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Disclaimer
: Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j’essaye de ne pas
les
abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres
personnages sont ma propriété et mon invention.
Genre
: friendship, romance, hurt/confort, un peu médical également
Rating
: T
Acteurs
:
Heero, Duo, Wufei, Quatre.
Bêta
auditrice :
Tenshimizu.
Chapitre
28
Le
mercredi 11 avril AC 199
Depuis
le matin, le natté est vraiment nerveux. Enfin il est dans cet état là
depuis
que le rendez-vous avec Wufei a été fixé. Il ne dort plus, sa sieste ne
lui
profite pas plus, il reste simplement dans son fauteuil en se rongeant
les
ongles.
C’est
presque avec soulagement que Duo voit Heero fermer le magasin. Alors
que le natté
prépare les commandes pour le lendemain, Yuy refait du café dans la
cuisine.
Puis le brun monte dans sa chambre le PC qu’on a livré dans l’après
midi
pour y
effectuer la réparation quand le Chinois sera là.
-«
Quand est-ce qu’il vient ? » Demande le métis en voyant venir Duo.
-«
Après la fermeture. » Répond d’une voix morne Maxwell.
-«
C’est vaste. » Sourit le brun en commençant à préparer le repas.
-«
Ouais ! » Soupire le châtain avant de monter pour se changer, Heero ira
quand
le jeune homme redescendra.
Comme
rien n’a l’air de détendre l’atmosphère, Yuy n’essaie plus de faire de
l’humour
autant ne pas énerver son ami avant cette longue discussion. Les deux
jeunes
mangent en silence.
Le
repas fini, la table débarrassée. Duo commence à se demander ce qu’il
va faire
pour occuper son temps et diminuer sa nervosité, quand un coup de
sonnette se
fait entendre. Ni Heero, ni Duo ne s’étaient rendus compte qu’ils
étaient si
tendus, cette sonnerie leur apporte du soulagement.
Yuy
disparaît à l’étage, pendant que le natté va ouvrir. Une certaine gêne
se
ressent entre les deux jeunes gens. Wufei détaille Duo du regard
pendant que ce
dernier referme la porte et remet les sécurités.
-«
Tu es sûr que tu vas bien ? Commence le Chinois. Tu avais meilleure
mine au
retour de tes opérations ? »
-«
Toujours autant de tact ! » Dit Maxwell en lui montrant la direction de
la
cuisine.
Quoiqu’en
avait dit le châtain à Quatre, voir Chang devant lui, ne lui donnait
pas des
envies de meurtre. Là, à ce moment précis, il avait toujours envie de
caresser sa peau
laiteuse. Heero
ne lui prodigue pas cette envie mais il se sentait excessivement bien
en sa
présence.
Est-ce
que son attirance pour Wufei n’était que purement physique ? Il faudra
qu’il y
réfléchisse ?
-«
Où est Yuy ? » Demande Chang en se dirigeant vers la cuisine.
-«
Dans sa chambre ! »
-«
Pour quelle raison est-il venu ? Tu as eu des problèmes de personnels ?
»
Questionne le Chinois en s’installant instinctivement à la
place qui
fut la sienne pendant presque deux ans.
-«
Si tu voulais garder un droit de regard sur ma vie, je crois que tu
aurais dû
partir d’une autre façon ! » Dit Duo en tendant une tasse de café noir
à Wufei.
-«
Quand tu m’as téléphoné trois jours avant de rentrer, en me disant
qu’il
faudrait qu’on discute à ton retour, j’ai cru que tu en étais aussi
arrivé à la
conclusion qu’on avait plus rien à faire ensemble. J’ai même pensé que
tu étais
tombé amoureux de Yuy. » Commence Wufei quand le natté s’assied en face
de lui.
-«
Je voulais faire des changements pour sauver notre couple. Je voulais
redevenir
le jeune homme qui n’a pas de craintes pour dire ou faire quelque chose
de
peur de
te perdre. » Admet Maxwell parce que c’est vraiment ça qu’il voulait
discuter
et il croyait que c’était encore possible à l'époque.
