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Disclaimer
:
Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye
de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais
plaints. Les
autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma
propriété.
Genre
:
Policier/ Tranche de vie.
Lectrice
01 :
Arlia Eien.
Acteurs :
Heero, Duo, Wufei.
Chapitre
9
Samedi
matin, après son jogging matinal, Heero décide de s'atteler à mettre un
peu
d'ordre dans son appartement. Trowa lui a envoyé un mail, il n'est pas
établi
trop loin de Sank avec le cirque. Il lui a dit qu'il passera en fin de
matinée
dans les environs de 11 heures pour l'emmener dans un restaurant pour
le repas
de midi avant qu'il ne retourne pour l'animation de fin de journée.
Après
avoir pris les poussières dans le salon qui fait office de salle à
manger
également, Heero se rend dans la cuisine pour laver la cuisinière et
prendre
les poussières sur le buffet et le frigo. Il retourne les chaises sur
la table
avant de se rendre dans sa chambre pour y prendre également les
poussières sur
les deux tables de nuit et la commode.
Il
lui reste la salle de bain à laver. Après il pourra aspirer toutes les
pièces
en une fois et passer un coup de torchon, il aura fini son gros ménage
pour le
mois, il préférait entretenir sommairement les autres semaines en
passant juste
un coup d'aspirateur.
Arrivé
à la salle de bain, il récure l'évier, le WC ainsi que la douche. Il va
vider
la petite poubelle dans la grande de la cuisine et met les deux sur la
table de
la cuisine, sur les chaises retournées.
Il
ouvre le cagibi dans lequel, il y a sa planche à repasser, ses affaires
de
nettoyage ainsi que son aspirateur. Il le sort, tire sur la rallonge
intégrée
pour l'introduire dans une des deux prises restantes de son plan de
travail.
Puis,
d'un coup de pied il enclenche l'interrupteur de l'aspirateur. Il
commence à
aspirer la cuisine en passant le long des plaintes, revenant vers la
porte pour
se rendre dans le salon.
Quand
il commence à le passer près du plan de travail où il y a beaucoup de
miettes
de pain sur le sol dû au nettoyage de son grille-pain, Heero fronce des
sourcils. On dirait que les mies s'agglutinent plus qu'elles ne sont
aspirées.
Son regard se porte sur le témoin de remplissage du sac, celui-ci est
seulement
rempli à moitié, donc ce n'est pas ça le problème. Peut-être encore une
allumette coincée dans la brosse qui empêche les miettes et les crasses
de
passer, ce qui est peu probable mais on ne sait jamais. Il y déjà eu le
problème il y a un an, il avait porté son aspirateur à réparer pour un
problème
d'aspiration, alors qu'il était juste obstrué. L'allumette avait retenu
des
cheveux et des fils, à la longue il y avait eu un bouchon.
Yuy
ramène la tête aspirante vers lui pour regarder, il met sa main dessus
pour
voir si rien ne bouche, aucune aspiration. Il enlève le premier élément
pour
voir si ça ne viendrait pas de là, toujours aucune aspiration, pris
d'un doute.
Il met sa main sur le moteur de l'aspirateur. Il ne sent aucune
vibration. De
la main, il pousse sur l'interrupteur et sent l'aspirateur vibrer.
Encore
une chance qu'il n'y a eu aucun témoin, on l'aurait pris pour un fou de
passer
l'aspirateur avec celui-ci coupé.
En
soupirant, il recommence à aspirer du début, il faudra qu'il vérifie
dorénavant, comme pour le sèche linge dont il ne voit pas le linge
passer
devant le hublot et qui n'a aucun témoin lumineux.
Plus
le temps passe, plus il se rend compte qu'il y a des signaux auditifs
pour
prévenir l'utilisateur. Le micro-onde sonne, mais maintenant il doit
venir voir
si c'est fini plutôt que de se baser sur cette sonnerie, il regarde sa
montre
pour estimer la période où ça peut être fini.
