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Disclaimer : Tous les personnages m'appartiennent, toutes ressemblances avec des personnes ayant existés seraient fortuites.

Genre : drogue/ chose de la vie/ Yaoi, hétéro.

Rating : M : plus pour la réalité et qu'il faut bien classer

Bêta auditrice : Tenshimizu.


« Casse-noisettes » le début d'un rêve.


Barbara se réveille le 29 mars 2000, il y a déjà douze heures qu'elle est dans ce vieil immeuble. Elle prend le pain et le fromage qu'elle a acheté avant de monter. Elle se fait un sandwich et se force à le manger.

Elle se lève lentement et va à la fenêtre pour regarder distraitement les bateaux entrer et sortir du port. Elle reprend ses rêveries.

-« Papa aurait dû me laisser me racheter. Depuis le jour de l'accident je me sens coupable, je voulais arrêter la danse pour m'occuper de Freddy. C'est de ma faute s'il n'a pas eu une mère pour bercer son enfance. »

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Flash back (1995)

Dès le lendemain de l'enterrement, Monsieur Reuter avait engagé Madame Narvi, une dame de quarante-cinq ans, une vieille fille à la coiffure blonde ondulée, des yeux bruns, les traits striques, mais qui cachaient un grand cœur une fois la glace rompue, elle avait du temps à leur consacrer en attendant que Nicolas ne rentre du travail. Elle venait dès 14 heures pour arranger la maison, préparer le goûter des enfants, le souper, faire la lessive et le repassage. Elle servait de chauffeur aux enfants, les conduisant à leurs entraînements ou activités extra scolaire.

Si Dimitri et Freddy acceptaient cette situation, Barbara est furieuse contre son père.

-« Je peux m'occuper de Freddy, je ne vais plus aux cours de danse et j'entretiens la maison. »

-« Non, Barbara, les enfants ont droit à leur rêve. Ce n'est pas à toi à assumer tout ça. Ta mère rêvait autant que toi de te voir sur scène. Tu dois vivre ta jeunesse, princesse. Quand tu seras adulte, tu assumeras ta vie, si un malheur frappe, ce sera à toi à le régler sans compter sur les autres. Vis ta vie, tu n'as que douze ans, c'est à ça que servent les parents à aider les enfants à attendre leur but. »

-« Mais papa. »

-« Il n'y a pas de mais, en plus la danse va t'aider à oublier. Quand tu danses, tu oublies où tu es, c'est toi qui me l'as dit. Alors, danse pour oublier et diminuer ton chagrin, princesse. Tu es la plus jeune à obtenir un rôle aussi important. Je suis si fier de toi. » Certifie Nicolas en la prenant dans ses bras pour la bercer un peu.

Barbara prend encore plus ses cours au sérieux, elle veut y arriver pour faire honneur à sa maman également que leurs rêves soient réalisables, un autre moyen de faire revivre sa mère à travers ses efforts. Elle l'imagine qui la regarde, alors qu'elle fait pendant des heures ses exercices à la barre.

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La préparation du spectacle avance également, il reste quinze jours avant la représentation. C'est le début des répétitions, tous les deux jours, il faut refaire entièrement le spectacle pour être sûr que chaque danseur est au point et connaisse bien ses pas.

-« Oui, Barbara continue, c'est bon, dit Madame Douchka. Mais tu dois pivoter plus, tu es trop raide. »

-« J'ai mal à la cheville, Rudy m'a déposé trop brutalement, tout à l'heure. » Répond-elle.

Madame Douchka soupire et fait signe à la jeune fille de la suivre, elles se rendent au casier du maître de ballet.

-« Tiens, prends une gélule une demi-heure avant l'entraînement, tu ne ressentiras plus la douleur pour danser. » Dit Madame Douchka en lui donnant une boite blanche sans inscription dessus. « N'exagère pas, ce n'est pas bon pour la santé, mais on est trop près du spectacle pour se permettre du repos. Dans quinze jours tu pourras te reposer. »

-« J'en prends un maintenant ? » Interroge la jeune fille en ouvrant la boite.

-« Non, on va arrêter, repose ta cheville un maximum. Tu es en ordre scolaire ? Tu utilises tes heures de fourches convenablement ? » Demande Madame Douchka en retournant vers la salle de danse.

-« Oui, Madame Douchka j'ai toujours eu facile à l'école. » Rassure Barbara.

-« Prends un cachet avant de monter sur scène demain, n'oublie pas. » A conclu le maître de ballet en frappant dans ses mains pour finir la leçon.

Fin du flash back (2000)

Barbara se rappelle que toute la nuit sa cheville l'avait lancée encore maintenant elle a des frissons rien que d'y penser.

