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Titre: Livre de vie
Auteur : Shini-cat (comme d'hab' quoi !)
Couple: Je ne le dis pas !
Disclaimer: Il ne sont pas à moi ... snif
Bonne lecture
Chapitre 6: Pardonné !
Au
plein milieu de la nuit, une silhouette se faufila hors de sa chambre.
Faisant
le moins de bruits possibles, elle traversa le couloir, en direction de
l'escalier. Même si tout le monde dormait, il prit grand soin de ne pas
faire
craquer les marches qui descendaient au rez-de-chaussée.
A
l'aide de la lumière qui provenait de la cuisine, il finit de descendre
les
marches et entra dans cette dernière.
Il
se doutait un peu de qui était encore debout à cette heure et surtout
pourquoi
il l'était. Il entra dans la pièce sans lui prêter la moindre
attention.
L'autre ne dit rien, comme s’il était habitué. Mais habitué à quoi ?
Depuis
que le jeune homme était entré dans la pièce, l'air avait subitement
changé,
comme chargé, devenant plus lourd. Pourtant, les deux garçons n'avaient
pas
spécialement l'air de se détester. Ils étaient plus indifférents.
L'homme
qui était déjà présent avait une tasse dans les mains, du chocolat au
lait,
sûrement. Le deuxième se servit une tasse de café serré.
L'un
était adossé au plan de travail, il avait les cheveux longs, natté et
un joli
visage. Il ne portait seulement qu'un pyjama indigo. Rien d'élégant et
de sexy.
L'autre
était assis dans une chaise, ses cheveux en bataille ne passaient pas
inaperçus
et son visage restait fermé. Il portait comme le natté un simple
pyjama, mais
la couleur était différente: c'était un magnifique bleu cobalt, comme
ses yeux.
Sur certaines parties de son corps non cachée par son pyjama resté
ouvert, on
pouvait voir des cicatrices, égratignures, plus ou moins grave.
Finalement,
au bout de plusieurs minutes de silence, ce fut Heero qui parla.
-
Je suis désolé. Dit-il simplement.
L'autre
en face de lui ne lui accorda pas un seul regard et but le reste de sa
tasse de
café avant de la poser dans l'évier.
-
Duo, je m'excuse ! S'il te plaît. Insiste-t-il
-
J'ai entendu, je ne suis pas sourd. Répondit platement Duo.
-
Je n'aurais pas dû réagir comme ça. Je suis désolé.
-
Pourquoi ce revirement soudain ? Parce que tu as lu dans mon journal
que tu
m'avais brisé le cœur en mille morceaux ?
-
Non, parce que je me rends compte que si les rôles avaient été
inversés, je
n'aurais pas voulu que tu réagisses comme ça.
-Ooooh
.... Il ne rajouta rien de plus et la cuisine retomba dans le silence.
Heero
baissa la tête, honteux. Il n'aimait pas s'abaisser, mais s’il voulait
garder
au minimum l'amitié de Duo, il le devait. Il prit donc son courage à
deux mains
et se leva. Avec des pas lents, il se dirigea vers Duo, qui le fixait,
sans
faire le moindre geste. Son cœur battait à une vitesse effrénée.
Il
se posta face à Duo. Ce dernier ne dit toujours rien. Les yeux perdus
dans ceux
du natté, Heero se rapprocha. Il posa avec douceur ses lèvres sur celle
de Duo,
redoutant de se faire repousser.
Les
yeux dans les yeux, soutenant le regard de l'autre, comme un défi,
c’était
presque comme un jeu, à savoir lequel des deux les fermeraient le
premier.
Aucun des deux ne les ferma.
Finalement,
ils perdirent tous les deux, car quand ils furent à court d'oxygène,
aucun
n'avait fermé les yeux.
Bien
que Duo n'ait pas l'air de vouloir céder, il fut quand même
l'instigateur du
baiser suivant. Mais trouvant que Heero était trop éloigné, il attrapa
avec
douceur le col de sa veste et le colla à lui. Il passa ensuite ses bras
autour
de son corps, pour finir de le coller à lui.
Heero
un peu surpris, passa ses bras autour de ses hanches.
Ils
ne bougèrent plus jusqu'à ce que Heero rompe une fois de plus leur
baiser.
Il
fit descendre ses lèvres le long de la mâchoire de Duo.
-Heero
? Appela Duo.
Heero
se redressa et regarda Duo. Son regard où avait brûlé une flamme
d'envie, était
maintenant sérieux. Heero calma ses ardeurs et se détacha du natté.
-
Je voudrais que tu me dises quand quelque ne va pas. Même si tu ne me
dis pas
tout, je veux juste que tu me fasses un peu confiance. S'il te plaît.
Heero
ne répondit pas tout de suite. Et bien, puisque c'était l'heure des
confessions, autant se lancer une bonne fois pour toutes !
-Tu
sais, je finirais par t'ennuyer. J'ai beau avoir l'air de ne ressentir
aucune
émotion, c'est loin d'être le cas. Il m'arrive même de pleurer.
-
Et bien, tant pis ... je les sècherais ! Je serais là pour toi, autant
de tant
qu'il le faudra, jusqu'à ce que tu te lasses de moi. Et même après.
Duo
calla son front contre celui de Heero.
-
Parce que je t'aime. Murmura-t-il.
Heero
en resta muet. Les yeux faiblement écarquillés. Mais il réussit
néanmoins à
répondre:
-
Moi aussi. Moi aussi je t'aime.
Sous
les rayons de la lune, ils s'embrassèrent une nouvelle fois.
La
guerre était loin d'être terminée. Mais dans ce tumulte infernal, ses
bagarres
incessantes, un couple s'était formé. Deux adolescents en manque
d'amour et de
tendresse.
Beaucoup
se sont demandés ce que cinq enfants faisaient aux commandes des plus
puissants
engins de la Terre et de l'espace.
La
réponse est simple: la stupidité humaine est sans limite. Pour gagner
une guerre,
l'homme est prêt à tous les sacrifices, peu importe lesquelles, pourvu
que la
victoire soit à la clef ! La vie des plus faibles est sans valeur pour
les plus
forts, ce ne sont que des pions avec lesquels ils s'amusent, mènent une
guerre
inutile et sans fondement.
Owari
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