En
plus son four ne se coupe pas quand le temps de cuisson s'est écoulé,
Heero
avait donc pris l'habitude de mettre sa montre en action pour lui
rappeler que
son repas doit être prêt, surtout pour ne pas le retrouver brûlé comme
la
première fois. C'est même l'odeur de brûlé qui lui a rappelé
qu'il a
mis son repas à cuire.
Une
fois l'appartement propre, Yuy sort son herbier pour le compléter avant
la
venue de Barton.
µµµ
Trowa
arrive à l'heure prévue, ensemble ils se rendent au restaurant au coin
de la
rue, pas un mot n'a encore été échangé.
Le
serveur vient prendre leur commande : une lasagne pour Trowa et un
spaghetti
bolognaise pour Heero.
-«
Vous voulez être servi en même temps ? » Demande le serveur.
Les
deux hochent la tête.
-«
Comme boisson ? »
-«
Un demi de vin blanc. » Répond le brun-roux après avoir concerté du
regard le
métis.
Le
garçon parti, Trowa se lance.
-«
Pas de séquelle ? »
-«
Pourquoi y en aurait-il ? »
-«
On doit t'avoir mis de l'ADN de chat dans tes modifications. » Lâche
narquoisement Barton.
Yuy
soulève un sourcil, alors que le serveur revient avec les jus d'orange
de
l'apéritif et les sets de table.
-«
Combien de vies te reste-t-il ? » Interroge le brun-roux toujours un
sourire
narquois sur les lèvres.
-«
Plus tellement, si tu me prends pour un chat. » Répond Heero son regard
bleu
dans l'œil émeraude alors qu'il porte son verre à sa bouche.
-«
Je préfère te voir comme ça qu'à l'hôpital. » Admet Trowa.
-«
Je sais, je ne m'attendais pas à t'y voir souvent. Il y a des souvenirs
qu'on
préfère oublier. » Affirme le métis.
-«
Ne va pas croire qu'il n'y a que des mauvais souvenirs de cette époque.
J'ai
apprécié de jouer les infirmiers, de te remonter le moral. »
-«
T'occuper de moi différemment ? » Questionne Yuy en lui faisant un clin
d'œil.
-«
Aussi, je pense parfois à remettre à nouveau le couvert. » Affirme
Trowa en
mettant son menton dans ses mains jointes alors que ses coudes sont sur
la
table.
-« Pas moi, j'ai le moral. » Rétorque le brun.
Il cherche rapidement le
serveur du
regard, manger lui donnerait une contenance. C'est
la deuxième fois en dix minutes qu'il ment à l'ex 03. Il y a une
raison
pour laquelle il l'avait allumé, avant de se rendre compte que trop
d'intimité
poserait un problème. Ses changements d'attitudes, même s'ils n'ont
jamais
beaucoup discuté pendant ces moments-là. Mais il serait trop tendu et
Trowa le
sentirait, Heero aurait bien trop peur de louper une parole, une
demande. La
lumière serait allumée alors qu'ils ont toujours assouvi leurs
corps dans
le noir. Entre eux, il n'y a pas d'amour.
Ce
genre de plaisir, il va devoir aussi y renoncer à moins d'être
l'actif et
encore son problème d'audition resterait un risque de tension. Il lui
resterait
les gigolos et les petites annonces, on n'a pas de compte à leur rendre.
Yuy
ferme les yeux pour chasser ses idées, calmer ses impulsions, l'onde de
désir
qui commence à lui parcourir les reins et le bas-ventre. Ce n'est pas
le
moment de penser à ça.
Le
serveur arrive au bon moment pour faire diversion. Le garçon parti,
Barton
reprend la discussion où ils l'ont laissée.
-«
Tu joues à l'allumeur maintenant ? »
-«
Pas vraiment. »
-«
Tu agis bizarrement. » Lâche le brun-roux en haussant un sourcil.
-«
Je n'ai plus pensé à ton emploi du temps. » Rétorque Yuy en commençant
à
tourner sa fourchette dans ses pâtes.
