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Disclaimer
:
Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye
de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints.
Genre
: Mystère
Acteurs
:
Heero, Duo.
Bêta-auditrice
:
Tenshimizu
Lectrice
01 : Arlia
Eien
Deuxième
lectrice : Mifibou
Reprends-le
Sank
AC 201
Depuis
que la paix est instaurée, les cinq ex-pilotes ont intégré à leur
rythme les
Preventers. Wufei au sein de la section stupéfiant presque directement.
Quatre
est souvent sollicité pour être le porte-parole des Preventers lors des
procès
ou autres représentations. Trowa, lui fait partie d'une section comme
simple
soldat, c'est là qu'il se sent le mieux dans sa peau, il est sous les
ordres
des autres et notamment sous ceux d'Heero. Duo quant à lui, travaille
comme
mécanicien et armurier, c'est lui qui est responsable de la maintenance
du
matériel Preventer.
Heero
et Duo se sont mis en couple rapidement. Une fois la paix instaurée,
Yuy a pu
penser à lui et se rendre compte qu'il ressentait plus que de l'amitié
pour le
natté. Quatre et Trowa, eux, étaient déjà ensemble à la fin de la
guerre, ils
avaient juste décidé de vivre ensemble. Wufei cherche encore l'âme sœur.
Les
trois appartements des cinq jeunes gens encerclent le QG dans un
périmètre de
six kilomètres autour de celui-ci.
Tout
aurait été pour un mieux dans le meilleur des mondes sans les tensions
perceptibles entre deux d'entre eux. Tout ça finit par une séparation.
Quatre
met Trowa à la porte de chez eux. Barton trouve refuge auprès de son
meilleur
ami, c'est à dire, Heero. Depuis trois mois, il vit avec l'autre
couple, il
dort sur le divan du salon.
Des
tensions entraînant toujours plus de tensions. Tenir la chandelle dans
un
couple établi créant également des problèmes. Heero et Duo avaient fini
par se
séparer également. Il y a de ça six semaines.
µµµ
Yuy
est assis à son bureau, il est en train de préparer sa prochaine
mission. Il
est surpris par la missive que vient lui apporter un jeune soldat de la
part de
Winner.
«
Il faut qu'on se parle, ça ne peut plus durer.
Retrouve-moi
ce soir, au Colibri à 17 heures
Quatre
»
Le
brun se doutait du sujet de la discussion, alors il irait au
rendez-vous.
µµµ
A
l'heure dite, Heero pousse la porte du café qui se trouve à cent mètres
du QG,
le blond est déjà installé à une table, il a les traits tirés, une
tasse de
café dans les mains. Le métis se rend au bar, commande un café et va à
la table
de Winner, il s'y installe directement.
-«
Tu voulais me voir ? »
-«
Vous vous aimez tous les deux. Tu m'as dit qu'il te manquait, c'est
pareil pour
lui. » Attaque le blond.
-«
Oui, il me manque de plus en plus. » Répond Yuy.
-«
Vous avez vécu ensemble pendant cinq ans, il doit avoir moyen de passer
au-dessus de votre rupture. »
-«
Il n'a qu'à rentrer. » Lâche le brun quand le serveur amène sa tasse de
café.
-«
C'est toi qui l'as mis à la porte, il ne veut pas faire profile bas.
Reprends-le, je t'en supplie, viens le chercher. »
-«
Pourquoi cette urgence dans ta voix, il n'est pas si pénible à vivre. »
S'étonne le métis en portant sa tasse à sa bouche et en sondant son ami
du
regard.
-«
Tu trouves ? Il ne range rien. Quand il rentre du travail, il dépose sa
veste
sur les fauteuils alors qu'il est passé devant le porte-manteau. Tu
n'as pas vu
l'état de ma salle de bain, il utilise aussi bien ma brosse à cheveux
que la
sienne. Le siphon se bouche à cause de sa chevelure. Il laisse les
flacons
vides dans le porte-savon. » Soupire Winner.
Heero
soulève un sourcil, un peu intrigué par les propos de son ami. Le blond
trempe
ses lèvres dans son café et reprend.
-«
Si ce n'était que la salle de bain. L'autre jour, j'ai pris le pot de
fromage
blanc dans le frigo avec l'intention de me faire une tartine au sel de
céleri.
Le pot avait été remis avec une cuillère à café dedans, j'ai pu le
jeter. Je
tombe à court de tout, il vide les pots, les boites, les bouteilles
sans jamais
en racheter ou noter sur le bloc-note accroché sur le réfrigérateur.
