
| Accueil | Qui suis-je ? | Fanfictions | Fictions originales | Fictions en commun | Autres auteurs | Liens |
Disclaimer
: Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j’essaye de ne pas
les
abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres
personnages sont ma propriété et mon invention.
Genre
: friendship, romance, hurt/confort, un peu médical également
Rating
: T
Acteurs
:
Heero, Duo, Wufei, Quatre.
Bêta
auditrice :
Tenshimizu.
Lectrice
01 :
Arlia Eien
Chapitre
38
Le
mardi 22 mai AC 199
Le
réveil sonne, Duo s’étire et il réalise que cette fois il a dormi d’une
traite
dans les bras d’Heero.
Il
dépose rapidement ses lèvres afin de donner un baiser papillon sur la
bouche du
métis qui ne bouge pas, comme s’il savait que ce n’était pas encore son
heure.
Maxwell
passe par la salle de bain pour se préparer, mettre sa perruque après
s’être
lavé rapidement à l’évier. Il prépare sa trousse de toilette de voyage,
avant
de se rendre dans le salon. Comme lors de sa dernière chimio, il
soulève le
couvercle de la boîte de l’achat de la perruque et il passe sa main sur
la
tresse qui est dans le fond. Il puise ainsi un peu de réconfort avant
d’affronter l’épreuve.
L’ex-02
prépare en souriant le déjeuner du brun qu’il laisse bien en évidence
sur la
table, un petit mot avec juste écrit.
« A
mercredi
après-midi, travaille bien. »
Puis
il place la trousse frigorifique dans son sac et il s’en va vers
l’arrêt du
bus.
µµµ
En
sortant du bus, Duo se rend directement dans la salle d’attente du
docteur
Lizin.
Après
l’examen des constantes, le perruqué monte sur la balance.
-«
Ce n’est pas courant ça ! » Sourit le médecin après avoir vérifié deux
fois son
dossier et la balance.
-«
Ah ! Qu’est-ce que je ne fais pas comme les autres ? » Demande Maxwell
en
passant la veste d’opération que lui tend le docteur.
-«
Vous avez repris un kilo. Vous voilà à 61kg. » Explique l’homme.
-«
La piqûre d’EPO me fait vraiment du bien. » Avoue Duo en passant la
veste dans
son pantalon, il n’allait pas se balader le dos nu dans l’hôpital entre
les
deux services.
-«
Tant mieux alors, vous pouvez passer au service d’hospitalisation de
jour, on
va commencer le traitement. »
Maxwell
part directement, comme les autres fois, vers le bureau des infirmières
pour
savoir dans quelle chambre commune il est inscrit aujourd’hui. Une
infirmière
l’accompagne pour l’installer et mettre en place une perfusion, elle
lui donne
aussi son cachet contre les nausées. L’ex-02 doute de son efficacité vu
l’état où
il se trouve à chaque chimio, mais il préfère le prendre même si
l’effet est
limité.
Dès
la deuxième heure, Duo a de nouveau des nausées, même des vomissements,
par
contre il n’a pas du tout mal à la tête, il en est presque étonné. Il
peut rester plus facilement assis dans son lit, la casquette bien
enfoncée sur
la tête. Il a ôté sa prothèse en s’installant dans la chambre.
Heero est
la seule personne devant qui il veut bien rester le crâne nu, ne voyant aucune
gêne
dans le regard bleu, ni compassion.
A
midi, on propose des repas, l’odeur l’écœure toujours autant alors il
le
refuse. Le pire c’est qu’il sait qu’il lui sera facturé. Que de
gaspillage !
Il a déjà été tenté de demander pour qu’on lui emballe son repas
pour le
ramener, mais laisser de la nourriture deux jours dans une pièce
chauffée, ce
n’est pas des plus hygiéniques.
La
journée s’égraine lentement. Au soir, Duo essaie de ne plus bouger,
pour
contrôler ses nausées, une fois qu’il doit se coucher pour passer la
nuit.
Seulement, il n’arrive pas à fermer l’œil, son voisin de chambre vomit
sans
discontinuer, le va-et-vient des infirmières au chevet de l’autre
patient ne
l’aide pas.
µµµ
Le
mercredi 23 mai AC 199
L’infirmière
du matin vient pour relever ses constantes : température, tension,
prise de
sang pour voir comment il réagit à sa chimio.
Le
docteur Lizin apparaît vers 11 heures, alors que Maxwell reste
recroquevillé
dans son lit, maintenant qu’il a trouvé une position où il n’a plus de
nausées,
il ne tient pas à en bouger. Il en a tenté plusieurs depuis qu’il
a
avalé son lait chaud et les trois médicaments qu’on lui a proposés.
D’habitude,
il n’y en a que deux, son tamoxifen et un contre les nausées, mais
il
n’a pas voulu faire du remue-ménage pour savoir la raison de ce
médicament
supplémentaire, il n'en a pas eu la force non plus. Il sait que Sally approuve tous les traitements.
-«
Monsieur Maxwell, on va vous garder pour la nuit. » Commence le médecin
en
arrivant près de son lit.