-«
Je peux revenir après le spectacle nocturne. Ca ne m'a jamais gêné de
faire les
navettes pour te retrouver. » Propose Trowa
Ca
intéresse encore moins Heero, il constaterait les modifications dans
son
appartement. Avec Duo, Trowa est le plus susceptible de le découvrir
s'il le
laisse trop approcher. Suivre ses sentiments pour une fois n'est
pas une
bonne chose. Qu'est-ce qui lui a pris ?
-«
Je ne sais pas où je serai cette nuit. » Répond Yuy.
-«
On remettra ça à une autre fois. »
-«
Peut-être. »
Trowa
ne peut s'empêcher d'en sourire, il aurait été plus près avec le
cirque, il
aurait tenté de repasser dans la nuit. Heero n'a pas changé pour ça
!
C'est sur le coup d'une impulsion, d'une hormone. Prévoir ça ne
sert à
rien, mais faire cent kilomètres pour trouver une porte de bois, il
n'en a
pas trop envie.
Barton
change de sujet pour parler des dernières modifications du cirque, des
animaux
ayant mis bas. Des lionceaux dont il a la garde et la surveillance.
Comme
convenu, les deux jeunes gens se quittent sur le pas de la porte du
restaurant.
Comme il est en ville, Yuy en profite pour faire quelques courses avant
de
rentrer chez lui. Marchant juste devant lui, il y a Hilde et Duo qui
reviennent
de leur randonnée cycliste du jour.
Le
métis peut constater que c'est la brune qui cherche le contact, elle
lui
effleure la main, veut la prendre, alors que Duo esquive le geste à
chaque
fois.
µµµ
Lundi
en arrivant au QG, Heero reprend les dossiers afin de voir s'il peut
mettre en
pratique ce qu'il a imaginé durant sa marche de dix kilomètres
organisée par
son club. Il espère avoir le listing de ce qui a été volé et espère
pouvoir
retrouver des pièces à la vente quelque part afin de remonter la
filière.
Les
descriptifs sont manquants dans les cinq dossiers. Il décide d'envoyer
un mail
aux assurances afin de l'obtenir.
Quand
Bruce arrive, Heero a déjà écrit les cinq mails demandant aux
assurances un
descriptif complet et photos s'ils ont. Pour continuer ses recherches,
il
faudra attendre un peu, mais ils peuvent toujours faire d'autres choses.
-«
Viens ici. » Dit-il au bleu en montrant la place à côté de lui.
Bruce
prend sa chaise et fait rapidement le tour du bureau.
-«
On a cinq dossiers, il faut contacter les familles pour connaître les
habitudes
des personnes âgées. L'endroit où elles font leurs courses, le médecin,
l'infirmier ainsi de suite. Les amis je les ai dans les dossiers, je
m'occupe
de voir s'il y a des similitudes. Toi, tu téléphones au premier numéro
et tu me
remplis les listes prévues pour : le nom du médecin et le numéro du
dossier. »
Explique le brun en montrant les papiers qu'il a préparés qui sont
entre eux.
-«
J'ai compris. »
-«
Bien, quand je suis pris dans des recherches, j'en oublie ce qui
m'entoure, si
tu as des questions, attire mon attention sinon tu vas parler dans le
vide, on
perdra du temps. »
-«
Bien capitaine. »
Le
bleu comprend mieux maintenant pourquoi le lieutenant Maxwell avait
tendance
à effleurer la main de son mentor.
Entre
les deux hommes, il y a dix feuilles qui se noircissent petit à petit
d'informations et de noms. Les médecins, les amis, le lieu des courses,
la
famille, la pharmacie, les femmes de ménage, l'infirmier, les clubs,
les
restaurants fréquentés et une feuille avec tous les noms trouvés dans
le
dossier qu'ils ne peuvent pas reclasser.
En
fin de matinée, juste avant la pause de midi, Yuy regarde s'il a des
nouvelles
informations, deux des assureurs ont déjà répondu.
-«
Après le repas, on triera les objets en genre. » Explique le sergent en
se
levant.
-«
Qu'est-ce qu'on va en faire ? » Rétorque Bruce en se mettant debout
également.
-«
On va se rendre, après avoir étudié le listing, dans les magasins de
recèle. »
Répond le brun en se dirigeant vers la porte pour se rendre au
réfectoire.