-«
Tu admets que nous avions des problèmes. » Sourit presque Chang parce
qu’il se
sent soulagé de ne pas être le méchant dans l’histoire.
-« Rien d’insurmontable à mon sens. » Murmure le châtain, il ne veut surtout pas admettre que le Chinois n’a pas tort.
S’ils
avaient tous les
deux voulu
sauver leur couple, ils y seraient arrivés. Chacun
boit un peu de son café en restant dans ses pensées, laissant la
tension
augmenter entre eux.
-«
Comment pouvais-tu me faire l’amour en aimant quelqu’un d’autre, en ne
m’aimant
plus ! Pourquoi venais-tu chaque soir ? » Questionne Duo avant de
fermer les
yeux, il a peur d’entendre la réponse, il sait à l’avance qu’il
aura
mal.
-« Par habitude, par rituel, nous baisions ! Pour faire l’amour, il faut qu’il y ait partage. » Répond Chang en haussant les épaules.
Maxwell
arrête de
respirer, il
avait eu raison de craindre la douleur. Un
coup sur le chambranle et Yuy entre dans la cuisine.
-«
Régis vient d’appeler, il n’en sort pas avec le PC qu’il a repris. Je
vais lui
donner un coup de main. » Explique Heero sans un regard pour le
Chinois.
-«
Il reprend des PC aussi lui ? » S’étonne le châtain.
-«
Oui, je voulais justement te demander un coup de main avec la gestion,
j’ai
l’impression qu’il m’arnaque. » Avoue le brun tout en remontant la
tirette de
sa veste.
-«
On regardera dimanche si tu veux ! » Propose le natté avant de lui
sourire.
-«
Duo ! » S'indigne le métis.
-«
J’aurai besoin de m’occuper l’esprit Heero ! » Affirme le natté.
-« D’accord alors. Je ne sais pas quand je rentre. » Précise le métis en se retournant.
Le
brun fusille le Chinois du regard avant de disparaître. Ce dernier
les regarde en se demandant quel genre de relation ils peuvent
entretenir. Yuy
parti Chang demande à son ex-amant.
-«
Il ne travaille pas avec toi ? »
-«
Tu as perdu le droit d’être au courant de mes affaires ! » Dit
sèchement le
natté toujours blessé par la réponse de son ex-amant, il sent l’envie
de
vengeance gronder en lui.
-«
Tu réagis comme un gamin à faire des secrets sur des choses que je peux
vérifier facilement de mon travail. » Lâche d’un air hautain le chinois.
-«
Je ne m’occupe pas de ta vie, ne t’occupes pas de la mienne. Je voulais
juste
comprendre notre séparation. » Dit Maxwell parce qu’il a ce seul
objectif,
le reste s’est son problème.
-«
Qu’est-ce qu’il y a à comprendre ! Je ne regrette pas notre aventure,
mais ça
ne pouvait pas continuer, on se disputait de plus en plus. Mêler
travail et
privé n’est pas une solution ! » Lâche comme argument pour sa défense
Wufei.
-«
Pour toi, il y en a d’autres qui y sont arrivés ! » Justifie Duo.
Le
silence se réinstalle.
-« Tu avais donc décidé de partir à mon retour de l’hôpital ? Quand as-tu pris la décision qu’il n’y avait rien à sauver dans notre couple ? » Interroge Maxwell après un soupir.
C’est
le but de cette soirée, autant aller au bout
de son
idée même s’il s’attend à encore souffrir.
-«
Aux vacances ! Ce qu’on vivait, ce n’était pas avec toi que je voulais
le vivre. Je préférais me retrouver seul avec Hilde qu’avec toi. »
Admet sans
une once
de remord le Chinois. « Puis il y a eu les résultats et ton opération.
Ca m’a
laissé du temps pour que j’organise mon départ sans te laisser dans
l’ennui.
