu. Je ne comprenais plus rien. »

-« Ro' je sais que tu as besoin d'instructions, même si tu es capable de monter des plans géniaux. Tu vas les suivre à la lettre. » Insiste Duo.

-« Tu me connais mieux que je ne te connais on dirait ! » Soupire à nouveau le métis.

-« J'étais si heureux que tu comprennes la raison pour laquelle je préservais ma voix. » Dit-il doucement.

-« Je ne regarde jamais tes missions ! ».

-« Ok, je le sais pour une prochaine fois. Qui t'a parlé de ce jeu, le roi du silence ? » Interroge Maxwell pour changer les idées de son homme qu'il trouve très embarrassé.

-« Wufei. C'est pour ça que j'ai cru que les instructions venaient de toi, que tu corsais les règles pour nous empêcher de nous encroûter. » Répond le brun.

Maxwell comprend mieux l'attitude de son homme maintenant.

-« Et l'idée te plaisait ? » S'informe le natté après un moment de réflexion.

-« Je n'en sais rien. Mais ça m'a rassuré de croire que les règles arrivaient de Wufei. Je t'aurai bien demandé l'enjeu mais j'ai eu peur des conséquences. » Répond Heero en scrutant ses mains.

Le châtain ne peut s'empêcher de sourire devant la complexité de son amant et son envie de toujours sortir gagnant de toutes les situations.

-« J'ai été ridicule. » Soupire Yuy en secouant la tête.

-« Quand tu es arrivé à la cabine d'aiguillage, c'est sûr que là tu as poussé le bouchon un peu loin. Mais je suis responsable de ça également. J'aurai pu me demander pourquoi tu ne me demandais pas comment s'était passé ma journée le premier jour. »

-« Je dis toujours 'et toi ?' Parce que tu poses la question en premier. » S'indigne le brun.

-« Tu es sûr ? » S'étonne le natté.

-« Et certain. »

Le silence retombe entre eux.

-« Pourquoi devais-tu préserver ta voix ? » Finit par demander Heero.

-« Tu as entendu hier, c'est comme ça pendant dix heures avant qu'un collègue ne me relève. J'en pouvais plus du bruit même de ma propre voix. C'est pour ça que je n'avais pas allumé la radio. J'en pouvais plus des gens qui courent, des annonces à répéter en trois langues. On a dû détourner les trains sur toutes les voies pour vérifier discrètement avec une équipe déguisée en cheminot où se trouvaient les ballots de drogue qu'un service d'entretien du matériel planquait avec la complicité du service d'aiguillage. On devait faire ça dans les règles de l'art de manière à ce que les clients ne soient pas trop incommodés et qu'ils ne croient pas qu'il y a une bombe et qu'ils paniquent. »

-« Pourquoi toi ? » Insiste Yuy.

-« Et Viralit. Nous sommes les seuls à être trilingue en réalité, comme on a arrêté tout le monde avant de les auditionner pour que le coupable ne fuit pas. Il n'y avait donc personne pour faire le travail. En tout cas, je crois que je verrais ceux qui font ce travail autrement maintenant. C'est épuisant, moi qui croyais qu'il ne faisait rien à leur pupitre. » Conclût Maxwell.

-« Tous les métiers sont souvent plus complexes qu'on l'imagine. »

-« C'est certain. Tu veux faire une partie du roi du silence ? » Demande Duo un grand sourire sur les lèvres.

-« Non, jamais sauf nécessité pour préserver ta belle voix. » Rétorque Heero en se levant pour embrasser son amant.

Maxwell n'est pas certain qu'il gagnerait à ce jeu là de toute façon. Autant l'oublier, mais fournir les instructions et l'enjeu par un tiers, il garde cette idée dans un coin de son cerveau.

A Suivre…  

Chap 3 -

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Note d'auteur : Petit chapitre qui m'a été inspiré en prenant mon train pour me rendre en vacances.