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Disclamer
: Ils sont à Tokita/Yadate/tomino je les emprunte et j’essaye de ne pas
les
abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints.
Genre
: Yaoi, séquelle de « je suis
en vie », et de « il
ne fallait pas »
Bêta
auditrice :
Tenshimizu.
Acteur : Duo, Heero, Wufei, Relena, Marka et Trinita.
Attention Lemon
Tout
peut briller de
milles feux.
Juillet
AC 213
Il
y aura bientôt deux ans que Trinita a été adoptée par les deux
ex-pilotes 01 et
02.
Duo,
torse nu dans son dessous de pyjama bleu roi, marchait de long en large
dans
leur chambre. Heero, n’était pas plus habillé, quoique son dessous soit
noir,
Il était assis en lotus sur le lit, il ne disait rien et le regardait
faire.
Maxwell
fulminait, il y avait longtemps que Yuy ne l’avait pas vu dans un tel
état.
Alors, il se préparait à répondre aux attaques, il ne pouvait pas faire
mieux,
il savait qu’il lui faisait un coup bas, même s’il n’était pas vraiment
responsable et qu’il ne pouvait pas faire autrement.
Tout
en le regardant, une idée saugrenue lui passe par la tête. Il devrait
lancer
une gamme de pyjama, rien que le dessous. C’était tellement rare qu’ils
mettent
le dessus juste pour descendre certains dimanche matin.
Pris
dans sa réflexion, il esquive un sourire en pensant à leur dessus qui
ne
servent à rien. Duo vient de s’arrêter.
-«
Ca te fait sourire en plus d’annuler nos vacances ! » Gronde le natté.
La
colère monte encore d’un cran, devant le micro sourire qu’arbore son
amant.
-«
C’est toi qui annule, tu peux partir avec les enfants. Si je peux, je
viendrais
vous retrouver. » Répond simplement le brun, il n’avait jamais voulu
priver ni
Duo, ni les enfants de leurs vacances, juste faire son métier et ce
pourquoi il
était payé grassement.
-«
Des vacances sans toi, non merci, en plus, c’est toi qui voulais voir
le Japon.
» Rappelle le natté en reprenant sa marche devant le lit.
-«
Je n’ai pas le choix. »
-«
J’aurais mieux fait de te laisser la tuer. » Peste le châtain quand il
arrive
près du mur avant de se retourner pour partir dans l’autre sens
toujours d’une
démarche nerveuse.
-«
Est-ce qu’on aurait eu la paix ! Duo, on frise l’incident diplomatique,
une
troisième guerre. » Insiste Yuy pour essayer de faire entendre raison à
son
amant, sans bonne raison, jamais il n’aurait dit qu’il ne partait pas
en
vacances avec eux.
-«
Le bonbon rose ne peut pas se prendre un autre gigolo. » Lâche Duo
quand il
arrive de l’autre côté de la pièce.
-«
Si son mari, ce n’est pas à ça que je sers. » Répond d’un ton neutre le
métis.
Duo
le fusille du regard en passant devant lui, avant de continuer de faire
les
cent pas de sa démarche chaloupée, Heero suivait le mouvement de ses
hanches.
C’est bien qu’il sait qu’il doit faire ceinture quand il est dans cet
état
parce qu’il l’énerverait bien que pour le plaisir de le voir bouger.
C’est fou
ce que le corps de son amant éveille encore en lui, autant qu’au
premier jour,
il n’en est jamais rassasié.
-«
Pourquoi toi, il n’y en a pas un autre con pour y aller ! » Râle
Maxwell.
-«
Elle veut le meilleur pour la défendre, elle et son futur bébé. »
Précise Yuy
sans lâcher son homme des yeux, se sentant de plus en plus en forme à
le voir
bouger ainsi, du coup il a de moins en moins la tête à la conversation
et
essayer de faire comprendre ses raisons à son homme.
-«
Tu as la tête qui enfle Heero. » Gronde le natté en s’arrêtant devant
le lit,
il soupire et secoue la tête devant ce que vient de lui sortir son
compagnon,
même s’il devait admettre que c’était sûrement vrai, mais il ne lui
dirait pas,
surtout pas maintenant.