Comme il
laisse les pots presque vides dans l'armoire ou le frigo, ma femme de
ménage
qui vient tous les jours croit qu'il y a encore de tout quand elle
ouvre les
armoires pour faire l'inventaire avant d'aller faire les courses. Au
moins
Trowa mettait les pots vides sur le plan de travail. Elle va finir par
ne plus
vouloir venir, Heero, il faut que tu le reprennes. »
-«
Pourquoi est-ce qu'elle ne viendrait plus ? » Questionne Yuy intrigué
par la
cause à effet qui n'est pas logique pour lui.
-«
Tu n'as pas vu l'état de l'appartement au matin, elle part à 17 heures,
en
laissant le repas préparé pour qu'on n'ait plus qu'à le réchauffer.
Quand je
vivais avec Trowa, on remettait tout en ordre, la vaisselle dans
l'évier pour
elle au matin. Quand je me lève, Duo a eu une petite faim durant la
nuit. La
première fois, j'ai cru avoir une crise cardiaque quand il a circulé
sans faire
attention, faisant claquer les poêles, les armoires. Je n'ai pas eu le
courage
de l'engueuler quand j'ai vu toute la tristesse dans son regard, il
dort mal
sans toi. Mais au matin, tout est en plan, la cuisinière pleine
d'éclaboussures. Quand la poubelle est pleine, il ne la descend pas,
non il met
les déchets à côté. La pauvre femme s'arrache les cheveux en voyant ce
que Duo
peut faire en une nuit. Jamais il ne refait son lit. J'ai eu une
discussion
avec lui parce que je voulais savoir s'il agissait déjà comme ça quand
vous
viviez ensemble, je me rappelle que votre appartement était rangé quand
je
venais. » Avoue Winner en se mordant la lèvre, il n'aimait pas
critiquer, mais
là il était à bout.
-«
Et ? » Interroge le brun très intéressé par la réponse du blond.
-«
Il m'a dit qu'il était perturbé par ton absence. C'est pour ça que je
t'en
supplie, reprends-le. »
-«
Le tableau que tu en fais ne me donne pas envie de le reprendre. »
Laisse
tomber Yuy en déposant sa tasse de café.
Winner
commence à paniquer, il n'allait pas supporter plus longtemps le natté
à son
domicile.
-«
Il passe son temps à parler, même pendant le journal. Dire qu'avant je
pestais
contre le silence, mais il veut qu'on parle de toi, que je comprenne
comme tu
lui manques, je n'ai pas le temps d'en placer une qu'il embraye à
nouveau sur
une autre de tes qualités. Les seuls moments où il se taît c'est quand
il écrit
les bons souvenirs que vous avez eus ensemble. Cependant, ça ne dure
jamais
longtemps, car après il me les lit, il veut que je comprenne que même
si tu
l'as mis à la porte, tu es un gars formidable et ça je veux bien le
croire.
Alors, reprends-le. » Pleure presque le blond en attrapant les mains du
métis
de l'autre côté de la table.
-«
D'accord, je vais venir le chercher ce soir, mais tu devrais peut-être
réaliser
que tu le critiques en comparant à quelqu'un. » Dit Heero en se levant.
µµµ
Deux
heures plus tard, Maxwell pousse la porte de leur appartement. Il est
content
de rentrer chez lui. Il y a les retrouvailles au lit après une longue
séparation.
Le
lendemain, Duo se rend au travail heureux que tout soit rentré dans
l'ordre,
d'avoir pu réintégrer son chez-soi et pouvoir reprendre ses habitudes.
Il
aurait aimé discuter de la raison de son retour, mais ça son amant
n'avait pas
voulu qu'on l'aborde, il l'avait fait taire en l'embrassant chaque fois
qu'il
essayait.
Il
est onze heures quand Trowa vient trouver le natté au centre de
maintenance.
-«
Je ne sais pas ce que tu as fait à Quatre, mais il vient de passer à ma
section
en me disant qu'il voulait que je rentre à la maison, qu'il était en
tord et
très fatigué quand il m'a mis à la porte. Maintenant, c'est à moi de
m'excuser
pour la tension qu'il y a eu dans votre couple. »
-«
Il n'y a pas de problème. On savait tous les deux que la séparation
serait de
courte durée. » Sourit Duo en mettant sa main sur l'épaule de son
vis-à-vis
pour le rassurer.
-«
Je peux te demander comment tu fais pour vivre avec Heero ? Je ne
m'étais pas
douté qu'il était si pénible. » Questionne Barton en sondant le natté
du
regard.
-«
Je l'aime, c'est tout. C'est une question d'habitude. Je passe juste
derrière
lui, si c'est fait directement c'est rapide. Ses tenues pendant la
guerre, sa
coiffure folle, c'est un rien de la négligence. Si je ne lui repasse
pas ses
chemises, il les mettrait dès qu'elles sortent du séchoir. Si je ne les
mets
pas au bac de linge sale, il mettrait toujours la même. » Sourit
Maxwell
attendri.
-«
Il n'était pas comme ça pendant la guerre. » Affirme le brun-roux.