-« Hein ? » Dit le casquetté en se mettant sur le dos.
Il pensait justement que le
docteur
venait pour lui donner les papiers de sortie.
-«
Vous aviez 38° ce matin, il faut vérifier que vous n’avez pas un début
d’infection.
Nous avons déjà prévenu Patricia. »
-«
Il faut que je prévienne au travail. C’est bizarre, je ne me sens pas
plus mal
que les autres fois. » Certifie Duo même s’il est blanc comme un mort.
-«
Nous ne pouvons pas prendre de risques, nous reprendrons votre
température au
soir. Pour l’instant vous êtes sous Dafalgan. » Explique le médecin.
-«
C’était ça le médicament supplémentaire. »
-«
Si vous n’avez plus de fièvre demain matin, vous pourrez sortir. Je
prépare vos
papiers à l’accueil. » Dit le docteur en se rendant vers le deuxième
patient.
-«
Merci. » Répond Maxwell avant de se réinstaller dans une position qui
entraîne
moins de nausées.
L’ex-02
arrive à manger un peu de son repas de midi. Se sentant en meilleure
forme, il
sort son téléphone pour appeler au commerce.
-«
Allô ! »
-«
Ro’, c’est moi ! »
-«
Duo ! Je te manque tellement ? » Sourit le métis devant cet appel
inhabituel.
-«
Je ne sors pas aujourd’hui. » Répond-il simplement.
Maxwell
entend la chaise rouler sur le carrelage. Heero doit s’être levé d’un
bond pour
que son corps exprime ce qu’il ne veut pas faire passer par sa voix.
-«
Tu es fort malade ? » Interroge le métis le regard inquiet.
Qu’est-ce
qu’y
a pu arriver pour qu’on ne lui signe pas le papier de sortie ? Il
a
vomi du sang peut-être ?
-«
J’avais de la fièvre ce matin, pourtant je me sens mieux que les autres
fois.
Je n’ai pas mal à la tête. J’ai même déjà mangé. » Raconte l’ex-02
sachant que
ces petits détails vont rassurer son ami.
-«
Une simple formalité alors ! Ca me rassure. »
Duo
peut l’entendre à sa voix que c’est vrai.
-«
Tu peux demander à Daniel de ne venir que vendredi et sonner à Quatre
de venir
en fin de matinée ou plutôt début d’après-midi. » Dit Maxwell qui
n’oublie
pas ce qui est prévu normalement le lendemain matin.
-« Ca sera fait. Tu veux que je passe au soir ? » Demande plein d’espoir Heero.
Il
a envie de le voir, il est devenu très rapidement plus que son
oxygène,
son équilibre.
-«
Chambre commune Ro’ » Rappelle l’ex-02.
-«
Tu vas me manquer. »
-«
Toi aussi. » Dit Duo en raccrochant.
µµµ
Le
jeudi 24 mai AC 199
Duo
n’avait déjà plus de fièvre, la veille au soir. C’est donc très
impatient qu’il
attend l’infirmière qui doit reprendre le plateau du déjeuner afin de
pouvoir
partir.
Il
est presque 10 heures quand cette dernière repasse par la chambre et
qu’elle
amène en même temps ses papiers de sortie qu’elle a pris à
l’accueil.
Après
s’être rhabillé, Maxwell se rend au –2 pour aller chercher sa dose
hebdomadaire
d’EPO. D’un pas lent, il se rend à l’arrêt du bus. Il n’a pas voulu
déranger Patricia puisqu’il se sent suffisamment en forme pour faire
le
trajet du retour à pied. Bien qu’il se sente faible, il a réussi à
déjeuner
légèrement et n’a plus aucune nausée.
A
11 heures, l’ex-02 pousse la porte de son entreprise. Heero se lève du
bureau
et vient l’embrasser directement. Duo lui passe le revers de la main
sur la
joue, avant de l’attirer à lui en mettant ses mains sur les reins du
métis.
-«
Tu m’as vraiment manqué ! » Lui dit Maxwell dans le creux de l’oreille.
-«
Quatre arrive vers 11h30, il ne savait pas s’organiser autrement. Au
moins tu
seras là pour t’en occuper, sans que je ne doive jouer au messager. »
-«
Je vais te priver de la joie de faire des recherches. »
-«
Je préfère que tu sois là, surtout si l’absence te rend plus tendre. »
Avoue
Yuy les yeux brillants devant l’affection que lui donne son ami et
surtout la
preuve de tendresse.
-«
Je n’ai pas l’intention de me cacher. » Répond Duo en lui volant un
baiser
avant de le lâcher.
-«
Tu te mets au travail de suite ? » Interroge le brun pour savoir s’il
se rend
directement au hangar.
-«
Je passe par la maison pour déposer ma piqûre. » Répond le natté en
sortant la
pochette et la farde. Il garde la première sous son bras et tend la
seconde au
métis en disant. « Amuse-toi ! » Sourit-il.
Pourtant
Duo ne revient pas dans le bureau tant que Quatre et Dorothy ne sont
pas là. Il
a préféré s’installer dans son fauteuil pour récupérer du trajet
entre le
dispensaire et son entreprise.