-«
C’est elle qui le dit. » Précise Yuy d’un ton neutre. Et puis il ne
pouvait pas
dire à son homme que tous ceux qu’il avait contactés et en qui elle
avait
confiance, ne voulait pas annuler leurs vacances ou rentrer plutôt pour
une
bourde de Monsieur Noscanu. Etant donné qu’il était le plus haut gradé,
il
devait assumer sa fonction. « Duo, si j’avais pu, tu sais que… »
Complète-t-il
espérant trouver cette fois la façon de mieux faire passer le message à
son
amant.
-«
N’empêche que c’est vache, dégueulasse. Ca fait deux ans que tu n’es
pas là
pour la fête des pères, et maintenant ça, nos vacances à l’eau. C’est
l’autre
tâche qui fait le pâté et c’est nous qui trinquons. » Peste Maxwell en
venant
se poster une nouvelle fois devant son compagnon toujours assis en
tailleur sur
le bord du lit.
-«
Elle a promis de compenser. » Ajoute Yuy, même s’il savait que ça ne
servirait
à rien, ce n’était pas ce que voulait son homme.
-«
On n’a pas besoin de sous. Moi, je ne sais pas déplacer mes congés. »
Rappelle
le natté avant de recommencer à déambuler dans la chambre quand il a
fini de
dire le fond de sa pensée. « Tu es parti, demain après-midi, et je suis
de
service, Purée. Combien de temps ? » Questionne-t-il pour se faire une
idée de
l’absence de son compagnon puisque de toute façon il partait quoi qu’il
dise,
son amant ne resterait pas et n’enverrait pas sa patronne sur les roses.
-«
Je ne sais pas, tout dépend des négociations. »
Duo
s’était enfin arrêter de marcher, il s’appuyait sur la porte, ferme les
yeux et
puis il murmure.
-«
Tu ne risques rien au moins ? Il n’y a pas de danger ? »
C’était
donc ça le vrai problème, Heero se lève de suite pour aller le
rejoindre.
-«
Non, Koibito, rien. Pas plus que les autres fois. » Rassure-t-il en
passant sa
main droite sur la joue de son amant.
-«
Alors va, je t’attendrai à la maison comme une bonne épouse. » Soupire
le
natté, de toute façon autant ne pas gaspiller les derniers moments
qu’ils
avaient ensemble puisque les dés étaient jetés de toute façon.
-«
Je n’ai pas besoin d’une épouse, j’ai besoin de toi, j’ai envie de toi
»
Susurre le métis la voix devient roque de désir.
-«
Tu ne le mérites pas ! » Gronde le natté le regard toujours en colère
contre
son amant.
-«
Ce n’est pas ma faute. » Dit Heero d’une voix tendre en mettant sa tête
sur le
côté, un petit sourire se dessine sur les lèvres fines qu’il vient
d’humidifier. Ce qui finit de convaincre Duo.
µµµ
Les
au revoir se font à une heure de l’après-midi dans la salle à manger.
Heero
devant partir pour chercher Relena et son mari. Duo, lui doit prendre
son
service à 14 heures.
Trinita
se blottit dans les bras de son otousan, pleurant sur son épaule, il y
a eu
tellement de tension ses derniers temps que c’est pénible pour
l’enfant, même
si elle est habituée au départ du métis, mais cette fois, il y a aussi
l’annulation des vacances, ce n’est pas souvent que ses parents ne
respectent
pas des engagements.
Marka,
après une accolade attend en retrait. A treize ans, c’est un adolescent
sans
problème, bien dans sa peau, ayant hérité le charme naturel de son
daddy, les
filles commencent à lui courir après, mais lui n’est pas encore
intéressé, il
préfère jouer avec ses amis.
-«
Tu seras prudent ? » Demande pour l’énième fois Duo.
-«
Vous avez donné, un sens à ma vie, je reviendrai. » Certifie le métis.
-«
Ce n’est pas ce que j’ai demandé ? » Insiste le châtain en mettant sa
tête sur
le côté, il y a également de l’anxiété dans sa voix.
-«
Oui, Koibito, je le serai. » Affirme Heero en passant la main sur la
joue du
natté, ce dernier l’attrape et l’a porte à ses lèvres en se perdant
dans les
yeux cobalt. « Il faut que j’y aille, Koibito. On ira une autre fois
au Japon.
»
-«
Tu sais bien que je m’en fous. » Lâche Maxwell ne se décidant pas à
rendre la
main à son compagnon.
-«
C’est pour ça aussi que je t’aime. » Assure le métis en détachant un à
un les
doigts qui emprisonnent sa main.
