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Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j’essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages sont ma propriété et mon invention.

Genre : friendship, romance, hurt/confort, un peu médical également

Rating : T

Acteurs : Heero, Duo, Wufei, Quatre.

Bêta auditrice : Tenshimizu.


Chapitre 28


Le mercredi 11 avril AC 199

Depuis le matin, le natté est vraiment nerveux. Enfin il est dans cet état là depuis que le rendez-vous avec Wufei a été fixé. Il ne dort plus, sa sieste ne lui profite pas plus, il reste simplement dans son fauteuil en se rongeant les ongles.

C’est presque avec soulagement que Duo voit Heero fermer le magasin. Alors que le natté prépare les commandes pour le lendemain, Yuy refait du café dans la cuisine. Puis le brun monte dans sa chambre le PC qu’on a livré dans l’après midi pour y effectuer la réparation quand le Chinois sera là.

-« Quand est-ce qu’il vient ? » Demande le métis en voyant venir Duo.

-« Après la fermeture. » Répond d’une voix morne Maxwell.

-« C’est vaste. » Sourit le brun en commençant à préparer le repas.

-« Ouais ! » Soupire le châtain avant de monter pour se changer, Heero ira quand le jeune homme redescendra.

Comme rien n’a l’air de détendre l’atmosphère, Yuy n’essaie plus de faire de l’humour autant ne pas énerver son ami avant cette longue discussion. Les deux jeunes mangent en silence.

Le repas fini, la table débarrassée. Duo commence à se demander ce qu’il va faire pour occuper son temps et diminuer sa nervosité, quand un coup de sonnette se fait entendre. Ni Heero, ni Duo ne s’étaient rendus compte qu’ils étaient si tendus, cette sonnerie leur apporte du soulagement.

Yuy disparaît à l’étage, pendant que le natté va ouvrir. Une certaine gêne se ressent entre les deux jeunes gens. Wufei détaille Duo du regard pendant que ce dernier referme la porte et remet les sécurités.

-« Tu es sûr que tu vas bien ? Commence le Chinois. Tu avais meilleure mine au retour de tes opérations ? »

-« Toujours autant de tact ! » Dit Maxwell en lui montrant la direction de la cuisine.

Quoiqu’en avait dit le châtain à Quatre, voir Chang devant lui, ne lui donnait pas des envies de meurtre. Là, à ce moment précis, il avait toujours envie de caresser sa peau laiteuse. Heero ne lui prodigue pas cette envie mais il se sentait excessivement bien en sa présence.

Est-ce que son attirance pour Wufei n’était que purement physique ? Il faudra qu’il y réfléchisse ?

-« Où est Yuy ? » Demande Chang en se dirigeant vers la cuisine.

-« Dans sa chambre ! »

-« Pour quelle raison est-il venu ? Tu as eu des problèmes de personnels ? » Questionne le Chinois en s’installant instinctivement à la place qui fut la sienne pendant presque deux ans.

-« Si tu voulais garder un droit de regard sur ma vie, je crois que tu aurais dû partir d’une autre façon ! » Dit Duo en tendant une tasse de café noir à Wufei.

-« Quand tu m’as téléphoné trois jours avant de rentrer, en me disant qu’il faudrait qu’on discute à ton retour, j’ai cru que tu en étais aussi arrivé à la conclusion qu’on avait plus rien à faire ensemble. J’ai même pensé que tu étais tombé amoureux de Yuy. » Commence Wufei quand le natté s’assied en face de lui.

-« Je voulais faire des changements pour sauver notre couple. Je voulais redevenir le jeune homme qui n’a pas de craintes pour dire ou faire quelque chose de peur de te perdre. » Admet Maxwell parce que c’est vraiment ça qu’il voulait discuter et il croyait que c’était encore possible à l'époque.

-« Tu admets que nous avions des problèmes. » Sourit presque Chang parce qu’il se sent soulagé de ne pas être le méchant dans l’histoire.

-« Rien d’insurmontable à mon sens. » Murmure le châtain, il ne veut surtout pas admettre que le Chinois n’a pas tort.

S’ils avaient tous les deux voulu sauver leur couple, ils y seraient arrivés. Chacun boit un peu de son café en restant dans ses pensées, laissant la tension augmenter entre eux.

-« Comment pouvais-tu me faire l’amour en aimant quelqu’un d’autre, en ne m’aimant plus ! Pourquoi venais-tu chaque soir ? » Questionne Duo avant de fermer les yeux, il a peur d’entendre la réponse, il sait à l’avance qu’il aura mal.

