Disclaimer :
Ils sont à
Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j’essaye de ne pas les abîmer,
en tout
cas, ils ne se sont encore jamais plaints.
Genre :
POV de Duo
Rating :
k+
Acteurs :
Heero, Duo.
Bêta
auditrice
Tenshimizu
Bêta
lectrice Arlia
Eien
Note
de l’auteur
Ce
petit OS m'est venu en écoutant "Parle-moi" de Nadiya.
Parle-moi
POV
de Duo
Nous
étions en mission.
Encore
une.
Nous,
c’est Heero et moi.
Pendant
qu’il détruit les fichiers dans l’ordinateur, je le regarde et je
m’inquiète
pour lui.
Je
le regarde et je fais le guet.
Plus
nous nous côtoyons, plus le temps passe et plus je me rends compte
qu’il porte
un masque comme moi.
µ
Et
Heero, quand je vois ton masque, je voudrai tellement le faire tomber.
Oui,
je sais…
Moi
non plus je ne parle pas de tout ce qui me brûle et me détruit à petit
feu.
Mais
je te vois tellement loin de tout ce qui pourrait rendre ta vie moins
dure…
Tu
t’es fermé à toutes émotions pour te protéger, mais j’ai l’impression
que ça te
détruit.
Tu
sembles incapable de te réjouir pour le sourire d’un enfant, pour une
fleur qui
pousse dans les gravats.
Pourquoi
le rire d’un enfant te rend-il si triste ?
µ
Je
sais tout ce que ce professeur t’a fait subir…
C’est
dans ton dossier.
Tu
ne m’en aurais jamais parlé par toi-même et ce que tu as subi…
…ce
n’est pas humain.
Surtout
quand c’est fait par quelqu’un que tu connais et qui te fait croire que
c’est
pour ton bien.
Je
sais bien qu’on est en guerre.
Et
pour toi, les missions sont plus importantes que tout.
Tu
y risques ta vie sans un regret, parce que justement, on ne t’a pas
appris le
premier de tes droits :
Pouvoir
vivre heureux.
Tu
te bats pour préserver la paix et la vie des gens des colonies.
Mais
ta vie à toi… elle n’a aucune importance à tes yeux.
Cependant
tu as des droits.
Alors
dis-moi lesquels veux-tu qu’on respectes ?
Parle-moi
!
µ
Parle-moi
de tes peurs, celles qui sont encrées au plus profond de toi.
Tu
peux parler sans crainte, je ne mettrai jamais en doute ta parole.
Parle-moi
de ton cœur.
Car
il existe toujours !
Mais
tu le tues dans un combat entre ta conscience et tes motivations…
Tu
ne peux pas faire abstraction de ce que tu ressens, ça fait partie de
toi.
µ
Alors
parle-moi.
Parce
que c’est le premier pas qui coûte.
Laisser
le passé te hanter, ne t’aidera en rien.
Crois
bien que tout ce que tu pourras dire, je le comprendrai.
Après
tout mon chemin n'est pas tellement éloigné du tien…
Tes
souffrances ne doivent pas être si différentes des miennes.
A
force de vouloir retenir tes émotions, tu oublies de vivre, tu meurs à
petit
feu.
Tu
ne seras pas moins parfait et opérationnel en nous montrant tout ce que
tu as
en toi :
les
souffrances qui t’ont construites,
ce
que ton passé a fait de toi…
µ
Ce
n’est pas en te cachant dans tes missions et derrière ton ordinateur
que tu en
sortiras vivant !
C’est
en t’ouvrant que tu pourras le faire.
Tu
ne fais que tourner en rond dans le noir.
Tu
t’investis entièrement dans ton travail pour prouver que tu existes
toujours,
du moins à travers elles.
µ
Tu
viens de finir.
Toute
trace des programmes est effacée de l’ordinateur.
Nous
pouvons enfin quitter cette base et partir vers la prochaine planque.
Nous
y serons seuls, encore une fois.
Les
autres sont envoyés sur d’autres missions.
µ
Mais
au détour d’un couloir, voilà que la mission bascule !
Pourquoi
est-il là ce soldat d'Oz ?
