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Disclamer
:
Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye
de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais
plaints. Les
autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma
propriété.
Genre
:
Policier/ Tranche de vie.
Lectrice
01 :
Arlia Eien.
Acteurs
:
Heero, Duo, Lady Une, Hilde, Quatre, Wufei, Relena.
Chapitre
16
Le
mardi de la semaine suivante le téléphone sonne, comme il en avait pris
l'habitude depuis que le natté lui avait fait le sermon, Heero décroche
et dit
d'une voix sèche.
-«
Je suis occupé ! Si c'est important, venez en personne, sinon
envoyez-moi un
mail à Yuy at preventer. com. » Et il raccroche.
Les
autres fois, il avait reçu un mail avec des demandes de renseignements,
de l'un
ou l'autre. Jusqu'ici personne n'était encore venu en personne.
De
toute façon sa boite mail était constamment ouverte, il regardait
directement
et estimait l'urgence de la demande. Les informations pour sa nouvelle
enquête
lui arrivaient soit par mail, soit par envoi de courrier interne ou
externe
suivant la provenance.
Heero
fronce les sourcils, c'est la première fois que la lumière de son
téléphone
clignote directement après qu'il ait raccroché.
Il
décroche et recommence sa litanie.
-«
Je suis occupé ! Si c'est important, venez en personne, sinon
envoyez-moi un
mail à Yuy at preventer. com. » Il dépose le cornet sur le socle.
Le
brun reprend son fichier là où il l'a laissé, Madame Duroy vient de lui
envoyer
un relevé des jours où l'odeur est plus forte.
Depuis
hier soir, il pleuvait. Madame Duroy lui signalait que depuis ce matin,
l'odeur
passait sous la porte et que ça devenait intolérable, qu'elle avait dû
mettre
des torchons imbibés d'essence d'eucalyptus pour la couvrir.
Une
ombre se fait dans la pièce, Yuy relève la tête. Le général se trouve
debout
devant son bureau.
-«
Encore une chance que vous êtes vraiment occupé, c'est déjà la deuxième
fois
que vous me faites le coup, j'ai beau vous appeler vous continuez. Ce
n'est pas
à moi de me déplacer. » Gronde Lady Une en plaquant un dossier sur le
bureau du
brun. « Nouvelle plainte et il y en a eu d'autres sur d'anciennes
adresses m'a
dit le policier. Pourquoi est-ce que c'est mon numéro de téléphone que
vous
avez donné ? »
-«
Par inadvertance. » Ment le métis. Il ne pouvait pas lui dire qu'on
avait
insisté pour avoir un numéro de téléphone pour transmettre plus
rapidement des
informations et que c'était le premier qui lui était passé par la tête
à part
le sien.
Heero
rassemble les documents pour les regarder dès que Lady Une a quitté son
bureau.
Il soupire, ainsi ce n'était pas encore la bonne méthode. Il allait se
rendre
chez Madame Duroy pour voir si l'odeur était tellement intolérable et
lui
parler de la disparition de son fils.
Yuy
part vers les ascenseurs, l'impression qu'on le suit le fait se
retourner. Il
voit Duo arriver au pas de course, il s'étonne d'avoir senti la
vibration du
sol. Il ne voit que cette solution là. Il regarde ses pieds et réalise
que
c'est vrai ses boots ayant pris l'eau hier soir en allant faire ses
courses, il
avait mis des baskets.
Le
voyant s'arrêter et se retourner, Maxwell écarquille les yeux, il suit
le
regard du brun.
-«
Je marche si lourdement que ça ? » Sourit le natté en arrivant à lui.
-«
Tu courrais déjà. » Rétorque-t-il en esquissant un sourire. « Qu'est-ce
que tu
voulais ? »
Duo
regarde à droite puis à gauche avant de se lancer.
-«
Tu n'as toujours pas réglé ton problème de téléphone ? »
-«
Je pensais acheter un répondeur. » Avoue le métis. « Je serai venu t'en
parler
ce soir. »
-«
Achète-le. Je te le fais deux fois par jour. » Lâche Maxwell avant de
se
retourner et de partir au pas de course.
Duo
était vraiment quelqu'un sur qui on pouvait compter. Heero se retourne
et part
vers le parking extérieur pour prendre un véhicule de fonction.
Il
se rend chez Madame Duroy pour constater que c'est vrai, l'odeur est
presque
intolérable. Quand il descend à la cave, il a l'impression de se
trouver près
d'une pompe à essence.
-«
Vous avez des nouvelles pour mon fils ? » Interroge la dame quand Yuy
et elle
s'installent à la table de la cuisine.
-«
Non, la police a très bien travaillé, je n'ai vu aucune piste qu'elle
aurait pu
oublier. »
La
dame soupire.
-«
Au fond de moi, je le sais qu'il est mort, mais retrouver le corps ce
serait
plus facile à accepter. »
-«
Hn. »
Madame
Duroy soupire à nouveau, regarde ses mains, sirote un peu son café.