Une fois installé ailleurs, j’aurai repris contact avec Hilde, mais
elle
a fait
le premier pas et je lui ai expliqué mes projets, c’est elle qui a
décidé de
m’accompagner. On aurait eu la discussion qu’on a maintenant si tu
étais rentré
comme prévu, une semaine plus tôt. » Conclut-il sur un ton de reproche.
-«
Voilà c’est encore ma faute. Tu n’as aucun tort dans cette histoire ! »
Râle
Duo en fusillant son ex-amant du regard.
-«
Ce n’est pas ta faute, c’est les circonstances. Si tu avais encore
prolongé ton
repos, j’aurai vraiment été embêté, mais j’aurai repoussé mon départ.
» Avoue
Wufei.
-«
Pourquoi ? » Gronde le natté.
-«
Par loyauté et amitié. Parce que je connais l’importance qu’à cette
société
pour toi. » Explique Chang, un petit sourire sur les lèvres sûr d’avoir
trouvé
un argument pour détendre l’atmosphère.
-«
Et puis Hilde t’aurait vu sous un autre regard ! » Attaque Maxwell
écœuré par
les dires de celui qu’il a considéré comme un ami pendant toute la
guerre.
-«
Peut-être aussi ! Pourquoi reprends-tu contact si ce n’est pour Hilde ?
»
Questionne Wufei essayant une autre tactique pour soulager sa
conscience, lui
si il veut que les choses s’arrangent c’est pour sa femme parce
qu’il est soulagé de ne pas devoir être confronté à son ex-amant, moins
il
y a
de contact, moins il y a de chance que son secret soit divulgué.
-«
Si je ne survis pas, je veux avoir la conscience tranquille, ne pas
avoir de
regret au moment d’expirer mon dernier souffle. » Murmure le châtain en
regardant le liquide noir et fumant, ça lui en coûte de le dire, mais
il ne
peut pas mentir et aller dans le sens du Chinois.
Wufei
tend le bras à travers la table pour déposer sa main sur celle de Duo
qui sert
sa tasse de café. Le natté relève la tête, surpris, presque choqué par
un geste
qu’il n’a jamais eu quand ils étaient ensemble. Maintenant avoir sa
main sur
lui le dégoûte alors qu’il y a peu il voulait le toucher. C’est
relativement perturbant pour le jeune homme de ressentir ce mélange de
sentiments contradictoires.
-«
Il fut un temps où j’aurai tout donné pour ce genre de geste ! Tire ta
main ! »
Crache Duo les yeux noirs de colère.
-«
Pourquoi ? » Demande Chang en la laissant.
-«
Je ne veux pas de ta compassion. Je n’ai pas encore rendu les armes ! »
Vocifère Maxwell en enlevant la main de son ex-amant.
-«
J’en suis persuadé. » Répond calmement Wufei en prenant sa tasse de
café.
L’ex-02
détaille l’homme assis en face de lui, essayant de décrypter ses
expressions,
mais rien ne transparait. Plus ils discutent, plus l’envie de
meurtre lui
revient. Il constate la distance que leur relation a prise. Le
natté voit
la différence. En présence du chinois, il se sent toujours en
position de
demandeur et d’infériorité.
-«
Il me reste aussi le regret de ne pas avoir pu tout tenter pour sauver
notre
couple ! » Dit Maxwell après un moment de silence, cherchant toujours à
faire
comprendre les raisons qui l’avaient poussé à reprendre contact avec
son
ex-amant.
-«
On n’était pas un couple, en tout cas pas ce que je considère comme un
couple.
» Rectifie rapidement le Chinois en voyant le regard noir qui
l’assassine. « Nous
vivions ensemble, nous partagions certaines choses, mais un couple
c’est fait
pour le montrer. »
-«
Tu sais, tu aurais mieux fait de ne jamais faire ce pas vers moi. Je ne
t’ai
pas demandé de répondre à mon amour ! Je savais que c’était quelque
chose de
honteux pour toi ! » Critique Duo quand il se remet suffisamment de ce
coup de
poignard dans le cœur pour parler sans que sa voix ne tremble.
