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Disclaimer :
Tous les
personnages m’appartiennent, toutes ressemblances avec des personnes
ayant
existés seraient fortuites.
Genre :
drogue/ chose de la
vie/ Yaoi, hétéro.
Rating :
M : plus pour la
réalité et qu'il faut bien classer
Bêta
auditrice :
Tenshimizu.
C'est
ma faute
Flash
back (1996)
Au
début du premier cours de danse, Barbara va trouver son maître de
ballet et lui
dit d’une voix déterminée
-«
Madame Douchka, je veux changer de partenaire ! »
-«
Non, Barbara, vous êtes fait pour danser ensemble. » Rétorque le maître
de
ballet.
Rudy
passe derrière Madame Douchka avec un rictus vainqueur.
µ
-«
Tu vois, nous sommes fait pour finir ensemble. » Dit Barac au début du
pas de
deux.
-«
Ne crois pas que tu auras autre chose. Nous danserons ensemble
puisqu'on m'y
oblige.
Mais
après le cours, elle n’en menait pas aussi large quand elle doit
annoncer ça à
son petit ami. Ce dernier s’emporte l’accusant de ne pas avoir assez
insisté.
-«
Tu n'as pas confiance en moi ! » Gronde
Barbara furieuse.
-«
En toi, si. Mais pas en Rudy. Change de cours de ballet. Tu m'as dit
que San
Francisco était intéressé par toi. Je cherche du travail là-bas. Nous
créons
notre nid dans la région. » Propose Duncan qui voyait aussi pour lui un
moyen
de ne pas replonger en changeant complètement ses habitudes.
-«
Papa ne voudra jamais Gary ! »
Elle
le savait très bien, elle n’a que treize ans et demi, son père n’allait
pas la
laisser prendre son envol, encore moins habiter avec un homme de
dix-huit ans.
Fin
du flash back
(2000)
Barbara
se redresse pour s’asseoir sur le matelas. Elle soupire avant de se
lever pour
récupérer son matériel de Junkie. Dans sa cuillère, elle met la poudre
d'héroïne, un peu de citron avec son briquet elle chauffe la mixture.
Elle
remplit sa seringue, se met un garrot et fait son injection. Le flash
est
rapide, elle se sent mieux prête à affronter la suite de son passé.
Une
larme coule pourtant sur sa joue en pensant à la suite et elle dit
d’une voix
enrouée.
-«
Si papa avait accepté, Gary n'aurait pas rechuté, j'en suis sûre. S'est
d'être
resté dans ses habitudes qui l'a perdu. »
Flash
Back (1996)
Dès
le lendemain matin, Duncan cherche du travail. Il parcoure les petites
annonces, il se présente à une quinzaine d’offres avant d’obtenir un
poste
comme livreur de Pizza.
Il
avait l’horaire d’après-midi, il devait rester de 17 à 22 heures, tous
les
jours de la semaine, à la pizzeria pour être prêt à partir livrer les
commandes
au fur et à mesure.
Dès
qu’une commande arrivait, Gary partait avec la mobylette de la firme
pour
livrer. Certains soirs, Barbara vient le retrouver après ses devoirs et
son
cours de danse. Entre deux livraisons, ils discutent, construisent des
châteaux
en Espagne.
µ
Gary
est très fier de tenir le coup, il fume bien un joint de temps en temps
avec
Barbara qui n’a pas su couper totalement ses doses, mais ça n’arrive
pas
souvent, c’est plus un joint en fin de journée quand Duncan raccompagne
la
jeune fille à son domicile.
Début
octobre, le châtain est toujours clean, il accumule de l'argent pour
louer un
appartement et pouvoir quitter le domicile familial. Maintenant qu'il
ne doit
plus se piquer, tout l'argent qu'il gagne sur journée, soit 25$, il le
met de
côté. Alors qu'avant il devait trouver 180$ (1) pour ses doses de la
journée.
D'un
autre côté, Gary trouve qu'il travaille beaucoup pour pas grand chose.
-«
Je me faisais plus d'argent comme revendeur. » Dit en soupirant Gary
début
novembre.
Fin
du flash back
(2000)
Tout
en nettoyant son matériel de droguée, Barbara soupire en repensant à
cette
phrase.
-«
Il n'a jamais eu l'habitude de travailler, ce pauvre Gary. En tout cas
pas de
manière physique. Il perdait vite courage. J'aime la vie facile, mais
au moins
la danse m'a appris qu'il faut trimer pour arriver, lui pas. »
La
jeune fille range ce qu’elle vient de laver et le dépose sur la chaise.
Elle se
dirige vers le matelas et s’y assied, elle prend sa tête entre ses
mains. Elle
a honte d’elle, de ne pas avoir eu la force d’aider Gary, de lui
prouver qu’il
avait la force de s’en sortir.
Flash
back (1996)
En l’entendant dire ça
Barbara regarde son petit ami de façon incrédule.
-«
J'en connais un qui va être content. » Finit-elle par dire sarcastique.
