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Disclaimer
: Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j’ai toujours
essayé de ne
pas les abîmer, en tout cas, jusqu’ici ils ne s’étaient jamais plaints.
Les
autres personnages sont ma propriété et mon invention.
Genre
: Hurt/confort, un peu médical également, choses à ne pas faire,
romance.
Rating
: T
Acteurs
:
Heero, Duo, Wufei, Quatre, Sally, Trowa, Relena.
Lectrice
01 :
Arlia Eien
Note
de l’auteur : Ceci
est une histoire, elle ne porte pas à
conséquence. Dans la vie réelle ça en aurait été autrement pour les
acteurs,
ici quand le rideau tombera, ils se relèveront.
Un
soir de Saint
Sylvestre
C’est
vrai qu’ils avaient établi la paix ensemble, c’est vrai que se battre
durant
neuf mois ensemble, avec un même objectif, ça crée des liens. Mais ce
n’était
certainement pas une raison pour que les cinq pilotes de Gundam se
lient d’une
grande amitié.
Ils
étaient des amis, des connaissances de galère, des frères d’armes. Ca
ça ne
changerait jamais ! Mais pour le reste,...
Heero
Yuy après la guerre décide d’entreprendre des études en tant
qu’étudiant libre,
cherchant d’école en école ce qu’il pourrait lui convenir comme métier
pour sa
future vie, sans vraiment trouver sa voie.
Duo
Maxwell quant à lui s’occupait avec Hilde Schbeiker d’une société de
récupération de métaux, ce n’était pas ce qu’il voulait faire de sa
vie, mais
il fallait bien nourrir son homme.
Le
natté savait ce qu’il voulait faire comme métier mais il devait
attendre
d’avoir un âge un peu plus légal pour le concrétiser. Parce que la
première
chose qu’on lui demanderait s’il allait frapper aux portes des
entreprises
qu’il convoitait, c’était son âge. Et si pour devenir terroriste, il
n’y avait
pas d’âge légal, pour devenir un civil respectable tout était
différent, même
ses talents de pilote n’avaient rien de légal pour l’instant.
N’aimant
pas rester sans rien faire, l’ex-02 se dit qu’il pouvait tout autant
travailler
avec Hilde dans cette société.
Trowa
Barton quant à lui avait rejoint le cirque qui lui avait servi de
couverture
pendant la guerre. Il s’y sentait à sa place avec les gens du voyage.
Ces
personnes ne posaient pas de questions, seul le talent comptait et le
brun-roux
en avait avec les animaux.
Catherine
avait l’impression d’avoir de nouveau son petit frère décédé au près
d’elle.
Donc pour les troubadours, Trowa l’était. C’était aussi simple que ça.
Quatre
Raberba Winner suivait la voie que sa naissance lui avait ouverte. Avec
l’aide
de plusieurs de ses sœurs, il faisait fonctionner l’exploitation
minière de son
défunt père. Certains Maganacs, qui avaient combattu avec le blond,
étaient
venus sur L4 pour soutenir le jeune homme dans sa nouvelle fonction et
lui
servir de gardes du corps.
Le
métier qui avait été choisi pour lui convenait à Quatre, la guerre il
n’en
voulait plus, c’est aussi pour ça qu’il avait contacté les autres
pilotes pour
détruire leurs Gundams en les envoyant vers le soleil.
Chacun
des ex-pilotes sait toujours où trouver les autres même s’ils ne
cherchent pas
le contact. L’envie de se voir n’est pas omniprésente, ni vraiment
importante.
Les rencontres sont fortuites ou provoquées suivant les circonstances.
Tout
le monde savait où trouver les trois autres, parce qu’il y en avait un
qui
avait disparu et qui répondait aux abonnés absents. Aucun ne savait où
trouver
Wufei, mais ce n’était pas si important que ça puisqu’il avait toujours
été le
plus solitaire durant la guerre, il restait à nouveau dans son coin.
µµµ
AC
197
Un
an plus tard, les pilotes avaient de nouveau combattu ensemble pour que
la paix
s’installe durablement. Enfin, pas vraiment ensemble, Wufei était dans
le camp
adverse même si pour lui il oeuvrait toujours pour la paix, mais d’une
autre
façon. Le chinois désirait que le peuple montre par des gestes qu’il
souhaitait
également la paix et qu’il ne laisse de nouveau des simples adolescents
se
battre pour elle.
Après
cet incident les G-boys s’étaient perdus de vue. La paix était là,
d’autres
personnes prenaient le relais pour la préserver. Les jeunes gens
peuvent enfin
devenir des jeunes hommes normaux, même si leur passé est parfois bien
trop
lourd à supporter pour eux.
Wufei
a intégré les Preventers et c’est lui maintenant qui garde le contact
avec les
autres ex-pilotes, c’est lui qui les rassemble durant la première année
pour
les avoir comme coéquipiers pour certaines missions et puis petit à
petit, les
jeunes gens en grandissant déclinaient les invitations à participer à
des
missions de la part de Chang.