-«
Au moins tu peux tourner la page, tu sais que cet amour est impossible
! »
Répond pragmatique Chang en haussant les épaules.
-«
Pourquoi Wufei ? Pourquoi avoir voulu de cette relation ? » Questionne
Maxwell
parce que pour tourner la page, il doit comprendre.
-« J’ai vraiment cru que je t’aimais au début. Puis je me suis dit que je te le devais, que je ne pouvais pas te faire ça, puisque j’avais commencé à répondre à ton amour. Et en fin de compte, j’ai compris que je ne pouvais pas te laisser espérer parce que cette relation était beaucoup plus importante pour toi que pour moi. J’avais mon compte avec toi pour calmer mes hormones, mais tu ne calmais que ça, j’espérais plus ! » Explique le Chinois.
En
tout cas c'est ce qui s’est
passé
dans sa tête au fil des deux ans vécu ensemble et quand il a
compris
qu’il est tombé amoureux de Hilde. Il doit quitter son amant pour
pouvoir
vivre
pleinement, il ne peut plus continuer à se sacrifier. Il estime
avoir
rendu assez pour ce qu’il a reçu.
-«
Ca m’a toujours fait mal de ne pas pouvoir vivre notre amour au grand
jour ! »
Le natté voit bien que Wufei tique au mot amour, mais pour lui il y
avait de
l’amour.
-«
Tu es quelqu’un de bien, tu vas trouver la personne faite pour toi. Je
dois y
aller, j’ai encore une heure et demi à faire pour rentrer chez moi. »
Dit Chang
en regardant sa montre.
-«
Comment as-tu justifié ton absence ? » Demande le châtain, juste pour
savoir
s’il a dit à Hilde qu’il est ici.
-«
J’ai beaucoup de déplacement pour l’instant. Préviens Hilde que tu es
malade !
» Intime le Chinois en se mettant debout.
-«
Tu sais que je pourrais la prévenir de plein d’autres choses ! » Menace
Duo en
fusillant son ex-amant qui repasse sa veste mise sur le dossier de sa
chaise.
-«
Si tu avais voulu te venger, tu l’aurais fait il y a longtemps. J’ai
redouté
que tu ne le fasses au début, mais ce n’est pas maintenant que tu vas
le faire.
» Déclare Wufei en mettant sa main sur l’épaule du natté qui reste
prostré sur
sa chaise, dégoûté de ce simple geste.
Pourquoi
a-t-il plus de geste de tendresse et de compassion maintenant qu’à
l’époque
où ils étaient ensemble ?
-«
Reste, je connais le chemin ! » Lui dit Chang en guise d’au revoir.
µµµ
Heero
rentre une demi-heure plus tard, pour trouver Maxwell toujours dans la
même
position. Après s’être assis à côté de lui il demande.
-«
Ca c’est mal passé ? »
-«
Non pas autrement que ce que je m’imaginais. Je me sens toujours
coupable quand
je suis avec lui quoique je fasse. » Murmure le natté toujours le
regard dans
sa tasse de café qui maintenant est froide.
Yuy
se lève et prend la main de son ami.
-«
Viens avec moi ! »
Devant
l’incompréhension que le métis lit dans le regard indigo, il insiste en
tirant
sur la main.
-«
Viens avec moi ! »
Maxwell
finit par se lever, le brun le tire derrière lui sans un regard. Le
natté sent
une boule se faire dans sa gorge. Où veux l’emmener Heero ? Et si lui
aussi
voulait profiter de sa faiblesse, lui montrer son amour, lui prouver
qu’il vaut
le peine d’être aimer ? Est-ce qu’il aurait la force de le repousser ?
Physiquement il n’a jamais fait le poids encore moins maintenant.
Le
soulagement apparaît de suite quand Yuy prend la direction du salon.