-« J'ai horreur de la douleur, j'ai été étonnée de voir comme les petits cachets de Madame Douchka pouvaient la supprimer quand j'ai pris le premier pour monter sur scène. Elle aurait dû me dire que c'était comme une drogue, je n'ai pas réalisé le danger que je courrais. » Peste-elle en cherchant un coupable autre qu'elle.

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Flash back (1995)

A la répétition générale, Madame Douchka déclare.

-« C'est vraiment bon, vous êtes au point, si vous dansez comme ça demain, nous allons au triomphe. »

Tous les danseurs repassent par les vestiaires pour se changer et se reposer avant la représentation demain soir. Barbara revient vers le maître de ballet une fois qu'elle est changée, elle attend qu'il n'y ait plus personne pour l'aborder.

-« Madame Douchka ! »

-« Oui, Barbara ! »

-« J'aurais besoin de quelques cachets pour pouvoir danser demain. La douleur de ma cheville, ne me quittes plus. » Avoue en grimaçant la jeune fille.

-« Tu n'en as plus, s'étonne Madame Douchka. Je t'avais dit de ne pas abuser. »

-« J'ai dû en prendre pour aller à l'école. »

-« Montre-moi ta cheville. »

La brune s'abaisse et relève son pantalon au bas large qu'elle met pour masquer ses mollets musclés.

« Elle est fameusement enflée, je te mettrai au repos après le spectacle. Voilà quatre cachets, ça doit suffire pour tenir jusqu'au spectacle. Après demain, tu vois ton médecin et tu dis que tu t'es blessé à la fin de la représentation. »

-« Oui, Madame Douchka »

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Le spectacle est une réussite totale, le talent de Barbara est remarqué par le maître du ballet de San Francisco Ballet. Il lui propose une audition pour le lendemain.

-« Non, Monsieur, je ne pourrais pas y aller, je me suis blessée à la cheville à la fin de la représentation. Il va falloir que je la repose, si je veux continuer à danser plus tard. »

-« Une ballerine doit apprendre la souffrance, Mademoiselle. C'est un sport qui demande beaucoup de sacrifices. Mais vu votre jeune âge, je vous fixe un rendez-vous pour samedi prochain. » Dit-il en tendant sa carte, l'heure du rendez-vous y est inscrite.

-« Merci Monsieur. » Répond Barbara en faisant une référence.

Dès que l'homme s'en va, le maître de ballet se précipite près de sa danseuse étoile.

-« Que te voulait Monsieur Darcy Barbara ? »

-« Il me propose une audition pour samedi en huit. »

-« Tu as accepté ? » Se raidit Madame Douchka.

-« C'est une opportunité à ne pas manquer. » Affirme la gamine souriante.

-« Parles-en à ton père, San Francisco est à 500 km, les trajets sont énormes. »

-« C'est vrai, je n'avais pas réalisé, surtout avec l'école. »

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Tout comme Madame Douchka, Monsieur Reuter n'est pas enchanté par cette proposition quand sa fille lui en parle. C'est lui qui annule le rendez-vous.

Le médecin de famille donne quinze jours de repos complet à Barbara pour reposer sa cheville. Il y avait déjà quinze jours que la jeune fille prenait les gélules de son maître de ballet. Son médecin lui avait prescrit simplement des anti-inflammatoires.

Au soir, Barbara a l'impression que tout son corps est vermoulu, comme si elle avait été rouée de coups. Elle a des frissons, des bouffées de chaleur, elle transpire. Son père finit par s'inquiéter. Il se demande si elle ne fait pas une réaction aux anti-inflammatoires.

Ne voulant pas avouer ce que Madame Douchka lui avait fait prendre sans accord médical, elle est certaine que son père ne l'aurait plus autorisé à y retourner, alors elle lui certifie que tout allait bien, que c'est l'inactivité qui la rendait malade.

Le lendemain, Barbara transpire toujours autant quand Dorothy qui est dans son cours de danse et trois classes au-dessus d'elle à l'école, vient lui amener ses devoirs.

-« Madame Douchka m'a demandé de prendre de tes nouvelles également. Je vois que ça ne va pas mieux. Tiens, fume ça mais devant ta fenêtre que ça ne se sente pas à l'intérieur, tu vas voir, tu vas te sentir de suite mieux. » Sourit la blonde décolorée juste avant de partir.

Trois jours plus tard, la jeune fille reprend le chemin de l'école en marchant sur des béquilles. Dorothy l'aide beaucoup, elle lui présente son copain. Un gentil garçon aux yeux bleus étranges, aux cheveux châtains coupés au carré, une casquette souvent sur la tête.

Ensemble ils raccompagnent Barbara chez elle, et Gary lui donne un peu de quoi se faire d'autres cigarettes qu'elle se sente mieux dans sa peau.