Chacun
avait sa vie et ne pouvait plus se permettre de tout quitter. Les
contacts se
firent plus rare et ils se limitaient en général aux mails et quelques
fois en
personne. Ils leur arrivaient de se retrouver pour Noël et fêter la
paix. Pour
le 7 avril ou encore pour certains événements comme le mariage de Trowa
avec
une trapéziste, la naissance du premier enfant de Wufei,...
µµµ
AC
206
Dix
années se sont écoulées depuis la dernière fois où les G-boys se sont
retrouvés
pour instaurer la paix.
Dix
années qui leur ont permis de se construire chacun de leur côté
µµµ
AC
208, Du côté de l’ancien pilote du DeathScythe
Dès
qu’il a eu vingt-ans, Maxwell a quitté la société de recyclage. Il a
vidé une
partie de son compte en banque. Il économisait quand même pour ça
depuis trois
ans.
Le
natté passe en premier son brevet de pilote de navette qu’il obtient
sans aucun
problème. L’ancien pilote du DeathScythe avait bien préparé son coup,
prenant
les rendez-vous plus d’un mois à l’avance pour pouvoir le passer.
La
semaine suivante, muni de son permis voiture, qu’il avait obtenu il y a
deux
ans, l’ex-02 passe son permis de conduire poids lourd qui ne lui pose
pas plus
de difficultés, il conduisait un camion avant de savoir lire.
Avec
ses deux permis flambants neufs, Duo se présente à la plus grosse
entreprise de
navette-cargo avec livraison intégrée.
Maxwell
peut enfin réaliser son rêve et goupiller plusieurs passions.
Maintenant il vit
de son amour de la conduite. Il parcourt l’univers pour livrer ses
marchandises. La navette n’est pas à lui, le camion de livraison non
plus mais
il aime ça. Et plus son métier comble son besoin d’indépendance et de
contact
humain.
Bien
sûr, il lui reste un pied à terre sur L2, un petit studio, mais pour le
temps
qu’il y passe c’est suffisant, sa maison c’est plutôt la cabine de son
camion.
C’est à cet endroit qu’il a ses marques, qu’il conserve les objets qui
sont les
plus importants à ses yeux. Son portable qui lui permet de garder le
contact
avec ses anciens amis, il l’emmène partout avec lui. Maxwell n’a pas
besoin de
plus pour être heureux.
Duo
finit par avoir des connaissances aux quatre coins de l’univers. Ca
calme son
envie de voir du monde. Mais il ne doit pas s’attacher puisqu’il ne
reste
jamais au même endroit.
En
un sens, il préfère ce genre de relation, il ne s’attache pas et il ne
risque
pas de souffrir si un malheur arrivait à une de ses connaissances.
En jeune homme normalement constitué, ce n’était pas rare qu’au hasard
d’une
rencontre, Maxwell finisse la nuit avec la personne dans son camion ou
dans
celui de sa conquête.
Parcourir
l’univers avait aussi cet avantage, ce n’était pas qu’il était volage,
non,
seulement il avait des amis plus qu’intime, des amants disséminés dans
plusieurs endroits, il ne devait pas attendre de rentrer chez lui pour
retrouver quelqu’un en particulier, il avait des amants de passages. Et
il
avait des amants fixes : ceux là agissaient comme lui, goûtant aux
plaisirs en
terre étrangère, mais aimant retrouver un partenaire particulier avec
qui ils
avaient déjà passé un bon moment. Comme Duo, ils préféraient avoir un
large
choix d’amants potentiels et ne pas devoir être fidèle.
Du
moins le natté n’avait pas encore trouvé la personne qui pourrait
monopoliser
ses attentions, il n’était même pas persuadé lui-même qu’elle existait.
Il
avait bien trop peur de laisser ses sentiments sortir, de s’attacher
pour
perdre encore des êtres chers à son cœur.
Il
y avait maintenant sept ans que Maxwell vivait ainsi sans ressentir de
vide
dans sa vie. Il était bien, presque heureux, comme il y avait longtemps
qu’il
ne l’avait jamais été.
µµµ
AC
208, Sank entre deux missions du sergent Yuy.
Après
la guerre et le putsch de Maria-Mejia, Heero a bien tenté de reprendre
des
études. Il suivait un cursus comme élève libre un temps, puis il
changeait
radicalement d’orientation sans jamais trouver sa voie.
Ne
pouvant pas continuer de cette façon éternellement, il décide alors de
faire ce
qu’il a toujours su faire. Puisqu’il ne trouve pas comment vivre
heureux, il
allait au moins survivre bien dans sa peau. Cette solution le
soulageait, il
avait trouvé ce qu’il allait faire de sa vie. Elle lui faisait oublier
ces
échecs scolaires qu’il ne ressentait pas comme de vrais échecs, il
aurait été
capable de réussir ses études s’il y avait trouvé une motivation
suffisante et
un avenir qui lui convenait parfaitement.
Après
avoir pris sa décision de revenir à la vie militaire, Yuy se sent
directement
mieux, surtout qu’il commence comme simple soldat, il sera un
exécutant, il
préfère ce rôle-là.