µµµ
Il
y a maintenant une semaine qu’Heero est parti, trois jours que Duo est
en
congé. Il est assis devant la T.V. pour regarder le journal qui
explique
comment évoluent les négociations dans l’affaire Noscanu comme elle fut
appelée.
-«
Les tensions entre les colons et les terriens s’arrangent petit à
petit, mais
surtout entre les enfants éprouvettes et les enfants naturelles. »
Dit le présentateur.
-«
Qu’est-ce qu’il a fait Monsieur Noscanu, je n’ai pas bien compris Daddy
? »
Demande Marka pendant une page publicitaire.
-«
Il a dit dans une interview que les enfants éprouvettes n’étaient pas
des vrais
humains. Et qu’il n’y avait que les colons pour ne pas le savoir. »
Répond
Maxwell en regardant le poste pour savoir quand le programme reprend.
-«
Mais c’est un con, ce n’est pas sa conception qui fait la valeur de
l’être
humain ! » S’indigne l’adolescent.
Duo
lui sourit avant de lui mettre un doigt sur les lèvres pour le faire
taire.
-«
Grâce au garde du corps de Mme Relena Peacecraft-Noscanu, un attentat a
été
évité. » Reprend
le journaliste en suivant ce qu’il doit
dire sur le prompteur.
Maxwell
prend son portable et fait un sms.
«
Je croyais qu’il n’y
avait pas de risque »
Il
envoie alors que Relena apparaît à l’écran, pour faire une nouvelle
fois des
excuses en direct, promettre des aides ainsi que recommencer des
négociations
avec des associations qui se sont senties lésées.
-«
Ojisan n’est pas loin. » Lâche Marka avant de rire quand l’air de « je
suis
en vie » s’élève en dehors de la caméra.
Relena
fait les gros yeux sur le côté droit avant de reprendre son discours.
Pourtant
le Gsm de Duo ne tarde pas à sonner, il le redresse pour lire le
message qu’il
vient de recevoir.
«
Je croyais aussi. On
est plus proche du dénouement que ça en a l’air. Tu me manques. »
-«
Je lui réponds ? » Demande Duo à Marka.
-«
Tu en as envie, en plus tu n’as pas pardonné à Relena. » Certifie
l’adolescent
un petit sourire aux coins des lèvres.
-«
C’est vrai. » Sourit le natté en commençant à rédiger sa réponse.
«
Tu me manques
énormément, il y a longtemps que tu n’as pas été aussi longtemps
absent. Le lit
est froid »
Avant
de l’envoyer, Duo fait un clin d’œil à son fils.
-«
Et nous regrettons amèrement les propos qu’a tenu mon époux »
L’air
de « Je suis en vie » s’élève encore. Relena a les
épaules qui
s’affaissent. Duo éclate de rire dans son salon, il a réussi à
contrarier la
jeune femme, son fils avait raison, il ne lui avait pas encore pardonné
de ne
pas avoir pu profiter de son homme pendant les vacances, lui qui avait
déjà si
peu de moment disponible, il travaillait plus que les autres.
L’ambassadrice se
tait, laissant le temps à un journaliste de poser une question.
-«
Votre époux reconnaît-il son erreur ? »
-«
Il reconnaît qu’il n’a pas réfléchi aux conséquences en le disant et
regrette
amèrement. »
Répond Relena, c’était la vérité, son époux
regrettait tout le foin que ça faisait, mais il ne regrettait pas ses
dires.
-«
Dad » Dit Trinita en entrant dans le salon un livre à la main.
-«
Oui Tibou ? » Interroge le natté sans quitter la télévision du regard.
La
gamine avait cinq ans maintenant, elle était toujours aussi mignonne.
Elle
portait ses cheveux bruns mi-longs que soit Duo ou Heero nattaient de
chaque
côté de sa tête. Depuis peu elle avait changé sa façon d’appeler son
père.
Flash-back
Mars AC 213
Heero
est repassé par le home pour reprendre Trinita. Marka rentre de l’école
directement, cette nouveauté n’avait pas été obtenue sans heurt. Heero
l’avait
obtenu pour l’enfant, il avait dû se bagarrer verbalement durant
presque une
semaine avant que son père accepte que l’adolescent puisse rentrer et
rester à
la maison seul ou avec un autre adulte que son Ojisan. C’était accordé
depuis
la rentrée après les vacances de Noël.