-«
Qui ça ? » Questionne Duncan très étonné.
-«
Rudy, il va retrouver son dealer et dans deux jours, tu te repiques. »
Lâche
fâchée la jeune fille.
-«
Mais non, j'ai dépassé ce stade. » Certifie Gary en lui souriant
confiant dans
l’avenir.
-«
Dès que tu me vois avec un joint, tu en veux. Je t'ai vu l'autre jour
fouiller
mon sac, et vérifier si la tablette que j'avais dedans c'était bien la
pilule !
» Peste la brune en colère.
-«
Je ne voulais pas que tu me mentes. » Répond Gary assez mal à l'aise
-«
Que je me drogue et pas toi ! » Rage-t-elle.
-«
Non, que tu tombes enceinte. Avec un bébé tes rêves s'écroulent. »
Explique le
châtain plus tendrement.
-«
Et les tiens ne vont pas assez vite. » Se fâche Barbara.
Elle
avait tellement peur de le voir replonger, de voir tous ses efforts
perdus.
-«
Je ne suis pas un acharné au travail ! » Soupire Duncan en regardant
ses mains.
-«
Tu prends des risques Gary. Je vais prendre un petit job, si tu veux de
l'aide.
» Affirme la brune en prenant les mains de son amant.
-«
Non, Barbara ! Tu as déjà assez de travail ainsi, dit Gary en lui
souriant. Tu
es une fille épatante. Quand je baisserai les bras, je penserai à ce
que tu
viens de dire. »
Fin
du Flash Back
(2000)
Tous
ses souvenirs brisent le cœur d’Barbara, elle essaye de diminuer sa
douleur en
se promenant dans le vieil immeuble, elle regarde la ville en
contre-bas.
«
Trois mois qu'il a tenu, Rudy se renfrognait tous les jours un peu
plus. Pour
les fêtes de fin d'année, il voulait me faire un cadeau. Comme il
n'avait pas
assez d'argent, il est redevenu dealer. Là, ce n'est plus Rudy qui
n'était pas
content, mais moi. Je m’en suis rendue compte trois semaines avant Noël
en me
rendant à la pizzeria » pense la jeune fille
Flash
Back (1997)
-«
Ton copain ne travaille plus ici ! » Gronde le patron toujours
furieux de
se retrouver en sous effectif dans une période plus propice au vente et
livraison.
-«
Il ne me l'a pas dit ! » S’étonne la brune.
-«
Je l'ai viré tantôt, il mettait trop de temps à livrer ses derniers
jours. »
Répond-il en attrapant le téléphone.
-«
Où est-il ? » Interroge Barbara.
-«
Ca c'est ton problème. Le mien, c'est de lui trouver rapidement un
remplaçant.
» Peste l’homme en raccrochant après avoir pris la commande.
-«
Mon frère aura dix-huit ans dans trois semaines. » Lâche-t-elle devant
le
courroux de l’ancien patron de Gary.
-«
Parle-lui, je suis preneur. »
La
jeune fille se précipite pour en parler à son frère. Dimitri est fou de
joie,
il va se présenter dans l’heure et il est engagé. L’homme était
débordé,
c’était une journée de test, mais le jeune homme en voulait, il avait
besoin de
cet argent pour agrémenter la vie dans son studio qu’il louait près de
la fac.
Barbara
par contre met du temps à retrouver son copain, elle le cherche durant
quinze
jours en sortant de son cours de danse, mais sans Gary pour lui servir
de
chauffeur, son père est moins disposé à la laisser circuler toute
seule.
Elle
ne veut pas téléphoner chez les parents de son petit copain ne sachant
pas s'il
y vit toujours, ni comment son père réagirait à l'annonce que son fils
à été
renvoyé. Elle voyait souvent Rudy qui la narguait, mais elle ne veut
pas
aborder ce sujet avec lui.
Au
fin fond de son être, Barbara sait où elle doit chercher son copain,
mais elle
voulait encore croire qu’il n’avait pas repris son rôle de revendeur et
qu’il
se trouvait aux Watts (2). Personnellement elle ne voulait pas s’y
rendre et
voir ce monde de ses yeux.
Puis
un jour, il a été là à la sortie de l'école, dans sa tenue de Junkie,
jeans
délavés, troué, bandana dans les cheveux, les yeux brillant de plaisir,
avec un
grand bouquet de fleurs.
-«
Tu m'as manqué. » Dit Gary comme si c’était tout à fait normal qu’il la
laisse
sans nouvelles autant de temps.
-«
Je t'ai cherché. » Persifle la jeune fille pas prête à se laisser
séduire aussi
facilement.
-«
Je me suis fait virer. » Avoue un rien penaud Duncan.
-«
Je sais et tu es redevenu dealer. » Soupire Barbara en détournant le
regard
comme depuis le début de leur discussion.
-«
Regarde-moi bien Barbara ! Je suis clean. »
La
brune regarde son copain attentivement.