-« Par habitude, par rituel, nous baisions ! Pour faire l’amour, il faut qu’il y ait partage. » Répond Chang en haussant les épaules. 

Maxwell arrête de respirer, il avait eu raison de craindre la douleur. Un coup sur le chambranle et Yuy entre dans la cuisine.

-« Régis vient d’appeler, il n’en sort pas avec le PC qu’il a repris. Je vais lui donner un coup de main. » Explique Heero sans un regard pour le Chinois.

-« Il reprend des PC aussi lui ? » S’étonne le châtain.

-« Oui, je voulais justement te demander un coup de main avec la gestion, j’ai l’impression qu’il m’arnaque. » Avoue le brun tout en remontant la tirette de sa veste.

-« On regardera dimanche si tu veux ! » Propose le natté avant de lui sourire.

-« Duo ! » S'indigne le métis.

-« J’aurai besoin de m’occuper l’esprit Heero ! » Affirme le natté.

-« D’accord alors. Je ne sais pas quand je rentre. » Précise le métis en se retournant. 

Le brun fusille le Chinois du regard avant de disparaître. Ce dernier les regarde en se demandant quel genre de relation ils peuvent entretenir. Yuy parti Chang demande à son ex-amant.

-« Il ne travaille pas avec toi ? »

-« Tu as perdu le droit d’être au courant de mes affaires ! » Dit sèchement le natté toujours blessé par la réponse de son ex-amant, il sent l’envie de vengeance gronder en lui.

-« Tu réagis comme un gamin à faire des secrets sur des choses que je peux vérifier facilement de mon travail. » Lâche d’un air hautain le chinois.

-« Je ne m’occupe pas de ta vie, ne t’occupes pas de la mienne. Je voulais juste comprendre notre séparation. » Dit Maxwell parce qu’il a ce seul objectif, le reste s’est son problème.

-« Qu’est-ce qu’il y a à comprendre ! Je ne regrette pas notre aventure, mais ça ne pouvait pas continuer, on se disputait de plus en plus. Mêler travail et privé n’est pas une solution ! » Lâche comme argument pour sa défense Wufei.

-« Pour toi, il y en a d’autres qui y sont arrivés ! » Justifie Duo.

Le silence se réinstalle.

-« Tu avais donc décidé de partir à mon retour de l’hôpital ? Quand as-tu pris la décision qu’il n’y avait rien à sauver dans notre couple ? » Interroge Maxwell après un soupir.

C’est le but de cette soirée, autant aller au bout de son idée même s’il s’attend à encore souffrir.

-« Aux vacances ! Ce qu’on vivait, ce n’était pas avec toi que je voulais le vivre. Je préférais me retrouver seul avec Hilde qu’avec toi. » Admet sans une once de remord le Chinois. « Puis il y a eu les résultats et ton opération. Ca m’a laissé du temps pour que j’organise mon départ sans te laisser dans l’ennui. Une fois installé ailleurs, j’aurai repris contact avec Hilde, mais elle a fait le premier pas et je lui ai expliqué mes projets, c’est elle qui a décidé de m’accompagner. On aurait eu la discussion qu’on a maintenant si tu étais rentré comme prévu, une semaine plus tôt. » Conclut-il sur un ton de reproche.

-« Voilà c’est encore ma faute. Tu n’as aucun tort dans cette histoire ! » Râle Duo en fusillant son ex-amant du regard.

-« Ce n’est pas ta faute, c’est les circonstances. Si tu avais encore prolongé ton repos, j’aurai vraiment été embêté, mais j’aurai repoussé mon départ. » Avoue Wufei.

-« Pourquoi ? » Gronde le natté.

-« Par loyauté et amitié. Parce que je connais l’importance qu’à cette société pour toi. » Explique Chang, un petit sourire sur les lèvres sûr d’avoir trouvé un argument pour détendre l’atmosphère.

-« Et puis Hilde t’aurait vu sous un autre regard ! » Attaque Maxwell écœuré par les dires de celui qu’il a considéré comme un ami pendant toute la guerre.

-« Peut-être aussi ! Pourquoi reprends-tu contact si ce n’est pour Hilde ? » Questionne Wufei essayant une autre tactique pour soulager sa conscience, lui si il veut que les choses s’arrangent c’est pour sa femme parce qu’il est soulagé de ne pas devoir être confronté à son ex-amant, moins il y a de contact, moins il y a de chance que son secret soit divulgué.