Etre
militaire le rend heureux. Il est entouré d’hommes qui sont comme lui,
il ne doit
plus se tracasser pour trouver tout seul son avenir. Pourquoi
s’était-il
tellement rebellé contre cette solution ? Parce qu’il n’aimait pas la
guerre,
mais tout le reste dans l’armée lui convenait parfaitement. Comme obéir
aux
ordres, le maniement d’armes et la structure même de l’armée.
Quand
il apprend qu’il existe une section humanitaire, Heero sait qu’il a
trouvé sa
raison d’être en plus d’un travail. Dorénavant il se battra pour
défendre la
paix, il partira aider des populations en détresse face à certains
hommes, face
à certains fléaux naturels. Il sera là pour la reconstruction après des
catastrophes naturelles. Oui, là il était plus qu’heureux.
Il
aimait aussi garder un contact avec ses anciens coéquipiers, même s’ils
ne se
voyaient presque plus, mais il aimait savoir ce que faisaient ses amis
et puis
maintenant sa vie c’était ses nouveaux coéquipiers. C’était eux dont
ils
surveillaient la vie, c’était à eux qu’il confiait la sienne.
Yuy
n’avait pas d’autre domicile qu’un pavillon à la caserne de Sank. Les
biens
matériels, il n’en avait jamais eu. Aussi loin que ses souvenirs
puissent
remonter, il a toujours été un nomade. Des hôtels avec Odin, des
planques en
mission pendant la guerre. Le seul moment où il avait eu de la
stabilité en
matière de logement c’est durant son entraînement avec le professeur J.
Après
il avait erré de logement d’étudiant en logement d’étudiant. Puis de
caserne en
caserne, maintenant c’était souvent des tentes sur les lieux de mission.
Ca
ne le gênait pas, il préférait parcourir l’univers pour aider les
populations
en détresse que d’avoir sa propre demeure. Ses collègues étaient
devenus aussi
important pour lui que les pilotes de Gundam, même s’il ne le montrait
pas plus
qu’auparavant.
Parfois
l’un ou l’autre de ses collègues allait au-delà de sa nature froide
pour
découvrir le jeune homme attachant qu’il était vraiment.
Par
contre, il n’aimait pas mélanger le plaisir et le travail. C’est pour
ça
qu’Heero se trouvait presque dans l’obligation de se rabattre sur les
plans-culs et les gigolos. N’ayant pas assez de stabilité dans sa vie,
ne
restant pas assez longtemps au même endroit pour approfondir une
relation.
Yuy
préférait privilégier son travail à sa vie sentimentale, même s’il
avait déjà
eu des aventures plus sérieuses que d’autres. Il faut dire que s’il
n’avait pas
assez de temps à consacrer à ses ex-coéquipiers, alors comment
pourrait-il
entretenir une relation fixe avec quelqu’un très longtemps ? Il se le
demandait
souvent, mais n’avait pas encore trouvé la personne qui lui donner
envie d’y
arriver.
µµµ
Le
31 décembre AC 208, sur une île de l’Océan Indien
Duo
venait d’effectuer sa dernière livraison de l’année. Il était 13h. Il
venait
d’amener tout le nécessaire pour préparer le festin de fin d’année qui
serait
servi dans cette station balnéaire.
Dans
trois jours, à l’autre bout de l’île de la Réunion, Maxwell devrait
recharger
un camion complet de fruits exotiques, du sucre et des produits de la
mer telle
que les langoustes pour les livrer en Floride.
Le
natté arrivait à un endroit avec son camion chargé, il déchargeait,
avant de
partir le remplir à un autre endroit proche, puis il rejoignait sa
navette pour
livrer ailleurs. Pour ce faire, il devait parfois rester un ou deux
jours dans
le même secteur mais ça lui permettait de voir du pays et de profiter
de la
vie.
Il
n’avait jamais son programme plus d’une semaine à l’avance, mais comme
il
n’était attendu nul part, ça ne le gênait pas, il se rendait là où son
patron
l’envoyait.
La
station balnéaire était dans une région chaude, ça le changeait du
réveillon de
Noël qu’il avait passé au Groenland à remplir son semi-remorque d’une
cargaison
de boite de poissons à l’huile.
Au
moins ici, il y avait des palmiers, des gens venus pour s’amuser. Duo
savait
qu’il passerait un bon moment et surtout qu’il ne serait pas seul. Il
pourrait
se remettre facilement de sa toux persistante. Il était persuadé
d’avoir pris
froid la semaine dernière, il ne voyait que cette solution, il n’était
jamais
malade.
Avant
de penser au repos et à l’amusement, Maxwell envoie des mails à tous
ses amis
anciens et nouveaux pour leur souhaiter une bonne année. Quatre a déjà
envoyé
les siens, il passera le réveillon auprès de Trowa et sa famille.
