
| Accueil | Qui suis-je ? | Fanfictions | Fictions originales | Fictions en commun | Autres auteurs | Liens |
Disclaimer
: Tous les personnages m'appartiennent, toutes ressemblances avec des
personnes
ayant existés seraient fortuites.
Genre
: drogue/ chose de la vie/ Yaoi, hétéro.
Rating
: M : plus pour la réalité et qu'il faut bien classer
Bêta
auditrice :
Tenshimizu.
Bruce
Barbara
sort un pot de yaourt aux fraises de son sac à provision en pensant à
Gary.
«
Pourtant, c'est lui qui m'a fourni mon premier sniff. Les choses ont
été de
plus en plus vite. J'étais persuadée que l'accoutumance c'était pour
les autres,
moi, j'y échapperai. »
La
jeune fille ouvre le pot, tout en continuant dans ses pensées.
«
J'avais bien vu que les cachets n'étaient plus suffisants pour que Gary
tienne,
son estomac flanchait de plus en plus. Il ne savait presque plus rien
avaler. Et
puis, j'avais envie d'essayer une fois un sniff. Quand j'entendais les
autres
raconter leur voyage, j'en avais envie. Ca semblait si cool, si
intense.
J'avais envie de le vivre ne fusse qu'une fois. »
Flash
Back (1997)
Comme
tous les vendredis depuis six mois, Barbara a rendez-vous au Coroco
avec Gary.
Elle a déjà leurs cachets. C'était devenu un petit rituel. Barbara
s'occupe de
fournir ce qu'il leur faut pour le vendredi soir. Elle fait la manche
prétextant ne pas avoir assez d'argent pour reprendre le bus pour
rentrer chez
elle. Avec son visage d'ange, ça marche très bien, qui aurait pu croire
qu'elle
fait ça pour acheter des barbituriques un peu plus loin.
Gary
arrive, il a l'air d'une loque.
-«
Tu n'as rien pris ? » S'étonne Barbara.
-«
Si mais j'ai l'impression d'être en manque. Je vomis aussi vite que
j'avale.
Barbara je n'ai même pas su vendre aujourd'hui. J'ai vomi toute la
journée. »
Expose le jeune homme en s'appuyant à côté de l'entrée de Coroco.
-«
Tu n'aurais pas dû venir, il fallait me téléphoner. » Lâche Barbara
compatissante.
-«
Et manquer notre rendez-vous hebdomadaire. C'est le seul jour où on
peut se
voir. Trouve Dorothy, son père est pharmacien, il me faut du Valeron,
je vais
décrocher, ne plus rien prendre. » Affirme d'une petite voix le châtain.
-«
Je vais trouver Dorothy, ne t'inquiète pas. » Rassure la brune en lui
passant
une main sur le visage.
-«
On se retrouve chez Rudy. Prends en assez pour décrocher aussi. Tiens
voilà
100$, ça doit être suffisant. »
-«
Je n'ai pas envie de décrocher, proteste Barbara. Je n'en prends que le
week-end, je ne les prendrais plus devant toi. Je ne peux pas affronter
le
monde des adultes, Gary ! » Plaide Barbara des larmes dans les yeux
tellement
elle a peur de devoir s'en passer. Parce que décrocher ça veut dire
qu'elle ne
pourra plus fumer un joint vu que c'est à cause de son hasch que tout a
basculé
et que son petit ami a aussi replongé.
-«
Alors, retrouvons-nous chez Rudy dans deux heures. Amuse-toi, je vais
essayer
de trouver du cannabis pour calmer mes douleurs. » Soupire le châtain
de ne
jamais avoir la force de tenir tête à sa copine dès qu'il voit son
regard
triste, il la revoit au moment du décès de sa mère et les tourments par
lesquelles elle est passée. Il ne veut pas lui infliger ça.
-«
J'en ai, tu en veux ? » Propose la brune qui ne voulait pas être seule.
-«
Oui »
-«
Reste avec moi, je vais te rouler ton joint, on va le prendre ensemble.
Après
nous irons chez Rudy. » Propose Barbara se rendant enfin compte de son
égoïsme.