S’il
ne bouge pas ce sera encore un mort de plus sur ta conscience…
Un
mort de plus que tu vas devoir gérer…
Non.
Heero,
il ne sera pas ton fardeau.
C’est
moi qui le tuerai.
Je
ne veux plus que ta peine s’alourdisse.
Je
veux que tu t’en sortes en un morceau, avec moi.
µ
La
mort, je la connais.
Je
la vis au quotidien.
Tout
comme toi.
Mais
j’ai l’impression qu’elle te pèse de plus en plus…
Que
ton moyen pour la gérer ne te protége plus…
Moi,
j’ai appris à la gérer en riant de la vie, en plaisantant pour vous
rendre le
sourire à tous les quatre.
Tous
les morts que je pourrai t'éviter, je te les éviterai.
Je
le ferai pour que tu puisses te sentir mieux dans ta peau.
Chaque
fois que tu tues de sang froid, tu l'enlises un peu plus dans tes
tourments.
Tu
t'enfermes et accuses le coup mentalement.
µ
Parle-moi
de ce qui a créé cette situation.
Parle-moi
de ton passé.
Parle-moi
des cris que tu n’as pas pu lâcher.
Parle-moi
de tout ça.
Parce
que maintenant, ils hantent ton cœur et te blessent.
Alors,
parle-moi que je puisse t’aider au mieux et que ta peine devienne moins
lourde.
µ
Nous
sommes arrivé en un morceau à la planque.
Je
vois avec soulagement que tu te relâches enfin.
Que
toute cette tension te quitte.
µ
Tu
souris.
Enfin,
c’est un grand mot…
Mais
je le vois dans tes yeux : tu sais que ce que je viens de faire, je
l’ai fait
pour t’aider.
Je
sais aussi que bientôt tu y arriveras.
Il
faudra peut-être que je te livre un peu de ma vie, des cris qui me
hantent, que
je te montre par-là la voie à suivre, pour te libérer et que tu trouves
le
repos de ton âme.
Parce
qu’on a besoin de toi.
Et
je ne peux pas te demander ce que je ne fais pas.
µ
J’avais
raison de faire le premier pas.
Maintenant,
tu oses me parler un peu de toi.
Tu
me parles de ce que je devinais caché au fond de ton âme et de ton cœur.
Tu
me parles de ton présent, c’est déjà un bon début.
Tu
oses dire ce que tu ressens.
Tu
ne gardes plus tout en toi.
Tu
ressens aussi l’avantage de la situation, le bien être de ne pas être
le seul à
porter un poids, de partager une douleur.
µ
Parce
qu’aujourd’hui, dans la chambre de notre planque, tu es assis sur le
lit que tu
as refait. Tes mains tremblent un peu.
Ce
n’est pas facile de parler de ton passé.
Surtout
quand les émotions, tes émotions, coulent à flot.
C’est
comme si la digue était enfin rompue.
Je
vois bien que tu ne sais plus comment gérer cette tension qui te fait
trembler.
µ
Mais,
demain, après une bonne nuit de sommeil, tu te sentiras grandi.
Tu
verras que d’avoir parlé ne t’as pas rendu différent d’aujourd’hui.
Tu
auras même trouvé un moyen d’analyser ce que pensent les autres !
Tes
émotions exprimées vont te donner un autre avenir.
µ
Tu
peux rester seul avec tes soucis et ne pas avoir envie de survivre.
Parce
que ce n’est pas vivre !
Tu
peux décider de continuer le combat.
De
toute façon, nous allons le continuer.
Nous
nous battons pour les autres, mais aussi pour nous-mêmes.
Tu
prendras enfin les décisions.
Tu
choisiras si tu veux rester un militaire ou si tu veux changer de vie.
Mais
toi, tu ne changeras pas.
µ
Bien
sûr, tu peux essayer d’enfermer tout ça en toi, pour ne pas entendre
les
souffrances des autres.
Tu
peux choisir ce que tu veux, mais parle-moi.
Tu
pourras y voir plus clair.
Mieux
te comprendre.
Alors
:
Parle-moi
Si ça vous a plu, il
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