Après
avoir demandé l’autorisation pour laisser son camion sur un bout de
parking, le
natté se rend dans le pavillon douche qui borde la plage pour faire un
brin de
toilette et se parer de ses plus beaux atours. Il sait déjà qu’il ne
reviendra
pas seul cette nuit. Il avait déjà dû passer Noël en solitaire étant
dans une région
purement commerciale.
Il
a mit un jean noir moulant, mais n’entravant pas ses mouvements. Sur
son torse
il a enfilé une chemise à manche courte de couleur bleu clair, détachée
sur les
deux derniers boutons dévoilant un emblème de la paix. Il avait natté
ses
cheveux avec soin avant de se rendre au restaurant du centre de
vacances.
Dans
un coin, il y a la piste de danse, c’est là qu’il oeuvrera pour attirer
une
personne afin de passer un bon moment cette nuit. Pour l’instant, il
s’assied
au bar en attendant que débutent les festivités. N’étant pas locataire,
il
devra se contenter d’un coin du bar pour souper, mais ça aussi il en a
l’habitude et il aime bien observer les gens.
Duo
venait de recevoir son apéritif qu’une silhouette passe à côté de lui
pour se
diriger vers une table dans un coin retiré, loin de la piste de danse,
loin de
la foule.
Maxwell
sourit, cette façon de se déplacer, il l’a reconnaîtrait entre milles.
Bon, il
n’était pas là pour ça, son but n’était pas de passer une bonne soirée
avec un
vieil ami, mais attirer un type qu’il ne reverrait certainement jamais,
dont il
ne se rappellerait plus le nom le surlendemain. Mais il y a tellement
longtemps
qu’il ne l’a pas vu que le natté hausse les épaules. Les projets sont
faits
pour être changés, le plaisir de le retrouver est tout aussi grand que
le bien
qu’il pourrait se faire.
Prenant
son verre de Martini, seul boisson alcoolisée qu’il s’autorisera à
boire sur la
soirée, le châtain se lève et se dirige vers la table du coin d’ombre.
-«
Qu’est-ce que tu fais là ? » Demande Duo.
-«
Je pourrais te retourner la question ton mail disait une île de l’océan
indien
! »
-«
L’île de la Réunion, c’est une île de l’océan indien. » Sourit de
toutes ses
dents Maxwell. « Je te gêne si je m’incruste ? »
-«
Non, assieds-toi, ta présence me fait même plaisir. » Dit Heero en
montrant une
chaise en face de lui.
-«
Tu es en mission dans le coin ? » Demande l’ex-02 en s’asseyant. Il en
profite
pour détailler Yuy, ce dernier a une chemise bariolée dans les tons de
bleu qui
relève la couleur de ses yeux, quand il l’a suivit des yeux tout à
l’heure, il
avait constaté que le Jean cigarette lui allait toujours aussi bien.
-«
Non en convalescence ! »
-«
Tu en as encore fait de trop ! » Taquine le natté en portant son verre
à sa
bouche.
-«
Si recevoir une poutrelle coupée et tranchante dans l’abdomen en allant
chercher une gamine dans une maison qui s’effondre après le passage
d’un
typhon, c’est en faire de trop, alors oui ! » Répond le brun une
étincelle de
plaisir dans le regard.
-«
Toujours aussi passionnant ton métier à ce que je vois ! »
-«
S’il n’y avait pas cette petite parcelle de risque ça ne
m’intéresserait pas
autant. » Avoue le métis en détaillant le jeune homme en face de lui,
puisque
ce dernier ne s’en était pas privé juste avant.
-«
Et tu étais où quand ça t’est arrivé ? » Demande Duo sachant qu’il est
aussi
nomade que lui.
-«
A Houston. »
-«
Ha ça va ! Ce n’était pas un trou perdu, tu avais des soins à
promiscuité. » Se
sent soulagé Maxwell ce qui était stupide, si Heero était là en train
de lui
parler s’est qu’il avait survécu, alors pourquoi cette hausse
d’angoisse à
l’énoncé de l’accident.
-«
Oui en un sens. L’hôpital avait de l’eau jusqu’au premier étage, encore
une
chance que les groupes électrogènes étaient sur le toit et que ça avait
résisté
aux vents. » Dit posément Yuy comme si tout ça était d’un naturel,
comme s’il
était blasé par ce genre de choses.
Maxwell
ouvre la bouche et écarquille les yeux, en se demandant comment il s’en
était
sorti.
-«
Votre apéritif Monsieur Yuy. Monsieur Maxwell, le directeur vous a déjà
demandé
de ne pas déranger la clientèle pendant les heures de repas. » Dit le
serveur
en amenant un verre de cocktail de fruits au métis.
-«
Il ne me gêne pas, c’est un ami de longue date. Pouvez-vous rajouter un
plat du
jour à servir à ma table ? » Questionne le brun en dévisageant le
serveur.
-«
Tu m’offres le repas Ro’ ? » Demande le châtain en souriant.
-«
Non, mais ta compagnie durant le repas me ferait plaisir. A moins que
tu n’aies
d’autres projets ! » Réalise d’un coup le métis.
