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Disclaimer
: Tous les personnages m'appartiennent, toutes ressemblances avec des
personnes
ayant existés seraient fortuites.
Genre
: drogue/ chose de la vie/ Yaoi, hétéro.
Rating
: M : plus pour la réalité et qu'il faut bien classer
Bêta
auditrice :
Tenshimizu.
Le
travail de Rudy
Flash
back
Plus
Barbara y réfléchit, plus elle se sent prise au piégé. Gary ne lui est
d'aucune
aide. Elle ne peut pas lui écrire ce qu'elle voudrait, tous leurs
courriers
étaient lus et censurés parfois, elle avait déjà eu une fois une lettre
avec un
trait fait au marqueur noir sur une partie du texte.
Barbara
recommence son train train journalier, passer entre les mailles du
filet des
policiers, trouver l'argent pour ses doses, donner l'illusion d'une vie
normale. De plus en plus, elle doit augmenter les doses, l'effet
euphorisant du
début diminuant tous les jours un peu plus.
Elle
a son coin, elle a ses clients réguliers. La bande du Coroco s'est
reformée.
Barbara, Dorothy, Emma et Sally travaillent par paires, c'est plus sûre
et plus
rapide, à deux sur un type ça va plus vite.
Barbara
continue la danse, elle a besoin de son évasion pour survivre à sa vie,
si elle
ne dansait plus, elle perdrait son monde. C'est entourée de musique
qu'elle se
sent le mieux dans sa peau. Elle ne veut plus arrêter la danse, les
tracas de
la vie s'envole quand elle fait ses arabesques, ses sauts de chat. Sous
l'effet
de la musique Rudy, pour le temps d'une danse, en devient même un
prince
charmant.
µµµ
Le
lac des cygnes est une vraie réussite. Tout le monde est heureux.
Nicolas
Reuter et sa famille applaudissent à tout rompre quand le rideau
s'abaisse pour
la dernière fois.
-«
Barbara, tu as été magnifique. Tu dois avoir une faim de loup, tu
travailles de
trop ces derniers temps, tu maigris à vue d'œil. » S'inquiète Nicolas
en regardant
sa fille après la représentation.
-«
Papa, on va souper avec la troupe, je peux ? » Demande en trépignant la
jeune
fille.
-«
Oui, va, tu le mérites. » Répond son père en la serrant dans ses bras.
Barbara
embrasse sa famille, secoue la main et s'éloigne vers les gens de la
troupe qui
sont réunis près des vestiaires. Elle les a presque rejoint que Rudy
l'arrête
et l'entraîne à l'écart, Bruce l'attend.
-«
Tu es magnifique sur scène, Barbara. Tiens, cadeau. Tu n'auras pas le
temps de
travailler, si tu vas fêter le spectacle avec les autres. » Dit Bruce
en lui
tendant deux doses.
-«
Je ne veux rien de vous, ni compliments, ni attentions. » Réplique
Barbara en
partant.
Rudy
essaie de la retenir mais elle se dégage pour aller retrouver Dorothy
qui range
quelque chose dans son sac de sport.
-«
Tu viens travailler avec moi ? » Demande Barbara.
-«
Non, excuse-moi, je n'ai pas besoin d'argent, j'ai mes doses jusqu'à
demain. »
-«
Ce n'est pas grave. Pourquoi travailler si tu n'en as pas besoin. »
Barbara
redemande à Emma, à Sally, aucune de ses amies n'a besoin d'argent.
Elle
soupire, mais décide de se rendre seule dans le quartier du Downtown.
µµµ
Vers
23 heures, elle n'a pas encore réussi à faire assez de clients pour
pouvoir
acheter sa dose. Les effets du manque commencent à se faire ressentir.
A ce
moment là, Peter apparaît au coin de la rue et elle se précipite vers
lui en
agitant la main et en lui disant.
-«
Peter, je suis Barbara, la copine de Gary, tu te rappelles ? »
-«
Très bien. Comment va-t-il ? Je ne le vois plus. » Interroge le brun en
laissant la jeune fille venir à lui.
-«
Il est en prison, il doit sortir dans quatre mois, en septembre. »
Répond
Barbara.
Elle
est prise de tremblements, elle n'arrive pas à avaler sa salive. Peter
la
regarde.
-«
Tu as besoin d'argent ? » Demande-t-il, il voulait que les gens soient
demandeur, il avait ainsi l'impression de faire une bonne action,
d'aide et pas
enfoncer des jeunes qui seraient mieux ailleurs qu'à faire le trottoir.
-«
Oui, mais j'avais surtout envie de parler. J'en ai marre d'être seule,
de
lutter pour ma survie. » Dit-elle en éclatant en sanglot.