-«
J'ai envie de quitter cette maison, mais tant qu'on n'aura pas réglé ce
problème d'odeur, pas moyen de la vendre. A moins de la faire visiter
les jours
de grand soleil, mais je ne pourrai pas arnaquer les gens comme ça. »
Soupire-t-elle une nouvelle fois.
-«
Ca sent plus quand il pleut ! » S'exclame Heero.
-«
Oui, du moins j'en ai bien l'impression. »
-«
Il faut que je vérifie avec les plaintes et le centre météorologique. »
Dit le
brun en se levant.
-«
Tenez-moi au courant. »
Le
métis hoche la tête et puis il s'en va. Avant de retourner au QG, il
s'arrête
pour acheter un répondeur, il ira trouver Duo ce soir chez lui pour
l'enregistrement du message, c'est plus discret.
De
retour à son bureau, il reprend toutes les plaintes et il ouvre une
page web
sur la météo. Un relevé des jours écoulés et il commence un travail
minutieux
afin de vérifier le temps qu'il faisait le jour des plaintes.
Au
bout de plusieurs heures, il doit se rendre à l'évidence que non, les
plaintes
n'ont pas forcément été déposées un jour de pluie.
-«
Je suis d'une stupidité. » Lâche-t-il en se frappant le front.
Il
reprend les dates des plaintes et regarde la météo le jour avant. Pour
ce genre
de désagréments on ne dépose pas toujours plante directement. Un
sourire
apparaît chez Heero alors qu'il allume la lampe dans son bureau, la
lumière
extérieure n'étant plus suffisante.
Il
a une sacrée piste, demain, il contacterait la personne de
l'environnement pour
savoir si ça peut les aider à régler ce problème. Maintenant, il avait
plus
urgent : son répondeur et puis à 22 h, il n'est pas persuadé de le
trouver sur
le chat.
Heero
se dit qu'il y avait longtemps qu'il n'avait pas travaillé aussi tard,
pas que
ça lui manquait, loin de là. Aujourd'hui, il était de journée. Mais il
aimait
bien toujours commencer à la même heure, il trouvait qu'il avançait
mieux le
matin. Mais s'il était prévu d'après-midi, il restait jusqu'à 22 heures
minimum.
Ne
voulant pas déranger le châtain trop tard, Heero se rend directement
chez son
ami sans passer chez lui.
Il
sonne et attend, la porte finit par s'ouvrir sur le natté, en jeans et
débardeur, pieds nus.
-«
Oh Ro', je ne t'attendais plus, j'ai cru que tu avais changé d'avis. »
Lâche
Maxwell avant que le brun n'ait le temps de parler.
-«
J'ai été pris dans mon travail. » S'excuse-t-il.
Le
châtain regarde dans l'appartement. Yuy fronce des sourcils, s'étonnant
qu'il
ne le laisse pas rentrer. Au moment où il allait demander s'il gênait,
il voit
apparaître Hilde, le chemisier en dehors du bermuda qu'elle porte.
Elle
passe d'autorité son bras autour de la taille de Duo et lui donne un
baiser
dans le cou avant de déposer sa tête sur l'épaule de Maxwell.
Ce
dernier se secoue et prend la main de la brune pour qu'elle le lâche.
-«
Tu ne faisais pas autant d'histoires il y a cinq minutes. » Peste la
brune en
croisant ses bras sur sa poitrine avant de reboutonner un bouton.
-«
C'est toi qui m'as interrompu, je t'avais demandé de passer pour
discuter pas
pour que tu me sautes dessus. » Agresse le natté de la fureur dans le
regard.
-«
Quand tu as fini, tu passes à mon appartement ? » Propose Heero de plus
en plus
gêné pour son ami que tout ça se passe devant témoin et que d'autres
Preventers
puissent l'entendre.
-«
Attends pas trop tôt, on en aura pour la nuit. » Rétorque Hilde.
Yuy
n'avait pas tout compris ne s'attendant pas à la réponse de la jeune
femme,
mais il devait constater à son attitude que le pauvre n'allait pas
avoir facile
de lui faire entendre raison.
Le
regard du brun se porte sur Maxwell, encore une chance que la mâchoire
de ce
dernier est bien accrochée, elle serait tombée.
-«
Je suis là d'ici vingt minutes, si pas avant. » Finit par dire Duo
quand il se
ressaisit.
Il
attrape Hilde par l'avant-bras et la pousse à l'intérieur, alors que le
natté
referme la porte sur le métis.
Ce
dernier part vers son appartement au bout du couloir. Pour une fois, il
était
tenté par la curiosité, si ça avait servi à quelque chose, il aurait
bien mis
son oreille contre la porte pour entendre ce qui se disait.