-«
Non pas pour la période du repas. Un plat du jour, merci ! » Admet le
natté en
se tournant vers le garçon. C’était bien mieux que de manger sur le
coin du
bar, un spaghetti ou un croque-monsieur.
Le
serveur parti Heero interroge son vis à vis, juste retour des choses,
puisque
jusqu’ici c’était l’ex-02 qui a surtout posé les questions.
-«
Tu as l’air d’être connu ici ! »
-«
A force de livrer aux même adresses on se fait des connaissances. »
Avoue Duo
en haussant les épaules.
-«
Et des ennemis ! »
-«
J’étais très bien accueilli tant que le directeur me courrait derrière.
» Admet
en souriant Maxwell.
-«
Et ? »
-«
Je n’aime pas ses pratiques sexuelles, même si je ne suis pas exclusif,
je ne
fais pas ça à plusieurs. Alors comment t’en es-tu sorti ? » Interroge
Duo
préférant que la discussion change de personne.
-«
Les réserves de sang étant à la cave, il y a eu un appel au don de
sang. On a
fait une transfusion en direct avec d’autres personnes qui avaient un
groupe
sanguin A positif. Il y a eu des patients, des visiteurs et des
personnes
venues se réfugier dans l’hôpital, je ne suis pas le seul à avoir
bénéficier de
cette pratique ce jour là. »
-«
Tu as eu de la chance ! » Admet Maxwell époustouflé par l’aventure de
son ami.
-«
Mon groupe sanguin est courant. » Lâche Yuy comme si ce n’était pas dû
à la
chance mais à ça.
Le
repas se passe en discussions diverses, chacun posant des questions sur
les
pays parcourus, sur ce qu’ils ont aimé en le traversant. Ils reprennent
plaisir
à être ensemble mais pas pour se battre cette fois.
Le
dessert mangé, Duo se redresse sur sa chaise, tousse un peu et dit.
-«
Ce n’est pas que ta compagnie m’ennuie, mais j’étais là pour me trouver
un
casse-croûte ! »
-«
Et tu ne te trompes jamais de cible ? » S’informe Heero en sondant son
ami.
-«
Jamais et comme j’aime les deux rôles, j’ai encore plus de choix ! »
-«
Comment les repères-tu ? »
-«
Un mec qui passe plus de temps à me lorgner, qu’à regarder les filles,
il n’y a
pas photo, il en est. » Explique Duo juste avant de se lever pour se
rendre sur
la piste de danse.
Le
métis ne quitte pas le natté du regard alors qu’il évolue sur la piste
de
danse. Lui aussi n’avait pas l’intention de passer la nuit de la Saint
Sylvestre seul. Une semaine d’hospitalisation lui aurait suffit pour
être à
nouveau performant. Les fêtes de fin d’année, l’avait contraint à
accepter
cette semaine de convalescence, mais il ne resterait pas inactif plus
longtemps.
Ce
n’était pas dans ses habitudes de mélanger cul et amitié, mais il le
voyait
tellement peu souvent que ça n’entraverait en rien leurs amitiés qui
étaient
plus virtuelles que réelles. C’est ce qui finit par décider Yuy. Il
quitte son
coin d’ombre pour se rendre près de la piste au moment où s’élève un
slow.
Le
métis frappe sur l’épaule du châtain, celui-ci se retourne surpris de
trouver
le brun.
-«
Je crois qu’on cherche la même chose. A ne pas finir l’année seul ! »
Commence
Heero en mettant ses mains sur les hanches du natté pour le faire
danser sur le
rythme lent de la musique.
Duo
passe ses bras autour du cou de Yuy et se laisse entraîner, ravi par
l’initiative.
-«
Je croyais que tu les repérais toujours ! » Nargue le brun.
-«
Oui, mais tu n’étais pas une proie potentielle. Je ne te regarde pas
comme tel.
»
Quand
les slows se finissent Duo et Heero quittent la piste de danse !
-«
On va chez toi ou chez moi ? » Sourit Maxwell.
-«
En général, je vais à l’hôtel, je ne ramène jamais personne chez moi,
même
quand je suis à Sank. Ici je suis déjà à l’hôtel ! » Admet Yuy en
levant les
épaules.
-«
Ta chambre est plus proche que mon camion. » Avoue le châtain.
Le
reste n’est qu’une histoire de draps qui dura une bonne partie de la
nuit. Ils
clôturèrent l’année AC 208 en s’offrant l’un à l’autre, tout comme ils
commencèrent l’année AC 209 dans les bras l’un de l’autre.
Après
un dîner au restaurant de l’hôtel pour ce premier jour de l’An, Heero
voulut
visiter le camion de Maxwell, un truck noir avec une faux sur la
portière
conducteur. La visite est rapide, puisque le camion n’est pas très
grand. Yuy
s’assied sur le lit en disant.
-«
Il est très confortable ! » Il tend la main vers le natté pour le tirer
à lui.
Ce
qu’ils avaient vécu durant la nuit leurs avaient tellement plu qu’ils
décident
de ne pas quitter le camion de la journée redécouvrant le corps de
l’autre,
savourant le goût de l’autre jusqu’à s’endormir d’épuisement.
