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Disclaimer :
Tous les
personnages m’appartiennent, toutes ressemblances avec des personnes
ayant
existés seraient fortuites.
Genre :
drogue/ chose de la
vie/ Yaoi, hétéro.
Rating :
M : plus pour la
réalité et qu'il faut bien classer
Bêta
auditrice :
Tenshimizu.
Le
coroco
A
force de pleurer, Barbara s'est endormie sur le vieux matelas dans
l'immeuble
en passe d'être détruit.
C'est
dans le courant de la nuit qu'elle se réveille, dans le lointain, elle
entend
monter la musique du Coroco.
Elle
ouvre les yeux et les larmes recommencent à couler lentement.
-«
Je voulais tellement aller danser avec Gary. Pour mes quatorze ans, il
a cédé.
J'étais si heureuse. Pauvre idiote, tu aurais dû comprendre plus vite. »
Flash
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12 Mars 1997
-«
Tout le monde au cours de danse ne parle que de cette nouvelle boite,
le Coroco
»
-«
J'en ai déjà entendu parler, dit Gary. Allons plutôt au Troubadour ! »
-«
Dorothy, Emma et Sally y seront, on s'y est donné rendez-vous. »
Supplie
Barbara.
-«
Tu n'as pas l'âge pour entrer à l'intérieur. » Rappelle Duncan espérant
que
cette fois sa copine n'insiste pas.
-«
Tu verras quand je me serai changée et maquillée, je ferais plus que
mon âge.
Je ne veux rien d'autre que cette sortie et toi pour mon anniversaire.
»
Affirme la jeune fille un air renfrogné sur le visage.
-«
Tu trouves toujours les mots pour me faire céder. » Soupire légèrement
le
châtain.
µµ
Le
Coroco est bondé. Barbara ne sait pas vraiment où donner de la tête,
elle n'est
jamais allée dans ce genre d'établissement puisqu'elle n'a pas l'âge.
Pour s'y
rendre, elle a dit à son père qu'elle allait fêter son anniversaire
dans un
restaurant avec le club de danse, son père n'a pas insisté.
Directement,
la jeune fille constate qu'il y a plusieurs bandes. Ceux qui sont là
pour
s'amuser, ceux qui sont venu chercher autre chose.
Les
drogués sont là aussi par centaines, les revendeurs aussi. Gary se fait
de
suite aborder par des types en état de manque, des filles qui lui font
les yeux
doux pour obtenir des doses plus grandes.
Après
les avoir rembarrés, comme il n'arrivait pas en s'en débarrasser, il
finit par
vendre toute la marchandise qu'il a sur lui.
-«
Barbara, va retrouver tes amies, je dois aller planquer mon fric. Si je
ne veux
pas me faire agresser par des types en manque. Après on va ailleurs. »
-«
Si tu n'as plus rien à vendre, ils vont te laisser en paix ! »
Espère-t-elle
surtout qu'elle n'a pas pu encore danser avec son petit ami, il a tout
le temps
était accaparé par des drogués.
-«
Non, Barbara, un revendeur n'est jamais à court pour eux. » Affirme le
châtain.
-«
C'est ici que je veux fêter mon anniversaire, avec toi et mes amies. »
Dit la
jeune fille les yeux implorant.
-«
D'accord, tu as gagné. Reste avec tes amies, je vais me
réapprovisionner. Rudy est
là ? » S'informe Duncan en revenant sur ses pas.
-«
Non, je ne l'ai pas vu. » Admet-elle après avoir laissé son regard
errer dans
la salle.
-«
Alors, je peux partir tranquille. » Sourit Gary en lui donnant
rapidement un
baiser.
-«
Reviens, vite. »
La
jeune fille va retrouver ses amies, elles sont en train de rire sans
vraies
raisons. Elles prennent des cachets devant Barbara, en un rien de
temps, elles
se sentent prêtes pour conquérir les garçons présents.
-«
Tiens voilà ton cadeau. » Dit Dorothy en lui tendant trois gélules.
-«
C'est quoi ? » Demande Barbara un rien sur la défensive.
-«
Deux Ephédrine et un Mandrake. »
-«
C'est sensé me faire quoi ? » S'informe-t-elle. Elle se méfie, elle
prend
rarement autre chose que ce que lui fournit Gary, il lui a dit assez de
ne pas
prendre n'importe quoi.
-«
Planer, Ephédrine est un stimulant, le Mandrake un puissant somnifère.
Prends,
tu vas voir c'est dément, ce n'est pas tous les jours son anniversaire
et
rentrer dans une boite comme le Coroco sans avoir l'âge, ça se fête. »
Emma
lui tend un verre de vin rouge. Barbara avale le tout. Elle sent
qu'elle perd
pied rapidement, la réalité est tout autre à ses yeux. Les junkies qui
lui
faisaient peur l'attirent. Barbara se sent enfin à sa place ici, dans
cette
boite où tout le monde à l'air cool, de ne pas avoir de tracas, juste
l'envie
de s'amuser.
