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Disclaimer : Tous les personnages m'appartiennent, toutes ressemblances avec des personnes ayant existés seraient fortuites.

Genre : drogue/ chose de la vie/ Yaoi, hétéro.

Rating : M : plus pour la réalité et qu'il faut bien classer

Bêta auditrice : Tenshimizu.


Junkie


Flash back(1998)

A partir de ce moment, il a fallu que Barbara pense à avoir toujours une dose d'avance. L'argent de Gary fond comme neige au soleil, les 350$ n'ont tenu que dix jours.

Elle finit par avoir une vie aussi stressée que son père, elle est prise de fou de rire, le soir dans son lit en pensant qu'elle avait cru que la vie de Junkie, qu'elle enviait tellement, était cool. Elle les voyait au moment où ils planaient, où ils venaient de se faire leurs injections. C'était Gary qui connaissait le stress de ramener assez d'argent pour leur voyage.

Maintenant, elle devait donner l'apparence d'une petite fille sans problème pour endormir les soupçons de son père. Après avoir fait une injection au matin, pour aller à l'école, elle suivait ses cours, courait vite à Downtown où elle faisait un client. Barbara s'était donné une ligne de conduite. Déjà avec Gary, ils avaient établi des règles, ils ne devaient avoir de rapports complets qu'entre eux deux. Avec les clients, ils en restaient aux préliminaires. Ca payait moins, mais ils n'avaient pas l'impression de se tromper.

Quand vraiment elle ne trouvait personne, elle se rendait aux Watts, là, elle retrouvait souvent sa copine Dorothy. Elles faisaient parfois un client à deux. Dorothy acceptant d'aller plus loin, et beaucoup plus de choses que Barbara. Les clients aimaient payer un peu plus et avoir deux jeunes filles qui s'occupaient d'eux.

En montant à deux dans la voiture, les jeunes danseuses se sentaient plus fortes, plus sûres d'elles. Le client les emmenait dans un petit hôtel minable pour obtenir ce pourquoi il payait, si ce n'était pas fait dans la voiture même.

Elles demandaient souvent à l'homme de les déposer devant leur club de danse après avoir satisfait son désir. Elles, elles gagnaient du temps. Les clients étaient ravis de ce subterfuge car ils pouvaient se servir de cette excuse, qu'ils les avaient prises en stop. Ca arrangeait tout le monde.

Elles faisaient leurs entraînements de danse, donnaient le meilleur d'elles-mêmes, avant de repartir faire un client ou deux afin d'avoir assez d'argent pour acheter leurs doses. Elles se piquaient à la même seringue, le soir avant de repartir chacune chez elle.

Barbara réalisait rapidement son travail scolaire en le bâclant, le principal c'était d'avoir la moyenne.

Elle prenait un yaourt dans le frigo, disait bonne nuit à tout le monde. Elle mangeait son laitage dans son lit, comme ça, elle avait une cuillère pour faire sa dose du matin. Tous les jours de la semaine se passaient ainsi.

Fin du flash back (2000)

-« J'avais horreur du vendredi soir, quand Gary était en prison. J'étais tellement déprimée, il me manquait tellement. C'est là que j'ai su que la vie sans lui ne servait à rien et que la prochaine fois qu'il me demanderait de le suivre au bout du monde, j'ai su que je le ferais. S'il voulait changer de ville, je l'aurai suivi. La danse, c'est mon rêve, mais sans lui, je n'avais pas envie de rêver. Alors Pourquoi ça, pourquoi ? » Hurle Barbara dans son vieil immeuble.

Flash Back (1998)

De plus en plus souvent Barbara fait des clients avec Dorothy. Ca les arrangent toutes les deux. Barbara a encore son visage d'ange, elle attire beaucoup plus que le visage de Dorothy ravagé par les méfaits de la drogue.

Ca fait un moment que Dorothy doit se maquiller pour camoufler ses cernes, son teint un peu jaune dû au mauvais fonctionnement de son foie. Elle met des pulls à longue manche pour ne pas montrer ses bras bleuis par les piqûres.

Barbara quant à elle est encore fraîche, sans maquillage, elle fait plus jeune que ses quinze ans, c'est souvent des jeunes filles que les hommes cherchent.

Dorothy s'occupe de la virilité des clients pendant que Barbara caresse et embrasse l'homme, elle permet qu'on la caresse également tant qu'elle ne doit pas aller plus loin. Et sa réticence excite encore plus les hommes qui la croient encore vierge, vu son visage.

µµµ

Un jour, au Beverly center, la brune tombe sur Bruce.

-« Alors, Barbara, tu t'en sors sans mec pour te fournir ? » Demande-t-il.

-« Le macro c'est vous, ce n'est pas moi. C'est parce qu'il le voulait bien qu'il le faisait. » Gronde-t-elle directement sur la défensive.

-« Si tu veux des doses à bas prix, tu sais où me trouver. » Propose l'homme un sourire charmeur sur les lèvres.

Barbara lui répond du tac au tac.

-« Pour faire quoi ? Le trottoir ? Vous remettre tout ce que je fais, faire le travail à vos conditions ! »

-« Comment travailles-tu ? Ca m'intéresse » sourit Bruce, pas du tout démonté par l'agressivité de la brune.