µµµ
Le
matin du 2 janvier, une sonnerie tire de leurs sommeils les deux
ex-pilotes. Le
bras d’Heero autour de la taille de Duo.
Maxwell
s’étire avant de réaliser qu’il n’est pas seul dans le lit. Un baiser
dans la
nuque le fait frissonner.
-«
Je ne regrette pas la fin de l’année, le début non plus. Tu es un amant
formidable. » Dit le natté en cherchant à s’extraire des bras qui le
tiennent.
-«
Tu es tout chaud ! » Constate Yuy en se nichant plus près de la
bouillotte
qu’il a dans les bras.
-«
Je dois m’être refroidi au Groenland. » Tousse un peu le châtain. « Il
faudrait
que tu me laisses partir j’ai du travail. » Insiste-t-il.
-«
Tu ne veux pas repasser par ma chambre pour prendre une douche ! »
Propose le
brun en enlevant ses mains du bas-ventre bouillant.
-«
Je doute de partir à l’heure si je fais ça. Je vais me laver à l’évier
prévu
pour nous. » Explique Duo en sortant du lit.
-«
Je ne le propose pas souvent, mais il faudra qu’on remette ça ! » Lâche
Heero
en regardant son amant s’habiller rapidement pour sortir du camion et
faire sa
toilette.
-«
Si la vie nous remet en situation, pourquoi pas ? » Sourit Maxwell en
ouvrant
la porte de la cabine.
Quand
le natté revient, Heero était rhabillé. Il se laverait en rentrant dans
sa
chambre. Il voulait pouvoir dire au revoir au jeune homme.
Les
adieux sont rapides, Duo enclenche la première et dans un concert de
klaxon
s’en va.
Heero
regarde s’éloigner le camion noir avec un pincement au cœur, s’était
bien la
première fois que le départ d’un amant lui faisait cet effet là. Il
faut dire
que Duo était plus qu’un simple amant, s’était un ami de longue date,
quelqu’un
en qui il avait confiance. C’était peut-être aussi pour ça que ces deux
jours
lui laissaient des souvenirs impérissables.
Maxwell
de son côté en était aussi venu à ce genre de constatations. Mais la
vie devait
continuer. Ce serait sûrement comme pour les autres, il l’oublierait
avec le
temps.
En
repassant par le centre de vacances cinq jours plus tard, après avoir
été
chercher sa marchandise. Maxwell est un peu triste. Heero a déjà repris
le
cours de sa vie et n’est plus là. Oui Duo aurait aimé le revoir, c’est
pour ça
qu’il avait fait le crochet par la station balnéaire. Même s’il n’avait
pas le
temps pour la bagatelle.
µµµ
Le
temps passe Duo devait se rendre à l’évidence, il n’oubliait pas ce
qu’il avait
vécu avec Heero. Ca lui faisait peur, ça lui faisait envie. D’un autre
côté,
Yuy ne l’avait pas contacté, il n’avait peut-être pas les mêmes envies.
Se
sentant de plus en plus faible, le natté avait pris une semaine de
congé pour
se reposer et soigner sa bronchite qui s’éternisait pour une fois.
On
était fin janvier quand Maxwell se décide à reprendre contact avec le
brun,
autant en profiter qu’il était libre de travail pour avouer au métis
qu’il lui
manquait.
µµµ
Heero
pensait souvent à la Saint Sylvestre, il ne regrettait pas d’avoir
enfreint ses
principes et d’être parti en chasse derrière Duo. Maintenant, il devait
se
rendre à l’évidence, il aurait voulu plus, il aurait aimé découvrir un
peu plus
la vie de son amant de passage.
Quand
on voulait, il y avait toujours moyen de trouver un arrangement. Il y
aurait
sûrement une façon de combiner leurs emplois du temps pour apprendre à
se
connaître.
Voilà
deux jours qu’il ne se sentait pas bien, qu’il avait un peu de fièvre,
qu’il se
sentait fatigué mais la mission d’entraide à Cuba n’avait pas été de
tout
repos. Les militaires avaient aidé la population à reconstruire leurs
vies
après le passage d’un tsunami. Beaucoup de ses collègues avaient eu de
problèmes
de nausées et diarrhée à cause de la qualité de l’eau.
Il
avait certainement attrapé un petit peu de dysenterie ça allait passer,
ce
n’était pas la première fois qu’il l’attrapait en allant dans des pays
dévastés
par des cataclysmes naturels, ce ne serait pas la dernière fois non
plus.
Pour
l’instant Heero prépare un encas, il n’y touchera pas beaucoup, mais
Quatre
devait passer lui dire bonjour. C’était prévu depuis un moment et
souvent
repoussé à cause d’un départ précipité du métis.
Tout
en préparant des minis sandwichs au pâté de foie de poulet, au filet
américain
et au fromage. Yuy pensait à Duo, il le contacterait après le départ de
Winner,
il avait essayé de respecter son mutisme, sa façon de concevoir
l’avenir qui
ressemblait beaucoup à la sienne.