Après
les embrassades et les politesses d’usage, Winner propose de rejoindre
Heero au
hangar pour laisser Maxwell et la blonde discuter travail. Cette
dernière sort
de son attaché-case des plans ainsi qu’une liste de pièces qu’il lui
faut.
Dorothy s’est assise à côté de Duo pour compléter la liste avec ce
qu’elle n’a
pas trouvé par ses propres moyens.
L’Arabe pendant ce temps
descend les marches et se dirige vers Heero.
-«
Je m’attendais à le trouver plus faible. » Commence Quatre.
-«
Il n’est jamais aussi bien quand il sort de l’hôpital, Dorothy a de la
chance.
» Répond Yuy en prenant un ventilateur sur une étagère.
-«
Et toi Heero, tu es heureux ? » Demande Winner en s’adossant à la
balance
puisque le métis travaille tout près.
-«
Je te laisse seul juge. » Lâche-t-il en se tournant vers le blond tout
sourire.
La
porte du hangar s’ouvre sur Maxwell.
-«
Bertrand, il reste combien de commande en cours ? » Demande-t-il
puisque
l’ouvrier est justement devant le tableau des commandes.
-«
Trois patron. »
-«
Laissez les commandes en suspend tous les deux, il faut recharger la
broyeuse,
Heero va te montrer comment faire. » Dit le natté en repartant vers le
bureau.
Déposant
sa commande en cours le brun se dirige d’un pas énergique vers le
bureau,
Quatre sent la tension augmenter dans la pièce. Le brun pousse la porte
du
bureau et vient se poster devant son ami.
-«
Tu ne vas pas fondre aujourd’hui. » S’alarme Yuy.
-«
Non ! Mais rapidement. » Répond l’ex-02 le nez sur le plan pour prendre
des
mesures d’une pièce qui lui manque.
-«
Duo ! Tu sors de chimio. » S’indigne l’ex-01 au bord de la panique.
-«
Oui mais pas vous ! » Affirme platement Maxwell en posant un regard un
peu plus
noir sur son copain.
-«
Vu sous cet angle. on remplit la broyeuse avec la marchandise de
Monsieur Ronaldo
? » Admet le métis tout à fait rassuré.
-«
Oui Ro’. Cette pièce là je dois l’avoir Dorothy, je vais vérifier par
acquit de
conscience, si elle est en état. » Dit Maxwell en mettant un V vert à
côté d’un
carburateur.
Pendant
que le natté s’active à faire le relevé complet des pièces avec la
jeune femme.
Yuy repart vers le hangar, il prend une caisse vide et des gants de
protection
avant d’appeler Bertrand. Naturellement, Quatre suit le mouvement.
-«
Il n’apprécie pas que tu le couves de cette façon. » Prévient Winner
ayant
senti l’animosité qui émanait de Duo durant l’entretien des deux jeunes
gens.
-«
Je sais mais c’est plus fort que moi quand il prend des risques pour sa
santé.
» Répond Yuy le visage fermé pendant qu’il commence à trier le tas de
ferraille.
C’est
déjà la troisième fois que Bertrand part avec une brouette pleine quand
le brun
se redresse et se déplace à pas feutré vers le grillage de la décharge
qui se
situe du côté de la rue. Intrigué par son comportement, Quatre se tait.
Le
métis lui fait signe de continuer à parler. Réalisant un parfait
monologue,
coupé de vide comme si le métis affirmait de la tête, le blond voit ce
dernier
se faufiler vers le hangar d’un pas rapide.
Sans
arrêter de parler dans le vide, Winner interroge Bertrand du regard,
celui-ci
secoue la tête pour bien lui faire comprendre qu’il n’en sait pas plus
que lui.
Pendant
ce temps, Yuy arrive au bureau, il s’accroupit devant Duo. Devant son
attitude
étrange, Maxwell l’observe, une interrogation marquée dans les yeux.
-«
Ils vont molester le garde du corps. » Murmure le brun.
-«
Combien ? »
-« Quatre ou cinq. » Précise le métis.
Il serait bien sorti pour défendre
le garde
du corps. Néanmoins, il ne sait pas vraiment comment se comporter pour ne
pas
attirer de nouveaux ennuis à son ami.
-«
Reste derrière moi en cas de besoin. » Ordonne le natté en se levant
pour se
rendre à la porte qu’il ouvre à toute volée.
Heero
se plaque contre le mur dans l’angle mort fait par la porte. Quatre
adolescents
se pressent autour de la voiture grand luxe de location qu’a pris
Winner. Robert
assis au volant a déjà sa main sous sa veste.
-«
Qu’est-ce que vous cherchez ? » Questionne le châtain, les deux mains sur
les
hanches.
Il regarde les jeunes gens l’un à la suite de l’autre. Il
cherche le
jeune homme au bandana, celui qui est le chef de bande. Quand il le
repère, il
reprend d’une voix ferme.
-« Si je dois fermer ma société parce que vous
faites
fuir les clients, vous savez ce qui risque d’arriver ! »
Le
silence se fait, Duo attend que les jeunes s’imprègnent de ses paroles
et
qu’ils puissent réfléchir aux conséquences.