Enfin
Duo lui dira sûrement comment les choses se sont finies, ça
l'intriguait. En
attendant son ami, il ouvre la boite et commence à regarder le
fonctionnement
du répondeur avec le mode d'emploi, autant prendre de l'avance.
Quand
Maxwell sonne une demi-heure plus tard, Heero a déjà réussi à encoder
le nombre
de sonneries avant que le message ne soit diffusé, deux c'était
suffisant. Il
avait déjà pensé à son message dans le style de celui qu'il disait
lui-même. Il
aurait bien enregistré le message et envoyé un Sms à Duo pour lui dire
de ne
plus passer s'il ne fallait pas parler après un bip sonore.
Les
lumières commencent à clignoter, Heero se lève pour ouvrir à son ami.
Il coupe
le système d'alarme avant d'ouvrir le porte, on ne sait que ce ne soit
pas lui.
Le brun s'éclipse pour le laisser entrer, le natté ne demande pas où il
doit se
rendre, il va directement dans la cuisine.
A
sa démarche énergique, le métis se rend bien compte qu'il est toujours
énervé.
Quand Heero le rejoint, le châtain a déjà le mode d'emploi en main, il
le voit
respirer profondément à plusieurs reprises.
-«
On peut repousser ça si tu veux. » Propose Yuy.
-«
Non, ça va aller, ce n'est pas moi qui doit parler. » Gronde Duo
-«
Elle t'attend ? »
µµµµµ
Maxwell
relève la tête et écarquille des yeux, avant de cligner plusieurs fois
des
paupières, tellement il est perturbé par la question, mais surtout
qu'elle
vienne d'Heero. Wufei lui avait dit que Yuy avait changé, mais en
mieux. Lui se
demandait s'il ne préférait pas l'ancien qui ne s'intéressait à
personne, qui
ne vivait que pour ses missions.
D'un
autre côté, il était responsable de ces changements, décidément chaque
fois
qu'il faisait quelque chose pour les autres, ça lui retombait toujours
dessus.
Il finissait par comprendre Solo qui lui disait de ne pas suivre son
exemple et
d'être parfois égoïste.
Perturbé
encore plus par ses pensées, il se redresse sur sa chaise, croise les
bras sur
son torse, la tresse vient balayer le sol, les yeux indigo sont à la
limite du
mauve tellement y brillent de la colère, alors qu'il ne sait plus
contre qui
elle est tournée, Hilde, lui, Heero. Son regard vient se planter dans
les yeux
bleu roi et calmes de Yuy.
µµµµµ
-«
Et si elle m'attendait en quoi ça te regarde ? »
Le
brun cligne légèrement des paupières, mais reste imperturbable.
-«
En rien. »
-«
Bon, restons à ce qu'on avait Heero. La jalousie des gens autour de moi
commence vraiment à me pomper. »
-«
Je ne suis pas jaloux. »
-«
Manquerait plus que ça. » Raille le natté en se penchant en avant pour
reprendre le mode d'emploi.
La
main de Yuy vient l'empêcher de le prendre.
-«
J'ai juste besoin que tu me dises quand le bip arrive. »
Et
il pousse sur deux touches, ses yeux sur le châtain. Celui-ci lui fait
un signe
de la tête. Alors Heero se lance.
-«
Vous êtes sur le répondeur du capitaine Yuy, je suis occupé ou absent.
Veuillez
m'envoyer un mail à mon adresse Yuy Y U Y at preventer. com ou un Sms
au numéro
0421 33 66 99. Vous pouvez laisser un message avec vos coordonnées
complètes. »
Heero
pousse sur la touche Stop, Duo attrape l'appareil pour faire une écoute
directe.
-«
C'est bon, demain matin, je te sonne pour être certain que ça
fonctionne. Je te
fais un relevé à 11h30 et à 18 h, sauf si je suis en extérieur. »
Précise le
châtain en se levant.
-«
C'est vrai, j'aurai peut-être dû le spécifier. »
-«
Tu veux le refaire ? » Interroge Maxwell avant de soupirer.
-«
On verra bien, merci, je te laisse rentrer chez toi. »
-«
A demain. » Répond simplement le natté en se dirigeant vers le hall.
Quand
Heero arrive à la porte de la cuisine, c'est pour voir la porte
extérieure se
refermer. Yuy n'a jamais vu son ami autant sur les nerfs, mais est-ce
qu'il le
connaît vraiment ? Ils se sont croisés plusieurs fois pendant la
guerre, mais
pas assez pour lier vraiment connaissances et puis il avait toujours eu
mieux à
faire que de s'intéresser à des problèmes de bons voisinages.
Winner
et Relena avec leur prévenance lui tapaient sur le système, surtout le
blond
qui lui demandait d'être plus gentil avec la princesse. Ils étaient en
guerre,
ils avaient la paix à instaurer, pas le temps de faire dans la dentelle
et la
diplomatie, ni faire attention aux comportements à avoir entre les
statuts.