Trinita
est partie jouer dans sa chambre. Marka finit ses devoirs et leçons
dans sa
chambre, Heero est dans son bureau.
-«Otousan
? » Questionne l’enfant après avoir frappé à la porte du bureau avant
d’y
entrer.
-«Oui,
Trinita. »
-«Pourquoi
Marka, il t’appelle Ojisan et moi Otousan ? » Demande-t-elle en tendant
les
bras pour qu’il la prenne sur ses genoux.
Le
Japonais avait toujours su que ça arriverait un jour, mais il n’avait
pas
imaginé que ce serait si vite. Duo, avait raison, tous ses noms ça ne
faisait
pas famille unie, mais lui était persuadé que l’amour était le plus
important.
Tant qu’ils s’aimeraient, ils passeraient à travers toutes les
épreuves. Après
avoir installé la fillette sur ses genoux, il commence ses explications.
-«Parce
que même si Marka est ton frère. Daddy est le papa naturel de Marka,
comme
Wufei est le papa de Meiran et Maximilien. C’est son sang qui coule
dans les
veines de Marka. Tu comprends ce que je t’explique ?»
-«Et
pourquoi, il l’appelle pas papa alors ?» Interroge Trinita, ce n’était
pas
logique, puisque Meiran et Maximilien disaient papa à tonton Chang.
Heero
sourit devant l’intelligence de leur fille, elle réfléchissait toujours
avant
de parler, c’était certain. Sans faire compliqué, il lui explique toute
l’histoire de Marka que celui-ci avait été élevé par sa maman, qu’il
avait eu
un papa qui était le mari de sa maman, qu’il avait seulement retrouvé
son daddy
après la mort des deux.
-«Comme
Marka, l’a dit à ton âge, on n’a qu’un papa. Alors, il a cherché un
autre nom
pour l’appeler qui lui était propre. Il a dit Daddy. »
-«C’est
pour ça qu’il a été fâché que je dise daddy à l’adoption ? » S’informe
la
gamine, c’était une scène qu’elle n’avait pas oublié, les portes qui
claquent,
ses parents qui disparaissent, elle qui passait de bras en bras alors
qu’elle
avait besoin de se sentir sécurisée.
Heero
ouvre des grands yeux.
-«Tu
te rappelles de ça ? »
-«Hn,
hn. Il n’aime toujours pas des masses, c’est pour daddy qu’il me laisse
dire. »
Avoue la fillette en secouant la tête énergiquement.
-«Je
sais. » Répond Yuy en déposant un baiser sur le front de la gamine.
Une
semaine après cette discussion que Trinita avait eue avec Heero, elle
écoutait
un feuilleton à la TV. Quand un des personnages lâche le mot « Dad ».
-«Marka,
qu’est-ce que ça veut dire Dad ? » Demande la gamine en fronçant des
sourcils.
-«
C’est le diminutif de daddy. » Précise l’adolescent sans quitter le
poste du
regard.
-« Oh ! Merci Marka. » Elle
était contente de cette réponse.
-«De
rien Trinita.»
A
partir de ce jour-là, elle avait introduit le Dad à la place du Daddy,
ça
allait à Duo qui avait été surpris la première fois qu’elle l’avait
utilisé,
mais devant l’air radieux de son fils, il avait accepté, il n’était
plus à un
nom différent, du moment que l’ambiance était bonne, le nom importait
peu tout
compte fait. Ses enfants étaient égaux sur papier voilà ce qui comptait
à ses yeux.
Fin
du flash-back
Trinita
se tourne vers le poste de télévision puisqu’elle n’avait pas l’entière
attention de son père.
-«Oh,
on va voir Otousan à la TV.» Dit-elle en voyant Relena. Elle vient
s’installer
sur les genoux de Duo.
-«Non,
jamais, mais il est là, tout près. » Affirme le natté en déplaçant un
rien sa
fille pour continuer à suivre son programme.
-«Il
rentre quand ? » Interroge la fillette doucement, il lui manquait son
Otousan,
déjà qu’ils auraient dû être au Japon et non ici à la maison, alors
sans lui
c’était encore plus long, le temps passait moins vite.
-«On
ne sait pas, ça ne dépend pas de lui. » Répond le châtain quand une
page de
publicité apparaît.