-«
Pourquoi les étudier ? Autant leur montrer la liste. »
-«
Il faudra observer leur stock, se faire passer pour des acheteurs
potentiels
sinon ils ne nous répondront pas s'ils ont de la marchandise volée, ils
ne vont
pas le crier sur les toits. » Développe le métis.
-«
C'est logique, pourtant je n'y avais pas pensé. » Réalise Bruce.
Le
réfectoire est presque plein, Heero se met dans la file pour prendre
son
sandwich ainsi qu'une soupe aux cerfeuils. Il ne le fait pas souvent
venir
manger en bas, mais toute la semaine dernière Bruce n'a pas voulu
prendre sa
pause à heure fixe et a à chaque fois attendu son chef.
Le
capitaine se rend bien compte qu'il ne peut pas obliger son homme
à
suivre son rythme. Qui veut aller loin doit ménager sa monture !
L'entraînement
du bleu n'est pas ce qu'il a eu en tant que pilote de Gundam. Ca Duo
l'a
bien compris. La semaine seul avec son bleu, il s'est rendu compte
qu'il
épuisait le jeune.
Alors
cette fois, il essaye une autre tactique pour le garder aussi
compétent car
Bruce a cette qualité. Il a vite compris qu'il est assigné au
téléphone sans en savoir la raison. Néanmoins, dès qu'il sonne, il
décroche,
prend le message et lui transmette après avoir attendu d'obtenir
son
attention.
Plus
le temps avance, plus Heero se rend compte qu'il arrivera un
moment où
il se fera démasquer. Il y a des choses dans son métier qu'il ne
pourra
pas contourner seul. Ca le fait un peu paniquer, il ne sait pas
vraiment ce
qu'il fera de sa vie quand il sera découvert.
La pause est plus courte que les autres jours parce que Heero et Bruce ont
du
travail sur le feu après le temps de midi.
La
première chose que fait Yuy s'est imprimer tous les fichiers joints.
-«
De quelle façon trie-t-on les objets ? » Demande le bleu quand son
capitaine
lui donne la moitié du tas.
-«
Bijoux et autres. » Rétorque le brun avant de rassembler les dix autres
feuilles remplies de noms.
Il les analysera après le départ de Bruce
ou avec
lui quand ils auront fini ce travail.
-«
A quoi ça va-t-il servir ? » Interroge Bruce.
-«
A pouvoir avoir un portrait robot de l'agresseur. Personne ne l'a
jamais vu,
mais les revendeurs pourront nous fournir sa description si nous
retrouvons de
la marchandise chez eux. » Expose Yuy.
-«
Et les autres listes ? »
-«
Voir si on ne trouve pas un dénominateur commun pour savoir comment il
opère. »
Répond le brun.
-«
J'ai hâte de faire autre chose que de la paperasserie. » Sourit le bleu.
-«
Pourtant il y aura toujours plus de bureau que d'action. » Précise le
métis.
Lui
il aime les deux côtés de sa profession, la recherche sur papier
avant
l'action fait déjà partie de l'action à ses yeux.
µµµ
Au
bout de trois jours, les deux hommes voient le bout de leur travail
de
fourmi. Tous les assureurs ont répondu leur permettant de clôturer
le
listing.
En
fin de semaine, Heero et Bruce se rendent chez tous les receleurs des
environs
connus des services de police et tous les antiquaires. Yuy au volant
mène son
homme jusqu'au début de la rue.
-«
Tu as bien en mémoire les objets qu'on cherche ? » Interroge le métis
une fois
parqué.
-«
Oui, je crois. Et si je ne suis pas certain ? » Panique le bleu.
-«
Tu m'envoies un sms. Je suis dans le coin à la recherche des tableaux
et autres
objets de décoration. Tu dis que tu as besoin d'un avis extérieur ou
même une
expertise. » Propose Yuy.