Dès
que la voix de l’ex-02 s’est élevée, Quatre fait quelque pas vers le
grillage
de sécurité et vers la porte qui est moins dense, pour voir ce qui se
passait
dans la rue. Bertrand vient le tirer par le bras en lui disant dans un
murmure.
-«
Si vous voulez vivre vieux sur L2, il faut se mêler de ses affaires. »
-«
Si Duo était en danger, tu n’irais pas lui donner un coup de main ? »
S’indigne
le blond devant le peu d’implication du jeune homme.
-«
Il n’est pas en danger, il a son garde du corps. » Répond Vansbider en
se
remettant au travail.
Il estime être bien plus utile à son patron en
travaillant de toute son énergie. L’Arabe
regarde l’homme s’activer, un peu incrédule, la voix de Maxwell lui
arrive
nette et précise.
-«
Alors laissez-moi travailler et si vous cherchez de l’argent, vous
n’avez qu’à
travailler. Il y a toujours du travail pour celui qui veut se démener. »
Yuy
bloque sa respiration. Est-ce que Duo agit comme il faut ? Pour lui
c’est de la
provocation pure.
-«
Ce n’est pas vrai ! » Crie un adolescent aux cheveux bruns d’une
quinzaine
d’années.
-«
Si, mais il faut oser demander. Maintenant, je ne veux plus vous voir,
vous
faites fuir les clients. » Gronde Maxwell.
Le
métis serre des poings, presque persuadé que la confrontation va
bientôt
commencer. Si jamais Duo se faisait blesser avec son manque de
globules
rouges, c’est l’hémorragie assurée.
Les
jeunes gens se regardent, puis le jeune au bandana fait un signe et ils
se
replient tous. Maxwell les suit du regard jusqu’au bout de la rue. Puis
il
rentre dans le commerce et sourit à Heero avant de se tourner vers la
blonde
qui attend toujours assise sur sa chaise, un petit sourire de plaisir
et de
respect sur les lèvres.
-«
Si on s’y remettait. » Propose le natté en s’installant à côté de
Dorothy.
Le
brun repart vers le hangar qu’il traverse pour se rendre à la
décharge. Il
voit Quatre qui le scrute à la recherche d’explications sur ce qui
vient de se
passer.
-«
La prochaine fois prend une voiture encore plus luxurieuse. » Nargue
Heero
avant de se rendre au milieu du tas de ferraille, puisque Bertrand
repart avec
la brouette pleine.
-«
Dorothy n’a pas l’habitude de circuler dans autre chose. » Plaide
Winner pour
se justifier.
-«
Explique-lui, elle comprendra. Donne-moi un coup de main qu’on bouge
cette
tôle. »
Le
blond se lève du lave-linge sur lequel il est assis et malgré son
costume
trois pièces, il aide le métis dans son travail.
-«
La broyeuse est presque au deux-tiers. » Dit Bertrand en revenant alors
qu’il
est à son dixième voyage.
-«
Encore deux brouettes et on arrête. » Lui signale Yuy.
Pendant
ce temps, Duo rédige le bon de commande de toutes les pièces qu’il doit
fournir
à Dorothy.
La
porte du magasin s’ouvre, Maxwell relève la tête, se tient devant lui,
la jeune
fille venue avec le gamin blessé.
-«
Je viens voir si vous n’avez pas du ménage en retard, comme vous êtes
deux
hommes seuls et qu’il y a plus de six mois que votre employée ne vient
plus. »
Dit-elle en se tordant les mains qui sont jointes sur son ventre alors
qu’elle
regarde le sol.
-«
Il faut que je demande à mon compagnon, j’ai été absent trois jours. »
Précise
l’ex-02 en se levant.
Il
ouvre la porte du hangar, cherche le jeune homme du regard et aperçoit
Bertrand
qui se dirige vers la décharge sa brouette vide devant lui.
-«
Tu peux appeler Heero, j’ai besoin de lui au bureau. »
-«
Tout de suite patron. »
Dans
les trois minutes, Yuy pousse la porte. Pendant ce temps là, Duo a
repris
son listing.
-«
Il y a du ménage en retard ? » Demande Maxwell quand le brun se poste à
côté de
son bureau.
Le
métis est ennuyé. Qu’est-ce qu’il doit répondre ? Ils sont toujours
parvenus à
tenir tout à jour. Mais la jeune fille n’est sûrement pas là par hasard
?
-«
Je n’ai pas eu le temps de tout faire, mais une bonne partie. » Tente
Heero, sa
réponse est assez évasive pour glisser d’un côté comme de l’autre.
-«
Il reste assez pour que je puisse occuper ? » Commence le natté en
regardant la
jeune fille pour qu’elle dise son nom.
-«
Alicia. » Dit-elle.
-«
Alicia pendant quatre heures ? » Reprend le châtain en se tournant vers
son
compagnon.
-«
A mon avis oui. Tu as encore besoin de moi ? » Interroge Yuy, Bertrand
l’attend
pour se remettre au travail.