-« Si je ne survis pas, je veux avoir la conscience tranquille, ne pas avoir de regret au moment d’expirer mon dernier souffle. » Murmure le châtain en regardant le liquide noir et fumant, ça lui en coûte de le dire, mais il ne peut pas mentir et aller dans le sens du Chinois.

Wufei tend le bras à travers la table pour déposer sa main sur celle de Duo qui sert sa tasse de café. Le natté relève la tête, surpris, presque choqué par un geste qu’il n’a jamais eu quand ils étaient ensemble. Maintenant avoir sa main sur lui le dégoûte alors qu’il y a peu il voulait le toucher. C’est relativement perturbant pour le jeune homme de ressentir ce mélange de sentiments contradictoires.

-« Il fut un temps où j’aurai tout donné pour ce genre de geste ! Tire ta main ! » Crache Duo les yeux noirs de colère.

-« Pourquoi ? » Demande Chang en la laissant.

-« Je ne veux pas de ta compassion. Je n’ai pas encore rendu les armes ! » Vocifère Maxwell en enlevant la main de son ex-amant.

-« J’en suis persuadé. » Répond calmement Wufei en prenant sa tasse de café.

L’ex-02 détaille l’homme assis en face de lui, essayant de décrypter ses expressions, mais rien ne transparait. Plus ils discutent, plus l’envie de meurtre lui revient. Il constate la distance que leur relation a prise. Le natté voit la différence. En présence du chinois, il se sent toujours en position de demandeur et d’infériorité.

-« Il me reste aussi le regret de ne pas avoir pu tout tenter pour sauver notre couple ! » Dit Maxwell après un moment de silence, cherchant toujours à faire comprendre les raisons qui l’avaient poussé à reprendre contact avec son ex-amant.

-« On n’était pas un couple, en tout cas pas ce que je considère comme un couple. » Rectifie rapidement le Chinois en voyant le regard noir qui l’assassine. « Nous vivions ensemble, nous partagions certaines choses, mais un couple c’est fait pour le montrer. »

-« Tu sais, tu aurais mieux fait de ne jamais faire ce pas vers moi. Je ne t’ai pas demandé de répondre à mon amour ! Je savais que c’était quelque chose de honteux pour toi ! » Critique Duo quand il se remet suffisamment de ce coup de poignard dans le cœur pour parler sans que sa voix ne tremble.

-« Au moins tu peux tourner la page, tu sais que cet amour est impossible ! » Répond pragmatique Chang en haussant les épaules.

-« Pourquoi Wufei ? Pourquoi avoir voulu de cette relation ? » Questionne Maxwell parce que pour tourner la page, il doit comprendre.

-« J’ai vraiment cru que je t’aimais au début. Puis je me suis dit que je te le devais, que je ne pouvais pas te faire ça, puisque j’avais commencé à répondre à ton amour. Et en fin de compte, j’ai compris que je ne pouvais pas te laisser espérer parce que cette relation était beaucoup plus importante pour toi que pour moi. J’avais mon compte avec toi pour calmer mes hormones, mais tu ne calmais que ça, j’espérais plus ! » Explique le Chinois.

En tout cas c'est ce qui s’est passé dans sa tête au fil des deux ans vécu ensemble et quand il a compris qu’il est tombé amoureux de Hilde. Il doit quitter son amant pour pouvoir vivre pleinement, il ne peut plus continuer à se sacrifier. Il estime avoir rendu assez pour ce qu’il a reçu.

-« Ca m’a toujours fait mal de ne pas pouvoir vivre notre amour au grand jour ! » Le natté voit bien que Wufei tique au mot amour, mais pour lui il y avait de l’amour.

-« Tu es quelqu’un de bien, tu vas trouver la personne faite pour toi. Je dois y aller, j’ai encore une heure et demi à faire pour rentrer chez moi. » Dit Chang en regardant sa montre.

-« Comment as-tu justifié ton absence ? » Demande le châtain, juste pour savoir s’il a dit à Hilde qu’il est ici.

-« J’ai beaucoup de déplacement pour l’instant. Préviens Hilde que tu es malade ! » Intime le Chinois en se mettant debout.

-« Tu sais que je pourrais la prévenir de plein d’autres choses ! » Menace Duo en fusillant son ex-amant qui repasse sa veste mise sur le dossier de sa chaise.