-«
Qu'est-ce que tu as pris ? » Demande Gary en revenant, il voit bien
qu'elle a
les pupilles dilatées surtout que ses gestes sont plus lents.
Comme
elle ne répond pas, il lui prend les deux avant-bras et la secoue
légèrement en
disant au bord des larmes.
-«
Ce n'est pas vrai, Barbara, dis-moi que ce n'est pas vrai, tu ne t'es
pas
shootée. »
-«
Calme-toi Gary, dit Dorothy, juste deux Ephédrine et un Mandrake. »
-«
Vous êtes folle, elle ne prend jamais rien. » S'indigne le châtain.
-«
Elle n'est pas aussi innocente que tu crois. Elle fume du hasch et plus
que tu
ne le penses. C'est même Rudy qui lui fournit. » Lâche Emma en relevant
le
menton bravement.
-«
En échange de quoi ? » Panique Duncan. Et si sa copine n'était pas si
pure
qu'il le croyait.
-«
De mon argent de poche, qu'est-ce que tu crois ? Tout mon argent y
passe »
répond Barbara en se débarrassant des mains de son copain sur ses
avant-bras
pour aller danser.
Duncan
s'assied à la table avec les trois filles.
-«
Arrête de râler, tu vas lui gâcher son anniversaire, dit Sally. C'est
une
fumeuse, Emma exagère. »
-«
J'ai fait la manche avant de venir, tu as une dose pour moi, Gary ?
Demande
Dorothy. Je te paie un sniff, tu seras de meilleure humeur après. »
-«
Non, mais je te l'échange contre ce que tu as donné à Barbara. Tu as
raison,
c'est son anniversaire. Je ne vais pas la laisser seule un jour comme
celui-là.
»
µ
A
partir de ce jour-là, Barbara et Gary sortent tous les week-ends.
Duncan sert
de couverture à sa copine, de toute façon, Monsieur Schbeiker a
confiance dans
ce fils de bonne famille.
Barbara
prend à chaque sortie des comprimés, Gary en prend également. Tout en
s'amusant, Duncan vend et gagne de l'argent.
-«
Tu t'amuses, mon ange ? » Demande le châtain au milieu de la nuit.
-«
Oui, Gary, c'est merveilleux de pouvoir bouger comme ça. Si Madame
Douchka me
voyait, elle me crierait dessus. » Ricane la jeune fille que les
cachets font
planer également.
-«
En plus je fais des fameuses journées en venant ici. » Sourit Gary en
tendant
la main à la brune pour la faire tourner sur elle-même.
-«
Et il fait moins froid qu'aux Watts. »
-«
En plus, tu m'accompagnes. Qui pourrait croire que je te donne de
l'argent et
que je prends des doses quand je t'embrasse ? » Interroge Duncan de la
malice
dans le regard.
-«
J'aime cette partie de ton travail ! »
La
semaine suivante, ils sont de retour au Coroco. Il n'est pas encore
très tard,
juste 21 heures.
-«
Il va falloir que je trouve un fournisseur en barbiturique avec ce
qu'on
consomme quand on est de sortie. » Réalise le châtain quand un slow
s'élève et
qu'il vient se coller à sa copine.
-«
Ce type là en vend. » Dit Barbara en montrant un type coiffé à la punk,
les
cheveux roux. « C'est lui qui fournit Dorothy. Donne-moi l'argent qu'il
faut,
je ne sais pas les prix. Si toi, tu y vas, il aura peur que tu lui
piques son
marché, on n'aura rien. » Achève-t-elle en secouant légèrement la tête
pour
penser à autre chose.
-«
Tu n'as encore rien pris ? » S'étonne Duncan reconnaissant les prémices
de
l'envie de quelque chose de léger.
-«
Non, je n'ai même plus de hasch. Je ne sais pas où est passé Rudy cette
semaine.
Je ne l'ai pas vu à la danse, Madame Douchka est dans tous ses états. »
Explique la brune en se serrant plus près de son amant pour se
réchauffer dans
ses bras et ne plus penser à un joint ou des cachets.
-«
Il est à l'hôpital, il fait une jaunisse. Son foie n'en peut plus de
devoir
digérer l'héroïne qu'il s'envoie. J'en ai fait une quand je me suis
désintoxiqué. » Expose calmement Duncan.
-«
On va le désintoxiquer alors ? » Questionne Barbara pour savoir combien
de
temps son binôme en danse sera absent.
-«
Dès qu'il sortira de l'hôpital, il recommencera. » Admet en haussant
les
épaules le châtain blasé par cette vie là.