-«
Tu as raison, excuse-moi, tes pupilles sont normales. » Sourit-elle
enfin.
-«
Je vends à la même cadence qu'avant, mais je ne dépense pas en dose
pour moi.
Si tu voyais ce que j'ai déjà mis de côté. » Claironne le châtain
euphorique.
-«
Je veux bien voir ! Tu m'as manqué. Gary ne disparaît plus mes rêves de
danseuse étoile sont moins importants quand tu n'es pas là. »
-«
Je travaille aux Watts, si tu me cherches en urgence. Pour ton Noël, tu
auras
une surprise, comme ça tu ne me chercheras plus. » Affirme Duncan ravi.
-«
Je n'aime pas me rendre aux Watts, on me regarde bizarrement. » Avoue
en
réprimant un frisson la brune.
-«
C'est des clients qui cherchent autre chose que la drogue. Tu es si
jolie
qu'ils voudraient bien que tu sois droguée pour payer tes charmes. »
Répond
Gary un rien de fierté dans le regard.
-«
Les jeunes filles qui traînent là sont des putes ? » S’exclame Barbara
en
faisant la moue.
-«
Oui, mon cœur et les jeunes garçons aussi ! » Sourit Duncan devant la
naïveté
de sa copine.
-«
Il y a des femmes qui cherchent des jeunes hommes ? » S'étonne encore
plus la
jeune fille.
-«
Oui et tu as même des hommes qui cherchent des jeunes hommes. »
-«
C'est dégoûtant ! »
-«
Pourquoi, tous les clients ne sont pas des salauds. Il y en a mais pas
tous.
Quand tu es en manques et que tu as besoin de ta dose, tu fais
n'importe quoi
pour l'avoir. Ce n'est pas pour ça que c'est dégoûtant » Se défend
Gary, il se
sentait rabaissé par l’attitude de sa copine.
Barbara
est étonnée par la réaction de son copain.
-«
Tu en connais des choses. » Finit-elle par dire toujours aussi
émerveillée par
les connaissances de son homme dans beaucoup de domaine.
-«
Je suis dans le milieu depuis mes treize ans. » Admet le châtain en
haussant
les épaules.
-«
Et cette femme qui a fait ton apprentissage ? » Demande timidement
Barbara.
-«
J'ai été payé pour apprendre tout ça, rit Gary. Tu n'es pas contente,
sans
elle, je serais peut-être comme Rudy. »
-«
Burk ! Dire qu'au début, j'en étais amoureuse. »
-«
Il me l'a dit. »
Fin
du flash back
(2000)
Barbara
sort son Gsm, le regarde attentivement.
-«
Voilà son cadeau de Noël, un pour lui, un pour moi. Il était si fier
d'avoir pu
nous les acheter. A l'école, j'étais une des seules à en avoir un. Mes
copines
étaient folles de jalousie. »
La
jeune fille soupire profondément, regarde le plafond tout craquelé, une
larme
coule sur sa joue. En repensant à ce qu'il s'était passé la première
semaine
après la nouvelle année.
Flash
Back (1997)
Gary
est arrivé à la sortie de l'école avec les pupilles comme des têtes
d'épingle.
-«
Gary, non, ce n'est pas vrai ! » S’exclame en l’attrapant par les
avant-bras.
-«
Un nouveau client qui croyait que je vendais de la merde puisque je
n'étais pas
shooté. J'ai juste fait une petite dose pour lui prouver que c'était de
la
bonne. » Explique Duncan.
-«
Tu vas replonger ! » Commence à pleurer doucement la jeune fille.
-«
Il n'y a pas de risque, pas pour une seule dose. » Affirme le châtain.
-«
On est trop près du but, l'année prochaine je passe en cours intensif
de danse.
» Rappelle la brune.
-«
Je t'aime, tu dois avoir confiance en moi, Barbara. Il y a presque six
mois que
je suis clean. » Insiste le châtain, un peu de tristesse dans le regard.
-«
Tu as tellement dit du mal de la drogue et son univers que j'ai peur
pour toi.
» Répond Barbara en ravalant un peu ses larmes.
-«
Tu es trop importante pour moi. » Certifie Gary en l’attirant à lui.
Fin
du flash Back
(2000)
Barbara
éclate en sanglot et se jette sur le matelas.
-«
Je suis responsable, c'est de ma faute, tout est de ma faute, je ne
sais que
faire du mal autour de moi. »
A Suivre…
Si
ça vous a plu, il y a l'option
(1)
cette fic à été écrite en 2003, la dose d'héroïne était à 30$ la dose,
je n'ai
pas cherché à savoir si les prix avaient augmenté, diminué depuis, j'ai
déjà eu
assez de difficulté de me faire dire les prix lors de la rédaction de
la fic
originale, pour me confronter une nouvelle fois au problème.
(2) Les Watts, c'est un quartier dans les environs de Los Angeles, un quartier commercial, lieu de rencontre des Drogués.