-«
Je vais essayer de ne pas vous décevoir. »
Les
deux Preventers en civil se séparent et commencent un autre type de
travail
minutieux, inspecter tous les magasins connus. Heero entre dans le
premier
magasin, il circule entre les étagères qui sont remplies d'objets d'art
et
divers allant des vases de cristal, à la statuette en porcelaine de
Dresde, des
horloges, des coucous anciens.
Dans
un coin Yuy repère un catalogue où sont répertoriés tous les articles
plus
encombrants, ayant plus de valeur. Il commence à le feuilleter.
-«
Bonjour, je peux vous aider ? » Demande le responsable en se pointant
près du
métis.
-«
Je dois restaurer plusieurs maisons, je cherche des tableaux, de la
porcelaine,
des choses dans ce style. » Explique Heero.
-«
J'ai encore un autre catalogue sous le comptoir. »
-«
De la marchandise honnête ? » Interroge Yuy en haussant un sourcil.
-«
Ce qu'il y a de plus honnête, seulement elle a trop de valeur pour être
laissée
aux yeux de tous. » Répond un rien outré le commerçant.
-«
Je regarderai, je fais un tour de manière à me faire une idée de ce que
je peux
proposer. »
-«
Je vous laisse regarder à votre aise, mais je ne peux pas vous
promettre que ce
que vous voyez sera encore là dans une heure. » Admet le vendeur en
repartant
vers son comptoir.
Heero
se félicite d'avoir une bonne mémoire parce qu'il y en a des
choses à
regarder, à retenir mais dès qu'il est sorti d'un magasin, il
inscrit tout
avec le nom du revendeur pour ne pas oublier ce qu'il a observé.
Si
son excuse est bonne, il ne pourrait pas revenir trop souvent sans
rien
acheter.
Dans
l'autre magasin, Bruce regarde les bijoux, il visitera les mêmes
commerces que
son capitaine mais à un autre moment.
µµµ
Vendredi
en fin d'après-midi, le bleu se trouve dans un magasin. Son histoire
est
différente de celle de son capitaine. Il est à la recherche d'un bijou
pour les
vingt ans de sa fiancée. Il tient à trouver quelque chose d'original,
sans
avoir de vraie idée, un coup de cœur a-t-il expliqué à son interlocuteur.
Après
la dernière inspection de la journée, Bruce rejoint Heero qui l'attend
dans la
voiture parquée sur la place. Le capitaine les reconduit en silence au
QG, le
brun s'étonne que son jeune soit un peu crispé, la main gauche serre la
portière et la droite le siège passager.
Enfin
de retour, les deux jeunes gens comparent leurs recherches.
-«
J'aurai vraiment aimé qu'on puisse élucider cette histoire dès le
premier
commerce. » Dit Bruce en s'asseyant à sa place en face d'Heero ce qui
fait
sourire intérieurement ce dernier, l'impatience de la jeunesse.
-«
Les coups de chance ça arrive, mais rarement. Je n'ai rien vu
aujourd'hui
encore. »
-«
J'ai eu un doute pour un collier. » Avoue le bleu.
-«
Pourquoi ne pas m'avoir appelé ? » S'indigne Yuy sûr de devoir
retourner voir
maintenant.
Il
se lève déjà, ça va rallonger la journée.
-«
Je l'ai photographié. » Se justifie Bruce en sortant son Gsm.
Heero
se rassied.
-«
C'est une bonne initiative. » Admet-il, il ne sait pas si l'idée
l'aurait
effleuré.
Pendant
que Bruce cherche la photo, Yuy ouvre son ordinateur pour chercher le
fichier
photo de manière à comparer les deux. Il doit admettre qu'on aurait
pu
confondre, quoi que le brun voit directement la différence, même si le
modèle
est le même, celui volé est fait d'émeraudes alors que celui de Bruce
n'a que
des rubis.
-«
Je suis vraiment désolé. » Dit le bleu confus.
-«
L'ennui, c'est qu'on arrive à la fin de cette étape sans avoir avancé.
»
Soupire Heero. « On va réfléchir à une idée le week-end. »
Sur
ça les deux jeunes gens quittent le QG. N'empêche que tout ça
tracasse un
rien le brun, parce que pour lundi, il se trouve dans un cul de sac.
