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Disclaimer : Tous les personnages m'appartiennent, toutes ressemblances avec des personnes ayant existés seraient fortuites.

Genre : drogue/ chose de la vie/ Yaoi, hétéro.

Rating : M : plus pour la réalité et qu'il faut bien classer

Bêta auditrice : Tenshimizu


C'est mon choix.


Flash back

Après l'enterrement, Barbara reste prostrée, elle se balance d'avant en arrière inlassablement, plus rien n'a d'importance, même quand son petit frère vient près d'elle, ni Snow qui se couche sur ses genoux.

Son père, de plus en plus inquiet, finit par lui mettre de la musique de ballet dans la pièce, mais rien ne la fait réagir. En désespoir de cause, Nicolas fait appelle au partenaire de danse de sa fille, espérant que la danse finisse par la ramener à la vie, comme ça avait été le cas pour la mort de sa mère.

Quand Rudy vient lui rendre visite, deux jours après l'enterrement, Barbara a enfin une réaction, elle le regarde avec espoir et se précipite vers lui pour lui parler dans le creux de l'oreille.

-« Rudy, tu as une dose, je veux tout oublier. » Dit-elle en se pendant à son bras.

-« Barbara te droguer ne te ramènera pas ton homme. » S'indigne le danseur de la voir gâcher tout ce qu'ils avaient construit.

-« Je veux oublier, je veux oublier. » Pleure Barbara en le suppliant. « Sans lui rien n'a d'importance. » Dit-elle en coupant la musique de ballet qui lui tapait sur le système.

-« Je n'en ai pas sur moi et je ne t'en donnerai pas, c'est un mauvais moment à passer, concentre-toi sur la danse pour oublier. » Dit Rudy en remettant la chaîne Hi-fi en marche, il se tourne vers sa partenaire pour l'inviter à danser.

-« Tu te fous de moi, ce qui t'intéresse c'est ta carrière. » Hurle Barbara en attrapant son manteau et sortant de sa chambre.

Elle descend les escaliers et ouvre la porte de la rue pour sortir. Elle sait ce qu'elle veut faire, elle l'a su dès qu'on a ressorti le corps de son amant des flots. D'un pas sûr, elle marche dans les rues.

Elle entre dans un magasin où elle achète du pain, du fromage, des yaourts à la fraise, deux citrons, un bloc de papier, un bic, un briquet ainsi qu'une cuillère en inox. Dans le coin pharmaceutique, elle achète une seringue à usage unique.

Avec ses courses, elle se dirige vers la propriété de Bruce, elle hésite un peu puis elle se décide à sonner, elle sait qu'il est le seul à pouvoir l'aider.

Barbara s'étonne que malgré la grandeur de la demeure, de voir que Bruce vient lui-même ouvrir personnellement.

-« Barbara, j'ai appris pour Gary, je suis désolé pour toi. » Dit-il en la prenant dans ses bras pour la réconforter un peu.

Elle se laisse faire et puis repousse l'homme avant qu'il ne devienne trop entreprenant.

-« Je veux six doses. » Dit-elle en le regardant droit dans les yeux.

-« Tu ne vas pas replonger. » S'inquiète directement l'homme. Lui personnellement n'avait jamais touché une fois à la drogue, il en vivait c'était tout, il avait toujours en tête de pouvoir vivre avec la jeune fille qui l'attirait, il ne savait pas pourquoi.

-« Je veux oublier » Supplie Barbara.

Bruce réfléchit rapidement, une fois qu'elle aura replongé, Gary n'étant plus un obstacle, il pourra plus facilement attirer la jeune fille à lui. Alors autant la laisser faire, mais ce n'est pas pour autant qu'il n'en restait pas un homme d'affaire, toute marchandise devait être payée pour être consommée.

-« Tu as de quoi les payer ? » Finit-il par demander.

-« Pas en liquide, de toute façon, je n'ai plus envie de me battre. Plus rien ne m'intéresse. Je suis à vous pour cette nuit, vous en aurez pour votre argent, vous pouvez en être sûr, j'y mettrais du mien. » Expose la jeune fille sachant qu'il céderait, on ne courrait pas deux ans après une personne pour ne pas sauter sur la première occasion qui s'offre à vous.

-« Je savais bien qu'un jour, tu serais à moi. Demain, tu ne voudras plus me quitter, tu auras la belle vie avec moi. » Dit Bruce en souriant. Il lui passe un bras autour des épaules pour l'attirer à l'intérieur.

-« Sûrement, je veux avoir mes doses avant de rester avec vous. » Exige la jeune fille. Elle ne voulait pas se donner si c'était pour ne rien avoir en retour. Elle n'allait pas tromper Gary sans rien recevoir.

-« Viens, entre, nous allons d'abord manger, puis tu te fumeras une petite cigarette de hasch et nous commencerons notre nuit. » Exprime l'homme à la dirigeant vers la salle à manger.

Fin du flash back

-« Il était vraiment doué, c'est vrai, soupire Barbara. Mais il manquait ce que Gary me faisait voir, les étoiles, la musique. »

Au matin, Barbara s'en va avec ses cinq doses, elle s'en était fait une pour pouvoir coucher la première fois avec Bruce.

En venant la veille, elle avait repéré l'immeuble qui serait parfait pour ce qu'elle veut faire. Elle gravit un étage et trouve un vieux matelas, là elle repense à sa vie. Quand on a retiré des flots le corps sans vie de Gary, elle savait qu'elle irait le rejoindre rapidement.

