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Disclaimer
: Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j’essaye de ne pas
les
abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres
personnages sont ma propriété et mon invention.
Genre
: friendship, romance, hurt/confort, un peu médical également
Rating
: T
Acteurs
:
Heero, Duo, Wufei, Sally, Trowa, Hilde.
Bêta
auditrice :
Tenshimizu.
Chapitre
20
Le
dimanche 15 octobre AC 198
Il
est 14h30 quand Duo pousse la porte de sa maison, alors qu’il allait
crier que
c’était lui, il s’étonne de voir deux valises dans le hall.
Il
se rend donc dans le salon après avoir déposé ses affaires dans la
cuisine puisque
la buanderie se situe tout près.
-«
On a eu de la visite ? » Demande le natté.
Le
Chinois descend le livre qu’il lit pour regarder l’ex-02.
-«
Non, c’est moi qui pars ! Mais je ne voulais pas te laisser un mot. »
Maxwell
avale sa salive difficilement.
-«
Tu pars, mais pour où ? » Murmure le châtain, tous ses beaux projets
tombent à
l’eau, sa vie est en train de s’écrouler en cet instant.
-«
Sur le satellite Preventer, je me suis fait engager, je commence lundi.
Le
comptable est au courant. J’ai fait mon préavis d’une semaine. Pour ne
pas te
laisser dans l’ennui, j’ai engagé Vansbider. Il commence lundi avec un
intérimaire. » Explique posément Chang comme s’il quittait un ami et
non son
compagnon.
-«
Pourquoi un intérimaire ? » Questionne encore plus surpris Duo en
restant
stoïque, trop abattu par les nouvelles qu’il est en train d’assimiler.
-«
Hilde part avec moi. » Avoue plus bas Wufei se sentant coupable pour la
première fois depuis l’arrivée du natté.
Maxwell
marque le coup et se laisse tomber dans le divan près du Chinois. Il ne
dit
rien, il ne sait plus quoi penser. Pourtant son amant n’a pas fini.
-«
On prend la navette cargo de 18h. Donc j’ai engagé Vansbider puisque tu
avais
toujours dit que si un contrat se créait, c’était pour lui. Le deuxième
je te
laisse le tester. Je suis allé chercher le facturier chez le comptable
mais je
n’ai rien rangé, je me suis dit que tu aurais sûrement envie de
vérifier. »
Admet Wufei sachant que de toute façon Maxwell repassait souvent
derrière ses
ouvriers.
-«
Merci » Murmure Duo qu’il regrette directement mais c’était trop tard.
-«
Les commandes à faire sont sur un tas, j’ai classé le mieux que je
pouvais,
mais si tu as besoin d’explications, n’hésite pas à me sonner. »
Continue sur le
même ton Chang, c’était pour lui plus une passation de pouvoir qu’autre
chose.
-«
Hilde est chez elle ? » Interrompt le natté ne pouvant plus supporter
d’entendre son ex-amant.
-«
Oui, nous avons rendez-vous à 17h30 au port spatial. »
Maxwell
se lève en disant.
-«
Il faut que je lui parle ! »
La
main du Chinois attrape le poignet de Maxwell.
-«
Je ne lui ai rien dit pour nous. » Supplie presque Wufei.
D’un
geste rageur, l’ex-02 se libère.
-«
Tu ne crois pas que je le sais. M’aimer a toujours été pour toi une
maladie
honteuse. »
Duo
s’en va en claquant la porte, il a une envie folle de courir jusqu’à
l’épuisement. Mais il va déjà se retrouver seul, s’il tombe malade ou
se
blesse, ce serait la fin de sa société.
Après
avoir couru deux cent mètres, il ralentit le rythme. Il ne veut pas non
plus avoir
l’air d’un dément en arrivant chez Hilde. Il doit se calmer.
µµµ
Le
natté frappe à la porte de l’appartement de la jeune femme, quand elle
ouvre il
voit bien qu’elle est mal dans sa peau.