Il y
a toujours le listing des connaissances et lieux à analyser, mais
Heero les
a déjà épluchés en gros sans trouver de dénominateur commun.
Début
de soirée, le métis quitte son appartement, il se rend au bout du
couloir et
vient sonner à la porte de celui de Duo. Il est 19h30, le natté devrait
être
chez lui. La porte s'ouvre, Heero écarquille les yeux.
-«
Wufei ? »
-«
Duo n'est pas encore rentré, il a été retenu au QG par une démarche. »
Précise
Chang.
-«
Tu peux lui dire que j'aimerai lui parler ? »
-«
Ca ne peut pas attendre lundi ? » Demande le chinois.
-«
Si. »
-«
Je lui dirais avant de partir. » Rétorque-t-il en commençant à fermer
la porte.
Une
main se dépose sur l'épaule du brun arrêtant le geste de Wufei.
-«
Qu'est-ce qu'on me doit me dire ? »
-«
Rien, ça peut attendre lundi ! » Lâche le métis en faisant demi-tour
dans le
couloir.
Maxwell
tend la main et attrape celle de Yuy en l'appelant. Ce dernier se
retourne pour
le regarder et savoir ce que lui veut le natté, leurs doigts ne se
lâchent pas.
Wufei
sort dans le couloir pour les observer. Il sait qu'il y a quelque chose
entre
eux et ça le dérange. Sans l'hospitalisation d'Heero, son histoire avec
Duo
n'aurait jamais commencé, mais est-ce que c'est une histoire, Wufei se
le
demande parfois ? Chang sait qu'il n'est qu'un amant parmi les autres,
peut-être un peu plus privilégié que les autres, ayant des passes
droits et une
certaine complicité avec son amant que n'atteindra jamais Quatre,
encore moins
Hilde. Si cette dernière ne sollicitait pas Maxwell, jamais ils ne
seraient
intimes, Duo lui avait dit.
La
complexité des sentiments du natté perturbe Wufei. Il n'arrive pas à
cerner le
jeune homme, ni pourquoi il réagit de cette façon. Si quelqu'un insiste
et se
montre entreprenant, Duo répond à l'attente de cette dernière, homme ou
femme,
il ne fait pas de discriminations.
Sa
relation avec Duo est moins physique et un peu plus fusionnelle. Il y a
des
sentiments entre eux, de la tendresse pas rien que du sexe. Ils ont des
contacts réguliers et pas rien que pour faire l'amour.
Malgré
tout ce que sa relation avec Duo a de particulier, il n'arrivera jamais
à la
complicité qu'il y a entre Heero et son amant. D'un autre côté, il sait
que
s'il fait une nouvelle crise de jalousie, il finira par lasser le natté.
Pourtant
il voudrait être aussi proche que Yuy l'est de son amant, le sexe en
plus. Pour
plus de sûreté, Wufei garde ses yeux sur les mains de ses
ex-coéquipiers.
-«
Si ça pouvait attendre lundi, tu ne serais pas venu. » Insiste le
châtain.
-«
J'ai oublié que tu avais une vie autre que le travail, toi. » Répond le
brun en
tirant sur sa main pour la récupérer.
-«
Ro', pose ta question, tu vas bousiller ma soirée et ton week-end. »
-«
Je cherche juste où on pourrait trouver de la marchandise volée
ailleurs que
dans les magasins de recèle et brocanteurs. » Avoue Heero.
En
posant sa question il gâche la soirée de Duo, il va y réfléchir, il
aurait
mieux fait de s'abstenir. Ils ne pourront pas y penser à deux, en
passant du
temps ensemble. Ses quinze jours sans Duo dans son bureau ont été
longs. La
présence de son ami lui manque.
-«
Oh ! Tu as pensé aux ventes sur le net ? Il y a des sites de
particulier à
particulier. » Lâche Maxwell après un temps de silence relativement
court.
-«
Non, merci Duo. » Sourit Yuy heureux d'avoir une solution et de ne pas
pourrir
les loisirs du châtain.