Mais
s’il voulait que les choses bougent, il devait prendre les choses en
main.
µµµ
Il
y avait deux jours que Duo était en congé quand son téléphone le tire
d’une
sieste.
-«
Duo ! C’est Quatre ! Je te préviens que je suis à l’hôpital avec Heero.
»
-«
Encore une mission qui a mal tourné ? » S’inquiète Maxwell.
-«
Non, j’étais chez lui quand il a été pris des violentes douleurs au
côté droit
allant jusqu’au dos. Les médecins font des analyses, il craigne un
problème au
foie car ses yeux sont un peu jaunes. » Raconte frénétiquement Winner
tout en
observant le couloir pour voir si on ramenait le brun dans sa chambre.
-«
Ho ! Tu as déjà prévenu les autres ? » S’informe le natté pour savoir
en quoi
il pouvait se rendre utile, même s’il brûlait d’impatience d’être au
chevet de
celui qui avait été son amant.
-«
Non, mais nous avions parlé de toi avant que ça arrive. Il avait envie
de
reprendre contact avec toi, c’est pour ça que je te sonne en premier.
Je te
laisse les médecins arrivent avec le lit. » Dit Quatre en coupant la
communication.
C’est
au pas de course que Maxwell déboule aux spatiaux ports, après avoir
demandé
l’autorisation à son patron, le prévenant qu’il lui rembourserait le
prix de
l’essence. Il décolle et file vers la Terre et Sank, il en aura pour
plusieurs
heures. Pourquoi avait-il cette boule dans l’estomac ? Pourquoi
avait-il peur
que tout recommence ?
µµµ
Quand
Duo pousse la porte de l’hôpital aux petites heures le lendemain matin
! Trowa
est là un bras autour des épaules de Winner pour le soutenir. Maxwell
se mord
la lèvre ce n’était pas vraiment bon signe.
-«
Ho ! Duo enfin ! » Lâche Quatre les yeux embrumés de larmes.
-«
Qu’est-ce qu’il y a ? » Panique le natté.
-«
Heero a une hépatite B foudroyante, si on ne trouve pas un foie
rapidement pour
lui greffer, il est perdu. »
Sous
le choc, Duo recule au lieu d’avancer, alors que le blond continue.
-«
Relena use de son influence, mais il y a des fois où l’argent ne peut
rien
faire ! J’ai beau lui dire, elle s’obstine. »
A
la moitié de la journée, Wufei arrive, mais il n’y avait pas de donneur
potentiel. Duo était dans la chambre de son ami et lui tenait la main.
Il le
savait, il n’aurait pas dû penser qu’ils pourraient passer à autre
chose, il
lui avait porté la poisse.
Yuy
s’éteignait en fin de journée. C’est en quittant la chambre que Maxwell
effondré pose les questions à Winner pour essayer de comprendre ce
drame.
-«
Comment est-ce arrivé ? Comment a-t-il contracté cette abomination ?
Durant une
de ses missions ! » Le natté avait des difficultés à garder son calme,
il avait
tellement mal au cœur.
-«
L’hépatite B est transmissible sexuellement et par transfusion sanguine
aussi.
Au vu de son dossier médical, le médecin penche pour la transfusion
qu’il a eue
à Houston, pas du tout réglementaire, on ne sauve pas une vie au prix
de tel
risque. » Peste de rage Quatre devant cette injustice monstrueuse.
-«
Depuis quand avait-il cette hépatite B ? » Demande péniblement l’ex-02.
-«
Cinquante à cent jours avant la crise, si on l’avait détecté plus tôt,
on
aurait pu le soigner. » Soupire le blond devant le peu de chance qu’ils
ont eu
sur ce coup là.
Maxwell
ouvre de grands-yeux et se mord la lèvre inférieure après avoir fait un
rapide
calcul. Il quitte ses amis et devant les yeux étonnés des autres
ex-pilotes
toujours sous le coup de l’émotion, il se dirige vers le cabinet du
médecin qui
a suivi Heero
-«
Je voudrais une analyse sanguine, j’ai eu des rapports sexuels avec
votre
patient, il y a une quarantaine de jours. »
-«
Si vous avez utilisez le préservatif, il n’y a aucun risque. » Rassure
le
médecin certain que les jeunes de maintenant en faisaient tous usage
dans leur
vie sexuelle avant de s’assagir.
-«
Je n’utilise jamais le préservatif. » Avoue honteux Maxwell en
regardant ses
mains.
Le
médecin soupire, encore une douce illusion qui s’envole, des
transfusions
sanguines sans analyse, l’amour sans préservatif mais à quoi pensait le
monde
actuel ?
-«
Nous allons donc vous faire une analyse complète. Mais j’espère que
vous vous
rendez compte que vous avez pris des risques inconsidérés, que vous
avez agi en
toute inconscience. »
Oui,
Duo comprenait la colère du médecin. Si lui aussi avait cette horreur,
il
aurait trois partenaires à prévenir. Depuis le temps qu’il se croyait
invulnérable, depuis le temps qu’il sortait des épreuves vainqueur, il
en avait
presque oublié la prudence.