-«C’est
quoi ça ? » Demande Trinita en lui montrant un livre qu’elle avait en
main.
Puisqu’elle savait qu’elle aurait une réponse précise maintenant que le
programme n’intéressait plus son père.
-«C’est
un feu d’artifice, Tibou. » Répond Duo après avoir jeté un rapide coup
d’œil au
livre.
-«J’en
ai jamais vu. » Bougonne la fillette comme chaque fois qu’elle est
déçue. Elle
descend des genoux de son père en faisant une grosse lèvre.
-«C’est
normal, dans l’espace, on ne sait pas en faire. Sur terre, ils en
tirent pour
les grandes occasions. Nouvel an, fête nationale. » Explique Maxwell,
toujours
un œil rivé sur la poste de télévision pour savoir quand son émission
reprend.
-«Tu
en as déjà vu Daddy ? » Demande Marka après avoir regardé l’image
qu’avait montré
sa sœur.
-«Oui,
c’est encore plus beau que dans le livre. » Sourit le natté.
-«Dad,
je veux en voir. » Exige Trinita qui se retient de taper du pied sur le
sol.
-«Pardon
! » Lâche Duo, son regard se fait directement plus dure, la politesse
et le
respect étaient une part importante de son éducation, des choses à
respecter
pour les jeunes au home. Il ne tolèrerait pas ça dans sa famille.
-«Dad,
j’aimerai en voir un, un jour. » Reprend Trinita docilement.
-«J’aime
mieux ça.» Admet le natté en se levant pour couper la TV puisque
c’était un
autre sujet qui commençait.
µµµ
Quand
les enfants sont aux lits, Maxwell se rend dans le bureau d’Heero afin
de faire
quelques recherches. C’est bien ce qu’il se rappelait, au mois de
juillet, il y
avait des fêtes nationales sur Terre.
On
était le 18 juillet. Dans trois jours, en se rendant en Belgique, il
pourrait
leur montrer en vrai feu d’artifice.
Pour
leur faire cette surprise, il doit effectuer une petite réservation via
le net.
Il pourra prévenir les enfants dès demain matin.
Pour
l’heure, il était impatient de savoir si Heero lui avait répondu à son
mail
d’hier soir. Et le prévenir de ce qu’il allait faire, lui donner
l’adresse de
son hôtel, on ne sait jamais qu’il puisse se libérer plus tôt.
Duo
a un sourire radieux, en ouvrant la boite mail. Il s’agrandit encore
plus en
voyant qu’Heero avait continué le petit jeu de savoir ce qu’il ferait à
l’autre
quand il se retrouverait. Le natté commençait à avoir chaud en lisant
les
souhaits de son amant.
«Je
m’installerais sur toi, en te faisant glisser en moi, avant de
reprendre
possession de ta bouche, mes mains courront sur ta nuque, pinceront tes
mamelons, avant que je ne demande à tes mains de me faire monter et
descendre
le long de toi. »
Dire
que tout était parti parce que lui avait écrit qu’il se languissait de
ses
lèvres fines, de pouvoir les mordiller, les sucer et les lécher, que
chaque
jour qui passait, elles lui manquaient de plus en plus.
Maxwell
espérait que son homme serait rapidement là maintenant, il aurait mieux
fait de
s’abstenir d’écrire ça en premier, car leur jeu c’était comme un duel.
Le
premier qui ne ferait pas pire que l’autre aurait perdu, perdu quoi, il
n’en
savait rien. Mais perdu et aucun des deux n’aimait s’incliner.
Sur
le dessus du mail, il note toutes les informations nécessaires pour que
Heero
puisse les rejoindre et il se lance dans l’escalade, il aura besoin
d’une
douche froide après, déjà rien qu’en relisant ce qu’avait écrit son
compagnon
il était au garde à vous, seulement son soldat n’était pas là pour le
mettre au
repos.
«Je
te ferai monter de plus en plus vite, de plus en plus haut, et te
faire
redescendre de plus en plus loin. Avant de te coucher sur le lit et
pouvoir
rentrer plus profondément en toi, avant de prendre ta virilité en main
et de te
procurer plus de plaisir, pendant qu’avec ma langue, je décrirai des
petits
cercles sur ta poitrine. »
-«Envoie
et douche froide.» Lâche le natté en s’exécutant, dans la foulée, il
coupe
l’ordinateur.