-«
Pas pour l’instant ! Merci. Donc Alicia, je t’attends ici à 9 heures
demain. »
Dit Duo pendant qu’Heero quitte le bureau.
-«
Merci. » Répond la jeune fille souriant timidement, elle se retourne
pour
partir. Maxwell reprend.
-«
En général, je ne donne pas ce genre de renseignement gratuitement,
mais il y a
des places de libre à la supérette ‘mini-prix’. »
-«
Je le dirais aux autres Monsieur Maxwell. »
La
porte se referme.
-«
Excuse-moi. » Sourit le natté.
-«
Je crois qu’on a fait le tour. » Dit Dorothy qui en a profité pour
vérifier
une fois de plus le listing.
-«
Signe là et je ne te fais pas l’affront de te demander un acompte. »
Précise le
natté.
-«
Quand auras-tu tout ? » Demande la blonde en remettant ses plans dans
son
attaché-case.
-«
Compte trois semaines, quatre si la livraison met un peu de temps à
arriver. Ce
n’est pas des plus légers. » Admet le châtain en lui tendant un des
deux bons,
il garde l’original pour lui et tend la copie carbone.
-«
Paiement comme l’autre fois à la livraison ? » Demande Dorothy en
glissant le
papier dans une poche de sa valise.
-«
Normalement, c’est avant l’expédition, mais je peux faire une entorse
pour toi.
» Admet Duo en se levant.
-«
J’appelle Quatre, on a encore d’autres démarches à effectuer. » Précise
la
blonde en embrassant Maxwell sur la joue.
Winner
arrive rapidement, il répond à l’appel en absence que vient de lui
faire sa
dulcinée. Il dit au revoir à l’ex-02 avant de prendre le bras de sa
copine pour
la guider à la porte.
µµµ
Heero
commence à préparer le souper pendant que Duo prend sa douche, il en
profite
pour laver sa prothèse, n’ayant pas pu le faire mercredi soir. Après
lui avoir
fait un shampoing dans l’évier, il l’étale sur essuie molletonné pour
qu’elle
sèche. Enfin sa toilette terminée, le casquetté redescend en pyjama
pour
prendre la relève de la préparation culinaire et permettre à Yuy de se
laver
également.
C’est
une organisation qui est devenue bien huilée surtout quand Maxwell est
capable
d’assumer son travail. En général, le brun met les assiettes sur la
table de la
cuisine pendant que l’ex-02 achève la cuisson.
Quand
tout est prêt, ils s’asseyent à table pour manger, mais les discussions
ne
démarrent pas.
-« Qu’est-ce qu’il y a Heero, tu es bien silencieux ? » Finit par demander l’ex-02.
Il y a cinq minutes qu’ils mangent et qu’il n’y a
que les
bruits des couverts sur les assiettes.
-«
Je réfléchis ! Tu ne crois pas que tu viens de mettre le loup dans la
bergerie
? » Questionne le brun mal à l’aise de se mêler des affaires de son
compagnon.
Duo
lui prend la main à travers la table.
-«
Tu trouves qu’on a l’air de moutons ! » Sourit le casquetté.
-«
Tu crois qu’on aurait eu le problème à la galerie sans les yaourts ? »
Interroge le métis, le regard anxieux d’avoir déclenché tous les
problèmes qui
leur tombent dessus depuis quelque temps.
-«
Heero ne culpabilise pas pour ça ! Tu le sais qu’on ne peut pas changer
le
passé, sinon il y a belle lurette que tu serais parti mettre ses
détonateurs
ailleurs pour sauver cette petite fille. » Rassure l’ex-02.
-«
Ca a peut-être fait effet boule de neige, tu n’as que des ennuis avec
eux
depuis ! » Insiste le métis comme s’il n’avait pas entendu son ami
parler.
-«
Je n’ai pas l’intention de perdre ma société sans me battre. » Continue
à
rassurer Maxwell.
-«
Tu n’avais pas besoin de ça en plus ! » Soupire le brun de plus en plus
déprimé
par ce qu’il a sûrement provoqué.
-«
J’aime devoir me battre, ça met du piment dans la vie. » Sourit Duo en
faisant
une légère pression sur la main qu’il a toujours dans la sienne.
Le
silence se réinstalle, les deux jeunes gens reprennent leur repas.
-«
Il y a autre chose qui te tracasse, pas vrai Heero ? » Devant le regard
fuyant
du métis, Maxwell sait qu’il a raison.
-«
On n’a pas besoin d’une femme de ménage. » Avoue honteux Yuy de s’être
fait
démasquer si rapidement.
-«
Je sais. » Dit le casquetté en se levant pour commencer à débarrasser
la table.
-«
Alors pourquoi ? Elle te plait ? » Lâche le brun, un nœud dans
l’estomac.
-«
Non, Heero, si je suis incapable d’avoir une relation sexuelle avec
toi, je
n’ai pas plus de chance avec quelqu’un d’autre. » Affirme l’ex-02 la
tête dans
le frigo.
-«
Ce n’est pas dit. » Murmure le métis.
Duo
claque la porte du frigidaire et se retourne vers son compagnon.