Le
métis s’assied dans le fauteuil trois places sans lui lâcher la main et
il le
tire pour qu’il prenne place à ses côtés. L’incompréhension persiste
dans les
yeux bleus aux reflets améthyste. Assis l’un à côté de l’autre, le
brun finit
par passer son bras autour des épaules du châtain et de la main qui le
maintient, il l’oblige à venir mettre sa tête sur son torse.
-« Ro ! » Supplie
Maxwell.
-«
Chut ! »
-«
Ro! » S’indigne le natté en cherchant à se redresser.
-«
Duo ! Tu en as besoin ! » Insiste Heero sans toute fois lâcher la
pression sur
la tête de son ami, tout en basculant un peu son fauteuil.
-«
Peut-être mais ! » Tente une nouvelle fois le natté vraiment gêné par
la
situation.
-«
Chut ! Duo ça ne me gêne pas, j’aime t’avoir dans mes bras, je ne te
demande
rien en retour. Prends ce que je te donne. » Rassure tendrement Yuy.
Ne
sentant plus son ami réticent le brun enlève sa main de la tête du
châtain pour
la déposer sur le flanc de ce dernier.
-«
Régis a vraiment appelé ? » Questionne l’ex-02 pour masquer son malaise.
-«
Hn ! Par contre j’ai vraiment dû me contrôler pour ne pas corriger
Wufei, mais
je t’avais promis de ne pas intervenir. » Murmure le métis tout en
caressant le
flanc de son patron.
Le
silence retombe entre eux. Et à l’abri des bras protecteurs de Yuy,
Maxwell
fait le bilan de sa conversation, de ce qu’il a ressenti quand il a vu
le
Chinois derrière la porte. Des envies qui l’ont submergé durant la
discussion.
Et
bizarrement malgré tout ce qu’il a vécu il y a peu, il soupire d’aise,
il n’a
jamais été aussi bien dans sa peau qu’en ce moment. Pourtant il sait
qu’il
n’est pas amoureux d’Heero. Ce dernier est important pour lui, il
l’aide, ils
peuvent discuter de tout.
Avec
Wufei, c’est plutôt un attrait physique à tout peser, mais pas grand
chose en
commun.
-«
Tu te sens mieux ? » Demande Heero au bout d’une demi-heure durant
laquelle il
n’a pas arrêté de flatter le flanc du natté dans un geste rassurant et
apaisant.
-«
Tu n’étais pas obligé, mais j’avais besoin de ça, tu avais raison ! »
Admet
pour toute réponse l’ex-02.
-«
Après ce que j’ai entendu de la conversation, je m’en doutais ! »
Sourit
doucement Yuy de savoir qu’il a pu rendre un grand service à son
ami.
-«
Ro, ça me gêne ! » Gémit Duo sans bouger pour autant.
-«
Je n’avais pas le temps d’aller chercher Quatre, lui aurait eu cette
attitude
et tu n’y aurais rien retrouvé à dire ! » Explique Heero.
-«
Oui mais ! »
-«
Je sais que tu ne m’aimes pas comme ça Duo ! Tu me préviens à chaque
geste de
tendresse, je ne peux pas mal interpréter tes gestes. » Rassure une
nouvelle
fois le brun.
Le
regard du natté accroche l’horloge du salon, il est 22h, c’est une
heure
raisonnable pour se coucher, Maxwell veut pouvoir l’utiliser.
-«
Ro’ je vais aller me coucher ! »
Yuy
soupire légèrement remonte une dernière fois sa main jusqu’à l’aisselle
du
châtain, puis il redresse le fauteuil. Au moment où Duo se détache de
lui,
Heero lui attrape le menton et dépose un baiser papillon sur les lèvres
fines.
-«
Tu es quelqu’un de merveilleux, Wufei ne sait pas à côté de quoi il
passe ! »
Certifie Yuy les yeux brillants d’amour.
-«
Tu ne peux quand même pas espérer que ça ait marché entre nous ? »
S’étonne
Maxwell en sondant son ami.