-«
Entre, je me doutais que tu viendrais quand Wufei t’aurait prévenu. »
Dit la
brune en s’effaçant pour le laisser entrer et elle lui montre le salon.
-«
Tu ne m’as jamais dit que l’armée te manquait. » Attaque Maxwell tout
en se
dirigeant vers le divan.
-«
L’armée ne me manque pas, j’ai juste envie d’être avec l’homme que
j’aime. Lui
faire régner la justice lui manque. » Admet Hilde en se tordant un peu
les
mains.
-«
Tu ne crois pas que vous êtes un peu rapide, il n’y avait encore rien
entre
vous avant que je ne parte ? » Argumente Duo en espérant ne pas
entendre que
Wufei avait eu une double vie.
-«
Je sais Duo ! Mais j’ai toujours beaucoup apprécié Wufei. Depuis le
début,
depuis son entrée dans la société, on s’est encore rapproché quand on
est parti
en vacances en août. Un moment, j’ai cru que vous étiez ensemble, donc
je
n’allais pas draguer ton mec. Mais quand il a été seul durant ton
hospitalisation, je l’ai invité plusieurs fois en toute amitié. Et là,
je me
suis rendue compte de mon erreur. Il m’a dit que vous étiez juste amis.
» Raconte
frénétiquement la jeune femme, les joues un peu rougies par l’émotion.
Maxwell
marque le coup, il ferme les yeux, respire profondément. Hilde n’a pas
l’air de
l’avoir remarqué, elle continue sur le même rythme.
-«
Au début, j’ai voulu plus, mais il m’a assuré qu’il voulait m’épouser
avant de
me mettre dans son lit. »
-«
Tu lui as dit que tu n’étais plus vierge ? » Coupe le natté en dernier
recours
même s’il sait très bien qu’il se bagarre pour l’instant contre un mur,
que
tout s’est joué en son absence.
-«
Bien sûr, mais il m’a dit que faire l’amour était la conclusion d’un
couple et
que couple voulait dire mariage. Tu te rends compte, Duo ! Jamais un
homme ne
m’avait traité comme ça, avec autant de respect. Si tu savais comme il
peut-être tendre dans ses gestes. » Continue surexcitée la brune.
-«
Il n’en a pas l’air pourtant. » Ironise Maxwell blessé au plus haut
point de
n’avoir jamais eu de tendresse lui.
-«
On a passé la journée d’hier à tout arranger pour que tu n’aies pas une
montagne de choses à faire. Tout est classé, j’ai mis des post-it pour
t’expliquer. » Ajoute plus professionnelle la jeune femme.
-«
Merci. Tu es sûr de toi alors ? » Insiste le natté.
-«
Oui ! »
Duo
se lève pour partir puis dit d’un coup.
-«
Pourquoi ne pas m’avoir prévenu quand vous avez pris votre décision et
avoir
fait tout ça dans mon dos ? » Demande-t-il car il avait besoin de
savoir les
raisons de leurs attitudes, surtout celles de Hilde.
-« Je voulais mais Wufei m’a convaincu. De toute façon tu ne savais pas rentrer et rien changer. Nous nous sommes arrangés pour rester le plus longtemps possible, attendre ton retour. Et ne pas gâcher ton repos. Devant ce qui t’attendait autant ne pas te tracasser avant l’heure. » Explique Hilde en étant tout de même dans ses petits souliers.
Elle
sait très bien que c'est les explications de
Wufei
qu’elle donnait. Ce n'est pas ce qu’elle aurait voulu faire. Elle
a justement voulu réparer en
allégeant le travail de retour de son ami.
Maxwell
s’avance et prend la jeune femme dans ses bras.
-«
J’espère que tu seras heureuse. Donne-moi de tes nouvelles ! »
-«
Depuis trois semaines, je vis un conte de fée Duo ! Depuis le temps que
je
l’aime, je n’aurai jamais cru qu’on serait ensemble et on va se marier,
avoir
des enfants. » Lâche d’une voix pétillante Hilde.