-«
Viens, Gary m'en voudrait que je te laisse là, à moitié déprimée. »
-«
Ca va être dure pour moi d'aller chez toi. Je n'aime plus me rendre
dans les
endroits que j'ai fréquentés avec lui. » Pleure-t-elle de plus belle en
le
suivant néanmoins.
Peter
lui prend la main pour l'aider à avancer plus vite, avant qu'elle ne
fasse une
crise de tétanie en pleine rue.
-«
De quoi as-tu peur ? » Interroge Peter doucement en introduisant la
clef dans
sa serrure.
-«
De moi. » Barbara fond en larmes, une nouvelle fois.
Peter
la soutient jusqu'au divan un peu plus loin.
-«
Tu veux manger ? » Demande l'homme quand il a assis la jeune fille
dessus.
-«
Je n'ai plus faim » dit Barbara en tremblant de plus en plus.
Elle
se frotte les mollets pour calmer les douleurs qui l'envahissent.
-«
Tu veux une dose ? » Propose le brun qui n'aimait pas la voir dans cet
état et
qui avait aussi peur qu'elle ne fasse une crise de manque à son
domicile, on ne
sait jamais qu'elle ne fasse un arrêt cardiaque, il serait bien ennuyé.
-«
Non, je voudrais arrêter cette vie. » Soupire Barbara en se frottant
les
avant-bras cette fois.
-«
Tu ne peux pas faire ça comme ça ! Préviens tes parents que tu te
drogues. Tu
iras dans un centre de désintoxication. » Expose Peter d'une voix
autoritaire.
-«
Qu'est-ce que vous faites comme métier ? » Questionne Barbara qui
espérait que
la discussion pourrait lui changer les idées et qu'elle ne pense plus à
ses
douleurs.
-«
J'ai une société d'informatique qui me rapporte beaucoup. » Répond
Peter avant
de se lever.
Il
revient rapidement avec une boite de pansement. Il l'ouvre et sort une
seringue
emballée, une cuillère, un demi-gramme d'héroïne.
-«
Fais-toi une dose. Pas de crise de manque ici. Tu auras l'argent pour
payer tes
doses de demain. »
-«
Pourquoi ? » Questionne-t-elle c'était si rare qu'on leur venait en
aide, et
quand ça arrivait, il y avait toujours une contre partie gênante.
-«
Fais ta dose, je te fais à manger, on discute après. » Ordonne une
nouvelle
fois le brun.
Barbara
obéit les douleurs étant de plus en plus intolérables.
Fin
du flash back
-«
L'impression de manque est intolérable mais l'impression d'être une
loque
humaine l'est tout autant. » Dit Barbara en ramassant sa seringue à
côté du
matelas moisi.
Elle
se frotte les mollets, regarde les doses qui lui restent. Il y a deux
jours
qu'elle est dans l'immeuble, elle ne se fait une dose que quand les
effets du
manque deviennent trop intolérables, l'empêche de penser à sa vie, elle
doit y
repenser, sinon elle ne pourra jamais réussir à mettre sur papier ce
qu'elle
ressent maintenant, ce qu'elle a ressenti à ce moment là.
Flash
Back
Peter
revient avec un verre de lait et des biscuits secs.
-«
Qu'est-ce que tu veux en échange ? » Questionne Barbara en les prenant,
elle
commence à grignoter un biscuit.
-«
Quand Gary sort, vous venez me voir tous les deux, nous passons un bon
moment
et je lui trouve du travail. » Explique Yuy qui savait très bien qu'il
devait jouer
franc jeu s'il voulait remporter la partie.
-«
Qu'est-ce que cela t'apporte ? » Demande de façon suspicieuse la brune
en
buvant une gorgée du verre de lait.
-«
Je te savais intelligente. Gary est un mec bien. J'aime la façon de
faire
l'amour avec vous. Si vous décrochez un avenir à trois peut se faire,
je sais
que tu as des projets de danseuse étoile et je n'y mettrais pas fin, je
t'y
aiderai également. Maintenant, rentre chez toi. »
µµµ
Trois
jours plus tard, Rudy arrive la mâchoire enflée et un œil au beurre
noir.
-«
Encore une chance que ce n'est pas arrivé la semaine dernière. Tu
aurais été
beau pour le spectacle. » Constate Madame Douchka en soupirant.
-«
C'est tout ce qu'elle voit, râle Rudy. Barbara, j'ai besoin de toi,
j'ai pris
un coup dans le dos, je peux plus faire des portés. »
-«
Et alors ? » S'étonne la jeune fille.
-«
Tu es la seule à savoir pour mon problème de dos. Fais semblant de te
blesser,
tu auras du temps pour gagner tes doses si on ne danse pas. » Expose
Barac en
faisant son échauffement.