-«
Egoïstement non, j’aurai voulu te faire ma déclaration plus tôt, mais
est-ce
que tu serais venu vers moi ? Est-ce que tu m’aurais proposé le travail
que tu
as proposé à Wufei ? Je ne crois pas, alors non je ne regrette rien,
sauf le
mal qu’il t’a fait avant et encore maintenant. » Avoue le brun toujours
accroché au regard de son vis-à-vis.
-«
Tu m’aurais dit que tu m’aimais, je ne suis pas certain que tu
travaillerais
maintenant pour moi ! Alors je ne veux pas t’apporter de l’espoir, mais
tu as
agi au mieux de tes intérêts. Je ne suis pas amoureux, mais je suis
bien dans
ma peau en ta présence. Est-ce que c’est suffisant pour faire un couple
? Je
dois y réfléchir ! Ro’ je ne veux pas m’engager à la légère et me
retrouver
dans la position de Wufei, de trouver l’amour et de chambouler nos vies
et te
faire souffrir. » Plaide le natté en se redressant un peu, pour se
sentir moins
gêné et sous le charme magnétique du métis.
Heero
sourit à Duo.
-«
Si ton discours c’était pour que je t’aime moins c’est raté ! »
Le
brun revole un baiser puis se lève pour partir.
-«
J’attendrai que tu fasses le point de la situation. Ce que tu
m’autorises à te
donner, j’estime que c’est gagné ! Je ne ferais jamais machine arrière
sur ce
que tu m’as donné. Je veux que tu en sois conscient aussi. J’ai deux
buts :
t’aider et que tu m’aimes, alors freine-moi ! » Dit-il en quittant le
salon
pour monter dans sa chambre.
µµµ
Le
jeudi 12 avril AC 199
Le
travail ne diminue pas, ce qui est aussi bénéfique pour Duo. Il n’a pas
trop le
temps de penser et de réfléchir. Il sait que lundi il doit se rendre au
dispensaire pour sa deuxième grosse chimio. Cette fois il sait à quoi
s’attendre et se sachant beaucoup plus faible que lors de la première
séance,
il a
peur. Oui, il a peur, bien plus qu’à l’époque des combats.
Le
temps de midi, Yuy et Maxwell le passent à la table de la cuisine
afin de
pouvoir discuter sans déranger Bertrand, surtout qu’ils veulent pouvoir
parler
librement de média-corporation.
-«
Depuis quand Régis reprend également des PC ? » Demande le natté en
mordant
dans sa tartine.
-«
Depuis qu’il m’a fait livrer cinq ordinateurs à réparer pour le
lendemain ! »
Répond le brun en surveillant l’eau pour faire une soupe minute.
-«
Je me souviens de ta tête ! » Sourit le châtain. Il faut dire que ce
soir là,
ils ont travaillé à deux pour y arriver.
-«
Je fais le surplus de ce qu’il ne peut pas faire pendant ses heures, je
lui ai
proposé d’en reprendre et que je paierais les PC fait le soir. »
Explique Heero
en revenant avec deux soupes tomates.
-«
Et ? » Demande Duo en voyant que le métis s’arrête gêné.
-«
Depuis, il en reprend un tous les soirs et j’ai le même nombre. » Admet
Yuy
avant de soupirer parce que ça le tracassait énormément.
-«
Mets une caméra de surveillance pendant la journée ! » Propose Maxwell.
-«
Avec le facturier, je voudrais d’abord vérifier si on diminue ou pas
les
actions. S’il a plus de vente, ça expliquerait qu’il n’a plus le temps
pour le
faire en journée. » Observe le brun parce que c’est ça son idée
première pas
surveiller son ouvrier.
-« C’est ça que tu voulais faire dimanche ! » S’étonne l’ex-02, parce qu’il ne lui viendrait pas à l’idée de ne pas surveiller plus justement.
Il
trouve
qu’Heero a pris son rôle un peu à la légère, lui aurait épluché les
facturiers tous les mois si pas toutes les semaines s’il n’avait pas
travaillé
sur place pour voir de ses yeux ce qui se passe.