Pour
ça Wufei, même avec sa noblesse n'était pas aussi pompant. Il était
guerrier
avant d'être noble.
Heero
secoue la tête, il s'éloigne du sujet de base qui est Duo. Qu'est-ce
qui peut
avoir déclenché son agressivité vis-à-vis de lui ? Hilde serait jalouse
de lui
? Ca n'avait pas de raison d'être. Il allait respecter ce que Maxwell
avait
demandé comme une faveur, ne plus se précipiter tout le temps chez lui
pour
obtenir de l'aide. Il ne l'avait jamais fait, il devait trouver le
moyen de
palier et non de se servir des oreilles que son ami mettait à son
service par
amitié.
µµµ
Le
lendemain, Heero arrive au travail à 7h tapantes, il installe son
répondeur
avant de faire un mail argumenté avec ses dernières découvertes au
responsable
de l'environnement.
Vers
7h30, sa ligne clignote, il tend la main pour la déposer sur le
répondeur, il
le sent vibrer. Rassuré, il se remet au travail. Deux minutes passent
avant que
son Gsm vibre contre sa cuisse, il le sort pour prendre connaissance du
Sms. Il
est de Duo.
Ca
marche !
Malgré
leur légère engueulade, le châtain n'a pas oublié sa promesse.
Deux
heures passent encore avant que Duo n'entre dans le bureau du métis, il
est sur
le chat en conversation avec le responsable de l'environnement.
Maxwell
le voyant se concentrer à nouveau, fait le tour du bureau pour voir si
le
répondeur clignote preuve qu'il aurait eu des messages à relever.
-«
J'aurai dû penser à t'envoyer un Sms que tu ne te déplaces pas pour
rien. »
S'excuse le métis mais pris dans sa discussion, il n'avait pas vu le
temps
passer.
Ils
sont en train de chercher dans les analyses de terrain déjà effectuées
s'ils ne
pouvaient pas trouver le nœud de leur problème. Steve à l'environnement
était
de l'avis d'Heero, le problème était souterrain puisqu'il surgissait à
chaque
nouvelle pluie.
Le
natté tourne son visage vers ce que fait son ami et découvre la fenêtre
du
chat, il lui tape sur l'épaule pour avoir son attention.
-«
Tu permets ? » Demande-t-il en tendant la main vers le PC.
Heero
le pousse vers le jeune homme. Il plisse du front quant il le voit
s'ajouter
dans la liste de ses contacts.
-«
Tu as aussi une adresse de service ? » S'étonne Yuy.
-«
Tout le monde en a une, il paraît que tu as refusé de t'ajouter à la
liste
quand Lady Une en a parlé. Tu disais que c'était une bêtise, qu'ils
allaient
passer plus de temps à se disperser qu'à travailler. »
-«
Je m'en rappelle, c'était ça ? Comment es-tu au courant ? Tu es arrivé
après
moi ! » Affirme le brun.
-«
J'ai posé la question à Lady Une quand je ne t'ai pas vu dans le
fichier. »
-«
Hn »
-«
Quand je retourne à mon bureau je t'envoie la liste des collègues avec
qui tu
travailles souvent ou la totalité ? » Questionne le châtain les deux
mains sur
le bureau maintenant qu'Heero avait repris le portable.
-«
Travaille souvent. »
-«
Je t'enverrai mon adresse privée, il m'arrive souvent de discuter avec
Wufei en
soirée alors qu'on regarde le même programme pour en discuter. Tu as
demandé
conseil pour choisir ton adresse de travail ? »
-«
Non, pourquoi ? »
-«
Parce que Lady Une faisait comme ça, grade au moment de la création et
nom de
famille, c'est pour ça qu'il est mis 'sergent' pour moi. » Sourit
Maxwell, puis
il se redresse pour partir. « A tout à l'heure. »
-«
S'il n'y a pas de messages, je t'envoie un Sms. » Propose le métis.
-«
Je t'appellerai sur le chat avant de fermer. » Rétorque le natté en se
retournant que le métis puisse lire la réponse.
Le
mouvement est rapide, la natte tourne autour du jeune homme avant de
venir
frapper la cuisse de l'autre côté. Heero écarquille les yeux sans
quitter la
tresse qui repart dans le dos de son propriétaire. Une pensée anodine
vient de
lui traverser l'esprit, il redresse la tête pour constater que Duo
attend les
mains sur les hanches.
-«
A quoi penses-tu ? » Interroge ce dernier.
-«
Que tu devrais les couper, c'est dangereux. D'un autre côté, si c'était
si
dangereux que ça, il y a belle lurette que tu te serais fait attraper. »
µµµµµ
Maxwell
finit par sourire devant les idées incongrues de son ami. Être livré à
lui-même
dans le silence le plus total avait fait naître un drôle d'Heero, plus
curieux,
plus intrigué par les autres.