-«
Il y a trois semaines que vous sortez ensemble ? » Demande Duo pour
bien
retourner le couteau dans la plaie.
-«
Oui, le jour où Heero est venu, je me suis jetée à l’eau et j’ai été
récompensée. Il m’a dit qu’il partageait mes sentiments depuis les
vacances.
Mais il ne savait pas si c’était réciproque, qu’il ne savait pas
courtiser et
m’a remercié d’avoir fait le premier pas. » Raconte la jeune femme des
étoiles
brillant dans ses yeux.
La
brune regarde sa montre, il est 16h30 passé.
-«
Duo ! J’ai encore beaucoup de choses à faire avant de quitter mon
appartement. »
-«
Et tes poissons ? » Questionne le natté en voyant que l’aquarium n’a
pas été
préparé.
-«
Le nouveau locataire arrive dans deux jours, j’espère qu’il en prendra
bien
soin. » Dit un peu tristement Hilde en passant sa main sur le bocal.
-«
Laisse-lui un mot que s’il n’en veut pas, je viendrais les chercher. »
Soupire
Maxwell constatant que la jeune femme laissait vraiment tout son passé
pour
suivre Wufei.
Après
avoir embrassé une dernière fois Hilde, Duo quitte l’appartement. Ses
pas lui
semblent lourds, pourtant il avance comme il a toujours marché, même
s’il ne
sait pas vraiment où il se rend. Il sait qu’il prend des risques à être
dans
cet état là pour circuler dans son quartier. Néanmoins, il
n’arrive pas à
empêcher
ses pensées de revenir à la surface pour avoir un regard froid et
déterminé.
Est-ce
qu’il l’aurait fait lui, si le Chinois lui avait dit qu’il n’était pas
heureux
dans sa société ? Il n’en est pas sûr ! Sa société c’est sa fierté, sa
raison
de garder la tête haute, son projet depuis des années, il ne l’aurait
sûrement
pas abandonnée. Oui, Wufei serait certainement plus heureux avec elle.
Maxwell
s’en veut de ne pas avoir su rendre Chang heureux. Et surtout de
ne pas avoir
vu qu’il
était malheureux avec lui, de ne pas avoir vu les messages que son
amant lui
avait envoyés.
Duo
rassemble le puzzle de tous les éléments que Wufei lui a adressés
depuis
plusieurs mois. Oui, il le savait depuis un moment que c’était fini
entre eux,
mais il avait voulu s’accrocher à une chimère, des rêves égoïstes et de
pacotilles. Il voulait croire qu’il pouvait encore être heureux
ensemble, que
lui Duo pourrait rentre Wufei heureux.
Ses
pas finissent pas le ramener chez lui au moment où Duo glisse la clef
dans la
serrure, la porte s’ouvre sur le Chinois. Ce dernier regarde sa montre
pour
voir s’il peut se permettre une petite discussion.
-«
Je n’aurai pas voulu qu’on se quitte comme ça ! » Sourit Chang.
-«
Je ne lui ai rien dit. » Agresse Maxwell en poussant Wufei dans la
maison,
refermant la porte sur eux pour pouvoir discuter à l’intérieur et non
sur le
pas de la porte.
La
rage du natté s’est reportée sur le Chinois.
-«
Je le sais, tu ne lui aurais pas fait du mal ! » Certifie Wufei sans se
démonter devant l’air furieux du châtain.
-«
Tu étais amoureux de Hilde et tu me faisais l’amour, tu crois que je me
sens
comment ? » Crie Le natté.
-«
Quand je l’ai embrassé la première fois, je me suis rendu compte que je
m’étais
trompé sur les sentiments que j’éprouvais pour toi. Duo, je n’ai voulu
te
donner que ce que tu voulais en réparation de ce que tu avais fait pour
moi. »
Répond calmement le Chinois.
Maxwell
montre la porte d’un mouvement rageur.