-« Si tu avais voulu te venger, tu l’aurais fait il y a longtemps. J’ai redouté que tu ne le fasses au début, mais ce n’est pas maintenant que tu vas le faire. » Déclare Wufei en mettant sa main sur l’épaule du natté qui reste prostré sur sa chaise, dégoûté de ce simple geste.

Pourquoi a-t-il plus de geste de tendresse et de compassion maintenant qu’à l’époque où ils étaient ensemble ?

-« Reste, je connais le chemin ! » Lui dit Chang en guise d’au revoir.

µµµ

Heero rentre une demi-heure plus tard, pour trouver Maxwell toujours dans la même position. Après s’être assis à côté de lui il demande.

-« Ca c’est mal passé ? »

-« Non pas autrement que ce que je m’imaginais. Je me sens toujours coupable quand je suis avec lui quoique je fasse. » Murmure le natté toujours le regard dans sa tasse de café qui maintenant est froide.

Yuy se lève et prend la main de son ami.

-« Viens avec moi ! »

Devant l’incompréhension que le métis lit dans le regard indigo, il insiste en tirant sur la main.

-« Viens avec moi ! »

Maxwell finit par se lever, le brun le tire derrière lui sans un regard. Le natté sent une boule se faire dans sa gorge. Où veux l’emmener Heero ? Et si lui aussi voulait profiter de sa faiblesse, lui montrer son amour, lui prouver qu’il vaut le peine d’être aimer ? Est-ce qu’il aurait la force de le repousser ? Physiquement il n’a jamais fait le poids encore moins maintenant.

Le soulagement apparaît de suite quand Yuy prend la direction du salon.

Le métis s’assied dans le fauteuil trois places sans lui lâcher la main et il le tire pour qu’il prenne place à ses côtés. L’incompréhension persiste dans les yeux bleus aux reflets améthyste. Assis l’un à côté de l’autre, le brun finit par passer son bras autour des épaules du châtain et de la main qui le maintient, il l’oblige à venir mettre sa tête sur son torse.

-« Ro ! » Supplie Maxwell.

-« Chut ! »

-« Ro! » S’indigne le natté en cherchant à se redresser.

-« Duo ! Tu en as besoin ! » Insiste Heero sans toute fois lâcher la pression sur la tête de son ami, tout en basculant un peu son fauteuil.

-« Peut-être mais ! » Tente une nouvelle fois le natté vraiment gêné par la situation.

-« Chut ! Duo ça ne me gêne pas, j’aime t’avoir dans mes bras, je ne te demande rien en retour. Prends ce que je te donne. » Rassure tendrement Yuy.

Ne sentant plus son ami réticent le brun enlève sa main de la tête du châtain pour la déposer sur le flanc de ce dernier.

-« Régis a vraiment appelé ? » Questionne l’ex-02 pour masquer son malaise.

-« Hn ! Par contre j’ai vraiment dû me contrôler pour ne pas corriger Wufei, mais je t’avais promis de ne pas intervenir. » Murmure le métis tout en caressant le flanc de son patron.

Le silence retombe entre eux. Et à l’abri des bras protecteurs de Yuy, Maxwell fait le bilan de sa conversation, de ce qu’il a ressenti quand il a vu le Chinois derrière la porte. Des envies qui l’ont submergé durant la discussion.

Et bizarrement malgré tout ce qu’il a vécu il y a peu, il soupire d’aise, il n’a jamais été aussi bien dans sa peau qu’en ce moment. Pourtant il sait qu’il n’est pas amoureux d’Heero. Ce dernier est important pour lui, il l’aide, ils peuvent discuter de tout.

Avec Wufei, c’est plutôt un attrait physique à tout peser, mais pas grand chose en commun.

-« Tu te sens mieux ? » Demande Heero au bout d’une demi-heure durant laquelle il n’a pas arrêté de flatter le flanc du natté dans un geste rassurant et apaisant.

-« Tu n’étais pas obligé, mais j’avais besoin de ça, tu avais raison ! » Admet pour toute réponse l’ex-02.

-« Après ce que j’ai entendu de la conversation, je m’en doutais ! » Sourit doucement Yuy de savoir qu’il a pu rendre un grand service à son ami.

-« Ro, ça me gêne ! » Gémit Duo sans bouger pour autant.