µµµ
Au
matin, les enfants sont ravis par la surprise. Si Duo avait écouté
Trinita,
elle aurait pris toute sa garde-robe. Le vol est prévu pour
l’après-midi. Wufei
a proposé de les conduire.
Un
sac pour chacun avec leurs affaires personnelles, ils ne partaient que
pour
cinq jours, pas besoin de s’encombrer non plus. Marka voulait profiter
de son
voyage sur Terre pour visiter un parc d’attraction dont il avait
entendu parler
à l’école. Mini-Europe reconstruit à chaque destruction. Un des seuls
vestiges de
tous les monuments qui avaient marqué la gloire de la Terre avant l’ère
AC.
C’est
ce qu’ils firent en arrivant à Bruxelles après avoir déposé les valises
dans la
suite qu’avait réservé le natté. Ils visitent et découvrent une petite
tour
Eifel, le carillon de Big Ben, le palais des Doges, l’acropole au total
ils
regardent trois cents maquettes.
Le
lendemain, ils visitèrent dans la matinée l’Atonium, ils montent
jusqu’au
somment afin de voir la ville en contre bas. En début d’après-midi, Duo
fait
faire une sieste à Trinita qu’elle puisse profiter du spectacle
nocturne
qu’elle avait souhaité voir.
Marka
avait demandé l’autorisation de se rendre à la piscine tropicale juste
au pied
de l’Atonium, en face de leur hôtel et l’avait obtenu sans trop de
difficulté.
Maxwell
avait un autre problème qui le tracassait qu’il voulait essayer de
résoudre
pendant que la gamine dormirait. Depuis deux jours, il n’avait plus de
nouvelles d’Heero. Il n’avait pas eu de réponses depuis son mail de
départ pour
la Belgique, ce qui le rendait encore plus nerveux, il avait essayé de
l’appeler sur son gsm, mais il était tombé directement sur la boite
vocale. Il
essayait de cacher son inquiétude pour ne pas gâcher le plaisir des
enfants.
Après
avoir soupé au restaurant de l’hôtel, commence la longue attente du
feu
d’artifice. Malgré une ballade nocturne sur le Boulevard du Centenaire,
Trinita
n’attendait plus que de voir le ciel s’embraser. Le premier coup de
somation
fait, Duo et les enfants s’installent dans le parc Osseghem comme il
l’avait
promis aux enfants, ils sont assis dos à l’Atonium.
Quand
la première fusée s'envole, elle explose dans le ciel pour l’éclairer
d’une
pluie d’argent. La deuxième monte très haut avant d’éclater en corolle
verte,
la suivante c’est une corolle rouge, puis une bleue. Trinita assise
sur les
jambes de Duo qui est en position du lotus, les mains dans le dos,
s’émerveille
des feux de toutes les couleurs, qui ressemblent soit à une fleur, une
fusée,
un parapluie. Elle ne se lasse pas du ciel éclairé de milles feux et de
couleurs.
-«C’est
beau Dad, c’est magnifique, merci ! » Dit la gamine après le bouquet
final où
elle ne savait plus où donner des yeux pour tout voir.
-«J’en
avais déjà vu un daddy ?» Interroge Marka, parce qu’il avait
l’impression qu’il
avait déjà assisté à ce genre de spectacle avant mais c’était tellement
flou.
-«Pas
avec moi, Marka, peut-être avec ta mère ou ton papa. Argh, qu’est-ce
que ça me
fait bizarre de dire ça! » Lâche Maxwell en secouant la tête de dépit.
Marka
éclate de rire, devant la tête du natté, qui prend la petite fille de
ses
genoux pour la mettre debout.
-«On
rentre. » Précise Maxwell en voulant se mettre également debout.
Trinita
se fige, puis cavale dans la foule, Duo n’a pas le temps de démarrer
derrière
elle, qu’il ne la voit plus. Il a beau chercher du regard son petit
tee-shirt
blanc ainsi que sa jupe beige, il ne la voit pas.
-«Là,
Daddy, là ! » Dit Marka en tirant sur la main de son père, alors qu’il
est
debout à côté de lui à chercher sa petite sœur du regard également.
C’est
Maxwell qui se fige, son regard sur l’homme qui lui ramène sa fille.
Marka
prend sa sœur dans ses bras et part vers l’hôtel. Les yeux indigos
n’arrivent
pas à se détacher des yeux cobalts.