-«
Hors de ma vue ! » Vocifère-t-il.
Wufei
dehors, Duo claque la porte du magasin et s’adosse dessus, il ferme les
yeux,
retient les larmes qui arrivent.
A
travers la porte il entend.
-«
Je ne t’ai pas trompé, je me suis trompé. »
Puis
plus rien.
Le
natté glisse lentement vers le sol.
Il
ne sait pas combien de temps, il est resté comme ça. Ce qui
le sort de
sa torpeur, c’est son Gsm qui sonne dans la poche de sa veste. Il
décroche
mécaniquement.
-«
Duo ! Tu es arrivé chez toi ? Ca fait des heures que j’attends ton sms
pour me
prévenir que tu es bien arrivé. » S’inquiète Heero au bout du fil.
-«
Je t’ai oublié, désolé. »
-«
Pas de problème, sûrement trop pris dans les joies des retrouvailles. »
Sourit
Yuy heureux d’entendre la voix de son ami.
-«
Oui c’est ça ! Heero je suis fatigué, ça m’a épuisé ce voyage, je
t’envoie un
mail demain. » Argumente Maxwell, ce n’est pas tout à fait un
mensonge.
-«
Dors bien ! » Dit le métis en coupant la communication.
Le
châtain se relève et commence à parcourir la maison. Il va enlever
toute
trace de son amant, jeter tout ce qui lui appartenait.
Maxwell
circule dans les pièces, cependant il doit le constater, plus rien ne
donne
l’impression qu’ils ont vécu à deux pendant presque deux ans dans
cette
maison. Tout ce que posséde le Chinois, qu’il a acheté pour lui
a
disparu. La maison est propre comme un sou neuf.
Le
châtain qui aurait voulu faire table rase du passé, faire le deuil de
cette
relation en nettoyant l’habitation de la présence de son ex-amant, doit
se
rendre à l’évidence, Wufei a fait la même chose, même les draps ont été
changés, sont lavés et sèchent dans la buanderie, de nouveaux sont sur
le lit.
Arrivé
à l’entreprise, là il reste une présence. Sur son bureau, il y a des
notes, son
écriture. Dans une impulsion, il ramasse le tout et veut le jeter à
travers la
pièce mais il se retient, ça ne sert à rien de se donner du travail
supplémentaire. Il va déjà en avoir de trop. Lui qui ne peut pas encore
forcer
comme avant, va se retrouver avec un seul élément qu’il sait compétant.
Ce
n’est pas évident de trouver de la main d’œuvre de qualité.
Duo
regarde l’horloge du bureau, il est 20h. Il ferait bien de s’activer,
de
défaire ses bagages, de se préparer à souper. Son regard accroche la
clef de la
maison et de l’entrepôt avec le porte-clef que Duo a fabriqué pour
Wufei
avec un morceau de ferraille, la balance de la justice. Ca lui arrache
un
soupir de voir que ça il ne l’a pas pris.
Le
natté dépose tout le linge sale dans le panier près de la machine,
remonte avec
le linge sec et celui propre qu’Heero lui a rendu pour tout remettre
directement
en place.
Quand
il ouvre sa valise et voit le Shenlong, Duo retient son souffle. Il
passe ses
doigts sur le petit gundam et le dépose sur l’étagère avec le
DeathScythe, le
Vayeate et le Mercurius. Heero lui a ramené un exemplaire du
Sandrock,
d’Heavy Arms et du Wing en kit comme il lui a demandé. Il finirait
la
collection, il aurait le temps maintenant en soirée, comme les
week-ends.
Sa
vie lui semble vide, il ne lui reste que son travail, seulement son
travail. Maintenant il se rend compte après avoir perdu Wufei que
Hilde
a opté pour la bonne solution.
µµµ
Lundi
16 octobre AC 198
Au
matin, Maxwell prend à part Vansbider pour mettre les choses au clair.