-« Je n’avais pas le temps d’aller chercher Quatre, lui aurait eu cette attitude et tu n’y aurais rien retrouvé à dire ! » Explique Heero.

-« Oui mais ! »

-« Je sais que tu ne m’aimes pas comme ça Duo ! Tu me préviens à chaque geste de tendresse, je ne peux pas mal interpréter tes gestes. » Rassure une nouvelle fois le brun.

Le regard du natté accroche l’horloge du salon, il est 22h, c’est une heure raisonnable pour se coucher, Maxwell veut pouvoir l’utiliser.

-« Ro’ je vais aller me coucher ! »

Yuy soupire légèrement remonte une dernière fois sa main jusqu’à l’aisselle du châtain, puis il redresse le fauteuil. Au moment où Duo se détache de lui, Heero lui attrape le menton et dépose un baiser papillon sur les lèvres fines.

-« Tu es quelqu’un de merveilleux, Wufei ne sait pas à côté de quoi il passe ! » Certifie Yuy les yeux brillants d’amour.

-« Tu ne peux quand même pas espérer que ça ait marché entre nous ? » S’étonne Maxwell en sondant son ami.

-« Egoïstement non, j’aurai voulu te faire ma déclaration plus tôt, mais est-ce que tu serais venu vers moi ? Est-ce que tu m’aurais proposé le travail que tu as proposé à Wufei ? Je ne crois pas, alors non je ne regrette rien, sauf le mal qu’il t’a fait avant et encore maintenant. » Avoue le brun toujours accroché au regard de son vis-à-vis.

-« Tu m’aurais dit que tu m’aimais, je ne suis pas certain que tu travaillerais maintenant pour moi ! Alors je ne veux pas t’apporter de l’espoir, mais tu as agi au mieux de tes intérêts. Je ne suis pas amoureux, mais je suis bien dans ma peau en ta présence. Est-ce que c’est suffisant pour faire un couple ? Je dois y réfléchir ! Ro’ je ne veux pas m’engager à la légère et me retrouver dans la position de Wufei, de trouver l’amour et de chambouler nos vies et te faire souffrir. » Plaide le natté en se redressant un peu, pour se sentir moins gêné et sous le charme magnétique du métis.

Heero sourit à Duo.

-« Si ton discours c’était pour que je t’aime moins c’est raté ! »

Le brun revole un baiser puis se lève pour partir.

-« J’attendrai que tu fasses le point de la situation. Ce que tu m’autorises à te donner, j’estime que c’est gagné ! Je ne ferais jamais machine arrière sur ce que tu m’as donné. Je veux que tu en sois conscient aussi. J’ai deux buts : t’aider et que tu m’aimes, alors freine-moi ! » Dit-il en quittant le salon pour monter dans sa chambre.

µµµ

Le jeudi 12 avril AC 199

Le travail ne diminue pas, ce qui est aussi bénéfique pour Duo. Il n’a pas trop le temps de penser et de réfléchir. Il sait que lundi il doit se rendre au dispensaire pour sa deuxième grosse chimio. Cette fois il sait à quoi s’attendre et se sachant beaucoup plus faible que lors de la première séance, il a peur. Oui, il a peur, bien plus qu’à l’époque des combats.

Le temps de midi, Yuy et Maxwell le passent à la table de la cuisine afin de pouvoir discuter sans déranger Bertrand, surtout qu’ils veulent pouvoir parler librement de média-corporation.

-« Depuis quand Régis reprend également des PC ? » Demande le natté en mordant dans sa tartine.

-« Depuis qu’il m’a fait livrer cinq ordinateurs à réparer pour le lendemain ! » Répond le brun en surveillant l’eau pour faire une soupe minute.

-« Je me souviens de ta tête ! » Sourit le châtain. Il faut dire que ce soir là, ils ont travaillé à deux pour y arriver.

-« Je fais le surplus de ce qu’il ne peut pas faire pendant ses heures, je lui ai proposé d’en reprendre et que je paierais les PC fait le soir. » Explique Heero en revenant avec deux soupes tomates.

-« Et ? » Demande Duo en voyant que le métis s’arrête gêné.

-« Depuis, il en reprend un tous les soirs et j’ai le même nombre. » Admet Yuy avant de soupirer parce que ça le tracassait énormément.

-« Mets une caméra de surveillance pendant la journée ! » Propose Maxwell.