-«
Comment sais-tu tout ça ? » S'étonne la jeune fille.
-«
Je vis chez lui, nous avons un appartement à nous deux depuis deux
mois. »
Admet gêné Gary de ne pas encore avoir signalé cet état de fait à sa
copine.
-«
Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ? »
-«
Va d'abord nous ravitailler. Je vais bientôt être en manque
d'amphétamine. Je
n'ai plus l'esprit clair dans ses moments là. » Exige Duncan en lui
mettant
l'argent nécessaire dans la main.
Barbara
se rend près du revendeur, quand elle revient, elle dit en souriant.
-«
Moi, c'est l'inverse, c'est quand j'en prends que je ne sais plus
réfléchir. »
-«
C'est que tu n'es pas accro. » Affirme le châtain en avalant rapidement
un
cachet.
-«
Alors, réponds-moi, reprend Barbara. Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? »
Questionne la brune en avalant également un cachet, elle avait envie
d'être en
diapason avec son copain.
-«
Papa m'a jeté dehors, quand il a appris que je m'étais fais virer de la
pizzeria. Il m'a traité de bon à rien et qu'il n'allait pas continuer à
dépenser son argent bêtement. Je te ferai remarquer que c'est chez toi
que je
dors le vendredi soir quand on revient de notre sortie ! »
-«
Ca me fait rire, papa installe toujours le matelas dans la chambre de
Dimitri,
alors que tu dors dans mon lit. » Rit-elle de bon cœur, les effets des
cachets
se faisant sentir.
-«
C'est pour toutes les fois où j'ai prêté la voiture de mon père à ton
frère qu'il
se taît. Mais ne prends pas ton père pour un imbécile, non plus. S'il
te donne
la pilule, il sait pourquoi ! » Rectifie Duncan un air très sérieux sur
le
visage.
La
brune se calme, lui sourit tendrement et lui demande.
-«
Viens danser. »
-«
Oui, après je me remets au travail, j'ai besoin de plus d'argent avec
tes
cachets, les miens et l'appart. » Affirme le châtain en l'entraînant
vers la
piste de danse.
-«
tu veux un coup de main ? » Interroge Barbara en mettant sa tête sur
l'épaule
de son homme.
-«
Dis, je ne suis pas un proxénète. » S'exclame Gary vexé par la
proposition.
-«
Je peux faire la manche, je suis très douée. Je le fais parfois pour
aider
Dorothy à récolter l'argent pour ses cachets. Je peux te le donner
maintenant.
Entre nous, c'est plutôt toi qui travailles pour me fournir. »
Avoue-t-elle en
l'enlaçant durant un slow.
-«
Je ne fais plus de clients, enfin ça arrive encore, mais juste des
vieux
réguliers. C'est moi qui fais la pute pour toi. » Rigole Duncan, autant
le
prendre à la dérision, il se sentait moins sale et rebut de la société
comme
ça.
-«
Gary ! Je n'aime pas que tu m'en parles. » Lâche Barbara en plaquant
ses deux
mains sur ses oreilles.
Le
châtain les enlève tendrement et les remets derrière son cou pour
qu'ils
continuent à danser enlacés.
-«
Tu le sais pourtant ! Tu m'as déjà vu sortir de leur voiture. »
Rappelle
doucement le châtain.
-«
Je préfère ne pas savoir ce que tu fais avec eux. » Avoue-telle en
secouant la
tête, prête à remettre ses deux mains sur ses oreilles.
-«
J'adore ta façon de te voiler la face. Ce que tu ne vois pas, n'existe
pas pour
toi. »
-«
Rudy dit que c'est ce côté-là que tu aimes en moi. Tu planes sans rien
prendre.
» Rigole-t-elle.
-«
Sans rien prendre, on ne peut pas dire qu'on soit clean tous les deux.
»
Rectifie Duncan en la faisant tourner de plus en plus vite.
-«
C'est de ma faute. »
-«
Non »
-«
Si je ne prends rien, toi non plus. »
-«
Au début quand on sortait c'est vrai, mais plus maintenant, même quand
tu ne
prends rien en semaine, à part ton cannabis. Je carbure aux cachets. »
Avoue un
peu contrit le châtain.
-«
C'est de ma faute. » Soupire Barbara une nouvelle fois.
-«
Ce n'est pas toi, qui m'a fait tirer sur mon premier joint. » Affirme
Gary en
lui caressant le visage, il avait horreur de voir dans ses yeux de la
tristesse.
-«
Mais bien replonger. »
-«
Je ne me pique plus. Pourtant, j'en transporte toute la journée sur
moi. C'est
vrai aussi que c'est tentant. Mais j'ai peur de t'entraîner, je sais
trop les
souffrances de la désintoxication. »
Fin
du flash back
(2000)