-«
Wufei et Hilde ne travaillent plus ici, tu te retrouves être celui qui
a le
plus d’expérience. Je sors d’opération, je ne peux pas encore tout
faire de la
même façon, je vais avoir besoin de quelqu’un de sûr Bertrand ! »
-«
Pas de problème, patron. Je surveillerai l’écolage du nouveau. »
Rassure
immédiatement le jeune homme.
-«
Si tu as un problème avec lui, tu le dis, je veux une équipe soudée, tu
es son
supérieur. » Affirme le natté.
-«
Bien patron ! »
-«
Dernière chose, j’ai une grosse commande à honorer, je dois faire des
pièces en
fonderie, j’aurai besoin d’un coup de main. Je compte ferme ce samedi,
mais
physiquement je sais que je ne tiendrais pas le coup. » Avoue le
châtain en se
grattant le crâne, ça lui en coûtait de devoir le dire.
-«
Pas de problème patron, je préviendrais ma femme. » Sourit l’ouvrier en
chef.
-«
Une journée que tu récupéreras, je ne sais pas te la payer comme je
viens de
perdre mon colocataire, j’ai plus de frais. »
-«
Ne vous tracassez pas, patron. Je le garde pour la fête des parents en
janvier.
D’ici là vous aurez repris du poil de la bête et je pourrais le
prendre. »
-«
Merci Bertrand et c’est « tu », s’il te plait. »
Duo
accompagne l’ouvrier pour expliquer le travail au nouveau, un jeune
homme
d’une vingtaine d’année, blond les cheveux courts coiffés en hérisson.
Il a
aussi les yeux bleu-vert, un nez trapu. Il fait 1mètre 65, il a donc
cinq
centimètres de moins que le natté. Il répond au nom de Gaétan Pions.
Maxwell
travaille avec les deux ouvriers toute la matinée, puis sentant qu’il a
présumé
de ses forces, il laisse les jeunes gens continuer à préparer les
commandes.
Pendant ce temps là, il regarde ce qu’à fait Wufei et Hilde pendant son
absence. Il vérifie les commandes et remet son stock à jour en encodant
tous
les papiers sur lesquelles le Chinois a noté que c’est des pièces
démontées.
Puis il veut reprendre toutes les commandes une à une pour enlever les
pièces
de son stock pour en faire la balance entre les pièces ajoutées et
retirées.
Mais il se trouve devant un problème, le facturier du mois de septembre
est
chez son comptable.
-«
Purée, ce n’est pas vrai, je ne vais pas devoir refaire mon inventaire.
» Rage
l’ex-02, Wufei lui ayant laissé un mot pour le prévenir qu’il n’avait
pas eu le
temps pour les encoder.
Bertrand
arrive avec une commande à ce moment là. Il a coché tous ce qu’il a mis
sur le
bon de commande, mais il n’a pas encore appris à faire les factures.
-«
Un problème patron ? »
-«
Je ne sais pas remettre mon stock à jour, il me manque le travail de
trois
semaines, c’est chez le comptable. »
-«
Tu le feras quand ça reviendra ! » Propose Vansbider ne voyant pas trop
d’où
peut provenir le problème qui abat tellement son employeur.
-«
Oui mais en regardant dans mon stock, on ne va pas savoir si on a la
pièce ou
si on doit démonter. » Explique Duo.
-«
Mais bien en regardant dans les étagères. » Rétorque Bertrand, ça lui
semble logique à lui, c'est ça qu'il aurait fait plutôt que de
regarder dans un fichier d'ordinateur.
-«
Je voulais voir quelles pièces en plus on aurait pu couler samedi. »
Argumente
le natté.
-«
Regarde dans les étagères, tu sais mieux que moi ce qui est le plus
utilisé. »
-«
Merci Bertrand, je ne suis pas encore au point on dirait ! » Sourit le
natté en
mettant un claque sur l’épaule de son ouvrier en chef.
Le
châtain se dit qu’il regardera ce qui lui manque comme pièces vendredi
après-midi, pour l’instant, il lui reste à se remettre à jour avec les
factures
du mois d’octobre.
