banniere

Accueil Qui suis-je ? Fanfictions Fictions originales Fictions en commun Autres auteurs Liens 

Titre : Tueur à gages

Disclaimer : les persos ne sont pas à moi qu’on soit clair mdr, ils sont aux auteurs de Gundam Wing

Genre : euh… hors sujet mdr. Rien à voir avec le manga


Un an et demi


Je suis allongé sur les dalles froides qui recouvrent le toit de l’immeuble sur lequel j’observe depuis près d’une heure la fenêtre du dernier étage du bâtiment d’en face. La fenêtre du salon pour être précis. Plus d’une heure que je me les gèle dans le froid hivernal. Je remonte mon écharpe sur mon nez en faisant bien attention de ne pas quitter des yeux la fenêtre et soupire. Le canon de mon Fass posé sur le rebord du toit.

Je suis tueur à gages. Mon but ? Assassiner les gens qui en savent trop sur les membres de la mafia russe. Non je ne suis pas en Russie mais bien en amérique. Mais ils ont un Q.G ici. Bref je me rappelle même plus comment j’en suis arrivé à faire ce job. Ou presque. J’ai tenté d’oublier…

Vous vous rappelez le chinois qui habite en face de chez moi ? Ben c’est un mafieux… Je l’ai découvert par hasard et comme il a vu que j’étais très doué en tir bah c’était ou je mourais ou je bossais pour eux.

Je vous explique tout de même, histoire que vous voyez un peu plus clair.

Peu après le départ d’Heero, j’ai surpris une conversation téléphonique qu’il avait. Bon on n’a pas idée de parler d’assassiner quelqu’un en plein milieu de la rue, à un feu rouge mais bon. Lui l’a fait. Et quand son regard a croisé le mien, je peux vous dire que j’ai vu toute ma vie défiler en quelques secondes. Il m’a demandé de la suivre chez lui. Vu le ton de sa voix, je n’avais pas vraiment le choix donc je l’ai fait sans broncher.

Il m’a fait m’asseoir sur un canapé, son regard était froid. Un peu trop mon goût. Il m’a dit que je n’aurai jamais dû entendre ce que je venais d’entendre et je peux vous dire que j’ai jamais autant eu peur. Il m’a lâché d’une voix menaçante :

- Un témoin ça fait pas très joli.

Là je me suis dit que j’allais y passer mais il a abordé le sujet qui m’a sauvé. Le fait que je sois très doué au tir, voire un peu trop doué. Il m’a proposé de travailler pour lui. Enfin proposer. Ça ressemblait plus à une menace mais sur le coup j’ai tout de suite accepté !

C’est qu’après être arrivé chez moi que j’y ai vraiment réfléchi et plein de questions me sont arrivées en tête et puis finalement, lors de mon premier jour, j’ai vu que c’était pas si mal de descendre des gens surtout qu’ils sont souvent pourris, des trafiquants de drogue, d’armes, j’ai presque l’impression de faire ma BA et de débarrasser la terre de fumier.

Inutile de vous dire que je suis tenu au secret bien que je l’ai tout de même avoué à Hilde. J’ai pas pu m’en empêcher, quand elle a vu que j’avais un salaire un peu trop élevé pour quelqu’un qui n’est pas encore diplômé, elle ne m’a plus lâché, elle a commencé à me poser des tas de questions et j’ai craqué. Elle ne l’a pas prit mal, elle m’a juste sourit et m’a fait promettre de faire attention à moi.

Heero ? Une sacré histoire… vous vous souvenez sûrement la fameuse soirée où on était mangé chez lui avec Quatre ? Et bien ce jour là il m’a avoué que je ne l’avais pas laissé indifférent. On a commencé à sortir ensemble, un mois plus tard il partait en mission à l’autre bout du monde.

