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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j’essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages sont ma propriété et mon invention

Rating : K+

Genre:U.A

Acteur: Heero

Style: Ca peut arriver près de chez vous.


Les cordonniers sont les plus mal chaussés


Je suis dans son bureau, c’est la quatrième fois en un mois que je suis convoqué pour une discussion.

Une discussion d’après la définition du dictionnaire, c’est un échange d’opinion.

Et je suis là à écouter son long monologue. Puisque c’est bien de ça qu’il s’agit, Monsieur l’éducateur en chef du juge de la jeunesse, me parle, me parle, me parle, me saoule quoi, restons logique.

Et tout ça pourquoi me demandez-vous ? Parce qu’à dix-sept ans et demi, je viens de me rendre compte que je ne suis pas dans la bonne section pour mes études.

Je suis un fan d’ordinateur, je fais ça depuis tout petit, c’est inné chez moi. Je suis un autodidacte, parce que quand on est orphelin, confié à l’Etat, il ne faut pas croire que c’est sur mon ordinateur personnel que j’ai appris. Non, j’ai appris là où je pouvais en avoir un et quand je pouvais m’en procurer un. Pour ça il faut que je remercie le dirlo de mon orphelinat, Monsieur J a été super gentil, il m’a laissé faire mes premières gammes sur celui de l’établissement.

Celui qui trône dans ma chambre, à l’heure actuelle, est à moi, acheté avec mes deniers, grappillés de dépannage pc en baby-sittings. J’ai accumulé tous les petits jobs que je pouvais trouver pour me le payer. Alors monsieur le baratineur, je sais que dans la vie, je vais m’en sortir.

L’éducateur parle tellement que je n’arrive plus à suivre mes pensées, parce qu’il faut rester concentrer et surtout ne pas dire oui pour avoir la paix, sinon, on est cuit. Il y en a qui se sont fait prendre à son jeu.

Donc je disais, je suis un fan d’ordinateur, mais est-ce que je pouvais savoir avant de commencer des études dans le domaine et de faire des stages pratique que je ne voulais pas en faire mon métier. J’adore surfer sur le net, je suis un pro du Hackage. Il n’y a pas une information qui peut m’échapper quand j’ai décidé de l’avoir, mais de là à faire de la programmation toute la journée. Non, merci. Je dois continuer à prendre du plaisir avec mon ordinateur et pas le prendre en grippe.

Je voudrais pouvoir changer d’option pour mes études, mais voilà, comme je ne suis pas encore majeur, je dois avoir l’accord de monsieur l’éducateur en chef. Comme si je n’avais pas pu naître en juin plutôt qu’en mi-décembre.

Parce que là c’est du n’importe quoi.

-« Quand tu auras dix-huit ans, tu auras toutes les données pour prendre ta vie en main. Et tu te rendras compte de l’importance de tes choix. Et que tu es en train de la rater. »

Mais oui, nous sommes en juillet, mi-juillet. En quatre mois, je vais attraper énormément de maturité et d’un coup je vais me rendre compte que ce n’était pas une erreur d’avoir choisi comme filière la programmation. D’un seul coup je vais me rendre compte que je vais adorer mettre des formules sur des pages html. Je sais bien que ce que je choisis c’est diamétralement opposé. L’environnement, c’est loin de la programmation, mais je m’y retrouve plus.

J’adore la nature, je suis un solitaire, mes rares amis vous le diront. Je suis toujours à chercher à protéger la nature, à ramasser les papiers qui traînent et que les autres jettent, je veux la comprendre pour pouvoir mieux expliquer aux autres ce qu’il faut faire pour arrêter de la détruire petit à petit.

-« Tu vas bientôt avoir dix-huit ans, il serait temps que tu choisisses ta voie et que tu arrêtes de te disperser » Me dit le monsieur qui à mon âge, ne savait pas encore ce qu’il voulait.

Il était même palefrenier.