µµµ
En
s’abrutissant de travail aussi bien dans l’entreprise que dans sa
maison qu’il
modifie et repeint, Maxwell n’a pas le temps de penser à sa vie privée.
Mais au
bout d’un certain temps, il n’a plus rien à faire et à modifier. Le
plus dur
pour le châtain c’est le dimanche, il ne peut pas le passer à dormir et
il
arrive un moment où il n’a plus rien à faire, même s’il s’occupe de son
linge
et du ménage ce jour là.
Duo
garde également des contacts journaliers avec les autres pilotes. Hilde
lui a
envoyé la photo de son mariage qui a eu lieu début novembre ainsi que
sa
nouvelle adresse. Elle lui propose également de passer un peu de temps
avec eux
pendant les congés de Noël. Bien entendu le natté a décliné
l’invitation en lui
rappelant qu’il doit faire l’inventaire.
L’ex-02
ne sort plus de chez lui, sauf pour se rendre à la poste pour livrer
les
commandes payées ou pour faire ses courses.
µµµ
Le
mardi 9 janvier AC 199
Heero
envoie un mail à Duo pour lui annoncer que Pedro est décédé durant la
journée.
Le métis depuis le retour de Maxwell sur L2, se rend une fois par
mois à la mer pour
tenir compagnie à l’homme. Dans son mail, il donne la date de
l’enterrement,
le vendredi 12 janvier, et il lui demande s’il veut l’accompagner.
Le
natté se sent déprimé à l’annonce. Comme c’est le jour de
la fête
parentale et
que Bertrand récupère son jour de travail ! Il ne pourra même pas
accompagner
l’homme qui l’a tellement aidé et protégé chez les Sweeper dans le
passé.
Howard et G n’ayant pas les yeux partout.
µµµ
Le
vendredi 16 février AC 199
La vie suit son cours, les journées sont tellement semblables qu'elles deviennent pour le natté inexistantes. Sa société grandit bien, mais il a le temps pour la faire fleurir, c'est tout ce qui lui reste, même s'il essaye de le cacher aux autres pilotes, qu'il se tait sur les derniers évenements de sa vie.
Par
un beau matin, le téléphone sonne avec insistance. Maxwell court pour y
répondre et quand il décroche, il se rend compte que c'est Sally.
-«
Voilà, j’ai pris un rendez-vous pour toi pour un bilan complet le 19
février,
c’est un lundi. »
-«
C’est en août qu’on fait ça maintenant, pourquoi on doit les faire en
février.
» S’énerve directement Maxwell.
Il
faut dire que l’ambiance au travail n’est pas bonne. Gaétan est plutôt
du genre
profiteur, il ne travaille que sous la surveillance de son patron.
L’ex-02
cherche quelqu’un pour le remplacer, mais personne ne se présente.
Alors
Bertrand et Duo mordent sur leurs chiques et font avec lui, ne pouvant
plus
effectuer le travail à deux hommes. Même si Wufei et Hilde l’ont fait
pendant
son hospitalisation. Avec l'essor qu'elle a pris en quatre mois ce
n'est plus possible, Maxwell ne veut pas perdre les acquis.
-« C’est seulement pour toi, vu que tu es un sujet à risque, je suis passé à des examens complets tous les six mois. » Explique posément Po, connaissant le jeune homme, elle se doutait qu'elle allait au devant d'un refus.
Elle
doit garder son calme si elle veut avoir gain de cause.
-«
Je ne sais pas y couper, je suppose ! » Râle le natté en le notant dans
l’agenda.
-«
Non Duo ! Je te veux lundi à l’hôpital. » Ordonne le médecin d’une voix
plus
ferme.
-«
Bien alors réserve-moi une chambre à l’hôtel. » Gronde-t-il
-«
Heero vient te prendre à l’aéroport à 14h. »
-«
Je prendrais la navette de l’après-midi, j’ai trop de travail, je
préviendrais
Ro’ moi-même. » Lâche le natté en raccrochant et il appelle Bertrand. «
Tiens,
voilà la clef de la maison et l’entrepôt, lundi prochain je ne serais
pas là.