Le
châtain ne savait pas comment Yuy pouvait faire tout ça ! Pour
comprendre
l'univers de son ami, il avait essayé de mettre des bouchons dans ses
oreilles
un dimanche après-midi. Il n'avait pas tenu quatre heures, il y avait
trop de
choses qui le limitaient, il s'était ennuyé ferme sans entendre la
radio, à ne pas
comprendre les émissions à la TV. Il avait fini par décider d'aller
prendre un
verre en solitaire dans un bar et là aussi il s'était senti paumé de ne
pas
pouvoir suivre les discussions aux autres tables. Un type s'était
énervé sur
lui parce qu'il ne lui avait pas passé le sel pour son œuf dur. C'est
le barman
qui l'avait fait pour finir en secouant la tête, un regard planté sur
Duo.
En
rentrant chez lui pour les enlever, il avait failli se faire écraser en
traversant la route, trop habitué à traverser sans regarder en se
basant sur
son ouïe.
Tout
ça l'avait encore plus fait admirer Heero, qui arrivait à ne montrer
aucun
regret, il restait toujours pareil à lui-même, il n'avait aucun saut
d'humeur.
-«
Je suis parti. » Lâche le châtain.
µµµµµ
Heero
regarde une nouvelle fois la natte suivre le mouvement rapide de son
propriétaire puis disparaître par la porte. Il devait bien se rendre à
l'évidence, Duo ne changeait pas, leur altercation d'hier soir n'avait
rien
changé à l'aide que lui prodiguait le natté, c'est plutôt quand il
s'était mêlé
de sa vie privée que les choses avaient basculée. Duo devait faire
partie de la
catégorie des gens qui voulaient bien aider les autres, mais ne
toléraient pas
qu'on leur donne un coup de main. Fier de mener leur barque à leur
façon, un
peu mêle-tout, mais ne supportant pas qu'on touche à leur vie privée.
Duo
devait aimer être le plus fort dans une relation, décider. Il le voyait
bien,
Wufei disait qu'il était trop gentil, qu'il ne savait pas dire non,
cependant
c'était Duo qui dictait ses lois. Ca lui convenait. Il aimait qu'on le
guide,
même s'il n'aimait pas montrer qu'il aimait ça, justement pour qu'on
n'en
profite pas.
Perdu
dans ses réflexions, il en a oublié son interlocuteur sur le chat.
«
Excuse. Un collègue dans mon bureau. »
«
Ca ne m'a pas empêché d'avancer. On va aller prendre des carottes de
terre à
partir du numéro 12 et on va chercher d'après les analyses. »
«
D'accord, je vais demander des plans des bâtiments et des installations
souterraines. »
«
Dès que j'ai du nouveau, je regarde si tu es sur le chat ou je t'envoie
un
mail. »
«
Pareil. » Ecrit
Yuy.
µµµ
Maxwell,
dans la demi-heure après son passage, envoie un mail avec une dizaine
d'adresses dont il pourrait avoir besoin, Heero les rajouterait au fur
et à mesure
de ses besoins. Juste après, le métis reçoit un autre mail avec
l'adresse
privée du natté, un court message lui dit de transférer le mail sur son
adresse
privée et de virer le mail de sa boîte. Yuy le fait, il s'était créé
son
adresse pour discuter certains soirs avec Gary. En voyant l'adresse
privée de
Maxwell, il ne peut s'empêcher de sourire, comme Duo sourirait
sûrement. Ils
avaient vraiment été marqués par leur adolescence, on ne peut plus
insolite.
Scythe02, dire que lui avait choisi Wing01. Il ne voulait pas utiliser
son
prénom, ni son nom, même si c'était celui qu'il avait fini par garder.
µµµ
Duo
ne se déplace plus pour venir voir s'il y a des messages sur le
répondeur, il
le contacte sur le chat pour savoir s'il doit passer. Trouver toutes
ses informations
prend du temps, il y a une semaine qu'il fait un travail de fourmi,
encore une
chance qu'il y avait ses footing journaliers d'une demi-heure au matin
et au
soir pour lui libérer l'esprit. Cette enquête commençait à l'exaspérer.
Steve
lui avait signalé que plus il remontait vers le numéro 12, plus il y
avait du
fuel dans le sol, que ça en était même dangereux pour les potagers
domestiques,
il avait interdit la consommation. Encore une chance qu'il n'y avait
pas de
pâture dans le coin, on aurait dû vérifier le taux de fuel dans le lait
des
vaches.
Heero
avait reçu tous les plans mais il ne voyait pas autre chose que les
sous-sols
des maisons. Il avait fini par se renseigner pour savoir s'il y avait
un
aqueduc transportant du fuel qui passait par-là. On lui avait répondu
que ce
n'était jamais enterré et puis qu'avec les énergies renouvelables, on
utilisait
de moins en moins ce carburant aussi bien pour les voitures, que pour
se
chauffer, mais à l'époque on avait enterré beaucoup de citernes pour
l'esthétique
des paysages.