Tous les soirs après l'école, Dorothy, Gary et Barbara reviennent de l'école ensemble. Il la dépose avant de klaxonner pour lui dire au revoir.

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Après son repos de maladie, Barbara retourne à la salle de ballet pour rependre ses cours de danse. Madame Douchka est heureuse de la voir, elle vient directement vers la jeune fille.

-« Ta cheville est guérie, c'est bien. Recommence les entraînements, ne force pas. » Exige-telle.

Rudy vient également la trouver quand elle sort du vestiaire après l'entraînement.

-« Il paraît que Gary te fournit aussi. Il m'a dit qu'il t'aime bien, soit gentille avec lui, tu en tireras un max. »

-« Qu'est-ce que tu veux que j'en tire ? » S'étonne la brune.

-« Tu es vraiment un bébé dans un corps de jeune fille. » Répond Rudy en secouant la tête avant de partir.

Gary Duncan prend Barbara en affection et lui fournit son cannabis sans la faire payer en échange de pouvoir la raccompagner en voiture à la sortie de l'école. Elle ne prend plus le bus scolaire et rentre avec lui. Elle ne voit pas où était le mal. Il est gentil avec elle, il l'écoute parler de ses malheurs. Il la tient serrée dans ses bras pour qu'elle puisse pleurer tout son soul. Après il lui roule un joint, le partage avec elle.

Après avoir demandé l'autorisation à son père, ce n'est plus Madame Narvi qui sert de chauffeur à Barbara, mais Gary. Il la conduit à ses cours de danse, la ramène. Il assiste parfois aux entraînements, en profitant pour discuter avec les autres danseurs du moins c'est ce que pense la jeune fille.

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Pour les treize ans de Barbara, Gary l'emmène à une soirée organisée par le club de danse. Rudy riait en embrassant Dorothy, sa copine du cours de danse. Pourtant pendant toute la soirée, Rudy n'arrête pas de lui jeter des regards légèrement langoureux.

Le lendemain alors qu'ils ont fini l'entraînement, Rudy vient la trouver.

-« Bien amusée hier ? » Demande-t-il

-« Qu'est-ce que vous preniez comme pilules ? » Questionne-t-elle en essuyant la sueur qu'elle a sur la poitrine.

-« De l'ecstasy, ça inhibe tes angoisses, tu n'as plus peur. Ca donne des envies aussi, tu es plus amoureuse. Tu es encore un peu petite pour en prendre. » Affirme Rudy d'autorité.

-« Tu me considères comme un bébé ! » S'indigne Barbara en tapant du pied sur le sol.

-« Gary fera de toi une femme, n'aie pas peur, il est doué. Tu n'es pas la première » répond Rudy en se rendant à la douche.

Fin du flash back (2000)

Barbara prend sa seringue et va la rincer avec un peu d'eau de sa bouteille, avant de la vider dans la cuvette du WC.

-« Je me rappelle, papa voulait connaître Gary surtout quand il a su qu'il m'accompagnait de plus en plus en voiture, alors il l'a invité à souper à la maison. »

Flash Back (1996)

-« Bonjour Monsieur Reuter, je me présente Gary Duncan. » Dit-il en lui serrant la main.

-« Duncan ! Duncan ! Vous êtes apparenté à Gabriel Duncan, l'homme d'affaire ? » Demande Nicolas en plissant du front.

-« C'est mon père » sourit Gary.

-« Oh ! Quel âge avez-vous ? » Interroge-t-il pour continuer à se faire une idée sur le jeune homme qui tournait autour de sa fille chérie.

-« C'est normal de s'inquiéter pour les fréquentations de sa fille, surtout jolie et douée comme elle l'est. J'ai eu mes dix-sept ans, il y a peu. »

-« Elle est fort jeune vous savez. »

-« Les papas ne voient jamais grandir leur fille, ce n'est plus un bébé, elle a déjà treize ans passés. Ca ne doit pas être facile pour vous, tout seul avec trois enfants dont deux adolescents. » Affirme poliment Gary.

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Le souper se passe bien. Gary a entretenu, la conversation en enfant de bonne famille et de bonne éducation, refusant même une cigarette que lui a proposée Monsieur Reuter après le repas.

-« Je ne fume pas, ce n'est pas bon pour la santé » a dit Gary.

Fin du flash back (2000)

Barbara éclate de rire sur son matelas moisi en repensant à la répartie de son ami de l'époque.

-« Il l'avait bien emballé le papa. Après ce dîner, j'ai pu aller où je voulais avec Gary. Je ne fume pas, ce n'est pas bon pour la santé, mais une dose d'héroïne, ça c'est bon. »

La jeune fille rit à ne plus savoir se ravoir.

A SUIVRE

Prologue - Chap 2

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