-«Je
t’ai manqué ? » Interroge Yuy un petit sourire sur le coin des lèvres.
-«Pourquoi
? » Lâche Maxwell, ne trouvant rien d’autres à dire.
-«Problème
sur ta boite mail, tout me revenait. » Répond le brun en se noyant dans
les
yeux de son amant.
-«J’ai
un Gsm. » S’indigne le natté.
-«Moi
plus, il est tombé dans la baignoire et tout était en mémoire sur le
gsm et non
la carte, alors ? » Questionne à nouveau le métis pour savoir si c’est
seulement son corps qui a manqué à son homme.
-«Je
devenais fou sans toi. » Avoue le châtain en s’avançant vers son
compagnon.
-«Viens.
» Dit Heero en lui prenant la main. « Mes affaires sont déjà à l’hôtel,
j’attends que tu mettes tes mails en pratique. Pas le dernier, j’ai une
autre
idée pour le bouquet final. » Avoue-t-il en se tournant vers lui pour
lui sourire.
Arrivé
à l’hôtel, ils sont accueilli par l’adolescent.
-«Elle
est au lit, j’y vais aussi. Je suis heureux de te revoir, Ojisan.» Dit
Marka
qui les attendait dans le salon de la suite que louait Duo.
-«Moi,
aussi Marka. » Assure le métis
L’adolescent
avait à peine fermé la porte de sa chambre, qu’Heero tire le natté à
lui, passe
sa main derrière la nuque de son amant et susurre.
-«Comme
ça mes lèvres, c’est la première chose qui t’a manqué ? »
Pour
toute réponse Duo passe sa langue lentement dessus, avant de les
mordiller à
tour de rôle, et de prendre la lèvre inférieure entre les siennes et de
la
sucer, avant de repartir à l’attaque de la lèvre inférieure, pour la
faire
céder et en passer le passage. Heero n’arrête pas de fourrager dans les
cheveux
de Duo qu’il avait dénatté, cherchant à lui faire accélérer le
mouvement. Duo
finit par s’arrêter.
-«On
ne va pas rester dans le salon pour faire la suite des mails.» Dit
d’une voix
roque de désir Maxwell.
-«Tu
ne vas pas les faire un à un Koibito, je ne tiendrais jamais. » Assure
Yuy la
voix haletante.
-«Non,
moi non plus. Viens,
my Lover.»
Avoue
Maxwell en le tirant vers la chambre.
Ils
se sont déshabillé en se regardant dans les yeux, une fois fini, Heero
l’amène
vers le lit.
-«Assieds-toi,
je viens. » Dit le brun en caressant la joue de son homme.
-«Reste.
» Répond le natté en le tirant à lui et l’installant d’autorité sur ses
genoux.
«Tout est fini ? Tu ne dois plus repartir ? » Interroge-t-il pour être
sûr de
ne pas être déçu demain matin. En attendant la réponse il caresse le
dos du
brun, en plongeant ses yeux dans les siens.
-«Non,
je suis en vacances, je lui ai dis que la prochaine fois, je
démissionne plutôt
que de te laisser en plan. » Assure le métis.
Puisque
son homme était rassuré et moins contracté dans ses bras, Yuy rend
l’approche
que Duo avait commencée il n’y a pas longtemps, il lui mordille la
lèvre
inférieure, avant de passer sa langue sur la lèvre légèrement meurtrie,
de
demander l’entrée en caressant l’intérieur de la lèvre. Les mains
d’Heero
courent sur la colonne vertébrale jusqu’aux fesses de son amant.
Souriant dans
leur baiser en sentant Duo se durcir encore plus sous ses gestes
tendres, il
faut dire qu’il n’était pas mieux.
Pris
dans ses sensations, le brun pose ses mains sur la poitrine de Maxwell,
pour le
faire basculer en arrière.
-«Non,
non, dit Duo, ce n’était pas comme ça dans les mails. »
Voulant
reprendre le contrôle de la situation, L’Américain soulève légèrement
le
Japonais, pour qu’il puisse replier ses jambes sous lui. Il introduit
doucement
deux doigts en Heero pour le préparer.
-«Je
sais, on va plus vite que prévu. » Susurre le natté dans l’oreille de
son homme
lui déclenchant des milliers de frissons le long de la colonne
vertébrale, il
se soulève un rien pour laisse plus de champs d’action à son amant.