-« Avec le facturier, je voudrais d’abord vérifier si on diminue ou pas les actions. S’il a plus de vente, ça expliquerait qu’il n’a plus le temps pour le faire en journée. » Observe le brun parce que c’est ça son idée première pas surveiller son ouvrier.

-« C’est ça que tu voulais faire dimanche ! » S’étonne l’ex-02, parce qu’il ne lui viendrait pas à l’idée de ne pas surveiller plus justement.

Il trouve qu’Heero a pris son rôle un peu à la légère, lui aurait épluché les facturiers tous les mois si pas toutes les semaines s’il n’avait pas travaillé sur place pour voir de ses yeux ce qui se passe.

-« Hn, sinon je demande du matériel à Trowa pour l’installer un dimanche. »

-« Fais un truc direct, écran ici, je ne vais presque plus au hangar, je surveillerai ! » Offre Duo, autant être utile à quelque chose, ça le rassurait également de pouvoir faire encore certaines choses.

-« Tu aurais envie de surveiller de suite ! » S’étonne le brun en finissant sa tartine.

-« Ro’ c’est ton pognon ! Tu es gérant de la filiale de L2. C’est ton intérêt, si c’était ma boite, oui je le ferais direct ! » Se fâche le natté en se levant pour rassembler les tasses de soupe pour les ranger dans l’évier.

Heero sourit, se lève et se dirige vers le PC de Duo pour ouvrir sa section et envoyer un mail à l’ex-03 pour qu’il lui procure le matériel nécessaire.

-« Tu es un requin en affaire ! » Lâche Yuy avant d’aller ouvrir la porte du commerce puisque la pose de midi est finie.

-« Je suis né dans la rue Ro’. C’est : tu survis ou tu crèves ! J’ai fait le choix de survivre et même de vivre ! On n’a pas intérêt à se trouver sur mon chemin c’est tout ! » S’explique le natté en s’installant à son bureau.

-« J’ai vu ça à l’époque de la guerre. »

µµµ

Le vendredi 13 avril AC 199

Duo se rend à la poste durant le courant de l’après-midi comme chaque semaine.

Au retour le natté s’écroule sur sa chaise de bureau. La charrette, il n’a pas eu la force de la rentrer, comme de crier que c’était lui.

Yuy arrive et trouve Maxwell le souffle court.

-« Charrette. » C’est tout ce qu’arrive à murmurer le châtain en montrant la porte de sortie.

Le métis va la rentrer, c’est vrai que pour la remettre à sa place, il y a la barre métallique de la porte à passer, qu’il n’y a pas dans l’autre sens à cause de la rampe.

-« Duo ! C’est la dernière fois que tu y vas ! » Se fâche Heero en l’attrapant par les épaules.

-« J’ai cru que je n’arriverai jamais ici. J’ai oublié mon Gsm sur le bureau. Je ne pouvais pas laisser la charrette en rue, ici devant c’était déjà risqué ! » S’excuse d’une voix presque inaudible Maxwell.

Yuy s’accroupit et serre fort son ami dans ses bras, Duo finit par passer ses bras autour de la taille du métis.

-« Pardon Ro’ Pardon ! » Murmure Duo dans le cou du brun.

-« Tu n’as rien à te faire pardonner voyons. Tu ne dois pas dépasser tes limites, tu as besoin de tes forces pour survivre et vivre. » Répond Heero sans le lâcher.

-« Je croyais que je pourrais, ça me déprime tellement de n’être plus que l’ombre de moi-même. Je n’ai plus l’impression de survivre ! » Geint Duo toujours dans le cou de Yuy.

Heero s’éloigne pour le regarder dans les yeux.

-« C’est provisoire Duo, provisoire ! Ton objectif guérir, le reste c’est mon affaire, c’est clair ! » Ordonne le brun sévèrement.

-« C’est ma société ! » Justifie Duo les yeux remplis de larmes contenues devant l’épave qu’il est devenu.

-« Je n’ai pas dit le contraire Duo. » Rassure le métis.

-« Je vais aller me mettre dans mon fauteuil. » Dit Maxwell en se levant péniblement.

Bertrand entre dans le bureau en trombe.

-« Heero ! Il est tard Duo aurait… Ouf ! Tu es là ! Je commençais à m’inquiéter. »

-« Je suis désolé Bertrand ! » Répond penaud le châtain.

-« Va te reposer, sourit Yuy. On s’occupe de tout ! »

A Suivre… 

Chap 27 - Chap 29 

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