µ
Très
tendrement, la brune prend Gary dans ses bras, elle entre dans le
dancing et
chercher une table libre, puis elle allume le joint qu'elle vient de
lui
rouler, avant de lui mettre en bouche. Directement d'autres drogués
viennent se
mettre près d'eux pour en profiter. C'est souvent ainsi avec les
fumeurs de
Hasch, ceux qui en ont en donnent à ceux qui n'en ont pas. Tandis que
chez ceux
qui se piquent, c'est l'inverse, c'est chacun pour soi.
µ
Tout
en discutant avec l'un ou l'autre, Barbara soutient Gary et l'aide à
fumer.
-«
Ca va mieux ? » Demande-t-elle la troisième fois que Duncan tire sur la
cigarette.
-«
Oui, mais j'aurais besoin d'autre chose, mon ange, ma marchandise est
chez
Rudy. Va la chercher. Rudy t'ouvrira. Ma marchandise est dans un sac
dans le
double fond de ma table de nuit. Fais attention que Rudy ne te voit pas
la
prendre, je devrais trouver une autre planque. » Lui explique Gary à
l'oreille.
-«
Tiens, voilà de quoi te faire un autre joint. Je me dépêche. » Répond
Barbara
en lui donnant un baiser.
µ
Arrivée
là-bas, la jeune fille frappe sur la porte de l'appartement en hurlant.
-«
Ouvre, Rudy, c'est Barbara. Je viens de la part de Gary. »
-«
Tu viens dans mon appartement toute seule, tu prends des risques,
surtout que
ton copain n'est pas en état de te secourir aujourd'hui. » Ricane Barac.
-«
Fous-moi la paix, obsédé. » Gronde la jeune fille. « Où est la chambre
de Gary,
il a besoin d'un autre pull, il a vomi sur le sien. »
-«
Au fond de l'appart, à côté de la salle de bain. »
Barbara
se dépêche de s'y rendre. Elle ferme la porte à clef. Elle se met à
genou
devant la table de nuit après l'avoir vidée, elle ôte le double fond.
Elle peut
enfin sortir l'héroïne de sa planque. Elle n'oublie pas de prendre un
pull, et
camoufle son trésor dedans avant d'ouvrir la porte de la chambre et de
se
diriger vers l'entrée en disant.
-«
Rudy ne te dérange pas, je m'en vais, je vais claquer la porte. »
Barbara
reste bouche bée, dans l'embrasure, il y a un homme d'une trentaine
d'année,
les cheveux roux coiffés en arrière, habillé d'un costard cravate bleu.
-«
Rudy, tu ne m'as jamais parlé de ce joli petit lot. Il y a moyen de
faire un
fric bête avec elle. » Dit-il en la regardant sous tous les angles.
-«
Je sais monsieur Bruce » dit Rudy d'un ton un peu blasé.
-«
Arrête de m'appeler comme ça, tu sais bien que je n'aime pas. » Lâche
froidement l'homme.
-«
Oui, je sais Bruce, mais comme on n'était pas entre nous, j'ai cru.
C'est la
copine de Gary. Je ne crois pas qu'il serait d'accord. En plus elle
n'est pas
prête. » Précise Barac.
-«
Je ne suis pas une marchandise ! » Réplique Barbara en colère en
reculant.
-«
Vous voyez ce que je veux dire. » Sourit Rudy, l'œil pétillant de
malice.
-«
On peut arranger ça en l'enfermant et en la piquant pendant trois
semaines.
Après elle filera doux comme un agneau. Elle est vierge ? » Questionne
Bruce.
-«
Non, de ce côté Gary, s'est servi. » Avoue Rudy en haussant les épaules
-«
Tu crois qu'il la chercherait ? » Insiste l'homme
Barbara
passe de l'un à l'autre, horrifiée qu'ils puissent parler d'elle comme
si elle
n'était pas là.
-«
Certainement, en plus vous me priveriez de ma partenaire en danse. A
nous deux,
on fait des étincelles. J'attends qu'elle soit au cours intensif pour
pouvoir
me produire avec elle, Madame Douchka aussi. » Explique plus fermement
Barac.
-«
Alors, je laisse tomber, je ne voudrais pas ennuyer Madame Douchka,
avec elle,
j'ai plus de clients qu'il ne m'en faut. » Sourit Bruce avant de
s'effacer pour
la laisser sortir.
Rudy
l'attrape par l'avant-bras qu'elle l'écoute.