-«
J’ai pris un engagement vis-à-vis de toi. »
-«
Un engagement Duo, un engagement. » Lâche estomaqué Heero.
Oui, il le
savait,
mais ça fait mal de l’entendre. Tant qu’il ne l’avait pas entendu,
il
pouvait faire semblant que c’était l’amour qui les avait réunis. Petit
à petit,
Yuy a le visage qui se décompose.
-«
Tu es important pour moi. » Commence Maxwell en s’avançant vers le
métis. «
C’est pour ça que j’ai pris cet engagement, tu me prends pour quoi ? »
Questionne-t-il en avançant la main pour lui caresser la joue, mais il
arrête
son geste quand il voit le brun se reculer sur sa chaise.
-«
Mais tu ne ressens rien pour moi, peut-être qu’elle t’a fait de
l’effet. » Dit
le métis pour bien retourner le couteau dans la plaie.
-«
Tu crois vraiment que je ne ressens rien pour toi ? Ce n’est pas vrai,
j’ai
beaucoup d’affection pour toi et même de la tendresse et je n’ai
nullement
l’intention de laisser les autres te faire du mal, ni qu’ils te
chassent de ma
vie. Surtout pas en te culpabilisant. Tu as fait une erreur due à la
non
connaissance des règles. Ce n’est pas un crime. » Tente de rassurer Duo
sur ses
sentiments et ses motivations.
-« Mais tu as des problèmes à cause de ça ! » Assure Heero sûr et certain d’être le responsable de tout ce qui va mal dans la vie de son ami.
C'est parce
qu’il a
fait plusieurs erreurs qui sont maintenant dans l’œil du cyclone du
gang.
-«
Ou de ma maladie. » Ajoute Maxwell en haussant les épaules.
Il ne
sait pas
vraiment, même s’il a son idée sur la raison.
-«
Et tu engages Alicia ! » S’indigne Yuy en se levant pour ranger ce qui
reste
sur la table.
-«
J’ai dit qu’il y avait du travail pour ceux qui le demandaient, comment
voulais-tu que je dise non ? » Interroge le casquetté en se tournant
vers son
ami.
-«
Tu pourrais lui faire laver le bureau, il en a besoin. » Propose le
brun
puisque de toute façon Duo ne reviendra pas sur sa décision.
-«
Et je pourrai la surveiller. Bonne idée. » Sourit Duo avant de se
rendre à la
suite de son compagnon vers le salon.
Celui-ci a un ordinateur à
réparer,
Maxwell va lui tenir compagnie.
Au
moment de se coucher, l’ex-02 se rend compte que Yuy reste renfermé par
rapport
aux derniers temps, pas de baisers dans le cou avant de partir à la
salle de
bain.
-«
Heero, je t’assure que je ne suis pas avec toi par facilité, compassion
ou
obligation. Mais parce que j’en ai envie. » Affirme à nouveau Duo ne
voyant que
cette raison à son attitude.
-«
Hn. Tu as encore froid la nuit ? » Demande le métis en voyant Maxwell
se
glisser dans le lit.
Avec
un sourire, l’ex-02 enlève le dessus de son pyjama, le brun vient se
coller à
son ami en lui disant.
-«
Je ne te laisserais pas avoir froid que tu ne sois pas tenté de le
remettre. »
Duo
tourne son visage pour l’embrasser.
µµµ
Le
vendredi 25 mai AC 199
Alicia
et Daniel arrivent en même temps. Heero fait entrer l’infirmier dans la
cuisine
et se tourne vers la jeune fille.
-«
Voilà deux seaux, des lavettes, peaux, torchons. La raclette se trouve
là, il y
a le bureau à laver. L’eau se prend dans cette pièce-ci. Monsieur
Maxwell va
arriver. » Dit Yuy en allant rejoindre Bertrand dans le hangar.
-«
On va fondre ? » Demande Vansbider en le voyant partir vers la fonderie.
-«
Il m’a dit de commencer, je vais déjà faire chauffer la cuve. » Précise
le
brun.
-«
Je te donne un coup de main pour assembler les moules ? » Demande
Bertrand en
emboîtant le pas au métis.
-«
Il a demandé que tu finisses les commandes en cours. » Indique Heero.
-«
Bien. » Dit l’homme en reprenant la palette des commandes abandonnée
hier soir
à la fermeture.
Après
avoir allumé la cuve et enclenché le moteur des hélices, Yuy ouvre les
armoires
où sont rangés les moules, de la poche sur sa poitrine de son bleu de
travail,
il sort la liste que Duo lui a donné au matin.
Entendant
un coup de sifflet, le brun se redresse et enclenche la broyeuse avant
de
repartir à la recherche des bons moules qu’il assemble au fur et à
mesure
avant de les mettre dans une caisse à ses pieds.
Tout
en effectuant ce travail, le métis n’oublie pas de modifier la taille
du
broyage ainsi que de charger la cuve en limaille. Au bout d’une
demi-heure
Heero voit Bertrand venir à lui avec des nouveaux moules que Duo doit
avoir
fini de confectionner.