Au début il m’appelait tous les soirs et il m’envoyait une carte une fois par semaine. Pas de soucis, j’avais toujours des nouvelles. Puis elles se sont fait rare pour finalement être inexistante les trois derniers mois. Ça fait un an et demi que l’on sort ensemble. Jour pour jour. Je me demande s’il y pense… moi oui, je n’ai rien d’autre à faire de toute manière. Je veux dire par là que je n’ai rien pour me changer les idées.

Le vent se lève rendant le froid encore plus insupportable. Je suis complètement engourdi et je commence à en avoir marre d’être là mais ça fait partie de mon job. Je l’aime bien d’ailleurs faut pas croire. Mais dans le froid, ce n’est pas cool.

Heero… il me manque tellement, je me demande ce qu’il devient, s’il va bien, s’il est… vivant ? J’ai tellement peur.

C’est une ombre qui passe devant la fenêtre qui me fait penser à autre chose qu’Heero. Je vise et tire. La silhouette tombe sur la moquette et je tire encore deux coups pour m’assurer de sa mort. Je me lève, engourdi par le froid et lève la tête vers le ciel gris. Quelques flocons commencent à tomber et j’entends au loin un hélicoptère. Une larme roule le long de ma joue. Le vent me fouette le visage et je m’essuie les yeux d’un revers de main avant de décharger mon arme et de la ranger soigneusement dans un sac que je mets sur mon épaule. Un dernier regard sur l’immeuble en face et je quitte celui sur lequel je suis depuis une heure et quinze minutes. Je descends les escaliers quatre à quatre et sort de l’immeuble pour traverser la rue.

Quand j’entre dans la maison, il fait bien chaud. J’enlève mes chaussures et ma veste et me dirige vers le salon où Quatre est appuyé contre le dossier du canapé, occupé à fixer Roy qui est au téléphone. Roy est souvent chez nous en ce moment, lui et Hilde sont devenus très amis et comme Hilde vit chez nous le temps de trouver un nouvel appartement et bien il est souvent là. Il me sourit et me tend le combiné.

- C’est pour toi.

- C’est qui ? Je demande en soupirant.

En ce moment, je ne veux ni parler, ni voir personne. Je suis démotivé.

- Prends, tu verras.

Voyant qu’il ne m’en dira pas plus, je prends le téléphone et réponds. C’est une voix grave qui se fait entendre à l’autre bout.

- Duo ? C’est Heero.

Je quitte le salon pour monter m’enfermer dans ma chambre et réponds :

- Hee-chan ? Tu m’as manqué…

- Je sais. Excuse-moi de ne pas avoir appelé plus tôt.

- T’es tout excusé, je me suis inquiété pour toi. Dieu merci tu es en vie.

- Ooooh oui. Et j’ai plutôt intérêt, je rentre demain.

Je m’adosse au mur, la tête contre et me rends à peine compte que des larmes de bonheur glissent lentement le long de mes joues. Savoir qu’Heero va revenir c’est la meilleure nouvelle depuis bien des mois. J’avais tellement peur de plus le revoir.

- Duo t’es là ? S’inquiète-t-il

- Oui oui… parle-moi Heero, ne t’arrête pas.

- Ca va ?

- J’ai besoin d’entendre ta voix.

Il me parle de ces derniers mois où il faisait de la surveillance. Je l’écoute, absorbé par son flot de paroles. Sa voix… elle m’a tellement manqué. Je me laisse glisser le long du mur, un sourire aux lèvres.

- Duo, il faut que je te laisse mais je passe te voir demain.

- Promis ?

- Juré.

- D’accord.

- Duo ? dit-il après un moment de silence

- Oui ?

- Je t’aime.

Une nouvelle vague de larmes monte. C’est la première fois qu’il me le dit. Avant il se contentait de me dire que je lui manquais. La communication est coupé mais je m’en fiche. Lui, il sait que je l’aime. Je lui l’ai souvent répété. J’ai qu’une hâte : être demain pour pouvoir me jeter dans ses bras.

A suivre… 

Chap 8 - Chap 10 

Si ça vous a plu, il y a l'option

Commentaires

Merci de dire pour quelle histoire vous m'écrivez ^___^