-«
Va retrouver Gary et passe une bonne soirée. Barbara donne un sniff à
ton mec,
il ira de suite mieux, si tu ne veux pas qu'il se pique. » Puis il
referme la
porte.
µµµ
Lorsque
Barbara revient au Coroco, Gary était encore plus mal, il tremblait de
tout son
corps.
-«
Tu en as mis du temps ! » Crie Duncan que la douleur rend fou.
-«
Je suis tombée sur un certain Bruce, je crois. J'ai aussi été te
chercher une
seringue et un citron. Si tu veux te faire une dose, Rudy m'a dit qu'il
n'y a
qu'avec ça que tu irais mieux. » Explique la brune en lui donnant le
tout
discrètement.
-«
Barbara ! » S'indigne le châtain.
-«
Tu n'es pas le premier que je vois en état de manque, tu te piques de
nouveau,
c'est ça ! » Gronde la jeune fille les yeux remplis de tristesse qu'il
puisse
lui avoir caché ça.
-«
Non, je te le jure. Je dois avoir attrapé un virus, une saloperie. »
Répond
Gary en passant ses bras autour de son torse pour réfréner des
tremblements.
-«
Gary, je ne t'aimerai pas moins en drogué. Je ne supporte pas de te
voir dans
cet état. » Avoue-t-elle en se retenant de pleurer.
-«
Je prends juste ce qu'il faut pour me faire un sniff, je ne veux pas me
repiquer. » Affirme Duncan en partant en titubant vers les toilettes.
Barbara
attend son retour, discrètement elle vend quelques doses à des clients
réguliers de Duncan qui la connaisse bien et qui lui en demande. Elle
sait
qu'il n'a pas su faire sa journée aujourd'hui, elle glisse aussi dans
le sac
banane sous son pull, l'argent qu'elle a récolté en faisant la manche
en
attendant ses bus. Il fallait payer la dose qu'il avait prise, même si
elle
était petite.
En
voyant venir Sacha, le copain de Dorothy, elle lui demande.
-«
Tu ne veux pas aller voir aux toilettes où traîne Gary, il est parti se
faire
un sniff, il y a une demi-heure. »
-«
Tu as vu Dorothy, toi ? » S'informe l'homme blond en essayant de fixer
son
regard sur la brune.
-«
Non, tu vas voir après Gary, s'il te plaît ? » Insiste la jeune fille.
-«
Pas besoin, le voilà qui revient. Tu as vu Dorothy ? » Demande Sacha
quand
Duncan s'assied à côté de Barbara.
-«
Elle est partie tout à l'heure avec un mec. »
-«
Tu le connaissais ? » Questionne Sacha en s'asseyant près d'eux.
-«
Non, elle va revenir, ne t'inquiètes pas. » Conclut le châtain en
venant
caresser la joue de sa copine.
-«
Tu vas mieux, mon amour, on dirait. » Sourit Barbara.
-«
Oui, mon corps avait besoin de ça ou d'arrêter complètement. »
Affirme-t-il. Il
le savait, mais puisque sa copine ne voulait pas arrêter, alors autant
sniffer
un peu et pas trop souvent.
Barbara
se niche dans les bras de son petit ami et lui murmure à l'oreille.
-«
J'ai commencé à travailler pour toi, j'ai vendu plusieurs doses et j'ai
fait la
manche avant de venir comme ça tu pourras payer ta dose. On inverse les
rôles
aujourd'hui. »
-«
Je t'aime Barbara. Tu as vu Bruce ! Tu connais mon patron alors ! » Dit
le
châtain après l'avoir embrassé tendrement.
-«
Il m'a considéré comme de la marchandise. » Soupire Barbara en
frissonnant.
-«
Tout pour lui n'est que rentabilité. » Avoue Gary en lui souriant
tristement.
fin
du flash back (2000)
-«
J'ai vraiment tapé dans l'œil de Bruce » dit Barbara en se recouchant
sur le
vieux matelas. « Et toi, pauvre imbécile, tu te croyais différente,
toujours à
te cacher derrière les autres. Tu as cru que Rudy avait réglé
l'histoire, tu
lui étais même reconnaissante. Ce Bruce était prêt à tout pour arriver
à ses
fins. »
A Suivre…
Si
ça vous a plu, il y a l'option