La
broyeuse commence à faire moins de bruit, signe qu’elle travaille
presque à
vide. Yuy va la couper et retire le tiroir pour récupérer les petits
morceaux
qui sont tombés pendant le travail.
Puisque
le bruit de la broyeuse ne retentit plus dans le hangar, Duo peut se
permettre
de quitter le bureau et venir expliquer la dernière partie du travail à
faire
aux deux ouvriers. Maintenant il sait de nouveau entendre la sonnette
et le
téléphone qu’il a avec lui.
-«
On a toutes les pièces pour Dorothy, il y a juste un carter à prendre
dans
l’ancienne navette. J’y vais. » Lâche Maxwell en arrivant près des deux
ouvriers.
-«
Duo, le démontage t’es interdit ! » Rappelle le brun.
-«
Ok vas-y, je commence ici avec Bertrand, il faut savoir s’il est en
état sinon
je dois créer un moule. » Précise le natté en prenant le premier moule
pour le
placer sur l’injecteur.
-«
Tu l’as laisse seule là-haut ! » S’indigne le métis en prenant la boîte
à
outils pour se rendre dans la décharge.
-«
Ro’ j’ai la caisse sur moi, je ne peux pas faire plus, je dois faire
confiance,
même si ça me ronge. » Affirme avec conviction le châtain.
Heero
part vers la décharge, tandis que Duo appelle Bertrand pour qu’il se
mette au
travail. Au bout de trois-quarts d’heure, Yuy revient avec le carter en
parfait
état de marche, du cambouis sur le front et une entaille sur
l’avant-bras.
Avant
de retourner au bureau pour finir son travail, Maxwell soigne le métis. Il
désinfecte la plaie qui est peu profonde mais qui saigne. Puis il met
un
sparadrap dessus pour éviter que des impuretés ne se mettent dans
l’entaille.
L’ex-02
a déjà dû retourner par deux fois au bureau afin de répondre au
téléphone. A ce
moment là, il a pu constater qu’Alicia travaille bien, pas toujours
avec
méthode mais elle y met du sien. Le bureau d’Heero brille comme un
sou neuf.
-«
Alicia, il faut prendre les poussières sur les meubles en hauteur avant
de
faire le reste ou alors tu passes avec une lavette mouillée et tu
essuies avec
une lavette sèche. » Explique le natté en s’installant à son bureau
pour faire
une facture urgente.
-«
Je fais voler trop de poussières en le faisant à sec ? » Demande sur la
défensive la jeune fille.
-«
Voilà, ce n’est pas grave, on apprend en travaillant. » Dit Duo en
imprimant
son premier document. « Comme tu aurais dû faire mon bureau avant celui
de mon
compagnon, profiter que je n’étais pas dessus. »
-«
Désolée. » Panique-t-elle.
-«
Tu le feras la semaine prochaine, sinon. »
Un
sourire vient sur les lèvres de la jeune fille. Elle a craint un
moment
avoir perdu son emploi par cette erreur.
Maxwell
vérifie le compte bancaire pour préparer la charrette pour la poste,
quand il
se lève pour se rendre dans la pièce des commandes, Alicia vient au
bureau pour
le laver.
En
revenant vingt minutes plus tard, l’ex-02 sourit une partie est plus
propre au
moins.
-«
Laisse mon bureau pour cette semaine, tu peux faire le reste. »
-«
Je n’ai plus que le sol à faire. » Admet la jeune fille un peu gênée.
-«
Vas-y alors, en finissant par la porte d’entrée, s’il te plait ! »
Voyant
l’heure sur l’horloge, Duo constate qu’il doit encore l’occuper plus
d’une
heure. « Alicia, commence sous mon bureau, je vais te préparer les
affaires à
repasser. »
-«
Bien ! » Dit la jeune fille en se jetant un torchon trempé d’eau sous
le bureau.
Quand
Maxwell revient, Alicia en est déjà à racler l’eau vers la porte
extérieure.
Après lui avoir montré son travail, le natté reprend le sien au bureau.
-«
Tu n’as pas faim ? » Demande Heero en arrivant du hangar, ruisselant de
sueur,
les manches remontées au maximum.
-«
Il n’est pas l’heure ! » Lâche en fronçant le front le châtain.
-«
Si. » Sourit Yuy. « Je vais chercher nos boîtes à tartines et celle de
Bertrand
qu’il a mis dans le frigo également. » Précise le brun en partant vers
l’habitation.
Le
métis revient dix minutes plus tard, ayant meilleure allure, les
cheveux moins
collés sur le front, les avant-bras propres, Duo le regarde intrigué,
il ne
fallait pas tellement de temps pour prendre trois boîtes à tartines
dans un
frigidaire.
-«
Elle ne savait pas repasser une chemise, je lui ai montré. » Dit Heero
en
donnant sa boîte à l’ex-02.
-«
Quand elle sera partie, je viendrai vous donner un coup de main, que
vous
puissiez manger plus à l’aise. »
-«
Merci patron ! » Lâche Heero en partant.
-«
Ro’ ne t’y met pas. » Peste Maxwell.