-«Ce
n’est pas grave, je n’en peux plus de toi ! » Grommelle le brun en
s’installant
au-dessus de la virilité de son compagnon et en se laissant glisser sur
lui,
arrachant un cri aux deux.
L’Américain
remet sa main sur la nuque du Japonais pour l’embrasser à pleine
bouche, le
temps que leur ardeur se calme un peu, Heero sent qu’il va exploser
s’il ne se
retient pas. Et il ne pourra pas faire ce qu’il rêve de faire à son
homme
depuis qu’il a pris une navette pour retrouver son amant.
-«Koibito.»
Murmure Yuy pour lui donner le signal qu’il est plus calme
Les
mains de Duo glissent sur le dos de Heero jusqu’en dessous des ses
aisselles,
avec un dernier baiser dans le cou. Les mouvements de va et vient se
font de
plus en plus rapide, pendant que les mains de Yuy caressent la poitrine
du
natté, triture les mamelons, arrachant des gémissements de plus en plus
fort
des deux amants. Duo veut prendre la virilité d’Heero en main pour
l’aider à
monter plus vite dans le plaisir.
-«Non,
j’ai d’autres projets, Haaaa, pour toi. » Bredouille le métis.
Duo
attrape Heero aux fesses, le soulève, le descend une fois de plus et
puis il se
redresse avec le Japonais sur lui, le couche sur le lit, et s’enfonce
de plus
en plus en lui, touchant la prostate à chaque fois lui arrachant encore
plus de
gémissements, Duo ne sait plus se retenir et finit par jouir en lui.
Heero lui
sourit, il est couvert de sueur, mais ses yeux brillent de malice. Duo
n’a pas
le temps de se reposer vraiment que le Japonais le couche sur le dos,
lui met
une jambe sur son épaule, et se positionne bien au-dessus du rectum de
Duo. Il
commence à s’introduire petit à petit, le natté attrape les couvertures
sous la
douleur. Heero se retire pour introduire lentement deux doigts et faire
de
mouvements de ciseaux pour élargir le passage. Heero se repositionne,
Duo met
ses deux mains sur les fesses de Yuy et le fait entrer en lui en une
fois,
Maxwell hurle.
-«Duo,
Mon dieu, pourquoi as-tu fait ça ? » S’alarme le brun en passant une
main sur
la joue de son homme qui a encore les traits crispés par la souffrance.
-«Je
t’aime, bouge, fais disparaître la douleur. » Halète le natté en se
mordant la
lèvre pour essayer de déplacer le mal.
Heero
s’exécute d’abord lentement, en lui caressant la nuque, avant de
l’embrasser
derrière l’oreille. Rapidement le plaisir arrive et chasse la
souffrance. Le
Japonais se retient pour pouvoir augmenter les sensations et le plaisir
de son
amant, touchant la prostate presque à chaque fois, la virilité du natté
reprend
vie, le moment qu’attendait Yuy pour se laisser aller à son plaisir.
Prenant en
main le sexe de Duo, Heero ne pense plus qu’à satisfaire son amant,
augmentant
ses va et vient sur son compagnon et en lui, pour se libérer presque
simultanément. Heero se laisse retomber épuisé sur Maxwell. Sa
respiration
saccadée donne des frissons à la peau moite de l’Américain. Yuy veut se
retirer, mais Maxwell lui met la main sur les fesses.
-«Reste.
» Sollicite-t-il.
-«Duo
! » Il interroge du regard son homme sachant qu’il n’aime pas cette
sensation
d’avoir quelqu’un en lui, qui lui rappelle tellement de mauvais
souvenir.
-«Reste
pour toutes les fois où je me refuse à toi. » Murmure le natté les yeux
brillant d’amour.
-«Je
t’aime. » Chuchote le brun dans l’oreille de son homme en lui caressant
le
torse qu’il ne couvre pas.
-«Moi,
aussi. »
Heero
l’embrasse dans le cou, laisse ses mains courir sur le torse du natté,
avant de
se retirer. Duo grogne un peu, mais encore plus quand le Japonais sort
du lit.
Il revient rapidement avec un essuie et un gant de toilette pour le
laver.
-«
Tu es vraiment un amour. Tu as vu le feu d’artifice ? » Questionne le
châtain
en enlevant les traces de leur passion.
-«Oui
dans tes yeux. » Certifie le métis en venant se coucher près de son
compagnon.
OWARI
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