En
lisant le mail, Heero soupire et se lève, il allait devoir faire du
porte à
porte pour savoir si ce ne serait pas une ancienne citerne percée qui
serait la
cause de tous ses problèmes. Il serait temps qu'il trouve, il y a
bientôt un
mois qu'il est sur ce dossier qui pour lui n'avait rien de glorieux, il
n'avait
pas l'impression de sauver l'humanité, ni de servir réellement à
quelque chose
puisqu'en plus il ne trouvait pas de nouvelles pistes pour le fils de
madame
Duroy.
Arrivé
dans le quartier, Heero sonne au numéro 12. Il regarde sa montre, il
est midi
trente. Sur l'heure de table, il aura peut-être plus de chance de
trouver
quelqu'un à son domicile, sinon il laisserait une carte avec son
adresse mail
en demandant qu'on réponde à deux questions : Y a-t-il des citernes de
fuel
dans le sol ? A quoi chauffez-vous ?
C'était
les questions qu'il aurait posées de toute façon.
Yuy
constate qu'il n'a pas plus de chance que l'autre fois. Il y a beaucoup
d'absents mais il laisse à chaque fois sa carte avec son adresse mail
et les
questions. Arrivé chez madame Duroy, il se dit que la dame sera là,
elle a
toujours été là chaque fois qu'il est venu. Il espère qu'elle connaît
bien le
quartier également, qu'elle puisse le renseigner, elle aura été d'une
aide
précieuse durant toute cette enquête.
Comme
personne ne vient lui ouvrir, Heero commence à paniquer et s'il y avait
une
coupure de courant qui empêche les gens d'entendre leur sonnette. Il va
à la
maison voisine pour y sonner, de toute façon il n'a pas trop le choix,
il ne
peut pas demander à un passant de vérifier qu'on entend le bruit de la
sonnette.
La
porte s'ouvre sur madame Duroy, Heero fronce des sourcils, vérifie le
numéro
rapidement dans ses papiers. Quand il relève la tête, la dame lui
sourit.
-«
Vous ne vous êtes pas trompez, je viens toujours manger avec ma
voisine, elle a
93 ans et se déplace difficilement, alors je lui fais ses courses et
son repas
tous les jours, nous mangeons ensemble pour nous tenir compagnie. »
-«
Je venais pour poser quelques questions dans le voisinage. » Admet le
brun
rassuré.
-«
Entrez, vous prendrez bien une tasse de café pendant qu'on finit de
manger ? »
-«
Je vous suis. »
Arrivé
dans la salle à manger, Heero découvre une vieille dame assise bien
droite à
table, la peau fripée.
-«
C'est le capitaine Yuy qui s'occupe de nos problèmes d'odeurs. » Expose
Madame
Duroy en allant chercher une tasse de café.
Heero
s'installe face aux deux assiettes pour voir ses interlocutrices.
Madame Duroy
revient avec une tasse de café noir qu'elle dépose devant le jeune
homme puis
elle recommence à manger, pendant son absence la discussion avait
commencé.
-«
Alors c'est vous le gentil jeune homme qui avez fait des recherches sur
la
disparition d'Olivier ? »
-«
Oui, je n'ai pas vu votre numéro de maison, vous n'avez pas des
problèmes
d'odeur ? » Questionne le métis pour rester sur le sujet de sa venue et
ne pas
aborder sur celui qui est plus pénible pour madame Duroy.
-«
Si mais l'agent de quartier n'a jamais voulu prendre ma déposition par
téléphone, il exigeait que je me déplace personnellement. Albertine a
voulu en
déposer une pour moi, mais ça été refusé. » Expose la vieille dame.
-«
Je vais la prendre, la prochaine fois exigez qu'il se déplace pour le
constater. Faites valoir votre âge et demandez à avoir un supérieur
s'il
refuse. Je vais aussi vous laisser le numéro de téléphone d'un de mes
collègues
qu'il puisse faire pression. » Dit Heero en écrivant le numéro de
Maxwell.
-«
Pourquoi ne me donnez-vous pas le vôtre ? » S'étonne la dame.
-«
Je ne suis pas souvent au bureau, vous lui dites que vous sonnez de ma
part. »
Précise le brun.
-«
Je comprends Albertine que tu l'estimes, il est très professionnel. »
-«
Oui, c'est pour ça que je crois que mon Olivier est bien mort, sinon il
l'aurait retrouvé. » Affirme madame Duroy.
-«
Revenons à notre sujet, vous avez aussi des odeurs ? » Interroge Yuy.
-«
Oui à la cave, comme Albertine, mais c'est moins tenace d'après ses
dires. Il y
a longtemps que je ne sais plus y descendre. » Rétorque la vieille dame.
-«
Bien. Est-ce que vous avez une citerne au fuel ? » Questionne le brun.