µµµ
Yuy
est heureux de voir arriver son homme, sa boîte à tartine en main.
-«
Elle est partie ? » Interroge-t-il.
-«
Oui. » Dit le natté en déposant sa boîte sur la table après l’avoir
ouverte.
-«
Tu n’as pas encore mangé ? » S’étonne le brun.
-«
Je n’avais pas faim et surtout je ne voulais pas manger devant elle. Ca
va en
pression ? Il n’y a pas trop de déchets, parce que c’est la merde de
faire ces
grillages d’aération pour ventilateur. » Admet Maxwell en mordant dans
sa première
tartine.
-«
Pour l’instant, ça va, juste deux de raté, ils sont repartis
directement en
fonderie. » Explique Heero en continuant à remplir le moule, le
frappant pour
faire sortir l’air avant de les remettre à remplir.
-«
Vous avez bien avancé. Constate le natté. Arrêtez dix minutes pour
manger et
souffler. » Propose l’ex-02.
-«
Merci Patron. » Dit Bertrand en s’asseyant à même le sol pour manger
les deux
tartines qui lui reste.
Heero
dépose son moule et s’installe à côté de Vansbider. Maxwell finit par
venir les
rejoindre se sentant un peu en supériorité sur sa chaise.
-«
Tu vas à la poste tout seul ? » Demande Yuy en prenant une tartine dans
la
boîte de son copain qui regarde sa boîte puis la main voleuse.
-«
J’ai envie de travailler en fonderie, si tu veux bien faire la poste. »
Avoue
le perruqué en scrutant le visage de son compagnon.
-«
J’irai. »
Heero
avance la main pour prendre une tartine supplémentaire, cette fois Duo
esquive
le geste.
-«
Va t’en refaire une si tu as faim. » Râle le natté.
-«
Je n’ai pas vraiment faim, je m’occupe. » Admet le brun en haussant les
épaules.
-«
Ro’ ! » S’indigne l’ex-02.
-«
Je n’en peux rien, c’est comme ça. » Lâche le métis en se levant pour
se
remettre au travail.
Duo
lui attrape le poignet pour qu’il le regarde.
-«
Qu’est-ce que je dois faire pour que tu comprennes ? » Interroge
inquiet Duo en
le sondant.
-«
C’est le mot qui m’a fait mal, ça va passer. » Rassure Heero en
essayant de
dégager son bras.
-«
Tu sais que je n’en romps jamais un pourtant sans bonne raison, que si
je l’ai
pris, je m’y donne à fond ! » Reprend Maxwell en gardant le poignet
puisque le
regard ne veut pas rester sur lui.
-«
J’essaie de m’en convaincre. » Admet tristement Yuy.
Tirant
sur le bras qu’il tient toujours, Duo ramène Heero près de lui,
l’oblige à
s’asseoir sur ses genoux. Même ce geste qu’il sait pourtant en public,
même
s’il est restreint, ne convainc pas le métis.
Bertrand
se lève pour ramener sa boîte à tartines dans le bureau et leur laisser
de
l’intimité.
-«
J’ai besoin de toi dans ma vie, tu m’apportes un équilibre, je suis
bien avec
toi. » Argumente Maxwell.
-«
Pourtant nul n’est irremplaçable. » Murmure le brun en scrutant les
murs
derrière son ami.
-«
Tu devrais être rassuré d’être celui dont j’ai besoin. » Finit par dire
l’ex-02
en manque d’arguments plus convaincants.
Vansbider
regarde les deux jeunes gens de la fenêtre du bureau, quand ils se
seront
lâchés, il sera temps pour lui de reprendre son travail.
-«
Les besoins changent Duo ! » Lâche le brun en venant fixer ses pupilles
tristes
dans l'indigo en face de lui.
-«
L’amour aussi si tu vas par-là. »
Heero
doit admettre que Maxwell marque un point. Néanmoins, il n’a pas vu
leur
relation comme un engagement. Cette phrase lui a tourné dans la
tête toute
la nuit. Il mettrait un temps à ne plus l’entendre.
-«
Il faut se remettre au travail. » Dit le brun en voulant se lever.
L’ex-02
le maintient sur ses genoux.
-«
Je voudrais pouvoir te prouver physiquement que je tiens beaucoup à
toi, mais
baisse de libido avec ma chimio, baisse de libido avec le tamoxifen.
Quand
Sally aura donné son feu vert médicalement parlant. Et que ça ne va pas
mieux,
je suis prêt à lui demander le stimulant. Je n’en ai pas voulu pour
Wufei et
pourtant notre relation n’était basée que sur ça ! » Explique
tendrement le
natté en passant une main sur la joue de son vis-à-vis.
-«
Ce n’est pas parce qu’on fera l’amour que je serais plus rassuré sur
tes
motivations. » Admet le métis.
Maxwell
attire Yuy contre son torse en soupirant. Avec leur passé respectif,
ils
ne sont pas sortis de l’auberge. Un manquant de confiance dans les
actes des
autres à son égard. L’autre craignant de n’être jamais autre chose
qu’un jouet
sexuel pour son partenaire.