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Disclaimer
: Tous les personnages m'appartiennent, toute ressemblance avec des
personnes
ayant existés seraient fortuites.
Genre
: drogue/ chose de la vie/ Yaoi, hétéro.
Rating
: M : plus pour la réalité et qu'il faut bien classer
Bêta
auditrice :
Tenshimizu.
Prologue.
Le
28 mars 2000
Dans
les bas fonds de Los Angeles, un immeuble de quatre étages est
barricadé. Il
est prévu de le détruire dans le courant de la semaine prochaine.
Au
premier sur un vieux matelas sentant le moisi, Barbara Reuter vient de
se
préparer sa dose d'héroïne. Le regard vide, elle contemple sa seringue.
Elle
a fêté ses dix-sept ans, il y a quinze jours. Elle a de courts cheveux
noirs
qui encadrent un visage d'ange aux yeux bleus.
-«
J'en ai marre, j'avais tout pour être heureuse, mais rien ne me
réussit. »
Dit-elle en reniflant une larme.
Avant
de se faire son injection, elle sourit en pensant à ses souvenirs. Au
bonheur
de ses parents.
Nicolas
Reuter avait vingt-cinq ans quand il rencontre sa mère, Angèle Morgan
un an
plus jeune que lui. Ils ont le coup de foudre lors d'un plaidoyer. Ils
sont
pourtant chacun avocat pour la partie adverse.
L'année
qui suit la rencontre, les deux avocats se marient et finissent par
monter leur
propre cabinet, Reuter-Morgan et pendant six ans ils le font
fructifier. Pour
élever leurs trois enfants : Dimitri né en 1979, Barbara en 1983 et
Freddy en
1989. Angèle décide de ne plus faire que des recherches pour son mari
et
consacrer le reste de son temps aux enfants.
A
l'heure actuelle, Dimitri est un grand gaillard de vingt et un ans. Un
jeune
homme blond aux yeux bruns qui adore jouer au football américain, ce
qui lui a
permis d'accéder avec mention à Harvard.
Barbara
se rappelle aussi ses années d'école où tout était si facile pour elle.
Etudier
ne lui avait jamais posé de problèmes, elle retenait facilement tout ce
qu'elle
entendait, lisait ou encore voyait. Son père était si fier d'elle, il
la
mettait souvent sur un piédestal.
-«
S'il savait, il serait tellement déçu. En plus j'ai gâché sa vie en
tuant
maman, j'ai brisé son rêve pour un concours stupide. » Murmure-t-elle
en se
retournant sur le vieux matelas sur lequel elle était allongée pour
réfléchir à
sa vie.
Depuis
ses six ans, Barbara rêvait de devenir danseuse étoile. Cette passion
lui avait
pris quand sa maman l'avait emmenée voir « la belle au bois dormant ».
La
gamine qu'elle était avait été subjuguée par les danseurs qu'elle
rêvait de
reproduire leurs danses gracieuses.
A
partir de ce moment, Barbara ne vit plus que pour la musique et la
danse. C'est
sa maman qui l'inscrit à des cours de danse, elle s'y rend à raison de
trois
fois la semaine, le lundi, le mercredi, le vendredi.
Rapidement
son professeur voit le talent qui couve en elle. Afin de pouvoir
s'entraîner
encore plus, son père installe pour son septième anniversaire une barre
et un
miroir dans sa chambre qu'elle ne doive pas toujours courir jusqu'à la
classe
de danse et qu'elle puisse prendre les bons points d'appui directement.
Mais
cette passion, lui permet également de nager à longueur de journée dans
un
monde imaginaire peuplé de prince charmant, de caneton devenant cygne,
d'elfe.
-«
Papa m'appelait sa princesse, j'avais rencontré le prince charmant. »
Elle
soupire, secoue légèrement la tête. « Pourtant tous les hommes que j'ai
côtoyés
n'en voulaient qu'à mon cul » rage-t-elle.