Hé oui ! J’ai fouillé, qu’est-ce que vous croyez, que Heero Yuy aillait se laisser faire et rabâcher les oreilles sans avoir des armes à lui mettre sous les yeux.

Et ce grand monsieur qui pète plus haut que son cul n’est éducateur spécialisé que depuis trois ans seulement, alors qu’il a quarante-quatre ans et ça ose faire la morale sur le tâtonnement.

-« Oui, mais si je suis votre exemple, j’ai le temps de trouver ma voie. Je n’ai encore testé que deux secteurs, moi, enfin je vais tester le second. » Lance d'une voix posée Heero.

J’ai fait mouche, il se taît, mais c’est vrai quoi. Il est sorti de l’école à seize ans, il a fait son apprentissage en ferronnerie, avant de faire mille métiers, puis prendre des cours pour finir ses études. Il ne va même pas au bout, il les arrête pour tenir une agence de tiercé comme indépendant, qu’il va rendre avec un trou de caisse. Juste après il travaille en usine, mais il est vite épuisé par les quatre tours, on voit bien qu’il n’a jamais dû travailler parce qu’il fallait manger. Je me bats pour être moi, pour être heureux malgré les difficultés que la vie a mises sur ma route. Je suis un battant. Le prix de l’effort je connais.

Je me suis levé pendant des années à l’aube pour aider papa avant de partir pour l’école. J’ai fait ça avant que ce terrible accident de la route me prive de sa tendresse. Parce que tenir une boulangerie de renom tout seul, il l’a fait mon père, même si j’étais là pour lui donner un coup de main jusqu’à mes neufs ans. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour l’aider puisque maman était morte d’un cancer quand j’avais trois ans. Je ne me rappelle presque plus d’elle.

C’est vrai que je dois reconnaître qu’il a dû mérite d’en être arrivé jusque là, il a mis vingt-sept ans avant d’arriver à cette situation actuelle. Il est passé par la voie du commerce car il croyait être fait pour ça, son commerce a fait faillite après un an pour mauvaise gestion et il veut me donner des conseils pour gérer l’argent que je gagne avec mes jobs d’été. Je crois que je gère mieux que lui. Dans tous ses petits métiers, Il ne faut pas oublier les études de maréchal ferrant dans la suite de ses péripéties alors il me fait rire en me disant que je ne suis pas sûr de mes choix et que je dois me fixer maintenant.

Tiens la discussion reprend, c’est sarcastique, il se rappelle qu’il doit m’ouvrir les yeux, il n’aime pas ne pas avoir raison, il est mal tombé avec moi. Car je suis déterminé, je l’ai toujours été, surtout quand je suis sûr de mes choix. Tiens, il me rappelle que j’étais sûr de mes choix pour l’informatique.

-« Et tu croyais être un commerçant né. » Raille Heero sèchement. Il ne faut pas me chercher.

-« Tu fais une erreur Heero. Je crois que si tu te trompes encore de voie, tu ne finisses comme un assisté. »

-« Moi, jamais, s’il faut être éboueur pour vivre, je le ferai, il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens. »

Ce qui fait encore plus râler l’éducateur c’est qu’il est impuissant. J est de mon côté, mais comme il est mon tuteur, je dois passer par tous ses sermons, parce que s’il arrive à me faire changer d’avis, il aurait gain de cause contre J, qui lui se ralliera à ma cause quelle qu'elle soit. Mais mon éducateur, il s’en fout de mon avenir, tout comme mon bonheur aussi, son but c’est de montrer sa suprématie.

Je lui mets mon papier d’inscription devant les yeux, je lui montre l’emplacement de la signature.

-« Tu le regretteras Heero » Me dit-il tout en signant en râlant.

-« On en reparlera dans dix ans. » Lui dis-je en reprenant le papier pour l’envoyer dans ma future école. 

Fin

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Toute ressemblance avec des personnages ayant existé ou existant n’est pas fortuit.