-« Juste des branlées et des pipes. Personne n'aura ce que je donne à Gary. »

-« Donnais à Gary, il n'est pas encore sorti. » Rappelle sarcastique Bruce.

-« Vous êtes un salaud » dit Barbara les yeux remplis de larmes.

-« Et tu ne sais pas à quel point. Depuis que je t'ai vue, je ne veux qu'une chose. Toi comme copine. Avec moi, plus de trottoir, penses-y ! »

-« Je ne vous aimerai jamais, je ne serai jamais votre meuf. » Lâche Barbara au bord de la crise de nerfs.

-« De plus en plus ta vie va devenir un enfer, Barbara. Crois-moi, Demande à Rudy ! Gary et toi, vous êtes sortis de mon premier piège. Gary a chuté sur ma deuxième pierre. Rudy te fait avancer dans ma direction. Je t'ai à l'œil. » Affirme Bruce un petit sourire sadique sur les lèvres.

-« Vous avez envoyé Gary en prison ! » S'estomaque la brune, l'air lui manque dans les poumons.

-« Un revendeur, ça se trouve à tous les coins de rue. Pas une fille comme toi. » Assure l'homme sûr de lui.

Barbara prend ses jambes à son coup.

-« Tu ne fuiras jamais assez loin. » Dit-il en haussant le ton.

µµµ

En voyant Rudy au cours de danse le même jour au soir, Barbara est prise d'une crise de rage. Madame Douchka la tire derrière elle pour essayer de lui faire reprendre ses esprits.

-« Barbara, tu te calmes. Tu as un spectacle à mener à bien. Vous interprétez le lac du cygne dans deux semaines. »

-« Je ne danse plus avec lui, c'est un traître. » Harangue la jeune fille en montrant Barac du doigt.

-« Comment ça un traître ? Rudy, tu t'es engagé dans une autre compagnie ? » Demande Madame Douchka paniquée à l'idée de perdre son couple fétiche.

-« Il pactise avec l'ennemi, il envoie mon copain en prison avec l'aide de votre ami Bruce » Hurle Barbara attirant tous les regards sur elle.

Tout le corps de la jeune fille commence à trembler, elle a la bouche pleine de salive, elle l'avale. Ca recommence, de suite après avoir avalé sa salive encore une fois, elle attrape la bouche sèche et poisseuse, elle a froid, elle a chaud, elle a froid, elle ne sait plus comment elle se sent en réalité.

-« Barbara, tu n'as rien pris ? » Murmure Rudy inquiet qu'elle puisse faire une crise de manque devant tout le monde.

-« Non, je ne suis pas une droguée, je vais tout arrêter, la danse, la drogue. » Répond sur le même ton Barbara en tremblant de plus en plus.

-« Qu'est-ce qui lui arrive ? Pourquoi veut-elle arrêter ? Elle est si talentueuse, si près du but. » Demande Madame Douchka qui n'avait surpris qu'une partie de la conversation.

-« Je m'en occupe Madame Douchka, dans quinze minutes, nous serons là. » Dit Rudy en poussant Barbara vers les vestiaires.

Arrivé là-bas, il la pousse sur un banc et s'assied à côté d'elle pour lui parler doucement, ça ne sert à rien de la braquer.

-« Barbara, tu n'as plus ta vie en main. Regarde où ça a mené Gary d'avoir voulu jouer à sa façon. »

-« En plus tu étais au courant ! » Pleure la brune le corps secoué de spasmes.

-« Je travaille pour Bruce, ne l'oublie pas. » Rappelle le brun-roux.

Barbara s'avance vers son casier, elle l'ouvre, elle s'apprête à se rhabiller. Son corps tremble de plus en plus. Elle a des douleurs comme des crampes dans les bras et les jambes.

-« Tu fais une crise de manque, Barbara. Ce sera pire dans une heure. Comment vas-tu le vivre, toi qui ne supporte pas la douleur ? » Lâche sarcastique Rudy les deux bras sur son torse.

-« Gary m'a dit que ce n'est pas long, je vais demander à mon père d'acheter du Valeron, je vais tout lui raconter, avec lui on trouvera le moyen de sortir Gary de prison. » Affirme la jeune fille pour se rassurer et ne pas penser à ce que vient de lui dire Rudy.

-« Et les dix grammes d'héroïne sur lui ? Tu n'es pas une battante, Barbara. Et tu pars en guerre contre des moulins à vents. » Lâche Rudy en se rendant à son casier.

Il en sort un quart de gramme d'héroïne qu'il dilue et chauffe. Avant que Barbara ne réalise, Rudy lui avait attrapé le poignet et la tire à lui pour lui faire une injection de force.

-« J'ai besoin de toi, Barbara. Tu fileras comme je te dis de filer. Sinon ton mec ne sortira jamais de prison. Je parle de tes projets à Bruce et c'en ai fini de ton petit Gary. Maintenant nous avons un spectacle à préparer. » Gronde Barac

Barbara regarde Rudy, son regard devient de plus en plus noir et vitreux, elle finit par lui crache à la figure. Elle sait qu'elle n'aura pas le courage d'arrêter alors elle obtempère, surtout elle ne veut pas qu'il arrive quelque chose à son homme et une fois de plus elle préfère la facilité à la difficulté.

A suivre… 

Chap 8 - Chap 10

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