Je dois aller faire des examens à Sank. Mais mardi, je serais à mon
poste. »
En
lui tendant le porte-clefs du Chinois, Maxwell a un pincement au cœur.
Il
aurait mieux fait d’en mettre un autre chaque fois qu’il le voit dans
son
tiroir, c’est la même douleur. Quand il le récupère, il le fera, il
doit
tourner la page.
-«
Je ferais de mon mieux patron pour que Gaétan travaille quand même. »
-«
Je le préviendrai que je le signale à l’agence intérimaire s’il n’a pas
travaillé de manière suffisante. A mon retour, je cherche dans d’autres
agences, cette fois je prends le temps. Je perds mon cul avec un
ouvrier
pareil. » Peste le natté en se dirigeant avec son ouvrier vers le
hangar pour
se remettre au travail.
µµµ
Le
dimanche 18 février AC 199
Il
est 21h, et Heero attend son ami à l’aéroport. Il sourit en le voyant
venir
vers lui.
-«
Dommage que tu n’as pas su arriver dans l’après-midi, on aurait eu plus
de
temps. » Commence Yuy pour l’accueillir.
-«
Oui, je sais Ro’, mais j’ai trop de travail pour l’instant. Ca
m’emmerde déjà
au plus haut point de devoir venir. » Râle Maxwell en emboîtant le pas
au métis
qui le guide vers sa voiture.
-«
Oui, surtout que Sally m’a prévenu fort tard de la date de tes examens.
Je n’ai
pas su prendre congé. On n’aura que la soirée. » Continue le brun sans
faire
vraiment attention au ton légèrement agressif de son ami.
-«
Je suis fatigué Ro’, je serai encore vite au lit. »
-«
Je le vois, tu as mauvaise mine. Tu travailles trop. » Constate Heero
en
ouvrant sa voiture pour les reconduire.
-«
Et perdre mon temps ici ce n’est pas pour me mettre de bonne humeur. Et
ne me
dis pas que c’est pour mon bien, je suis obligé. Si je ne viens pas
soit
Quatre, soit toi va débarquer pour me ramener ici de force. » Rage Duo
en
s’asseyant sur le siège passager avant de lâcher un soupir.
Yuy
lui sourit, mais n’en pense pas moins, Maxwell est une véritable pile
électrique. Il ne va pas être évident à réaliser son pet scan s’il ne
se calme
pas un peu.
-«
Tu as mangé ? » Demande le brun en mettant le contact, surtout pour
essayer de
trouver un sujet de conversation qui ne met pas son ami sur la
défensive.
-«
Je n’ai pas faim, j’ai grignoté dans la navette. »
Tout
le reste du trajet, le châtain regarde le paysage et n’adresse plus la
parole
au métis.
-«
Je t’avais fait des pâtes sachant que tu les adores. » Essaie Heero en
se
parquant à sa place de parking sous son immeuble.
Duo
sort de la voiture et se rend à l’ascenseur.
-«
Excuse-moi Ro’, mais j’ai beaucoup de problèmes au travail et c’est toi
qui
trinque. Ce n’est pas de ta faute tout ça ! » Finit par admettre le
natté quand
ils entrent dans l’appartement.
-«
Il faut bien que tu exploses sur quelqu’un, tu ne vas pas le faire sur
tes
clients. Ca ne va pas mieux avec Wufei que tu n’exploses pas sur lui ?
»
Demande innocemment Heero parce qu’il avait aussi envie de savoir où en
était
le couple de son ami.
-«
Je n’ai plus de problèmes avec Wufei. On mange et je vais au lit. »
Ordonne
Maxwell après avoir déposé ses affaires dans la chambre d’ami.
-«
Tu seras peut-être plus potable demain matin. » Ironise en lui souriant
le
métis.