Heero
se retourne pour partir. Duo lui emboîte le pas, sentant le regard de
Wufei sur
lui, il passe son bras autour des épaules du métis, se penche un peu en
avant
pour que son visage arrive face au brun, il lui sourit et quand il a
son
attention, il dit.
-«
Ne fais pas que ça de ton week-end. »
-«
Promis. » Répond-il avant de se dégager et de jeter un regard rapide
vers Chang
qui a croisé ses bras sur son torse devant l'attitude du châtain.
Le
natté se retourne et va rejoindre le chinois sans plus un regard pour
le métis.
Il ramasse son attaché-case qu'il a déposé près de la porte quand
il a
aperçu Heero devant cette dernière. Il passe un bras autour de la
taille de
Wufei et l'entraîne dans son appartement.
-«
Il ne sait plus mener une enquête seul ? » Questionne Chang septique.
Il est
certain que tout ça cache autre chose.
-«
Si, mais il y a toujours plus dans deux têtes que dans une. » Admet
Maxwell
alors qu'il dépose ses affaires dans le hall.
Après
avoir lâché la taille de son amant, le natté se rend dans la cuisine
pour se
servir à boire, le chinois reste là à le regarder, se posant toujours
mille
questions.
-«
Il n'a pas un bleu comme toi ? »
Duo
se sert un verre d'eau, montre la bouteille, Wufei secoue la tête. Le
natté la
range dans le frigo.
-«
Si. Tu ne vas pas recommencer ? Tu ne vas pas gâcher le plaisir de
t'avoir ici
? » Soupire le châtain. « Nous avons déjà eu cette discussion quand tu
as voulu
t'ajouter dans mes amants en me voyant avec Quatre. »
-«
Tu m'as dit que tu rendais service à Quatre. Il peut se prendre un
gigolo. »
Persifle Chang.
-«
Je suis le seul avec qui sa sécurité lui fiche la paix. Savoir ses
gardes du
corps ou Rachid juste derrière la porte, ça le plombait. Sa garde n'a
rien à
craindre de moi. » Rappelle Maxwell. « Il est libre quand il vient ici.
Je peux
assurer sa protection, et puis je suis celui qui donne le plaisir, ça
n'a rien
d'avilissant. »
Le
chinois soupire, la revoilà cette phrase, ce n'est pas parce qu'il est
l'actif
qu'il est moins un gigolo à ses yeux vis-à-vis de Winner. Ce dernier
débarque
chaque fois qu'il a envie de combler certains besoins ou il le bipe
pour lui
demander de passer. Qu'est-ce qu'il peut parfois en vouloir à la
personne
qui lui a mis cette idée grotesque en tête !
Il
ne posera plus la question. Il ne veut plus voir le regard de Shinigami
se
poser sur lui. Il a bien trop besoin de Duo, il est sa force, un peu
comme
Sally, tous les deux croient en lui, le soutiennent et le portent en
avant.
S'il aime Sally comme une mère, l'affection pour Duo est beaucoup plus
profonde
même si justement c'est parce qu'il a cette mentalité qu'il a
demandé
à Duo de devenir son amant.
Il voulait à l'époque retrouver les sensations qu'il
avait
connues avec Treize sans que son cœur ne se brise à nouveau. Seulement,
il n'avait pas prévu de tomber amoureux de Duo. Il avait juste voulu
revivre
des souvenirs et il continuerait à masquer ses sentiments comme à
l'époque de
Treize.
-«
Il n'y a rien de sexuel entre Heero et moi. » Affirme Maxwell.
-«
De sexuel. » Soupire Chang. « Il y a bien autre chose. »
-«
Ca je veux bien l'avouer. Tu es toujours le plus important pour moi, le
seul de
mes amants avec qui j'ai plaisir d'être. Ma relation avec toi, je la
qualifierai de complète, amitié comme avec Hilde, sexe comme avec
Quatre. Mais
si tu n'en veux plus, on arrête, même si ça me ferait mal. » Avoue le
natté en
déposant son verre dans l'évier.
Winner
avait été le premier amant du natté, tout avait commencé pendant la
guerre.