-«
Non, Rudy, dis à Madame Douchka que tu as reçu un coup dans le dos qui
t'empêche les portés. Si elle téléphone chez moi, pour voir si je vais
mieux,
je dis quoi à mon père ? Je lui mens déjà assez ainsi. » S'insurge
Barbara en
s'étirant.
-«
Barbara ! » S'exclame Barac.
-«
Bon, d'accord, je vais lui dire moi-même. » Dit la brune en se rendant
près de
Madame Douchka.
Le
maître de ballet, leur faire un travail sans portés, des pas de deux.
-«
Tu es un ange, Barbara » lui dit Rudy à la fin de l'entraînement.
-«
Montre-moi ton dos. Tu devrais mettre un corset, tu pourrais danser. Je
compenserais, il y a le spectacle de juin à préparer. » Rappelle la
jeune fille
après avoir masser un peu le dos de son partenaire.
-«
Que vas-tu faire aux grandes vacances ? » Questionne-t-il en se
rhabillant
après sa douche rapide.
-«
Partir chez ma tante Nicole, je veux être clean comme Gary quand il
sortira. Je
sais où il peut trouver du travail. Nous nous en sortirons. Nous allons
réaliser nos rêves. » Dit Barbara un sourire épanoui sur les lèvres à
l'idée de
l'avenir heureux qui va s'offrir à eux.
-«
Bruce ne te laissera pas faire ! » Prévient Barac.
-«
Je ne lui appartiens pas ! » S'insurge-t-elle.
-«
Barbara, le seul moyen de se débarrasser de lui, c'est que lui ne
veuille plus
de toi. Tant que tu lui résistes, ça l'attire. »
-«
C'est lui qui t'a arrangé comme ça ? » Commence à s'inquiéter Barbara.
-«
Non, j'ai choisi une mauvaise proie. C'est la première fois que je me
trompe.
Je croyais qu'elle était plus vieille que ça. » Avoue en haussant les
épaules
Rudy.
-«
Tu es un mufle, tu sais. Nous ne sommes pas de la marchandise ou du
bétail ! »
S'indigne la brune.
-«
Les filles, je n'en ai rien à foutre, c'est mon gagne pain. » Affirme
Barac en
sortant de la salle de danse.
-«
Tu as l'air de t'amuser pourtant quand tu es avec des filles. »
-«
Je m'amuse, c'est vrai, c'est un travail bien plus amusant que
revendeur. Bruce
disait que j'ai la tête de l'emploi. Les filles me courent après. »
-«
Continue. » Insiste Barbara en tournant vers la gauche.
-«
Tu n'as pas compris ou tu ne veux pas comprendre ? » Demande Rudy en
haussant
un sourcil.
-«
Je ne sais pas, je crois que j'ai peur de comprendre. » Avoue Barbara
en s'arrêtant
au carrefour.
-«
Allez, je t'accompagne, tu vas à Downtown ou aux watts ? »
Questionne-t-il.
-«
Downtown, la clientèle est meilleure en plus je ne dois pas partager
avec
Dorothy, Emma et Sally. Comment ça ta proie était trop jeune ? »
Demande la
brune en se mettant en route.
-«
Dix ans et demi, dit Rudy. Au moment de l'entraîner plus loin, son père
m'est
tombé dessus. Elle faisait quatorze ans, facile. »
-«
Qu'est-ce que tu voulais lui faire à cette pauvre fille ? » S'indigne
Barbara.
-«
Ecstasy, sniff, dans un mois, je la donne à Bruce qui finit le travail
et la
met sur le trottoir. » Avoue Rudy en haussant les épaules une nouvelle
fois.
-«
Si les filles, c'est ton gagne pain. Qu'est-ce qui te branche pour le
plaisir ?
» Interroge la brune en tournant pour prendre la direction de Downtown.
-«
Les hommes et les jeunes hommes, Freddy, ton frère commence à avoir le
bon âge.
» Répond Barac une étincelle de plaisir dans le regard.
-«
Il va avoir neuf ans en juillet ! » S'exclame horrifiée Barbara.
-«
Il est un peu jeune, lâche Rudy. Douze ans, je préfère, quand il se
cherche. »
Barbara
s'arrête en commençant à trembler un peu.
-«
Ne panique pas, ça n'arrive pas souvent, je me contente des hommes,
mais quand
je trouve, je profite. » Dit-il sur un ton de confidence.
Barbara
reprend sa marche, elle arrive rapidement à Downtown, elle repère un
client qui
l'attend, elle monte dans sa voiture. Rudy regarde autour de lui et
voit un
jeune homme qui doit avoir dans les quatorze ans qui cherche un client.
Il lui
montre sa seringue et une dose, ils partent ensemble vers les hôtels
miteux.