-«
J’ai un doute, tu vois, je me sens comme ça depuis des mois. » Admet le
châtain
en s’asseyant à table devant l’assiette que vient de lui servir le brun.
Tout
a été maintenu au chaud depuis qu’il est parti pour l’aéroport.
-«
Tu es bien distant, même par mail tu ne racontes plus rien. » Reprend
Yuy au
milieu du repas puisque son ami ne fait pas la conversation pour une
fois.
-«
Parce que je travaille tout le temps, la société s’est encore
développée, je
n’ai plus une minute à moi. » Donne comme excuse Maxwell.
-«
Et comment Wufei vit tout ça ? » S’informe le métis avant de boire un
peu de
son verre d’eau.
-«
Tu te tracasses bien beaucoup pour une personne que tu ne sais pas
sentir. »
Agresse Duo en se redressant sur sa chaise, alors qu’il picore depuis
le
début du repas.
-«
Tu as raison, son sort je m’en fous royalement, mais pas du tien, donc
je
cherche d’où vient ton malaise, ton changement d’attitude. » Répond
sans se
démonter le brun.
-«
Je t’ai dit d’où ça venait, si ça ne te convient pas, je n’y peux rien
! Je ne
vais pas inventer pour te rassurer. » Aboie Duo toujours sur la
défensive.
Maxwell
dépose ses couverts dans son assiette avant de se lever.
-«
Tu m’as coupé l’appétit. Je vais me coucher. » Lâche le natté en
prenant
son
assiette pour vider les restes dans la casserole et déposer l’assiette
dans
l’évier, sous le regard estomaqué d’Heero.
Il
est de plus en plus persuadé que ce comportement, cette fuite est due à
Wufei.
Mais s’il cherche de trop, il va se mettre l’ex-02 à dos. S’il veut
parler, il
parlera.
Yuy
rince les assiettes et les met dans le lave-vaisselle. Il vient frapper
à la
porte de la chambre d’ami, puis il entre après l’accord.
-«
Excuse-moi, Duo ! »
-«
De vouloir m’aider, je crois que ce serait plutôt à moi de t’en faire.
J’ai des
raisons à mon comportement, mais je n’ai pas envie d’en parler. » Dit
le natté
déjà couché dans son lit.
-«
Je ne peux pas t’aider ? » Demande le métis en s’asseyant sur la couche.
-«
Non Ro’ Tu as ta vie, tu en as déjà fait assez comme ça ! Je n’ai pas
vu le
Wing miniature ? » Questionne le châtain en se tournant un peu vers le
brun
pour le regarder dans les yeux.
-« Il est dans ma chambre sur la table de nuit. » Sourit Heero soulagé de voir son ami plus détendu également.
Ca le
rassure pour les examens du
lendemain, alors il se lève. Arrivé
à la
porte, Yuy
lui dit bonne nuit et s’en va.
µµµ
Le
lundi 19 février AC 199
Heero
conduit Duo à la clinique.
-«
Ta navette est à 17h ou 14h, prends un taxi, je suis occupé en
programmation
jusqu’à 18h. » Dit le métis en se parquant devant la porte d’entrée de
l’hôpital.
-«
Merci pour tout et excuse-moi pour mon comportement. » Lâche Maxwell en
ouvrant
la portière de la voiture.
-«
Tu aurais dû commencer par me parler franchement hier, on aurait passé
une
meilleure soirée. Je ne comprenais déjà pas pourquoi tu voulais aller à
l’hôtel
alors que j’étais là. » Avoue le brun en se penchant pour mieux voir le
châtain
qui est déjà dans la rue.
-«
J’aurai dû ! Pour l’instant, je fais les choses à l’envers. » Admet
dépité le
natté en secouant légèrement la tête.
-« On va mettre ça sur les anesthésies à répétition. » Sourit le métis avant de démarrer sa voiture.
Par
la fenêtre ouverte, il fait un dernier signe
de la
main.