-«
Non, je chauffe à l'énergie solaire.
-«
Il n'y a jamais eu de citernes dans le quartier ? » Précise le métis.
-«
Pas à ma connaissance. » Lâche Madame Duroy.
-«
Non, tu as raison Albertine, je ne m'en rappelle pas en tout cas. »
-«
C'est votre idée pour les problèmes d'odeur. Une vieille citerne qui
fuirait ?
» Interroge Madame Duroy.
-«
Oui, mais si vous dites qu'il n'y en a pas... » Rétorque Heero un peu
déçu que
son idée puisse ne pas être la bonne.
-«
Il faudrait demander au vieux Bastien au numéro 30. » Dit la vieille
dame.
-«
Tu as raison Agathe, il connaît beaucoup de choses sur la vie du
quartier. »
Heero
est un peu intrigué, si une dame de 93 ans l'appelle le vieux Bastien,
il doit
avoir quel âge ? Heero remercie les deux dames et reprend la descente
de la rue
en sonnant à toutes les portes et en posant ses questions quand on lui
ouvre.
Arrivé
au numéro 30, Heero devait admettre que les gens chauffaient soit à
l'énergie
électrique, soit à l'énergie solaire. Le fuel étant devenu plus rare et
plus
cher, les gens étaient passés à d'autres moyens de chauffage.
Yuy
sonne et attend. Un homme qui n'avait pas l'air plus vieux que la
voisine de
Madame Duroy vient ouvrir.
-«
Bonjour, je fais partie des personnes chargées de faire une enquête sur
les
odeurs de fuel. »
-«
Je n'ai rien signalé, nous n'avons pas le problème ici. »
-«
Je le sais, Madame Agathe Hourgry pense que vous pourrez me renseigner,
elle
habite au numéro 20. »
C'est
vrai qu'il s'en doutait, au-delà du numéro 26 il n'y avait plus eu de
plaintes.
-«
Entrez si cette brave dame estime que je peux l'aider, je ne vais pas
lui refuser
ce plaisir. »
L'homme
se retourne pour le guider dans sa maison. Quand il arrive dans le
salon, Heero
constate que l'homme n'a pas arrêté de parler, surtout quand il pivote
pour
faire face au métis, il le voit dire.
-«
Ne sais pas si c'est important. »
-«
Qu'est-ce que vous ne savez pas si c'est important ? » Demande le brun
complètement paniqué alors que rien ne transparaît sur son visage.
-«
Ce que je sais. » S'étonne Bastien.
-«
C'est ce qu'on va découvrir. Je cherche à savoir s'il y a des citernes
de
mazout enterrées dans les environs. »
Un
sourire apparaît sur le visage ridé de l'homme.
-«
J'étais ingénieur en combustible, tout ça me passionne. Il y a eu en
son temps
une pompe à essence dans le quartier, les cinq premières maisons de la
rue sont
construites sur l'ancien site. »
-«
Ce n'est renseigné nulle part. » Lâche le métis en plissant le front.
-«
Ca je peux le comprendre, je vous parle d'une installation d'avant
colonisation. J'ai passé mon doctorat sur « Comment se chauffer à
travers le
temps » J'ai débuté ma thèse à l'époque des cavernes. » Sourit une
nouvelle
fois Bastien.
-«
Vous avez toujours les preuves de ça ? » Interroge le brun, si c'était
vrai son
enquête toucherait à sa fin.
-«
Je peux chercher, mais les cuves étaient en métal, avec un sondage via
satellite vous devriez rapidement les trouver. »
-«
Merci beaucoup, voici ma carte si vous avez des renseignements
n'hésitez pas à
m'envoyer un mail. »
Heero
remonte la rue d'un pas rapide pour reprendre sa voiture de fonction.
Avec les
heures de conduite, il devait se rendre compte que Duo avait raison, il
avait
attrapé des habitudes, comme de regarder aussi fréquemment qu'il
regardait dans
ses rétroviseurs, le compte tour. Il n'écrasait plus la pédale de gaz
et il
n'allait pas moins vite.
Quand
il arrive au QG à 17h après être allé déposer une copie de la plainte
qu'il a
prise chez Agathe Hourgry au commissariat, il découvre sur son bureau
deux
messages laissés sur son répondeur que Duo a déjà relevé.
Je
suis en extérieur pour le reste de la journée, je repasse demain matin
pour te
le relever. Je suis d'extérieur toute la semaine à venir.
Yuy
sent une pointe de culpabilité grandir, il complique vraiment la vie de
son
collègue, il se sent un boulet. C'est un peu le moral à zéro qu'il
contacte Steve
via le chat, surtout qu'il a vu qu'il était présent. Il lui expose ce
qu'il a
trouvé.
«
Tu as vraiment fait du bon travail d'investigation. Je vais faire une
demande
de recherches. »
«
Je peux voir avec mon service également » Propose le métis.