Fin
de flash back
-«
Je n'aurais jamais cru que papa accepte si facilement de m'envoyer chez
sa
sœur, à Dallas. Dans la semaine où je lui en ai parlé, il avait pris
tous les
arrangements. C'était aussi la première fois que j'avais des examens de
passage, sourit Barbara. Il a dû penser que ça me ferait du bien et que
je
patienterai plus facilement la sortie de prison de Gary, à moins qu'il
n'ait
pensé que je l'oublierai et que je rencontrerai quelqu'un d'autre. »
Flash
back
Juillet 1998
En
arrivant chez sa tante, Barbara commence à prendre du Valeron pour
l'aider à
décrocher. Elle avait fait des clients en plus pour pouvoir se les
procurer,
c'était le père de Dorothy qui lui avait fourni, quoique Barbara se
demandait
si la blonde n'avait pas gardé son argent et voler la marchandise.
Malgré
les médicaments, elle est malade les trois premiers jours, elle dit à
sa tante
que c'est le changement d'air et de nourriture. Comme après cette
période la
jeune fille reprend vigueur. Sa tante l'a croit.
Dès
qu'elle a décroché, Barbara passe des longues heures à se promener dans
la
nature, à pied ou à dos de cheval. Sa tante l'a fait également
travailler, elle
l'aide à ramasser les œufs, à préparer des cakes pour vendre en ville.
La
jeune fille apprend ainsi à cuisiner, à tenir un ménage, elle aide sa
tante à
s'occuper de son petit dernier de huit-mois mois.
Barbara
reprend des kilos. Elle n'en oublie pas d'écrire tous les jours à Gary,
celui-ci lui répond à la même cadence, sa tante, avec l'accord de son
père,
avait autorisé cette correspondance.
Par
courrier, ils se construisent un avenir, ils décomptent les jours qui
les
séparent de leur retrouvaille.
Pendant
qu'il est en prison, Gary a fait une formation. Il a travaillé et
accumulé un
peu d'argent. Il est content que Peter veuille lui donner sa chance.
Ils savent
tous les deux que cette générosité ne sera pas gratuite, mais les
trois, quatre
fois qu'ils ont été ensemble chez Peter pour pouvoir se faire une
soirée à deux
le lendemain sont plutôt de bons souvenirs.
Dans
leur travail, Barbara a connu pire, comme la fois où le client lui a
repris
l'argent après sa passe. Elle s'est même fait abandonner dans un
quartier à
risque par un client qui a failli se faire prendre par la police. Il y
a eu
aussi la soirée où un client l'a amenée dans un motel où quatre hommes
l'attendaient. Elle a dû les satisfaire sans rien recevoir.
Après
cette mésaventure Dorothy lui avait dit.
-«
Quand on a un macro, c'est lui qui se charge de récupérer auprès des
types,
c'est l'ennuie d'être son patron, quand on a un problème avec un client
on doit
se débrouiller tout seul. »
Mais
ce jour là, Barbara avait préféré les faire à l'œil que de se retrouver
arrangée comme une jeune fille de quinze ans qu'on avait retrouvée à
moitié
morte car elle n'avait pas accepté le marché et qu'ils l'avaient
tabassée avant
de se faire violer toute la nuit.
Fin
du flash back
-«
Putain, c'est un métier, on fait ça pour l'argent pas par plaisir »
lâche
Barbara en y repensant. « Parce que des salauds, j'en ai rencontré, les
mecs
qui viennent en pensant qu'ils ont tous les droits puisqu'ils payent et
que
nous sommes demandeuses. Encore une chance, il y a aussi des mecs
biens, pas
beaucoup, mais il y en a. »
Flash
back
Pendant
les vacances, Barbara revoit la matière de son examen de passage avec
sa tante,
cette dernière s'étonne.
-«
Comment as-tu raté Barbara, je vois bien que tu aies compris. »
-«
J'étais fatiguée par la danse et les spectacles à préparer. » Dit-elle
comme
excuse, elle sait bien que le problème n'était pas là.
-«
Je t'ai vu répéter dans ta chambre, tu es vraiment douée, mais les
études c'est
important. Tu ne danseras pas toute ta vie, il faut préparer ton après
carrière. » Sermonne Nicole pour essayer de lui faire rentrer un peu de
plomb
dans la cervelle.
-«
Je sais ma tante, je vais me concentrer l'année prochaine. Ne plus me
laisser
déborder par la danse. » Promet-elle en lui souriant.
Fin
du Flash Back
-«
J'étais persuadée que tout ça était derrière moi. C'était si facile,
sans la
came, la vie était moins stressante. Chez tante Nicole, c'était si
facile. »
Pleure Barbara couchée sur le ventre sur son vieux matelas qui pue le
moisi.