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Disclaimer
: Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j’essaye de ne pas
les
abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints.
Rating
: K+
Genre:
Spirituel/Hurt/friendship
Acteur:
Heero,
Duo, Wufei, Trowa, Quatre.
Notes
de l’auteur :
Deathfic,
je sais que j’avais dit que je n’en ferais jamais, mais cela c’est
imposé à
moi, et quand j’ai écrit mon petit mot de fin en italique, qui
maintenant se
trouve au début, j’ai compris pourquoi, j’avais senti ce besoin de la
faire,
nous étions presque le 15 juillet. Date très dure pour moi à passer.
Inspirée
par la chanson de Saya : je pense à toi.
Je
pense à toi
On
a tous envie d’avoir un ange gardien, quelqu’un qui sera là pour soi
quand on
en a besoin. Moi, je croyais que je n’en avais pas besoin, je me
croyais
supérieur aux autres, mais ce que je ne savais pas c’est que si je n’en
ressentais pas le besoin c’était parce que justement tu étais mon ange
gardien,
tu n’étais pas au ciel, tu étais à mes côtés et je n’ai pas su le voir,
quand je
l’ai vu, il était trop tard, j’étais passé à côté de toi.
Je
les entends, ils se lèvent, dans un petit moment, il viendra frapper à
ma
porte. Ce que je haïs le plus, c’est qu’ils font semblant, ils croient
que
derrière ma porte fermée le soir venu, je ne sais pas ce qui se passe
derrière
la leur.
Comme
tu me le dis, tous les soirs depuis que c’est arrivé.
-«
C’est vraiment con, qu’il y ait fallu ça pour qu’ils osent passer le
pas. »
Comme
tu le dis, c’est con car il a fallu qu’il y ait ça pour que je sache ce
que tu
étais pour moi, que je te fasse ma déclaration.
Je
voulais te rejoindre, mais tu m’as dit.
-«
Je ne peux pas t’attendre. Ils sont là, il y a Solo, le Père Maxwell et
Sœur
Hélène qui sont présents. Ils me tendent les bras. Heero, tu n’as même
pas idée
comme j’ai envie de rester, maintenant que je sais qu’il y a une vie
après la
mort et que ce n’est pas un leurre. »
Pourtant
j’ai senti ton hésitation, tu voulais les deux. Pouvoir serrer dans ton
aura
ces gens que tu n’oublies pas, qui font que tu es toi, que tu es celui
que tu
es devenu. Et il y a moi, qui vient de découvrir quelque chose, qui
vient de
prendre conscience que la vie est courte, qu’il ne faut pas la gâcher
par des
bêtises, des faux-semblants et que tu voudrais pouvoir serrer dans tes
bras
mais tu n’en as déjà plus la possibilité.
Il
frappe, c’est vrai que depuis cette tragédie, je n’ai plus jamais été
dans les
premiers levés. Je fais ce que tu m’as dit, je me bats pour que la paix
arrive
et qu’il n’y ait plus jamais des familles éclatées et détruites par
cette
horreur.
Dire
qu’avant, je croyais en ce que j’étais, dans un soldat sans sentiment,
que
c’était la seule chose importante, et maintenant je ne la supporte plus
cette
vie, pour ce qu’elle t’a fait, les douleurs dans lesquels tu es parti.
-«
Je me lève, Quatre, je suis éveillé. »
Ils
ont été surpris que je m’ouvre à eux, alors qu’ils avaient cru que je
m’enfermerai encore plus. Mais ils ne peuvent pas comprendre, si
Quatre peut-être
s’il te sent aussi, mais je n’ai pas envie de savoir si je te partage.
Non,
ils ne peuvent pas savoir que tu es là, près de moi, que tu me suis
chaque
seconde, que tu es mon ombre, encore plus que tu ne l’as été de ton
vivant.
Non, ils ne le savent pas. Je sais que ça ne peut pas durer, qu’il
faudra que
je te libère que je te laisse retourner dans l’au-delà, mais j’ai
encore besoin
de toi, alors je te garde et je ne laisse pas ton âme partir. Je te
fais
prisonnier et tu acceptes parce que tu m’aimes, tu m’adores et que tu
veux
toujours ma stabilité, même de l’au-delà.
En
arrivant dans la cuisine, je vois que Wufei est là, les yeux posés sur
Sally,
elle a voulu se battre à ta place. Il a peur le dragon, peur de perdre
encore
quelqu’un de cher, après sa femme, après toi, son seul vrai ami. Il a
peur de
perdre la femme qu’il aime.
Tu
m’as déjà dit plusieurs fois que tu aimerais que je lui dise que Meiran
est
fier de lui et lui souhaite du bonheur, qu’il arrête de vivre dans le
passé, de
croire qu’il est faible. Les plus forts sont ceux qui reconnaissent
leur
faiblesse et qu’ils savent qu’ils peuvent faire mieux, qui ne s’avouent
pas
vaincu, qui font tout pour progresser.