«
Oui fais la demande parce que ce n'est pas rapide. »
«
Ok, dès que j'ai du nouveau. »
«
Pareil, merci Heero. On aura mis du temps. »
«
Ce n'est peut-être pas ça ! »
«
Ca a de fortes chances, pourtant »
Heero
délaisse sa fenêtre pour regarder ses mails et ce que Duo lui a laissé
comme
message. Il y avait déjà deux personnes qui avaient répondu à ses
questions,
mais personne ne se souvenait de citernes de fuel. Elles chauffaient
pour l'un
à l'énergie électrique et pour l'autre à l'énergie solaire. D'autres
avaient
laissé des réponses par mail, Heero se doutait que ce serait surtout
demain
qu'il aurait le plus de réponses.
Après
avoir fini de compiler ses recherches, fait sa demande pour un sondage
par
satellite, Yuy rentre chez lui, il avait envie d'aller se promener un
peu et de
voir s'il y avait des plantes qui avaient écloses. Il y a plusieurs
jours en
faisant son footing, il avait repéré des nénuphars sur un des étangs du
parc,
il ne saurait pas en ramasser, mais il pourrait au moins les
photographier. Il
avait aussi demandé au gardien l'autorisation de se rendre au remblai
dans
lequel le jardinier jetait des fleurs arrachées ou des branches coupées
qu'il
n'aurait pas pu obtenir autrement. Heero les mettait dans un peu d'eau
le temps
qu'elles reprennent des formes et des couleurs avant de les sécher.
En
rentrant de sa promenade, Heero va mettre ses trouvailles du jour dans
un vase.
Il sort une lasagne du congélateur pour la mettre au four, il programme
sa
montre. Il a maintenant quarante minutes à occuper, il sort son herbier.
Dans
le silence qui ne le quitte plus, il sourit, il aimait le contempler,
il avait
bien avancé depuis la dernière fois qu'il l'avait montré à Duo.
Il
se lève et se rend au bout du couloir, il allait proposer à Maxwell de
venir le
voir, en remerciement de ce qu'il faisait pour lui, il allait lui
laisser
partager un petit morceau de son intimité.
Il
sonne et attend, malgré sa surprise quand la porte s'ouvre, il n'en
laisse rien
paraître. De l'appartement du natté s'élève une bonne odeur de sauce à
spaghetti qui lui met l'eau à la bouche.
-«
Duo, c'est encore Heero. » Lâche Hilde.
Dans
les quinze secondes, le natté apparaît.
-«
Tout est dedans, ne laisse pas accrocher, j'arrive. »
Heero
recule pour discuter dans le couloir, mais le châtain l'entraîne
jusqu'à son
appartement en le tirant par l'avant-bras, il n'y a aucune animosité
dans
l'attitude de son ami, pourtant Yuy sent bien qu'il n'apprécie pas
l'intrusion.
Arrivé
à son appartement, le brun lui dit.
-«
On aurait pu parler dans le couloir. »
-«
C'est Hilde, tu as oublié ses capacités militaires ? Tu as oublié pour
qui elle
travaille ? Tu veux que ça revienne aux oreilles de Lady Une ? »
S'étonne Duo
en se tournant vers le métis. « Tu ne venais pas pour faire la
causette. »
Sourit-il enfin.
-«
Te demander si tu voulais revoir l'herbier. » Rétorque simplement Heero
comme
si c'était habituel.
-«
En quel honneur ? » Questionne Maxwell en souriant toujours.
Heero
commence à rougir légèrement. C'est vrai que derrière sa proposition,
il y
avait son handicap.
-«
Tu n'as pas à me remercier Ro', c'est naturel… »
-«
Non, ce n'est pas naturel, si les rôles étaient inversés… » Coupe Yuy.
-«
Tu n'en sais rien ! » L'arrête Maxwell. « Tant qu'on n'est pas dans une
situation, on ne peut pas dire comment on va réagir. Moi, je sais que
tu ne
m'aurais pas laissé dans la merde, que tu m'aurais aidé, alors tu ne me
dois
rien. Si je le fais c'est que j'y trouve un avantage aussi. »
-«
Et lequel ? »
-«
D'avoir un collègue intelligent sur qui je peux compter. »
-«
Tu ne me demandes jamais rien. » S'indigne le brun.
-«
Mais tu es là, tu es en vie, donc disponible pour me rendre un service.
C'est
important aussi. Bon j'y vais. Tu auras tes messages sur ton bureau au
matin. »
Lâche le natté avant de se retourner et de partir en laissant Heero
planté dans
son salon.
Yuy
n'était pas convaincu, il se sentait toujours redevable et il n'aimait
pas ça,
tout comme d'avoir vu la jeune femme chez Duo.
Heero
secoue la tête mais en quoi ça le regardait s'il avait décidé de garder
des
relations amicales ou autres avec Hilde ?
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