-«
Bien sûr que si, mais il a été beaucoup alité quand il était avec toi
et puis
on n'avait pas des masses de contacts, ni d'affaires personnelles. Et
en
organisation de missions, il reste le meilleur, c'était surtout ça qui
nous
intéressait à l'époque. » Ajoute fièrement le natté.
-«
Je te plains. »
-«
Mais non, il ne faut pas et merci pour l'appartement. Plus je restais
chez
Quatre, plus je m'inquiétais. » Avoue un peu gêné le châtain.
-«
J'ai laissé accumulé en pensant qu'il rangerait mais vivre comme ça
n'avait pas
l'air de le gêner. »
-«
Je sais, je suis passé par-là, mais il cuisine merveilleusement bien.
Il faut
que je me remette au travail. » S'excuse Duo.
Barton
acquiesce et s'en va.
µµµ
Au
soir, Duo pousse la porte de l'appartement avec un peu d'appréhension,
Heero a
fini de travailler depuis au moins deux heures, il sera en mission dès
demain
matin, il est donc rentré plus tôt pour préparer son paquetage.
Maxwell
écarquille les yeux en voyant l'état de l'appartement.
Les
chaussures du métis sont sous le porte-manteau, la veste qu'il a passée
au
matin pend dessus. Il n'y a pas la moindre chaussette qui traîne sur le
sol
jusqu'à la salle de bain, ils sont tous toutes les deux dans le bac de
linge
sale.
Les
essuies sont toujours sur le portique et non sur le sol, mais au vu de
la buée
qu'il y a sur le miroir, Heero a pris sa douche. Maxwell après avoir
passé son
bas de jogging, se retourne pour chercher après son amant, il doit être
là même
s'il ne voit pas les traces de sa présence dans l'appartement.
Le
natté pousse la porte de la chambre prêt à trouver la pièce sans
dessus-dessous. C'est toujours comme ça quand son homme s'en va. Il
prépare sa
valise, mais ne remet pas à sa place ce qu'il a pris en trop ou les
tiroirs
restent ouverts, le contenu retourné à l'intérieur. Ici, a part les
tiroirs mal
refermés, tout semble en ordre, Heero n'aurait pas encore préparé son
paquetage
? Si, il est là près de la commode.
Duo
se retourne et sursaute en voyant Heero qui l'observe de la porte de la
cuisine
qui était fermée quand il est passé tout à l'heure pour se rendre à la
salle de
bain. Maxwell se sent vraiment mal à l'aise. Yuy n'a pas voulu discuter
hier
soir de la raison de son retour à la maison, mais vu la discussion
qu'il vient
d'avoir avec Trowa, Quatre a sûrement parlé à son homme, il ne voit que
cette
solution. Comment va-t-il prendre le fait qu'il ait utilisé ses petits
travers
pour faire revenir leur ami à de meilleurs sentiments ?
-«
C'est à cause de mon désordre que tu voulais aider Trowa en t'imposant
chez
Quatre ? » Questionne le brun.
Maxwell
soupire de soulagement et vient vers son compagnon, il lui passe une
main
rassurante sur la joue de ce dernier.
-«
Mais non, même si ça fait plaisir de voir l'appart ainsi, je voulais
récupérer
de l'intimité, ne pas devoir quitter le salon à une certaine heure pour
permettre à Trowa de dormir. Après trois mois, j'en avais marre de
surveiller
mes gestes pour ne pas le blesser et lui rappeler qu'il était seul. »
-«
J'ai été surpris par les défauts que décrivaient Quatre, surtout que tu
ne t'es
jamais plaint. » Avoue penaud Heero.
-«
Quatre non plus, il est juste venu te trouver. » Sourit Maxwell. « Et
ça a
marché puisque je ne vois plus les affaires de Trowa. » Dit le natté,
il ne
voulait surtout pas dire à son homme que Barton s'était plaint à lui
pour son
désordre et sa façon de vivre.
C'est
vrai que c'était fatiguant de toujours recommencer la même chose, mais
il
préférait de loin ranger derrière son homme que d'être privé de sa
tendresse et
de sa cuisine qui lui avait beaucoup manquées.
-«
Hn. Je vais faire un effort, je ne voudrais pas que notre séparation
devienne
réelle. » Admet Yuy en s'avançant vers le châtain qu'il le prenne dans
ses
bras.
Celui-ci
lui accorde avec bonheur, faire semblant d'être fâché avec son homme
avait été
très pénible pour le natté, il savait que pour Heero également. Même si
les
deux savaient que c'était pour la bonne cause. Dire que dès demain il
serait à
nouveau séparé mais à cause du travail cette fois.
OWARI
Note
de l'auteur : Fiction
inspirée par la chanson de Bénabar «
Dis-lui oui »