Je
veillerai sur lui, ne t’inquiètes pas, mon ange, puisque c’est ce que
tu es.
Je lui rappellerai qu’il doit se battre pour être fort, toujours plus
fort,
mais qu’on est fier de lui, même s’il n’est pas le plus fort du moment
qu’il
donne le meilleur de lui-même.
Je
lui dirai n’aie crainte, mais pas aujourd’hui, pas encore, si je lui
disais,
je devrai avouer que je ne suis pas seul, que je ne fais pas encore
mon deuil
de toi.
Aujourd’hui,
c’est le premier jour où je reprends les combats. Quatre a préparé la
bataille,
ce plan, il l’avait fait, il y a quinze jours, avant que le drame
n’arrive, que
tu me serves de bouclier humain à une grenade. Tout ça pour aller
récupérer les
dernières données pour fignoler cette opération.
Quatre
ne cherche pas à savoir, si je tiendrai mon rang, il sait que je le
ferai, ma
mission n’est pas finie. Je tiens à te retrouver pour vivre en paix,
pas pour
me faire engueuler pour l’éternité parce que je n’aurai pas fait
attention à ma
vie, et que j’aurai bâclé ma tâche.
Il
a bien ri l’empathe quand je lui ai dit le jour où nous t’avons
enterré, sur
le sommet de cette colline, face à la mer que tu aimais regarder. Les
Maganac
veilleront sur ton corps.
Et
oui, mon ange, il a fallu que tu meures pour que Quatre et Trowa
arrêtent de se
tourner autour, de jouer au jeu que nous jouions toi et moi. Je les
envie, mais
c’est comme ça, pas moyen de revenir en arrière. J’assume complètement
de mes
actes.
Quatre
a fini son pitch, nous allons y aller. Je ferai la couverture
extérieure, ce
que tu devais faire, je dégommerai les ‘Léo’ comme toi quand tu étais
vivant.
Ils auront le temps de s’infiltrer dans la base et de tout faire
exploser, ça
en sera fini de cette usine souterraine d’armure mobile. Il y en aura
moins
pour faire la guerre.
Je
vois dans leur regard qu’il ne comprenne pas, mais c’est dans
DeathScythe que
je veux faire cette mission. J’ai besoin d’être tout près de toi, de
pouvoir me
battre pour toi et pour moi, comment mieux le faire que comme ça en
menant
DeathScythe à la victoire, que ce soit aussi la tienne, c’est la tienne
puisque
je continue en mémoire de toi.
Tout
c’est bien passé, nous sommes tous revenus, nous avons marqué un grand
coup.
Les forces d’Oz diminuent de jour en jour. Bientôt nous serons en paix
et en
sécurité, il n’y aura plus de combat.
µµµ
Le
soleil se couche, il y a un an maintenant que tu as disparu. Nous
sommes tous
revenus sains et sauves de toutes les autres missions, tu es le seul
manquant à
l’appel au moment de la paix.
Et
je me retrouve sur une colline semblable à celle sur laquelle tu es
enterré. Je
regarde la mer, Quatre arrive, il me met la main sur l’épaule.
-«
Ce n’est pas facile, mais c’est pour son bien ! » Me dit-il pour me
donner le
courage de le faire.
-«
Je sais Quatre, ne t’en veux pas. Il y a toujours un facteur humain,
qui même
pris en compte dans la balance, fait toute la différence. Nous ne t’en
voulons
pas. La mort n’est pas une fin en soi, c’est juste un passage pour
autre chose.
Là, il s’en va, mais je ne le perds pas, il restera mon ombre où que je
sois.
Je dois penser aussi à son bonheur dans l’au-delà, et ne pas être
égoïste. Il a
assez souffert de son vivant. »
Quatre
m’entoure de ses bras, je sens le vide qui se fait en moi, comme celui
que je
ressens en entrant dans des endroits que nous avons connus tous les
deux. Ca
fait mal, je sens que tu hésites, mais tu dois y aller pour que je
sache où te
retrouver. Si je te garde encore tu ne trouveras plus le chemin du
repos
éternel.
J’en
suis là, je te sens partir, et je sais que maintenant, je vais me
traîner sur
la terre. En attendant que tu viennes me chercher.
Donne-moi vite l’autorisation, dis-moi que ma mission est finie et que je peux te rejoindre. Il y a plus de gens que je veux serrer dans mes bras de ton côté qu’ici.
Si ça vous a plu, il y a l'option
Les
années passent, et on n’oublie pas, douze ans déjà que tu as franchi
cette
porte. Le vide est toujours là. Merci, petit frère, pour avoir toujours
été là
dans les coups durs, pour revenir quand j’ai trop besoin de toi. La
frontière
entre les deux mondes est si minime que je vois encore tes petits
messages pour
me remonter le moral.