Barbara
prend sa seringue et s'injecte sa dose, lentement, elle plonge dans
l'imaginaire crée par les stupéfiants, remontant le temps jusqu'à sa
première
leçon de danse à six ans et demi.
Flash
back(1989)
-«
Madame Reuter, votre fille n'a jamais fait de la danse auparavant vous
êtes
sûre ? Elle a une grâce innée, une souplesse étonnante. Si elle veut se
donner
la peine et travailler, elle sera danseuse étoile. » Certifie Madame
Douchka.
-«
Maman, maman, je veux depuis qu'on a vu « la belle au bois dormant »,
j'en
rêve, je vais travailler. » Assure la gamine.
Il
est vrai que Barbara avait assimilé les cinq positions de bases à une
vitesse
étonnante, Madame Douchka, son maître de ballet en était émerveillée.
-«
Regarde maman. »
La
gamine se met au centre de la salle pour exécuter les cinq positions de
base de
façon professionnelle. Enchaînant la matière du deuxième trimestre, un
demi-plié, un plié, puis elle se relève sur des demi-pointes. Suit un
grand
battement et le rond de jambe, le dégagé, le dégagé avant, le dégagé
derrière
croisé.
-«
Les cinq derniers exercices sont la matière du trimestre suivant, dit
Madame
Douchka. Elle est arrivée en avance et a regardé les deuxièmes
s'échauffer. Sa
position est presque parfaite. Barbara arrête, il vaut mieux apprendre
correctement que devoir corriger une mauvaise position. Si tu
t'entraînes chez
toi, tu ne fais que ce qu'on t'a appris. »
-«
D'accord Madame Douchka. » Dit la gamine en se mettant en position
d'attente,
les talons joints en ligne droite et les mains en arrondi devant son
ventre.
µ
(1992)
A
neuf ans, Barbara apprend à faire les pointes qui sont normalement la
matière
qu'on apprend à douze ans. Et elle arrive à maintenir la position pied
à la
main, sans l'aide de la barre.
Sa
maman aime voir évoluer sa fille, elle vient souvent une demi-heure
plus tôt
pour l'observer depuis la porte du local.
Fin
flash back (2000)
Sa
petite dose commence déjà à faire moins d'effet, elle sort lentement de
son monde
imaginaire et elle est frappée de plein fouet par la dureté de la
réalité.
-«
Pourquoi est-ce que j'ai voulu obtenir le rôle de la ballerine dans «
casse-noisettes » Sans ce concours stupide, maman serait vivante. »
Peste
Barbara en se mettant en boule sur le vieux matelas.
En
Larmes, elle commence à revivre ces moments douloureux qui ont détruit
sa vie,
un jour après l'autre, toujours un peu plus.
Flash
back(1995)
Sa
maman vient de déposer Barbara devant l'opéra, cette dernière court
s'échauffer
pour passer l'examen. Madame Reuter est pressée, Freddy l'attend
sûrement déjà
devant la grille de l'école. Ce petit bonhomme de cinq ans, presque six
ans n'a
pas l'habitude d'attendre, sa maman est toujours à l'heure, elle est
l'organisation même et toujours disponible pour ses enfants.
µµµ
Maintenant,
Barbara attend devant l'opéra, elle a réussi l'examen, elle sera la
ballerine
de « casse-noisettes ». Le valeureux soldat sera interprété par Rudy
Barac,
c'est le garçon le plus craquant du corps de ballet, toutes les filles
lui
courent après.
Barbara
rêve toutes les nuits que Rudy devient son prince charmant, que le rôle
qu'ils
joueront ensemble devienne réalité.
Rudy
a six ans de plus qu'elle, il vient juste de fêter ses dix-huit ans, il
est
grand, des muscles souples et solides, cheveux brun-roux court
légèrement en
brosse. La plus grande partie de son charme réside dans ses yeux
émeraude. Tout
ce qui intéresse le jeune homme chez la jeune Barbara c'est ses talents
de
danseuse, ses mensurations qui se combinaient parfaitement à sa force
et un
petit problème de dos.