Dans ce petit village, le blond lui avait expliqué l'avenir qui
s'ouvrait à lui
et les pieds de plomb avec lesquels il le voyait. Son envie de faire la
guerre,
avouait Quatre était plus en rébellion contre son père, que vraiment
pour la
paix au départ. Son avenir tracé avec une femme choisie par son
paternel. Même
son géniteur mort, les choses seraient comme il l'avait prévu.
Quatre
ressentait une envie de se faire dominer, il en avait besoin, il
voulait
pouvoir prendre plaisir à cette dominance aussi parce que celle de son
père ne
lui avait procuré aucune joie dans la vie.
Avoir
une vie sexuelle contraire aux apparences le libérait et le soulageait,
même si
elle était cachée à la presse. Les hormones jouant, l'adrénaline de la
guerre
en plus, Duo avait accepté de satisfaire les besoins physiques de
Quatre,
surtout que leur relation n'entravait en rien la promesse qu'il avait
faite il
y a des années à quelqu'un.
Après
la guerre, leur amitié restait un beau miroir aux alouettes pour la
presse.
C'était naturel qu'ils se rencontrent de temps en temps.
Si
Hilde n'était pas amoureuse de lui, ils en seraient restés à l'amitié
qui lui
convenait. Oui, être l'amant de son amie ne lui procurait pas la
sérénité comme
d'être près d'elle. Il en était là après plusieurs semaines de relation
avec
elle.
Avec
Wufei, Duo avait cet équilibre 'ami-amant' désirés des deux côtés. Avec
Quatre
le sexe c'était bien, mais le blond ne débarquait plus que pour ça.
Avec Hilde,
le sexe venait salir leur relation amicale, une bonne sortie à deux,
rire à
gorge déployée devant les autres, s'amuser c'était bien quand le reste
du
groupe de cyclisme était là, mais la brune voulait plus, insistait pour
avoir
plus. Duo cédait pour qu'elle arrête.
Perdu
dans ses réflexions, Wufei ne voit plus qu'une solution pour le ramener
près de
lui, il passe les mains autour de la taille du natté. Chang lui dépose
un
baiser dans le cou.
-«
Non, je veux continuer, tu es mon ancre. » Dit le chinois avant de le
retourner
pour l'embrasser tendrement.
Maxwell
glisse ses mains sur les fesses de son amant, il a envie de
tendresse, de
le toucher, de se faire rassurer. Il sat pourtant que Chang n'a
pas
fini, qu'il reviendra à la charge justement parce qu'il a peur de
perdre
son point d'ancrage, de perdre des passe-droits, de ne plus pouvoir
revivre des
souvenirs, du moins c'est ce que pense Duo. Wufei n'a besoin de
lui que
pour perdurer ses souvenirs.
-«
Ca me fait bizarre de vous voir si proches. Tu ne l'as jamais été ? »
Murmure
Wufei en se reculant un peu mais pas assez pour que les mains du natté
ne
quittent pas son postérieur.
-«
Qu'est-ce que tu en sais ? Tu ne nous as pas vu vivre avant sa dernière
hospitalisation. Il a une clef de chez moi depuis bien plus longtemps
que toi !
»
Wufei
écarquille les mirettes autant que ses yeux bridés le peuvent.
-«
Et pourquoi ? » S'indigne le Chinois, Duo lui aurait menti ? Ils ont
été
amants, voilà à ce qu'il y a encore eux.
-«
Pour venir chercher des repas 'tout fait' chez moi. Je cuisine souvent
en
abondance pour lui, mais depuis son attentat, il a levé le pied. Avant
je crois
que si je ne pensais pas à le nourrir, il aurait oublié. » Explique le
châtain
en enlevant ses mains des fesses de Chang.
Peut-être
que cette fois, Heero a compris qu'il y a des choses plus importantes
que le
travail quoique non puisqu'il vient chercher des renseignements. Cette
constatation fait sourire Maxwell.
Chang
reconnait bien le jeune homme qu'il aime, attentionné pour tous,
une
sollicitude non-étouffante.
A
Suivre…
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