Pourtant
il avait déjà eu sa part de malheur, il aurait dû savoir que ça ne
tombait pas
toujours sur le voisin.
Maxwell
va rejoindre les autres qui le regardent un peu bizarrement. Il restait
maintenant le plus dur. L’enterrement et l’attente de sa prise de sang
pour le
natté.
Relena
et Quatre décident de s’occuper de la cérémonie et de prévenir tout le
monde.
Le reste des démarches, ils les feront demain matin, mais au-moins tout
sera
prêt et pendant qu’ils s’activeront, ils n’auront pas trop le temps de
penser.
Quant
à Duo il aura les résultats demain dans le courant de la journée. Il
n’allait
pas passer une bonne nuit, entre sa tristesse de perdre encore une fois
un être
cher et l’angoisse d’être atteint par l’hépatite d’Heero.
Ne
trouvant pas le sommeil, Maxwell sort de la chambre d’ami de
l’appartement de
Yuy et retrouve les autres qui sont rassemblés dans le salon. Pendant
la nuit,
il aide Relena et Quatre à faire l’éloge funèbre qui sera lue devant la
tombe
du brun.
Le
lendemain à 16h, Duo se rend au cabinet du médecin comme celui-ci lui a
demandé
quand il a téléphoné pour avoir les résultats de sa prise de sang.
-«
Monsieur Maxwell vous êtes séropositif, vous avez le sida. Nous devons
établir
rapidement une liste de toutes les personnes avec qui vous avez eu des
relations sexuelles sans préservatif. Il faut les contacter et leur
dire
d’aller faire une analyse sanguine. D’après ce que vous m’avez dit hier
vous
traîner une bronchite depuis deux mois. Nous allons vous soigner, vous
donner
un traitement anti-VIH pour renforcer votre organise, plus de
l’interféron
alpha pour lutter contre les germes de l’hépatite B que nous avons déjà
détecté
dans votre sang. »
Duo
est abasourdi, comment allait-il retrouver tous ses amants, il y en a
dont il
ne sait même pas le nom, qu’il a rencontré lors de ses périples. Ceux
qui sont
les plus régulier se sera plus facile, mais les autres ! Ils seront
comme lui
des bombes en circulation dans la population.
µµµ
Debout
devant le cercueil qui s’enfonce dans la terre, alors qu’une couche de
neige
commence à tout recouvrir. Le natté se sent coupable et honteux. Dire
qu’il
aurait pu transmettre le sida à Heero. Il lui a peut-être transmit et
aggravé
son hépatite B. Les autres ne comprennent pas bien son envie
d’isolement. Il ne
suit même pas les ex-pilotes pour le buffet d’adieu.
µµµ
Sa
culpabilité ne l’aide pas à reprendre des forces contre la maladie.
Malgré les
médicaments, il se sent de plus en plus faible. Au bout d’un mois, il
doit
arrêter son travail. Il avait déjà retrouvé une partie de ses amants et
certains n’étaient pas contaminés. Ca le soulageait quand même un peu
dans son
malheur.
Un
jour arrive où Maxwell doit être mis sous oxygène, son état s’est
rapidement
dégradé, il ne réagit pas aux médicaments qui auraient pu stabiliser
son état.
Couché
dans le lit, respirant de plus en plus difficilement, Duo se disait
qu’il avait
fait un beau gâchis de sa vie. Quatre lui avait avoué après
l’enterrement,
juste avant qu’il ne reparte à travers l’Univers à la recherche de ses
ex-amants pour les prévenir. Qu’Heero voulait apprendre à mieux le
connaître,
qu’il ne quittait jamais les pensées du métis.
Maxwell
avait ressenti exactement la même chose. Il l’avait comparé à ses
autres
amants. Ce n’était pas qu’il ne voulait que du sexe avec l’ex-01 non
justement,
il avait aimé discuter avec lui durant la soirée, partager des idées
avec lui.
Si
Heero n’était pas vraiment responsable de son hépatite, c’était surtout
dû à de
la négligence de la part des médecins militaires. Lui était totalement
responsable de sa dégradation. Par imbécillité, il ne saurait jamais ce
que la
vie aurait pu lui réserver de meilleur.
Les
choses auraient pu être tellement différentes avec une autre attitude
et une
autre hygiène de vie. Il n’aurait jamais son camion et sa navette
personnels.
Il ne saurait jamais ce que c’était d’avoir une relation fixe et le
bonheur
d’être attendu quelque part. Et si… Voilà ce que ressassait le natté
depuis des
jours. Il soupire et ferme les yeux. Il finit par s’appuyer sur son
oreiller.
Au
matin, l’infirmière qui venait pour les soins, le trouve mort dans son
lit,
elle l’ouvre l’enveloppe préparée depuis que le jeune homme avait été
mis sous
oxygène. Dedans il y avait ses dernières volontés et les personnes à
prévenir.
Fin
Bon
réveillon, amusez-vous bien et restez couvert !