Sans lui son existence est trop vide. Elle n'a plus la force de se battre. Après avoir revu sa courte vie, elle prend le bloc de papier et le bic.

-« Il faut me comprendre papa » dit-elle avant de commencer à écrire.

Papa, Dimitri, Freddy

Je suis désolée de vous abandonner, de vous faire souffrir encore, mais ma vie sans Gary ne vaut pas la peine d'être vécue.

Gary est mon Roméo, je suis sa Juliette, je ne sais pas vivre sans lui et je pars le retrouver dans l'au-delà, nous allons peut-être enfin être heureux.

Barbara.

La jeune fille prend ses trois dernières doses. Avec un petit sourire, elle les met dans la cuillère, rajoute un peu de citron, fait chauffer le tout. Une fois que l'héroïne est liquide, elle l'aspire avec sa seringue et met son garrot. Elle tapote son avant-bras pour faire ressortir les veines et pique, tire un peu de sang pour être sûre qu'elle est dans la veine.

-« J'arrive mon amour. » Murmure-t-elle en regardant le plafond écaillé.

Et elle injecte le tout en une fois. Il y a un flash, et elle se sent partir pour son grand voyage.

µµµ

28 mars 2000

-« Allez les gars dépêchez-vous cet immeuble doit être détruit pour ce soir » dit le contremaître en houspillant ses hommes qu'ils commencent à mettre la dynamite dans la base du bâtiment aux points marqués.

Pendant ce temps, le chef de chantier monte au quatrième avant de redescendre en passant dans toutes les pièces. Ce serait stupide que des squatters sautent avec le bâtiment.

Arrivé au premier, il s'arrête, il y a une forme allongée sur un matelas, il s'avance à grandes enjambées pour lui faire un sermon.

-« Mademoiselle, mademoiselle, dit-il en la secouant. Merde, elle est froide. Georges, dit-il après avoir composé un numéro sur son portable, appelle la police, il y a un cadavre d'une jeune fille ici. »

Dans les vingt minutes, la police arrive pour faire le constat. Il y a un cordon de sécurité qui se fait. Un policier monte avec le contremaître. Il s'agenouille près du corps et le retour pour regarder son visage.

-« C'est Barbara Reuter, son père a déposé un avis de recherche, il y a trois jours. Suicide par overdose » constate le lieutenant en ramassant la lettre à côté d'elle et en constatant qu'elle a toujours la seringue dans l'avant-bras.

Le coroner peut arriver pour faire son travail, prendre les photos et enlever le corps. Le policier soupire en descendant les escaliers, il sait qu'il lui reste maintenant la douloureuse étape d'aller prévenir la famille.

-« J'ai horreur de cette partie de mon travail » conclut le policier.

µµµ

Quand la police l'appelle, Nicolas est rassuré, il est persuadé qu'on a retrouvé sa fille errante ou amorphe quelque part. C'est impatient qu'il attend l'arrivée du lieutenant qui vient de lui téléphoner.

-« Monsieur Reuter, nous ramenons les effets personnels de votre fille. On vient de la retrouver dans les faubourgs du Watts. Elle s'est suicidée, je suis désolé. » Dit le lieutenant, depuis le temps il savait qu'il fallait mieux dire les choses directement que tourner autour du pot trop longtemps.

Nicolas s'effondre en larmes, sans arriver à comprendre comment une chose aussi horrible a pu se produire. Pourquoi n'a-t-il pas réalisé qu'il y a des années que sa fille était en pleine détresse, surtout depuis la mort de sa femme ? Pourquoi n'a-t-il pas vu qu'elle avait trouvé refuge dans la drogue et l'irréelle pour affronter la vie ? Pourquoi avait-il été persuadé que le simple fait de lui montrer l'exemple était suffisant pour qu'elle suive la bonne voie ? Il n'avait pas su décoder les signes extérieurs tels qu'amaigrissements, perte de l'appétit, les pulls aux manches longues, ses absences étendues. Il croyait que c'était des attitudes normales d'adolescentes.

Maintenant, il se rendait vraiment compte qu'il s'était voilé la face, qu'il n'avait pas voulu réaliser qu'il n'avait pas tout réglé en l'aidant à sortir de la drogue et en offrant un emploi au petit ami de sa fille.

On ne veut jamais croire que ses enfants ne sont pas comme on voudrait qu'ils soient. On se voile la face pour ne pas voir la réalité, parce qu'il faudrait se remettre en question soi-même. Et puis, ça n'arrive jamais à nous, mais aux autres. Nous, nous avons la chance d'avoir une vie normale, les soucis, ils sont pour les autres.

Fin 

Chap 17 - Accueil

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Commentaires

Voilà, je voulais surtout aussi vous faire comprendre qu'on peut facilement vivre avec un drogué sans s'en rendre compte.

Un drogué ne l'a pas toujours voulu non plus. Il y a des drogués par malversation d'autrui. Il ne faut pas juger trop vite.

Je n'ai appris que mon frère était drogué que quand il est mort d'overdose, j'ai vécu vingt ans avec un drogué sans le savoir. Il était éthéromane et avait commencé à cinq ans en bricolant. A force d'utiliser de la colle à l'éther, il est devenu drogué.

Il y a toutes sortes de drogués : des drogués tolérés telle que la cigarette, l'alcoolisme, des drogués qui s'ignorent, une accoutumance aux médicaments qui finissent par créer le mal pour obtenir le médicament.

Ne jugeons pas trop vite.