-«
Hn, sinon je demande du matériel à Trowa pour l’installer un dimanche. »
-«
Fais un truc direct, écran ici, je ne vais presque plus au hangar, je
surveillerai ! » Offre Duo, autant être utile à quelque chose, ça le
rassurait
également de pouvoir faire encore certaines choses.
-«
Tu aurais envie de surveiller de suite ! » S’étonne le brun en
finissant sa
tartine.
-«
Ro’ c’est ton pognon ! Tu es gérant de la filiale de L2. C’est ton
intérêt, si
c’était ma boite, oui je le ferais direct ! » Se fâche le natté en se
levant
pour rassembler les tasses de soupe pour les ranger dans l’évier.
Heero
sourit, se lève et se dirige vers le PC de Duo pour ouvrir sa section
et
envoyer un mail à l’ex-03 pour qu’il lui procure le matériel nécessaire.
-«
Tu es un requin en affaire ! » Lâche Yuy avant d’aller ouvrir la porte
du
commerce puisque la pose de midi est finie.
-«
Je suis né dans la rue Ro’. C’est : tu survis ou tu crèves ! J’ai fait
le choix
de survivre et même de vivre ! On n’a pas intérêt à se trouver sur mon
chemin
c’est tout ! » S’explique le natté en s’installant à son bureau.
-«
J’ai vu ça à l’époque de la guerre. »
µµµ
Le
vendredi 13 avril AC 199
Duo
se rend à la poste durant le courant de l’après-midi comme chaque
semaine.
Au
retour le natté s’écroule sur sa chaise de bureau. La charrette, il n’a
pas eu
la force de la rentrer, comme de crier que c’était lui.
Yuy
arrive et trouve Maxwell le souffle court.
-«
Charrette. » C’est tout ce qu’arrive à murmurer le châtain en montrant
la
porte de sortie.
Le
métis va la rentrer, c’est vrai que pour la remettre à sa place, il y a
la
barre métallique de la porte à passer, qu’il n’y a pas dans l’autre
sens à cause
de la rampe.
-«
Duo ! C’est la dernière fois que tu y vas ! » Se fâche Heero en
l’attrapant par
les épaules.
-«
J’ai cru que je n’arriverai jamais ici. J’ai oublié mon Gsm sur le
bureau. Je
ne pouvais pas laisser la charrette en rue, ici devant c’était déjà
risqué ! »
S’excuse d’une voix presque inaudible Maxwell.
Yuy
s’accroupit et serre fort son ami dans ses bras, Duo finit par passer
ses bras
autour de la taille du métis.
-« Pardon Ro’ Pardon ! »
Murmure
Duo dans le cou du brun.
-«
Tu n’as rien à te faire pardonner voyons. Tu ne dois pas dépasser tes
limites,
tu as besoin de tes forces pour survivre et vivre. » Répond Heero sans
le
lâcher.
-«
Je croyais que je pourrais, ça me déprime tellement de n’être plus que
l’ombre
de moi-même. Je n’ai plus l’impression de survivre ! » Geint Duo
toujours dans
le cou de Yuy.
Heero
s’éloigne pour le regarder dans les yeux.
-«
C’est provisoire Duo, provisoire ! Ton objectif guérir, le reste c’est
mon
affaire, c’est clair ! » Ordonne le brun sévèrement.
-«
C’est ma société ! » Justifie Duo les yeux remplis de larmes contenues
devant
l’épave qu’il est devenu.
-«
Je n’ai pas dit le contraire Duo. » Rassure le métis.
-«
Je vais aller me mettre dans mon fauteuil. » Dit Maxwell en se levant
péniblement.
Bertrand
entre dans le bureau en trombe.
-«
Heero ! Il est tard Duo aurait… Ouf ! Tu es là ! Je commençais à
m’inquiéter.
»
-«
Je suis désolé Bertrand ! » Répond penaud le châtain.
-«
Va te reposer, sourit Yuy. On s’occupe de tout ! »
A Suivre…
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