Mais
tout ça, Barbara ne le remarquait pas, elle était bien trop prise dans
son
monde imaginaire, elle ne voyait pas les regards langoureux qu'il
envoyait aux
autres ballerines plus jeunes qu'elle.
Pour
la troisième fois, Barbara regarde sa montre, sa mère n'est jamais en
retard.
Elle finit par appeler son père à son bureau.
-«
Papa tu sais où est maman, je l'attends depuis au moins une demi-heure.
»
-«
Non, princesse, je ne sais pas où est ta mère. L'école de Freddy vient
d'appeler, ta mère n'est pas encore venue le prendre. Vas-y, tu n'es
pas loin,
je vous reprends tous les deux là-bas. »
Barbara
parcourt d'un pas rapide le kilomètre et demi qui la sépare de l'école
de son
petit frère. Elle ne remarque même pas l'attroupement au feu rouge
avant
l'école, elle était bien trop préoccupée par la grande nouvelle qu'elle
voulait
annoncer.
Ce
n'est qu'après avoir récupéré Freddy que son regard est attiré par le
mouvement
de foule. Elle fronce des sourcils et s'abaisse pour se mettre à la
hauteur du
petit garçon.
-«
Freddy, reste là, j'arrive » Ordonne-t-elle.
La
jeune fille pense avoir reconnu la voiture de sa mère.
-«
Circulez, mademoiselle, dit le jeune policier. Il n'y a rien à voir. »
-«
C'est la voiture de ma mère ! » Affirme-t-elle en pointant le doigt
vers le
break avant l'avant défoncé.
-«
Attendez-moi là, je vais chercher le responsable de l'enquête. La
conductrice
n'avait pas de papiers sur elle, nous n'avons pas encore pu prévenir la
famille. »
Barbara
attend en gardant un œil sur Freddy. Dans le lointain, elle voit la
voiture de
son père se parquer devant son frère. Le gamin la montrer dans
l'attroupement.
Son père s'avance vers elle en tenant la main de son fils. Barbara
vient vers
eux.
-«
Je vais t'attendre dans la voiture avec Freddy, papa. Je crois que
c'est maman
qui a eu un accident. Tu ne vas pas montrer ça à Freddy ? » Propose la
jeune
fille et surtout elle n'avait pas plus que ça envie de le voir
elle-même.
-«
Tu as raison, c'est sa plaque de voiture, tu sais si c'est grave ? »
Interroge
monsieur Reuter.
-«
Je ne sais pas, ce policier allait chercher son supérieur. Viens,
Freddy, on va
attendre dans la voiture de papa. »
Vingt
minutes passent avant que son père ne revienne à la voiture, les yeux
rouges et
les traits défigurés par la douleur.
-«
C'est grave ? » Demande Barbara en espérant se faire rassurer.
-«
Très grave, elle n'a pas survécu au choc. Un ivrogne a brûlé le feu
rouge. Il
doit y avoir un ange gardien pour ces inconscients, lui n'a presque
rien. »
Fulmine Nicolas
-«
C'est ma faute, pleure Barbara. Sans ce concours stupide, maman ne se
serait
pas trouvée là. »
-«
Barbara, c'est le destin, le choc n'a pas été violent mais elle est
morte, des
gens survivent à plus violent. Son heure était arrivée, ce n'est pas de
ta
faute. S'il y a un fautif, c'est cet ivrogne, ce danger public qui boit
et se
croit en mesure de contrôler son véhicule. Alors qu'il ne marche plus
droit. Je
ne veux plus t'entendre dire que c'est de ta faute » a-t-il dit en
regardant sa
fille droit dans les yeux.
Fin
du Flash back. (2000)
A suivre…
Si
ça vous a plu, il y a l'option